Depuis Février 2012, la FFMC participe au groupe de travail dirigé par le préfet Régis Guyot mandaté par le ministre de l’intérieur pour évaluer la question de la légalisation de la circulation entre les files pour les deux-roues motorisés dans les embouteillages. La question de l’équipement individuel de protection des usagers en 2RM est également étudiée par ce groupe de travail.

Cette réunion, qualifiée de « technique » par le préfet Guyot (entendez : nous ne sommes pas là pour négocier) consistait à définir les thèmes à aborder et procédé à la répartition des sous-groupes amenés à se partager le travail d’analyse et mener les auditions des « experts » envisagés pour être consultés.

circulation entre files de voiture

C’est reparti pour un tour !
Nous voilà repartis à discuter de questions déjà débattues lors de la Concertation ouverte depuis juin 2009, avec de nouveaux participants... mais c'est comme ça qu'on avance, pas à pas. Donc, qu’est-ce que la remontée de file, pour quels type de véhicules (2, 3 et 4 roues étroits, quels véhicules dans l’avenir ?), uniquement sur voies rapides ou aussi en ville ? Quid des couloirs de bus ? Comment réglementer ? Quels équipements pour les motards… ? Ces thèmes seront discutés par des sous-groupes composés de membres du groupe permanent, lesquels procéderont à des auditions de personnes qualifiées dans leurs propres domaines (équipementiers, fabricants, aménageurs, journalistes spécialisés, formateurs en éducation routière…)

Point de départ de la discussion, la Belgique qui a reconnu la circulation inter-files en s’inspirant des débats de la Concertation DSCR / 2RM sans plus de formalisme. Les représentants du Certu souhaitent que les thématiques débattues ne soient pas trop « parisiennes » : ça tombe bien la FFMC a compétence nationale sur ces problématiques et ses antennes départementales sont consultées et associées en permanence. La FFMC a témoigné que les questions de sécurité routière sont des thèmes bien analysés, compris et portés par les adhérents FFMC, reste à convaincre les usagers qui ne sont pas à la FFMC. Le préfet Guyot a alors dit avec malice : « donc, il faudrait que tous les usagers adhèrent à la FFMC ? ». Ce à quoi nous avons répondu : « rassurez-vous, chaque fois que les pouvoirs publics sortent un décret concernant les motards, le nombre d’adhérents à la FFMC augmente. ».

Nous avons distribués nos dépliants sur la circulation inter-files et sur l’équipement du motard, ils ont été favorablement considérées, du moins pour ceux qui ne les connaissaient pas encore. Nous avons rappelé que nous avons beaucoup de matière documentaire sur l’objet des présents débats dont nous avons déjà rendu compte dans le blog FFMC de la Concertation.

Bref, le Ministre de l’Intérieur a communiqué pour dire que la remontée de files allait faire l’objet d’une réflexion… donc, on y réfléchit. Attention toutefois au marché qui se dessine, du genre : « on vous laisse les remontées de ville en échange d’un équipement obligatoire ». Ça n’a pas été dit comme ça, mais ça pourrait y ressembler et d’autres membres du groupe l’ont d’ailleurs relevé.



Participants :
Le groupe est composé de fonctionnaires de la délégation interministérielle à la Sécurité routière (DSCR) et de l’Observatoire de la Sécurité routière (ONISR), ceux du Centre d’étude des réseaux en Transports et urbanisme (Certu), des Centre d’études techniques de l’Équipement (Cete), des policiers de l’Unité de coordination de lutte contre l’insécurité routière (Uclir), des chercheurs de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) et de représentants d’associations d’usagers parmi lesquels la Fédération française des motards en colère (FFMC), l’Association des scootéristes de France (ASF), 40 millions d’automobilistes, la société City-Bird (motos-taxis), l’agence Vigi-deux-roues (prévention du risque en entreprises) et les représentants des assureurs avec la Mutuelle des Motards, le Groupement des entreprises mutualistes d’assurance (Gema, via un représentant de la Macif) et la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA). A noter que la Fédération française de motocyclisme (FFM) n’a pas été admise parmi les participants… ce qu’elle a dénoncé. En solidarité avec la fédération sportive qui est sa partenaire dans la défense de la moto en France, la FFMC a décidé de ne pas assister à la première réunion du Groupe Guyot qu’elle a accepté de ne rejoindre qu’à partir du 16 février, date de la deuxième réunion plénière du groupe.