S’il est bien un pays où je ne pensais pas croiser autant de radars, c’est bien le Brésil ! Moi qui ne suis pas un grand fan de ces boites enregistreuses, je dois dire que la vision Brésilienne du radar est plus que convaincante.

Radar Automatique au Brésil

L’appareil est ici, et comme il devrait l’être en France uniquement à des fins sécuritaires. En d’autres termes vous ne verrez pas un radar à 90 km/h au beau milieu d’une immense ligne droite, non, vous ne verrez pas non plus de jumelles vous prendre en traitre sur une portion à 30 km/h. Par contre à chaque entrée et sortie de village, pour la sécurité des habitants, un radar à 60 km/h vous sera annoncé, même dans certains cas, on les appelle ralentisseurs électroniques. Tomber un rapport et se laisser glisser devant la jumelle est quand même bien plus confortable que de devoir s’arrêter sur un dos d‘âne (l’ancien système de ralentisseur utilisé au Brésil).

les routes au Brésil !

Hors agglomération, la police laisse rouler ! Le réseau routier est plutôt bon même s'il gagnerait à être doublé la plupart du temps. Il en résulte un nombre important de camions qui peinent dans les montées et lachent les freins dans les descentes. Au final même avec toute la bonne volonté du monde, les dépassements sont souvent hasardeux. Qu’à cela ne tienne, pas d’appel de phare ni de coup de klaxon et encore moins de doigt tendu bien haut : on se pousse et se serre car tout le monde sait qu’un jour ou l’autre il peut se retrouver dans une telle situation.

Et à moto me direz-vous ? Eh bien je vous avouerais qu’au jeu du « saute camion » j’ai pris beaucoup de plaisir. Jouer sur le couple de la T pour croquer les 35 tonnes qui s’essoufflent dans les côtes ou laisser respirer le gros twin sur les dépassements de semi-remorques de plus de 25 mètres est fort sympathique. Sans parler des portions sinueuses le long de l’océan où je roule souvent en compagnie d’autres motos.

La petite soeur de la T, en 250cc !!

Le marché du deux roues au Brésil est trusté par les modèles Japonais de petites cylindrées : 150, 250 et 300 cc règnent en maitre et ces petites motos injectées à refroidissement liquide sont de vraies bêtes de somme. J’en croise bon nombre qui ont près de 80 000 km et leurs propriétaires n’hésitent pas à faire 150 km par jour pour aller travailler. Avec un appétit d’oiseau elles sont économiques et accessibles à la différence des 4 roues.

Petite moto, grande fiabilité !

Mais un danger peu commun guette le motocycliste. Au premier abord, j’ai cru que bon nombre de motos étaient équipées de systèmes radio. Et puis, à y regarder de plus près, ce qui me paraissait être une antenne n’était autre qu’une tige de métal recourbée en son extrémité. N’écoutant que ma curiosité je m’en suis allé demander des explications auprès des locaux : c’est pour les cerfs volants !! Et oui, au Brésil, peu de consoles de jeu dans les favelas, on joue avec ce qu’on trouve et le cerf-volant reste plébiscité par la plupart des enfants. Ils virevoltent souvent à des dizaines de mètres de leurs jeunes propriétaires et il arrive malheureusement que la ficelle indétectable lorsque vous roulez vienne vous entailler la gorge. Pour en avoir fait la désagréable expérience et sauvé grâce à mes rétroviseurs, je peux vous avouer que j’ai très souvent traversé les villes une main au guidon et l’autre accrochée à la base de mon casque pour éviter ce genre de déconvenue !

Protection cerf volants