Nous voilà arrivé à Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Soit environs 10 000 km de routes et de pistes depuis mon départ il y a un mois.

desert

L’heure de la révision a sonné et me voilà parti à la recherche de 4l d’huile pour moto. Tout le monde m’envoie à des petites boutiques ou l’on m’affirme que, du temps ou le « Paris-Dakar » était Africain, le mécanicien travaillait pour de grandes écuries..

C’est bien simple, en Mauritanie, il n’y rien pour entretenir son véhicule ! Que ce soit une petite mobylette ou un gros 4x4, si ça tombe en panne c’est bricolé ou le véhicule décrépit au soleil sur le bord de la route.

Résultat des courses, ils me conseillent tous de mettre de l’huile pour moteur diesel, la seule qu’ils aient à me vendre, en me soutenant que c’est l’idéal ! Je les crois sur parole, mais je ne préfère pas essayer :-) La révision attendra le Sénégal !!

Il est parfois difficile de trouver autre chose que du gasoil.. Essence

Un peu stressé par les attentats passés et les bulletins alarmistes que l’on trouve sur le site du gouvernement Français, j’avais décidé de traverser rapidement le pays. Sur place, j’ai eu un tout autre son de cloche, l’ambiance est plutôt calme et les contrôles nombreux sécurisent les axes routiers. Alors j’ai enfourché mon 1200 et je suis allé dans l’Est. Les noms de villes comme Atar et Chinguetti résonnaient dans ma tête, il me fallait aller voir !

La route au départ de Nouakchott se fraye un chemin parmi les dunes, puis des collines apparaissent et des paysages rocheux somptueux m’entourent. Peu avant midi, je file direction l’Oasis de Tirjit, Un peu d’ombre et d’eau fraiche ne me feront pas de mal.

Oasis

Arrivé à Atar, il faut laisser la route pour prendre une piste qui grimpe à flanc de montagne. Tout simplement magnifique ! Je me délecte des 80 km de piste qui me séparent de Chinguetti. Le terrain est hostile à la vie et je ne perturbe que quelques dromadaires qui fuient dans une course pataude.

piste

Chinguetti, les portes du désert.. Le village est très ensablée, je profite du soleil couchant pour me perdre dans les petites rues.

Chinguetti

Ce soir, il n’y a pas d’autre touriste à l'auberge. Comme très souvent, je serai invité pour rompre le jeune du Ramadan avec la famille du gérant.

J’ai été vraiment touché par l’accueil ici en Mauritanie. Je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai été invité à manger ou à boire le thé. Prendre le temps de discuter et de découvrir une autre culture, un plaisir que j’avais oublié dans le tourbillon de ma vie d’Européen pressé.