La piste !

C’était il y a déjà quelques années, j’habitais alors en Guyane. Février et la saison du Carnaval ayant sonnés le rappel, j’avais acheté pour une bouchée de pain un XT600 à mon pote, guide et Mentor pour ce premier voyage aventure au Brésil !! L’équipement était rudimentaire à l’époque et les moyens pas vraiment au rendez vous : casque, plastron, genouillères et bottes m’avaient été prêtés (merci JC). Quel Accueil ! Quelle gentillesse ! Ce voyage avait été pour moi une révélation !! J’étais agréablement piqué par ce pays.

Un peu d'énergie Seb ;-)
Au départ !


Cinq ans plus tard me voilà de retour, le XT a pris du coffre, l’équipement est maintenant pléthorique et ultra confort mais rien n’a changé. Ce pays est toujours aussi fantastique !

Depuis peu, j’ai inauguré une nouvelle façon de bivouaquer. Auberges, hôtels et campings étant absents sur des centaines de kilomètres, je trouve très souvent refuge derrière les stations services. Contre un plein d’essence, je peux planter ma tente et avoir accès aux Wc, douches et même au Wifi ! Les pompistes présents 24h sur 24h veillent sur moi à moins que ce ne soit leurs chiens. Alors que je fais route sur la côte entre Imbituba et Florianopolis les stations ne se prêtent pas à une utilisation nocturne car surchargées et bruyantes. Je décide de me rapprocher de l’Océan. Alors que j’arrive sur le sable, Gabriel, le militaire responsable du poste de secours vient à ma rencontre et nous échangeons quelques mots. Sans avoir à lui demander, il me dit que je peux rester dormir près du poste et que si j’ai un souci il habite juste à côté. Il ne m’en fallait pas plus pour planter ma tente !

Gabriel

Le soir venu, il m’invite chez lui afin de partager son repas. Gabriel 30 ans m’apprend qu’il a abandonné son travail dans la finance pour travailler dans l’armée. Contre la surveillance de la plage un jour sur deux, l’état lui donne 3000 Real (1200 €) par mois. Mais il ne rêve pas, ce poste est temporaire et il faudra un jour ou l’autre qu’il aille patrouiller dans les Favelas de Rio ou Sao Paulo. La sécurité qui faisait défaut au Brésil il y a quelques années a été en partie résolue par la présence de l’armée dans les rues. Ça ne règle malheureusement pas le problème de la misère mais on peut se promener sereinement dans les villes.

Ma plage :)

Durant toute la soirée nous étanchons nos curiosités respectives et j’apprends de nombreuses particularités sur le Brésil ! Je découvre entre autres que 25% de l’essence que je mets dans ma moto est constituée d’éthanol obtenu à partir de la canne à sucre. L’indice d’octane est faible : souvent du 89, parfois du 92 mais la T ne semble pas se plaindre de ce breuvage car elle dévore toujours autant les kilomètres : plus de 90 000 depuis notre départ !

Au moment de partir, en guise d’au-revoir, il me fait passer un sac contenant des fruits, de l’eau minérale et de la crème solaire : Je suis équipé contre le soleil !

Des expériences de ce type au Brésil, j’en ai eu des dizaines !! Quel plaisir de partager tous ces moments et de confronter nos vies si différentes !