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Ride The World

Mon tour du monde à moto de trois ans au guidon d’une yamaha 1200 Super T. Au programme les 5 continents, 55 pays et près de 130 000 km de découvertes et d’aventures Par Julien Dressaire

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lundi 24 octobre 2011

Super T Water Cooled..

Au petit jour

Il existe dans chaque pays des routes célèbres par leurs paysages, leurs difficultés ou l’histoire qu’elles véhiculent. La « Ring Road » qui effectue une boucle dans le nord-ouest du Cameroun est reconnue pour la beauté de ses points de vue mais cette piste longue de 370 km est aussi réputée pour être extrêmement difficile. Je n’y aurais pas mis une roue si j’avais été seul, à deux, on décide de tenter l’impossible ! Autant dire de suite qu’il nous faudra trois jours pour en venir à bout !

La route est traitre et les difficultés vont crescendo tout au long du parcours. Je commence par m’enliser dans un bourbier puis c’est au tour de Franck, avec ou sans pneus à crampons, une conclusion s’impose, il faut passer plein gaz !

Même pas planté !

Ce soir là nous reprendrons des forces en dormant près d’un lac qui se loge au creux d’un volcan. Lac tristement célèbre pour avoir causé la mort de prês de 1700 personnes aux alantours. Les rejets de gaz s’étant accumulés sous l’eau, la bulle ainsi formée a fini par éclater asphyxiant et tuant tout être vivant.

Le lendemain nous émergeons à 6h, nous profitons du lever de soleil, des nuages qui s’accrochent aux collines : c’est magnifique ! Le début de journée est marqué par le franchissement d’innombrables trous d’eau. Dans un premier temps nous testons tour à tour leurs profondeurs puis très vite nous nous lançons et advienne que pourra..

A fond 2

A fond 1

Arrivent ensuite les pierriers, ces grandes montées dans les éboulis, l’enfer. Difficile de trouver l’adhérence, je prends de l’élan pour les vaincre mais dans l’un d’entre eux je perds l’équilibre : je chute. Je suis tellement épuisé que je ne réalise pas..Franck à son tour est au tapis. A chaque fois il faut relever les machines, les pousser pour repartir. Les trous d’eau m’avaient fatigué, ces montées m’ont exténué. Heureusement une gamelle de riz et un morceau de viande me remettront d’aplomb pour l’après midi ! Et celle-ci restera gravée dans ma mémoire, je me suis régalé ! Des ravines énormes entaillent la piste et je prends un plaisir fou à faire bondir la moto d’un côté à l’autre de ces cicatrices. Vers 15h nous arrivons dans un village, l’armée nous demande d’où nous sortons ? C’est le jour des élections présidentielles personne n’est autorisé à circuler de 6h du matin à 6h du soir..Nous restons bloqués avec eux, l’ambiance est très détendue et l’un d’entre eux joue la comédie et fait rire tout le monde. La bière est un peu la boisson nationale et participe à l’euphorie qui règne ce soir là. Trouver de la nourriture solide relève par contre du défi. Tout le monde nous assure ce soir là que le plus dur est fait, nous savourons notre victoire..Nous sommes à 2000 mètres d’altitude, la jungle et la chaleur humide ont laissé place à des forêts de pins et à un petit 23°C.

Le troisième jour s’annonce donc sous les meilleurs hospices, la piste est plutôt bonne et nous avançons avec un bon rythme..Malheureusement la pluie vient jouer les troubles fête. La piste en latérite devient une véritable patinoire. Nous roulons les pieds au sol. Même les pneus dégonflés, ma moto se dérobe à une vitesse qui ne me laisse pas le temps de tenter de la rattraper. Franck à plus de chance, ses crampons lui permettent une meilleure accroche. Nous finiront par retrouver le goudron et avec lui la ville de Bamenda, fin de la Ring Road, nos corps et nos motos meurtris mais des superbes paysages plein la tête. Avant de rentrer à l’hôtel, j’amène la moto au lavage et panse ses plaies : en l’occurrence je change la poignée d’embrayage cassée lors de ma lourde chute dans la ravine.

Dur dur..

dimanche 2 octobre 2011

Du Super à 0,3€/litre !

Mon premier plein d’essence m’a couté 4,5€..Non non, vous ne rêvez pas ! Je ne suis ni aux USA, ni au Brésil mais au Nigeria..Je prends mieux la mesure du montant des taxes qui est appliqué sur le prix de l’essence en France ! Revers de la médaille, tout le monde ici a sa moto ou sa voiture et le pays est totalement engorgé !

Ce matin Franck et moi traversons la frontière entre le Bénin et le Nigéria.1h30 à remplir des papiers et à vider les motos..Tout de suite nous somme confronté à la circulation locale. La traversée des villes est un véritable enfer. Ici pas question de distance de sécurité, tout le monde se faufile, force le passage, klaxonne.

nigeria

Lorsque l’horizon s’éclaircit la route n’en est pas moins empruntée. C’est des dizaines de camions qui slaloment entre les troues. Nous nous frayons un chemin : épuisant ! Nous décidons de quitter les grands axes pour de petites jaunes. Le goudron devient rares et les trous de plus en plus profonds. C’est l’occasion pour moi de planter de gros freinages pour les éviter. Je connaissais le système ABS sur d’autres motos, mais avec celle-ci, je découvre le couplage de frein avant arrière. Je me régale !! L’efficacité est tout simplement bleuffante ! Je sens la pédale s’enfoncer alors que j’actionne uniquement levier. Je me prends au jeu, dans la poussière, sur le gravier, je pousse l’électronique de plus en plus à bout jusqu’au moment ou l’abs entre en jeux..Impressionnant ! Avec des pneus plus adaptés à ces surfaces je n’ose imaginer les distances de freinages.

inselberg

Je me calme en profitant des paysage splendides. Dans la jungle, les inselbergs se succèdent, c’est tout simplement magnifique ! Une petite pause café au lait-omelette à une échoppe nous permet d’echanger avec les Nigerians. C’est d’abord les motos qui sont prises d’assaut, des dizaines de personnes les regardent font leur commentaires.

avant

apres

Puis c’est à notre tour, une foule dense nous encercle, Souvent une personne s’avance et parle avec nous. D’où venons nous ? Depuis combien de jours sommes nous partis ? Pas d’agressivité, ces entrevues se terminent souvent pas un « Take care » ou un « God bless you ».

Loin des échos alarmistes des médias..

Le voyage continue..

samedi 1 octobre 2011

Une question de Visa !

Dans la vie d’un motard voyageur, il y a des journées de ride, biensur ! Des journées découvertes et rencontres..et puis il y a les journées paperasse ! Ce matin je suis à Lomé au Togo. Ma mission aujourd’hui sera de décrocher le précieux visa qui me permettra de traverser le Nigéria.

Visiter le Nigeria n’est pas vraiment un rêve d’enfant ni un défis que je me suis lancé, non ! Il est à l’heure actuelle impossible de contourner ce pays par le Niger et le Tchad plus au nord à cause de la pression croissante de l’AKMI ( Al’Kaïda Maghreb Islamique).

Passeport, photos d’identité, pas mal d’argent en liquide en poche, je parts la fleur au fusil à l’ambassade du Nigéria. Tiens un allemand à moto est déjà sur place, il s’est déjà frotté aux directives de l’administration. Il nous manque la photocopie du carnet de passage en douane de la moto ( son passeport en quelques sortes) le rendez-vous est pris pour le lendemain.

l'attente..

Le lendemain ? C’est Madame l’Ambassadeur en personne qui nous reçoit.. La liste des documents à fournir s’allonge mais mon allemand Franck est très fort, après une bonne heure de tractation, il nous faudra « juste » trouver une lettre d’invitation d’un résident au Nigeria.

J’enfourche alors ma Super T et me voilà à tourner dans Lomé en quête de voitures immatriculées au Nigeria. Je croise un petit 4x4 qui vient de Lagos et me mets à sa poursuite. Sans avoir fait aucun signe, celui-ci se gare. Je me mets à sa hauteur et le conducteur me demande : Vous me suivez ? (un sixième sens chez cet homme là !). Je lui explique mes soucis et une heure après j’ai ma lettre d’invitation et la photocopie de son passeport. Il est alors trop tard et nous attendrons le jour d’après pour exhorter l’ambassadeur de nous fournir les visas. Même avec la lettre, cela ne semble pas gagné mais après une heure de palabres et d’argumentation, on nous demande de laisser nos passeports et l’argent (72€) : revenez demain à 14h.

Fiers de notre succès, nous décapsulons quelques bières dans une paillote du bord de mer.. Les soucis sont derrières nous, nous savourons notre victoire.

13h30, la moto chargée attend sagement dans la cours de l’ambassade du Nigeria, je guette Franck qui arrive. J’ai récupéré nos demandes, notre argent et les passeports sans le précieux tampon. Allez voir l’ambassade du Nigeria au Bénin à Cotonou ! Impossible de parler à qui que ce soit, un geste de la main en signe de « dégagez » ponctuera notre relation. Nous avons perdu 4 jours.

Il est vendredi, nous avons donc 2 jours pour effectuer les 200 km qui nous séparent de Cotonou. La route est ensablée mais le passage de la frontière Togo Bénin est vite fait. En cours de route nous nous arrêtons visiter le point de non retour à Ouidah (lieu d’où partaient les esclaves lors de la traite des noirs) puis nous arrivons dimanche en début d’après midi à Cotonou.

non retour

Le lundi, nous nous dirigeons à l’Ambassade à nous demandant à quelle sauce nous seront mangés.. La liste des documents devient impressionnante, il nous faut maintenant contracter une assurance pour le Nigeria, photocopier d’autres pièces, nous y passerons la journée.. Mardi, le responsable des visas nous reçoit, observe scrupuleusement nos documents, téléphone à la personne qui m’avait fait la lettre d’invitation, la pression monte jusqu’au moment ou nous payons le visa. Ceux-ci seront prêts demain à la première heure. Nous filons en espérant que la mésaventure du Togo ne se reproduira pas.

A l’heure de récupérer nos passeports, notre joie est gâchée par la moto de Franck qui refuse de démarrer. L’essence en Afrique est sale, les carburateurs nettoyés et les bougies changées, elle repartira ! A partir de maintenant le carburant dans nos réservoirs sera mélangé avec un additif pour nettoyer les impuretés.

Yes !!

C’est moi qui aie donc la joie de découvrir les tampons qui nous autorisent à traverser le Nigeria durant 10 jours. Le voyage continue..

on reprend la route

mardi 30 août 2011

Moto Piscine..

Ce matin je me réveille à Dakar !

Passionné de moto et de sports mécaniques, je ne peux m’empêcher d’aller voir le mythique Lac rose.



Le Lac Rose

Mon premier objectif sera de sortir de la ville car le lac se trouve à une trentaine de kilomètres du centre. Je commence à avoir l’habitude des villes engorgées mais celle-ci a quelque chose de terrible. La municipalité tente pourtant de construire une autoroute pour désenclaver le centre. Les travaux ne sont qu’à leurs débuts mais les panneaux indiquant les prix des péages sont déjà là !

Voyant arriver (sur mon GPS) l’embranchement pour mon fameux lac, je souris intérieurement à l’idée que la route va être vide pour cette destination touristique..Il n’en est rien ! J’emprunte une piste surchargée de camions bennes, il y en a des dizaines qui se suivent pare chocs contre pares chocs. Poussière, chaleur, bruit, tout est réuni pour faire de ce moment un enfer..

Boue

Et puis arrivent les piscines ! C’est le nom que j’ai donné aux petits lacs de latérite qu’il me faut traverser !! La faible pression de mes pneus me permet de ne pas trop glisser dans la boue et je surveille les traces du camion juste devant moi afin de connaitre l’état du fond de la flaque.

Bateaux lac rose

Je me jette à l’eau..la roue avant entre doucement dans la boue, puis c’est au tour de la roue arrière, GAZ pour ne pas rester planté..Et de l’eau il y en a, 40 à 50 cm, visqueuse.. Et des passages comme cela, j’en compte 6 qu’il me faudra traverser au retour ! J’arrive enfin au lac Rose, Superbe !

En fait, 25 000 tonnes de sel sont extraites chaque année du Lac Rose, voila pourquoi j’ai rencontré tous ces camions sur la piste. Le problème c’est que le sel dans le lac ne se régénère pas et à ce rythme le Lac Rose sera comme le Paris-Dakar en Afrique: du domaine du souvenir..

Le retour sur Dakar sera d’autant plus difficile que les camions chargés s’enfoncent plus que les camions vides..je place la moto dans les ornières et les pieds au sol, je traverse tout doucement les lacs. Par endroit, les flaques sont tellement profondes que la vague du camion que je croise vient taper les phares de la moto..Heureusement la prise d’air est bien cachée..

Une pause lavage s’impose et la moto et moi passons sous le jet haute pression histoire de retrouver une apparence normale !

Sale

propre

mercredi 17 août 2011

De l'huile pour Diesel !!

Nous voilà arrivé à Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Soit environs 10 000 km de routes et de pistes depuis mon départ il y a un mois.

desert

L’heure de la révision a sonné et me voilà parti à la recherche de 4l d’huile pour moto. Tout le monde m’envoie à des petites boutiques ou l’on m’affirme que, du temps ou le « Paris-Dakar » était Africain, le mécanicien travaillait pour de grandes écuries..

C’est bien simple, en Mauritanie, il n’y rien pour entretenir son véhicule ! Que ce soit une petite mobylette ou un gros 4x4, si ça tombe en panne c’est bricolé ou le véhicule décrépit au soleil sur le bord de la route.

Résultat des courses, ils me conseillent tous de mettre de l’huile pour moteur diesel, la seule qu’ils aient à me vendre, en me soutenant que c’est l’idéal ! Je les crois sur parole, mais je ne préfère pas essayer :-) La révision attendra le Sénégal !!

Il est parfois difficile de trouver autre chose que du gasoil.. Essence

Un peu stressé par les attentats passés et les bulletins alarmistes que l’on trouve sur le site du gouvernement Français, j’avais décidé de traverser rapidement le pays. Sur place, j’ai eu un tout autre son de cloche, l’ambiance est plutôt calme et les contrôles nombreux sécurisent les axes routiers. Alors j’ai enfourché mon 1200 et je suis allé dans l’Est. Les noms de villes comme Atar et Chinguetti résonnaient dans ma tête, il me fallait aller voir !

La route au départ de Nouakchott se fraye un chemin parmi les dunes, puis des collines apparaissent et des paysages rocheux somptueux m’entourent. Peu avant midi, je file direction l’Oasis de Tirjit, Un peu d’ombre et d’eau fraiche ne me feront pas de mal.

Oasis

Arrivé à Atar, il faut laisser la route pour prendre une piste qui grimpe à flanc de montagne. Tout simplement magnifique ! Je me délecte des 80 km de piste qui me séparent de Chinguetti. Le terrain est hostile à la vie et je ne perturbe que quelques dromadaires qui fuient dans une course pataude.

piste

Chinguetti, les portes du désert.. Le village est très ensablée, je profite du soleil couchant pour me perdre dans les petites rues.

Chinguetti

Ce soir, il n’y a pas d’autre touriste à l'auberge. Comme très souvent, je serai invité pour rompre le jeune du Ramadan avec la famille du gérant.

J’ai été vraiment touché par l’accueil ici en Mauritanie. Je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai été invité à manger ou à boire le thé. Prendre le temps de discuter et de découvrir une autre culture, un plaisir que j’avais oublié dans le tourbillon de ma vie d’Européen pressé.

dimanche 31 juillet 2011

130 km de virolos non stop..

Ce matin je quitte Marrakech direction Ouarzazate, la route est signalée en vert sur la carte, elle devrait être plaisante au moins pour les yeux ! Passé quelques kilomètres et le tumulte de la circulation Marocaine la route se met à serpenter à flanc de colline, le goudron est bon, un régal !

Le desert..

La moto chargée embarque près de 60 kg de bagages plus mes 80 kg tout équipé, j’avais durci en partant la suspension arrière pour que la moto absorbe les grosses compressions que l’on rencontre parfois sur l’autoroute. Mais dans les enchainements de virages, la fourche n’ayant pas été modifiée, je ne reconnais pas l’agilité de la moto.

Premier petit village disposant d’un garage, je stoppe la moto, emprunte une clé de 11 au mécano et après 4 ou 5 tours de vis me voila reparti avec une moto à mes yeux parfaite ! (La clé est présente dans la trousse à outil d’origine mais franchement je n’avais pas envie de m’embêter à la chercher)

Repas

Et là ce fut que du bonheur ! Moi qui déteste pousser un moteur dans les tours, je joue avec le couple du gros 1200.La moto bondit d’un virage à l’autre, je me concentre pour adopter les meilleures trajectoires. De plus les autres véhicules sont plutôt rares et leur vitesse dans le col tellement lente que le moindre bout droit permet de les dépasser.

Quel plaisir, mais quel plaisir, impossible de se souvenir de tous les virages, je crois que je pourrais emprunter cette route des dizaines de fois..sans parler des paysages tout simplement fabuleux..

Radars..

Attention toutefois, comme en France les radars automatiques ou non fleurissent au Maroc, mes rassurez vous, entre Marrakech et Ouarzazate le plaisir se vit entre 40 et 90 km/h (pour moi en tout cas..) .

Ouarzazate

Seul regret, arrivé aux abords de Ouarzazate, le thermomètre affiche 47°C. Je reviendrai au printemps..

lundi 18 juillet 2011

"Camping Naturista"

En Espagne, sur la côte méditerranéenne, il fait chaud ! Mais ce n’est pas une raison pour se mettre tout nu,et il me faudra attendre le camping suivant pour planter ma tente !

Camping

Vendredi 15 juillet a été pour moi le coup d’envoi de mon Tour du Monde à Moto. Après avoir beaucoup travaillé, longuement réfléchi à l’itinéraire, je me suis lancé ! La traversée de l’Espagne a été pour moi l’occasion de me familiariser avec ma nouvelle moto et surtout de finir son rodage. La bonne surprise c’est qu’à 120 km/h, vitesse maximale autorisée sur autoroute en Espagne, il ne lui a fallu que 5,4l d’essence au 100km, économe !

Mon objectif n'était pas de visiter l’Espagne mais de me rendre rapidement en Afirque. Je me suis octroyé quelques routes secondaires vers Montserrat et quelques visites à Alicante et Malaga pour ne pas passer mes journées sur les longs rubans autoroutiers.

Montserrat

La côte Est de l’Espagne est une suite de villes balnéaires bétonnées et surpeuplées ou les campings à moins de 25€ la nuit sont rares. Mais les espagnols ne sont pas avares surtout quand il s’agit de me faire découvrir les spécialités locales : saucisses et jambon avec une bière (c’est moins local !).

Un régal !

Le chargement

Demain départ pour le Maroc, l’Afrique n’est qu’à quelques kilomètres..

jeudi 9 juin 2011

Le Trip..



Un Tour du monde c'est d'abord un parcours !!

La terre regorge de routes mythiques et de sites fabuleux..
Il a bien fallu faire un choix !

En Afrique quand on étudie les tensions politiques qui règnent dans certains pays, on s’aperçoit qu’il n’existe pas énormément de routes possibles. Un rapide coup d’œil sur différents sites de bourlingueurs corrobore cette théorie.

Les chutes Victoria en Zambie, les parcs naturels au Kenya tout comme la vallée des Rois en Égypte feront partis de l’aventure.

Après l’Afrique viendra le Moyen Orient et la l’Asie ou j’emprunterai la célèbre route de la soie qui me conduire jusqu’en Chine.

Un rapide circuit en Asie du Sud Est et nous nous envolerons, ma moto et moi direction l’Australie : l’Outback, Ayers Rock, Sydney..

Ensuite nous poserons nos roues en Amérique du Sud pour une longue descente jusqu’en Terre de feu. La remontée du continent Américain se fera en suivant la Panaméricaine. Au programme : le Salar d’Uyuni en Bolivie, le Machu picchu au Pérou et les sites Mayas au Mexique.

Comment ne pas finir ce voyage par une des routes les plus célèbres au monde ?

La Route 66 nous conduira de Los Angeles à Chicago.

Que d'aventures et de péripéties au programme.

Je vous tiendrai informé.




vendredi 3 juin 2011

Rodage..

L'équipage tout beau, tout neuf

Au commencement il y avait ce désir d’aventure doucement bercé par les innombrables voyages avec mes parents et le suivi assidu d’épreuves telles que le Paris-Dakar.

J’ai été amené à découvrir l’Afrique, l’Amérique du sud et l’Asie. A pied, à vélo mais aussi à moto. L’idée était là, sous-jacente : je ferai un tour du monde à moto !

Et puis il y eut ces rencontres : « Ton idée est sympa, fais nous un dossier qui présente ton tour du monde, peut-être pourra-t-on envisager un partenariat ». L’histoire voudra que cette entreprise ne pourra m’aider..mais le projet était sur les rails. C’était il y a quatre ans.

Quatre ans que je ne compte plus mes heures au travail, quatre ans que j’étudie les problèmes géopolitiques qui ont cours dans le monde..

L’itinéraire s’est peu à peu affiné alors que mon budget peinait à grossir.

Je me suis formé à la mécanique plus évoluée qu’un simple changement de pneu et j’ai testé ma résistance physique dans divers raids. Je pars seul, je ne pourrai me reposer sur personne !

Aujourd’hui j’entrevois la fin des préparatifs, Je termine à peine le rodage de celle qui m’accompagnera les trois prochaines années : Ma Yamaha 1200 Super Ténéré.

Au programme de notre prochaine sortie ? Traverser 53 pays sur les 5 continents et parcourir près de 130 000 kms sur les pistes les plus hostiles de la planète.

Le départ est dans un peu plus d'un mois.

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