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Ride The World

Mon tour du monde à moto de trois ans au guidon d’une yamaha 1200 Super T. Au programme les 5 continents, 55 pays et près de 130 000 km de découvertes et d’aventures Par Julien Dressaire

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mardi 8 juillet 2014

Chez l'oncle Sam !

Assis à la Clim dans un Fastfood, je somnole à moitié en ingurgitant Burger et frites, le tout arrosé de soda pour achever de boucher mes artères :) La matinée a été rude, je viens de traverser la vallée de la mort et le mercure est monté jusqu’à 51°C. A cette température là, l’organisme se met en veille et seules les fonctions indispensables sont maintenues : autant vous dire que mon cerveau végète ! Je jette un œil à la T, impossible de lui trouver de l’ombre, la pauvrette continue à cuire sous le soleil.

Une claque sur l’épaule me sort de ma léthargie, avec 2m et bien 130 kg, une véritable montagne me fait face : « I’m Gary how are you ? C’est à toi la moto devant ? Wow Man.. J’ai vu ton parcours sur une des caisses de la moto, ce que tu fais est fantastique. » L’homme s’assoie, les questions fusent : sur la moto, sur le budget et le moyen orient qui l’intrigue ns » Après une bonne vingtaine de minutes Gary me tend 20$ : les projets fous comme le tien méritent d’être soutenus, tu mangeras un bon steak à ma santé ! Pas vraiment habitué à ce genre de chose, je refuse son aide. Et si ma réponse semble l’étonner, pas rancunier pour deux sous, il me tend la main avant de filer. Quelques minutes plus tard, alors que je retrouve ma belle bleue, un corps étranger est venu se glisser dans ma sacoche de réservoir : les 20$ sont là ! Merci Gary, ce soir j’aurai un vrai repas grâce à toi !

Un de mes mécènes.

Dans chaque pays que j’ai pu traverser, la générosité s’est exprimée différemment : certains m’ont jeté des cailloux alors que d’autres m’ont logés où offert le couvert.. Aux USA, donner de l’argent pour soutenir mon projet est un acte totalement naturel et qui s’est reproduits à de nombreuses reprises : étonnant !

L’après midi, je m’élance sur les Free way..De mes précédents voyages dans le nouveau monde, j’avais gardé le souvenir de conducteurs très policés et soumis à la législation, il faut croire que tout change ! Aux Etats-Unis comme ailleurs, l’union fait la force et tout le monde dépasse allégrement le 75mph (120 km/h). Calé à 130 km/h je ne compte plus les véhicules qui me déboitent, pire, à cette allure touristique je me fais aspirer par les 35 tonnes qui roulent pied au plancher. Voir les remorques se dandiner au moindre coup de volant a tout de même quelque chose d’inquiétant. Sans parler des calandres des « pick-up » qui m’arrivent au niveau de la bulle..ici c’est comme ça ! Le motard nord américain dans cette jungle aime jouer les mauvais garçons ! Look de rebelle, roulant la plupart du temps en T-shirt et sans casque, je passe pour un cosmonaute avec mes équipements ! Un des rares que je croise avec un blouson (de cuir !) m’annonce en souriant qu’il prend trop de coup de soleil en t-shirt.. On est plutôt loin de notre vision hyper sécuritaire !

Las Vegas

En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire Las Vegas surgie, irréaliste en plein milieu du désert. J’emprunte son fameux boulevard et je passe en quelques mètres des pyramides du Caire à la tour Eiffel pour finir à la place saint Marc..Je me demande pourquoi j’ai parcouru autant de kilomètres car tout était regroupé ici ;) Je me loge pour une bouchée de pain, car tous les hôtels sont aussi des casinos ! La ville a la tombé de la nuit se pare d’éclairages fabuleux, je tente ma chance sans grand succès et arrête juste avant de mettre les clés de la T en jeu ! D’autres sont dans un état de stress et d’hystérie impressionnants.



Hoover Dam

Après une courte nuit, je mets le cap vers celui sans qui cette ville fantastique ne pourrait exister : « The Hoover Dam », le barrage sur le fleuve Colorado qui permet à Las Vegas d’être approvisionnée en eau et électricité. L’œuvre est monumentale ! Il y a assez de béton dans l’édifice pour construire une autoroute entre Los Angeles et New York ! La grande pomme est justement l’objectif que je me suis fixé pour les prochaines semaines mais en attendant un peu de route 66 jusqu’à Chicago !

Route 66

mercredi 2 avril 2014

On voyage aussi en Harley !

Avec quelle moto larguer les amarres, partir autour du monde Un mono, un Bi ou tri Middle-size, un gros twin J’ai pesé le pour et le contre, les capacités de chacune à encaisser les mauvaises routes, le confort de conduite, la puissance, l’entretien..Mes quatre neurones ont chauffé et puis j’ai jeté mon dévolu sur un couteau suisse tout bleu : une XT1200Z.

Certains choix échappent à toute logique, c’est ce qu’on appelle la passion ! En Colombie j’ai croisé Del, Canadien de son état et fou dingue de son cheval de fer : une Harley Davidson 1340 Dyna qui affiche 380 000km (et son troisième moteur!!). Pas de tatouage, ni de T-shirt à l’effigie de la firme : tout ça c’est du marketing ! Lui c’est un mecano, un vrai ; les doigts tout noir, les yeux qui brillent quand il me raconte la manière dont il a changé la transmission de côté. Un gars comme je les aime, un Joe Bar Team à lui tout seul !!

Le bonhomme, je vais passer une bonne dizaine de jours avec lui. En effet la Panamericaine ne va pas de l’Alaska en terre de feu d’un trait, elle est coupée entre le Panama et la Colombie par le Darien, une zone tropicale occupée en partie par les FARC. Deux options s’offrent à nous : l’avion pour rallier Panama City ou le bateau. Mais attention, pas n’importe quel bateau : un voilier de trente mètres sur lequel il va nous falloir hisser nos jouets, le programme s’annonce corsé !

Chargement Carthagène

Le rendez-vous est donné sur une plage non loin de Carthagène, le capitaine de « L’independence » débarque avec un dinghy en plastique qui ne m’inspire pas confiance, nous ne sommes pas les premiers et Del se jette à l’eau (façon de parler) ! La Harley semble être un monstre coulé dans le métal, heureusement que le centre de gravité est hyper bas pour la charger. La transpiration perle sur mon fronts alors que je regarde partir le petit dinghy, la moto s’élève alors à la force du treuil, les vagues ne facilitent pas la tache, la moto est à près de 3 mètres au dessus des flots : son déflecteur d’air en gardera des cicatrices à vie. C’est au tour de la T, des passants viennent me donner un coup de main, ce n’est pas de refus ! Le soir nous sanglons les bêtes, du gros temps est annoncé dans les caraïbes, il ne faudrait pas que nos belles ne passent à l’eau..

Treuil Del

Le lendemain à la première heure nous mettons le cap sur les iles San Blas : de l’eau turquoise, du sable blanc et des palmiers, le programme s’annonce idyllique. Mais les premières 36h de bateaux vont être un enfer, à la première vague tout ce qui est sur le pont file à l’eau ! Je sauve mon pc in-extremis mais nombreux sont les téléphones intelligents à prendre le large : on est prévenu ! Les vagues ne cessent de se former pour atteindre 7m, le bateau gite de manière effrayante à près de 40°. Nous ne sommes plus 4 sur 12 à attaquer le repas soir !

Avec Del nous avons établi nos quartiers sur le pont, on regarde les vagues déferler, nous nous racontons nos aventures passées sur la route. Del me parle avec une telle passion de son jouet que je suis impatient de rouler avec lui ! Il faut dire que ce gros moteur, cette musique et la fabrication très camion de l’engin a de quoi séduire ! Alors que nous commençons notre nuit sur le pont à regarder les étoiles, un grand badaboum vient troubler notre quiétude : effrayés nous jetons un regard à l’arrières, les motos sont là !! « That’s all right little boy » me gratifie Del..Alors qu’il replonge dans sa méditation alcoolisée, c’est Megan sa femme arrivée par avion la veille du départ que je vois émerger de derrière la barre ! Endormie sur une banquette, une vague l’a faite basculer et rouler sur tout le pont..on l’avait oublié, pauvre Megan !!

Le Paradis

Le lendemain tout ça n’est qu’un lointain souvenir, nous profitons des coraux et des dauphins dans la zone : ouf !!C’est alors qu’arrive le moment inéluctable ou nous allons devoir décharger les motos. Ça tombe bien, nous commencions à tourner en rond ! Si charger avait était un moment désagréable, le déchargement aura été pire. La Mafia locale nous interdit de décharger avec notre Dinghy, il faut mettre nos motos sur un bateau à passager. Biensûr, seul l’argent intéresse notre piroguier et il faudra redoubler d’effort pour que tout se passe sans casse ! Bref, c’est parti pour une petite semaine avec mes acolytes !

Groupe déchargement

Del est génial aux commandes de sa bécane ! Littéralement écartelé, il roule en gilet en cuir et porte des gants de chaudronnier. Nous traversons les grands espaces dans une vacarme assourdissant, jusqu’au moment ou un contrôle de police nous arrête. « Hein Quoi  » « Del j’entends rien à ce qu’il dit, recule ou éteint ton moulin !! » Vous l’aurez compris, ce qui est plutôt sympathique devient vite anti-social, impossible d’entendre quoique ce soit avec lui à mes côtés et encore moins de surprendre des singes dans les arbres ! Bon au jeu de l’interfile que Del découvre ( car interdit au Canada !!)cette débauche de décibels nous ouvre une voix royale : tout le monde nous laisse passer.. Bien que les routes au Panama soient dans excellent état, il nous faut emprunter quelques pistes pour atteindre des sites touristiques. Del se bat comme un dingue mais avec toute la bonne volonté du monde, il racle à chaque ornière et finit par jeter l’éponge, de toute façon, visiter un fort datant de la colonisation, il n’est pas vraiment venu pour ça !

Douanes

Nous mettons ensuite le cap sur Panama City, visite des écluses et retour en ville..La circulation est horrible, la chaleur terrible, mon ventilateur régule la température du moteur sans souci. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour que dame Harley refroidisse. La Dyna jette finalement l’éponge en plein milieu d’une deux fois trois voix. Séance de poussette musclée pour nous sortir de ce mauvais pas. L’homme est fabuleux, il connait sa machine sur le bout des doigts, il sort une bougie de la poche de son veston et teste l’allumage : pas d’étincelle. Pas de souci, il en a toujours un de secours. Alors qu’il souffle un peu sur le bord de la route, je lui change la pièce, nous repartons ! 2km plus loin, la Dyna nous refait le coup mais nous sommes dans une petite rue, nous pouvons bricoler à notre aise. Après le plein d’essence le matin même, ma T avait eu un ralenti saccadé mais rien de plus. J’avais cherché en vain un nettoyant pour les injecteurs. Les Carbu de la Dyna n’ont pas du tout appréciés ! « Tu vois, avec une pompe à injection, la pression est telle que ça finit par passer,les carbus, ce n’est pas la même chanson ! » Qu’à cela ne tienne, sa frontale toujours autour du cou, Del me démonte le filtre à air et se met à nettoyer les carburateurs. Après une journée sur la route, nous sommes épuisés, Il est 21h comme il pourrait être 5h du matin, le temps n’a plus d’importance. Nous repartons 1h après, la Dyna semble fonctionner difficilement..

Le Duo

Je vous avoue qu’après quelques jours à ce rythme je n’ai plus eu l’impression de voyager mais d’être au chevet d’une vieille dame à l’agonie..

J’ai adoré cette semaine passée avec Del et Megan. La Dyna est une fantastique machine qu’il faut aimer d’amour fou pour décider de partir avec. Bruyante,capricieuse et pas vraiment tout terrain elle reste super attachante mais pour rien au monde je n’échangerai ma Super T. Ma bécane n’est QUE plaisir !! Elle démarre au quart de tour, se fait oublier dans les moments difficiles : bouchons et pistes. Me permet de papoter et d’entendre les singes hurleur..Et quand l’humeur me prend, elle se fait rageuse !

lundi 27 janvier 2014

Une journée au Pérou !

Ce matin j’ouvre les yeux dans le dortoir d’une auberge de jeunesse à Cuzco. Je savoure la douce chaleur de ma couette en contemplant le lieu : les lits superposés, nos affaires qui jonchent le sol et mes acolytes qui cuvent notre soirée d’hier. Il y a Giordane (le Brésilien), Pedro (l’Espagnol), Laura et Ale (les Argentins), tout ça sent bon l’internat sans les pions ni les devoirs. Nous nous sommes tous rencontrés la veille, on a bu quelques Pisco histoire de tisser des liens et délier les langues puis nous avons croqué quelques Cuyes (une sorte de gros Hamster) la spécialité locale. Je décolle quelques minutes plus tard après l'habituelle séance photo avec tous mes nouveaux amis, aujourd’hui cap sur Nazca et ses fameuses lignes : 610 km.

Cuzco

Je délaisse la capitale des Incas pour me jeter à corps perdu sur la Carretera Interoceanica ! Le Pérou n’est pas vraiment le pays le plus riche du monde mais les retombées issues du tourisme sont une véritable bouffée d’oxygène qui lui permette d’avoir un réseau routier en excellente condition. Une fois le rituel des encombrements digéré la route se met à serpenter. Je suis dans un premier temps retissant à la mise sur l’angle de ma moto. Mes pneus au profil carré ne m’y incitent pas vraiment (déjà 14 000 km qu’ils m’accompagnent). Et puis petit à petit les virages s’enchainent, la moto bondit d’un virage à l’autre. La quasi absence de circulation me permet quelques excentricités : je soigne mes trajectoires, ressort parfois un peu trop large : quel pied !!

Altiplano Péruvien

Plutôt issu du vtt que du super motard, je me surprends à planter des freinages désaxés, j’attends cette dérive jouissive du train arrière en entrée de virage : il n’en est rien ! L’Abs veille au grain, je pourrai le déconnecter mais entre le poids respectable de mon équipage et le lieu desertique dans lequel je circule, ce n’est pas le moment de se prendre pour les frères Chambon ! Il n’empêche, durant toute la journée je me délecterai de ces courbes dans un paysage extraordinaire évoluant entre 2500 et 4000m..

Pose repas

Alors que le soleil disparait et le froid devient mordant, je gravis le dernier col de la journée..La pluie vient battre ma visière, puis le claquement devient plus sec, la route blanchie : il grêle ! Je garde un œil sur le thermomètre pour surveiller le risque de verglas alors que l’altimètre ne cesse de grimper. Arrivé à 4300m je plonge dans le brouillard, le GPS comme la carte n’indiquent aucun village, aucune âme qui vive..Je roule ainsi des dizaines de kilomètres et finis par me résoudre à l’idée qu’il va me falloir planter ma tente dans ces conditions exécrables. Je me dis que cette formidable journée de moto ne peut se terminer ainsi, et puis le hasard fait bien les choses, des gens marchent sur la route ! Je ne suis donc pas loin d’un village et donc d’un endroit où m’abriter.

Rodrigo

Apres quelques minutes je me trouve chez un éleveur qui s’improvisera hôtelier pour la nuit. L’arrivée de l’étranger à moto a fait le tour du village et tout le monde vient assouvir sa curiosité. Rodrigo qui m’héberge pour la nuit en tire une énorme fierté et veille à mon deux roues comme si c’était le sien. Le soir une petite boutique fait office de restaurant : soupe, poulet, riz et frite, sans oublier le verre d’Inca Cola (le soda Péruvien) pour 2 € . Et toute cette chaleur humaine, ces sourires, cette seine curiosité face à l’étranger. Un grand moment. Il est temps de rejoindre mon duvet, demain la film continue :-)

lundi 25 novembre 2013

Une 1200 Super Ténéré sur le Dakar 2014 ?

Bon ok, si vous enlevez les secteurs chronométrés, les camions d’assistance, les kinés le soir mais que vous gardez les pistes tour à tour sablonneuses et rocheuses, vous n’êtes pas loin de vivre mon Dakar à moi ! Avec une bonne T qui me promène depuis maintenant plus de 2 ans chargée comme une mule. Pour 2014, la célèbre course va poser ses crampons en Bolivie, Chili et Argentine ! Justement le programme que je viens de boucler..

Cimetière des trains

Et croyez moi, même en temps que motard touriste, cette aventure est loin d’être une promenade de santé ! Arrivé en Bolivie par le Brésil, je me heurte aux premières gouttes d’eau de la saison des pluies. Beaucoup de ponts en bois sont effondrés et il me faut travailler des heures pour concevoir un passage pour la moto (heureusement du bois pour les refaire est entreposé non loin) ! Quand je retrouve la piste, c’est des orages incroyables qui transforment chaque côté de celle-ci en torrents. La circulation n’est pas énorme et la piste glissante ne se transforme pas en bourbier : ouf ! Qu’à cela ne tienne en première, les pieds par terre, j’avance à une allure d’escargot.

Pont Bolivie

En prenant de l’altitude, je me dis que les choses ne peuvent que s’arranger : ce n’est que le calme avant la tempête ! J’emprunte les 50 km de la route de la mort sous un soleil radieux, et croyez moi, sur ce genre de piste, le précipice qui borde la piste ne donne pas vraiment envie d’aller y faire un tour, c’est du vertigineux et je pleins les 4 roues qui doivent l’emprunter ! Les accidents ont été tellement nombreux que les automobilistes sont priés de rouler à gauche afin que les conducteurs qui longent le vide puissent voir où ils ont leurs roues par rapport au vide !

Route de la Mort

Les conditions exécrables ne tardent pas à me rattraper, vent en tempête et grêle viennent perturber mon avancé et c’est à partir du Salar d’Uyuni que je n’aurai un climat radieux. Concentré à 110%, je peux attaquer cette piste de 500 km qui relie Uyuni (Bolivie) à San Pedro d’Atacma (chili). Du sable, des rochers, le tout à près de 5000md’altitude ! Le combat fut rude et intense ! La T elle, a fait son petit bonhomme de chemin, tranquillement, sans jamais faillir, les conditions l’ont grevées de quelques chevaux, mais il y en a tellement que ça ne m’a pas dérangé ! Pour avoir croisé des 650 (même injectées !) en sens inverse, chargées, à cette altitude et dans le sable, je dois dire que la différence est énorme ! Plus (assez) de puissance, impossible de démarrer sans emballer le moteur, un double calvaire pour ces allemands !

Salar Uyuni

Trois jours de lutte me seront nécessaires, je finis épuisé, le sable profond et l’altitude auront eu raison de mon souffle mais heureux de rentrer au Chili !! Je pense à tous ces pilotes qui vont passer dans ces superbes paysages, quel plaisir vont-ils éprouver devant temps de beauté ? Quel plaisir vont-ils avoir de piloter des motos aussi légères et nerveuses dans de telles conditions.

Volcan Bolivie

Je vous envie !

samedi 5 octobre 2013

100 000 km en Super Ténéré autour du Monde !

Eh voilà, la barre fatidique des 100 000 km vient d’être passée ! Sur les pistes les plus dures de la planète, dans le sable et la boue, autant dire que ces milliers de kilomètres ont été tout sauf une promenade de santé ! Le voyage n’est pas fini, loin de là, mais un premier constat s’impose à moi : la Super T remplit son cahier des charges à merveille !

Egytpe

Qu’est-ce que je n’aurai pas lu et entendu sur cette machine ? Comme pour les 4x4 qui au fil des années se sont embourgeoisés et ont oublié le goût de la boue, les trails ont évolué. De nos jours ces machines avalent plus de trottoirs Parisiens que de pistes africaines. Alors en ces temps de répression accrue ou l’on ne cesse paradoxalement de courir après des machines de plus en plus performantes, la T a été plutôt mal reçue par les medias, c’est un fait !

Il est vrai que la T n’est pas la plus véloce et l’ennemie jurée de tout temps, la 1200gs fera mieux sur les petites routes..Ok en toute objectivité, je me dois de le reconnaitre ! Mais au final, combien de BM j’ai croisées hors Europe ? Pas beaucoup ! Et combien étaient en fonctionnement ?? Encore moins !! La faute à des problèmes de boite et de cardan sur les vieux modèles mais aussi à une électronique qui résiste mal à l’humidité, à la boue. Sans parler du système d’autodiagnostic propre à BM qui nécessite le transport d’une valise électronique sur les modèles récents. Les gens qui partent sur de longues périodes ne s’y trompent pas et je laisse les sceptiques visiter des sites comme « horizons unlimited » où « advrider » pour avoir quelques témoignages sur l’endurance hors Europe de la marque à l’Hélice : édifiant !

Bourbier

Et la mienne me direz-vous ? Elle regorge aussi de puces intelligentes et comme me l’a si bien dit Vincent mon mécano : tu n’auras aucun souci d’électronique avec cette machine !! Et il avait raison !! Je ne sais pas comment se débrouillent les Japonais (certainement l’expérience) mais sur 100 000 km j’ai du m’arrêter une seule fois, le témoin d’Abs s’allumant inopinément. J’avais amassé une telle quantité de terre sous le garde boue avant que la roue se bloquait par moment. Qu’à cela ne tienne, les deux doigts appuyés sur le tableau de bord de ma machine, je me suis promené dans le système d’autodiagnostic du tableau de bord pour effacer l’erreur de l’Abs, et hop me voilà reparti !!

Ah et puis, je n’ai pu m’empêcher de sourire en regardant les stages de pilotage proposés pour ces gros jouets..Voir tous ces Pro passer en force dans du sable avec des machines de 250 kg m’a fait rêver et je respecte totalement leur capacité de pilotage..Mais ne nous leurrons pas ! Premièrement ce pilotage extrême nécessite une capacité physique hors du commun et à moins d’être chargé comme un coureur du tour de France, il vous sera difficile d’emmener votre machine et ses bagages plus de 3 jours à ce rythme. D’autre part, à moins d’avoir un camion d’assistance rempli de pièces, ces machines ne sont pas faites pour encaisser de telles contraintes sur le long terme. On oublie un peu rapidement que tous les soirs, les bolides du Dakar sont refaits de fond en comble pour encaisser un jour de course supplémentaire!

Cameroun

Toute proportion gardée donc, en tout terrain, les rares KTM que j’ai pu rencontrer étaient devant moi, et loin ! Mais combien de pompes à essence cassées sans compter le satané joint entre l’huile et le liquide de refroidissement qui lorsqu’il fatigue entraine un mélange pas très catholique pour le moteur ! Sur la T j’ai eu le même souci, sauf que chef Yam, la moto est un peu plus lourde, le carter moteur un peu plus gros et qu’on y a inséré un système de mise à l’air et de double joint qui évite ce risque de mélange !! Pour faire simple j’ai traversé tout l’Outback Australien en rajoutant simplement de l’huile tous les soirs et j’ai fait ma mécanique à la première grande ville venue !! Vous comprenez comment on gagne quelques grammes chez certains constructeurs ??

Si toutes les machines ont leurs points faibles à surveiller, je suis persuadé que certaines en ont moins que d’autres et par souci d’objectivité j’ai mis la liste des interventions que j’ai effectuées sur ma machine sur mon site internet. Pour faire bref, les deux soucis que j’ai rencontrés et résolus sur ma T sont les suivants : les bobines d’allumage type crayons nécessitent d’être étanchéifiées avec un joint hautes températures afin que l’humidité ne s’y infiltre pas et ne rouille les électrodes. Autre micro souci, les vibrations ont endommagé les cosses qui alimentent les ampoules de phare..Ma foi j’ai refait les gaines et ça fonctionne !

Desert Argentine

Dernier point qui a son importance pour tous ceux qui désirent se lancer dans un tel voyage : pour rien au monde je ne partirai sur une machine à carbu ! L’injection est fiable ! Pour avoir abreuvé ma T de 89 coupé à l’eau jusqu’au 98, je dois vous avouer que ma moto s’est adaptée à tous les types de carburants sans broncher là où les carbus perdent en puissance et nécessitent des réglages pour les optimiser..

Voila, des motos pour voyager, j’en ai essayé beaucoup ! Des déboires et des casses j’en ai accumulés, alors pour une fois que je trouve une bonne machine, il me fallait vous en faire part !

Ps : je n’ai pas touché d’argent pour cet article :-)

mardi 20 août 2013

Les radars automatiques, une question de stratégie !

S’il est bien un pays où je ne pensais pas croiser autant de radars, c’est bien le Brésil ! Moi qui ne suis pas un grand fan de ces boites enregistreuses, je dois dire que la vision Brésilienne du radar est plus que convaincante.

Radar Automatique au Brésil

L’appareil est ici, et comme il devrait l’être en France uniquement à des fins sécuritaires. En d’autres termes vous ne verrez pas un radar à 90 km/h au beau milieu d’une immense ligne droite, non, vous ne verrez pas non plus de jumelles vous prendre en traitre sur une portion à 30 km/h. Par contre à chaque entrée et sortie de village, pour la sécurité des habitants, un radar à 60 km/h vous sera annoncé, même dans certains cas, on les appelle ralentisseurs électroniques. Tomber un rapport et se laisser glisser devant la jumelle est quand même bien plus confortable que de devoir s’arrêter sur un dos d‘âne (l’ancien système de ralentisseur utilisé au Brésil).

les routes au Brésil !

Hors agglomération, la police laisse rouler ! Le réseau routier est plutôt bon même s'il gagnerait à être doublé la plupart du temps. Il en résulte un nombre important de camions qui peinent dans les montées et lachent les freins dans les descentes. Au final même avec toute la bonne volonté du monde, les dépassements sont souvent hasardeux. Qu’à cela ne tienne, pas d’appel de phare ni de coup de klaxon et encore moins de doigt tendu bien haut : on se pousse et se serre car tout le monde sait qu’un jour ou l’autre il peut se retrouver dans une telle situation.

Et à moto me direz-vous ? Eh bien je vous avouerais qu’au jeu du « saute camion » j’ai pris beaucoup de plaisir. Jouer sur le couple de la T pour croquer les 35 tonnes qui s’essoufflent dans les côtes ou laisser respirer le gros twin sur les dépassements de semi-remorques de plus de 25 mètres est fort sympathique. Sans parler des portions sinueuses le long de l’océan où je roule souvent en compagnie d’autres motos.

La petite soeur de la T, en 250cc !!

Le marché du deux roues au Brésil est trusté par les modèles Japonais de petites cylindrées : 150, 250 et 300 cc règnent en maitre et ces petites motos injectées à refroidissement liquide sont de vraies bêtes de somme. J’en croise bon nombre qui ont près de 80 000 km et leurs propriétaires n’hésitent pas à faire 150 km par jour pour aller travailler. Avec un appétit d’oiseau elles sont économiques et accessibles à la différence des 4 roues.

Petite moto, grande fiabilité !

Mais un danger peu commun guette le motocycliste. Au premier abord, j’ai cru que bon nombre de motos étaient équipées de systèmes radio. Et puis, à y regarder de plus près, ce qui me paraissait être une antenne n’était autre qu’une tige de métal recourbée en son extrémité. N’écoutant que ma curiosité je m’en suis allé demander des explications auprès des locaux : c’est pour les cerfs volants !! Et oui, au Brésil, peu de consoles de jeu dans les favelas, on joue avec ce qu’on trouve et le cerf-volant reste plébiscité par la plupart des enfants. Ils virevoltent souvent à des dizaines de mètres de leurs jeunes propriétaires et il arrive malheureusement que la ficelle indétectable lorsque vous roulez vienne vous entailler la gorge. Pour en avoir fait la désagréable expérience et sauvé grâce à mes rétroviseurs, je peux vous avouer que j’ai très souvent traversé les villes une main au guidon et l’autre accrochée à la base de mon casque pour éviter ce genre de déconvenue !

Protection cerf volants

vendredi 14 juin 2013

L’Accueil au Brésil !

La piste !

C’était il y a déjà quelques années, j’habitais alors en Guyane. Février et la saison du Carnaval ayant sonnés le rappel, j’avais acheté pour une bouchée de pain un XT600 à mon pote, guide et Mentor pour ce premier voyage aventure au Brésil !! L’équipement était rudimentaire à l’époque et les moyens pas vraiment au rendez vous : casque, plastron, genouillères et bottes m’avaient été prêtés (merci JC). Quel Accueil ! Quelle gentillesse ! Ce voyage avait été pour moi une révélation !! J’étais agréablement piqué par ce pays.

Un peu d'énergie Seb ;-)
Au départ !


Cinq ans plus tard me voilà de retour, le XT a pris du coffre, l’équipement est maintenant pléthorique et ultra confort mais rien n’a changé. Ce pays est toujours aussi fantastique !

Depuis peu, j’ai inauguré une nouvelle façon de bivouaquer. Auberges, hôtels et campings étant absents sur des centaines de kilomètres, je trouve très souvent refuge derrière les stations services. Contre un plein d’essence, je peux planter ma tente et avoir accès aux Wc, douches et même au Wifi ! Les pompistes présents 24h sur 24h veillent sur moi à moins que ce ne soit leurs chiens. Alors que je fais route sur la côte entre Imbituba et Florianopolis les stations ne se prêtent pas à une utilisation nocturne car surchargées et bruyantes. Je décide de me rapprocher de l’Océan. Alors que j’arrive sur le sable, Gabriel, le militaire responsable du poste de secours vient à ma rencontre et nous échangeons quelques mots. Sans avoir à lui demander, il me dit que je peux rester dormir près du poste et que si j’ai un souci il habite juste à côté. Il ne m’en fallait pas plus pour planter ma tente !

Gabriel

Le soir venu, il m’invite chez lui afin de partager son repas. Gabriel 30 ans m’apprend qu’il a abandonné son travail dans la finance pour travailler dans l’armée. Contre la surveillance de la plage un jour sur deux, l’état lui donne 3000 Real (1200 €) par mois. Mais il ne rêve pas, ce poste est temporaire et il faudra un jour ou l’autre qu’il aille patrouiller dans les Favelas de Rio ou Sao Paulo. La sécurité qui faisait défaut au Brésil il y a quelques années a été en partie résolue par la présence de l’armée dans les rues. Ça ne règle malheureusement pas le problème de la misère mais on peut se promener sereinement dans les villes.

Ma plage :)

Durant toute la soirée nous étanchons nos curiosités respectives et j’apprends de nombreuses particularités sur le Brésil ! Je découvre entre autres que 25% de l’essence que je mets dans ma moto est constituée d’éthanol obtenu à partir de la canne à sucre. L’indice d’octane est faible : souvent du 89, parfois du 92 mais la T ne semble pas se plaindre de ce breuvage car elle dévore toujours autant les kilomètres : plus de 90 000 depuis notre départ !

Au moment de partir, en guise d’au-revoir, il me fait passer un sac contenant des fruits, de l’eau minérale et de la crème solaire : Je suis équipé contre le soleil !

Des expériences de ce type au Brésil, j’en ai eu des dizaines !! Quel plaisir de partager tous ces moments et de confronter nos vies si différentes !

jeudi 18 avril 2013

Ruta 40 ou Carretera Austral ?

Cela fait quelques jours que j’ai quitté la longue et ennuyeuse Panaméricaine Chilienne pour rouler sur la mythique « ruta 40 » en Argentine qui descend jusqu’en terre de feu. Ce matin, alors que je quitte la ville de San Juan de Bariloche, une autre route tout aussi mémorable me fait de l’œil : la carretera Austral. Pour l’atteindre, il me faudra passer un petit col et rentrer à nouveau au Chili pour suivre cette piste qui sillonne entre océan pacifique et cordillère des Andes.Le programme est alléchant !

Glacier Perito Moreno

Avec 10°C et un ciel de fin d’été, la journée s’annonce sous les meilleurs hospices mais très vite le vent se lève et avec lui les premiers nuages commencent à apparaitre. Vers 12h, il est temps d’enfiler ma combinaison de pluie et de regarder effrayé la chute du mercure. Le macadam défile tout de même bon train sur la route goudronné mais en un éclair la moto perd l’adhérence et flotte dangereusement dans l’air : à la recherche de grip. Une fois repris le contrôle de ma machine, je songe à de l’aquaplanning et m’insurge contre ma vitesse certainement trop élevée pour les conditions climatiques. Il n’en est rien ! Quelques mètres plus tard, à une allure d’escargot la moto me refait le coup et j’en perds totalement le contrôle. J’évite la chute de peu mais me rend compte que le goudron utilisé par endroit pour réparer la route est aussi glissant que de la glace. A éviter de toute urgence !



Limite Pluie Neige

Après tant d’émotions, une pause s’impose et je déguste un « Submarino » (lait chaud dans lequel on plonge une barre de chocolat) dans une station service. Mais une autre source d’inquiétude vient perturber ma quiétude, la limite pluie-neige n’est pas loin et je crains que la montée du col en soit rendue difficile, impossible. Je me renseigne auprès des clients de la station :ça passe ! Il faut que je face vite mais la piste qui mène au Chili est encore praticable !

Sur la Piste..

Le temps que le moteur soit chaud et me voilà reparti à l’assaut de la frontière Chilienne. La piste est d’abord excellente et recouverte d’une fine couche de gravier : la moto fait merveille ! Le Traction Control gère à merveille les nouveaux pneus à crampons et je prends un plaisir fou à laisser le gros bicylindre souffler toute sa puissance, que c’est bon ! Plus loin, la boue fait son apparition et le rythme diminue, debout sur la moto, je saute sur les cales pieds pour faire passer la moto où je le souhaite, un régal !

La pluie a laissé place à la neige qui ne tient pas encore sur le sol. Les formalités de douanes vîtes compulsées je perds de l’altitude rapidement pour passer la nuit dans un endroit où je ne risque pas d’être bloqué. Le Chili regorge pour mon grand bonheur d’ « hospedaje » qui pour 7-8€ la nuit m’offrent un lit avec une chaude couette et un poile à bois où faire sécher mes affaires : le luxe :-)

Les jours suivants la Carretera Austral prendra tour à tour des allures de chemins où d’autoroutes de terre ventés et pluvieux mais toujours aussi impressionnants et magnifiques..

Du pur bonheur..

samedi 23 février 2013

3000 km sur la A87 !!

Ce nom de code ne vous dit peut-être pas grand-chose et pourtant cette route mythique aussi appelée la Stuart Highway traverse le continent Australien du Nord au Sud sur près de 3000 km. C’est en l’honneur de John McDouall Stuart qui fut le premier explorateur anglais à traverser cet immense pays dans les années 1860 que la route fut baptisé ainsi. Arrivé à Darwin avec ma moto par la voix des airs, je me lance avec mes 100 chevaux (Stuart en avait que 15..) plein sud en direction d’Adélaïde : 3000 km de désert me font face !

Parc Naturel de Kakadu

Je commence tranquillement ma descente par la visite du Parc Naturell de Kakadu histoire de m’acclimater au pays et aux bêtes qui l’habitent. Des crocodiles, des serpents, des araignées bref rien à côté des centaines de mouches qui vous harcèlent à la moindre pose. Si par malheur vous faites usage de vos deux mains, elle s’empressent de vous recouvrir le visage, de se coller à votre bouche, vos narines et vos yeux, inimaginable !

Road Train

Les kilomètres défilent et peu à peu la civilisation disparait, quelques road train pimentent un peu les monotones lignes droites. Doubler des milles pattes de plus de 58 mètres de long lancés à 100 km/h n’est qu’une simple formalité pour la T mais c’est loin d’être le cas pour les 4X4 australiens alourdis d’équipement innombrables.

Bar de Daly Waters

Le soir, je plante ma tente non loin de bars ou de stations essence. Le bar de Daly waters restera a jamais gravé dans ma mémoire. Construit à 1920, il a vu passer la première ligne de télégraphe puis servit de relais pour les avions n’ayant pas assez d’autonomie pour rallier Port Augusta à Darwin. Beaucoup, beaucoup de litres de bière y ont été éclusés et nombreux sont ceux qui y ont voulu laisser une trace en accrochant leur casquette, t-shirt et pour nombreuses d’entre-elles : leur soutien gorge, un endroit comme nulle part ailleurs !

Devil's Marble

Je continue mes tribulations en visitant Devil’s Marble et en m’arrêtant à Alice Springs ! J’abandonne la route mythique pour aller jeter un œil à Ayers Rock, ce superbe rocher qui trône en plein milieu du désert. Il fait chaud et le vent est brûlant mais quel spectacle !! Je ne peux m’empêcher de lâcher un « Ouah » au coucher du soleil, c’est beau !

Ayers Rock au coucher du soleil

Alors que je me rapproche de la côte, je passe certainement la ville la plus horrible d’Australie (il en faut bien une !) : Coober Pedy, cette citée fut le refuge des chercheurs d’Opale. Tout le monde dans les année 20 s’est senti obligé de faire des trous partout dans la croute terrestre, à tel point qu’il y est tout simplement interdit de courir ! Les pelleteuses rouilles parmi les tas de gravas, le spectacle est effrayant !

Coober Pedy

Alors que je savoure l’air frais de l’Océan, un groupe de motard vient à ma rencontre : réservoirs surdimensionnés, pneus à crampon, l’Australien ne rigole pas quand il s’agit d’aventure. La préparation des motos est soignée et le matériel de camping réduit à son minimum : l’objectif c’est le tout terrain !

Camping en Australie

Ils viennent d’assister à des records de vitesses sur un lac salé et rentrent à la ville. Nous passons la soirée ensemble à nous compter nos aventures respectives, un vrai régal ! Ainsi s’achève ma virée sur la Stuart Highway..

Les Motos Port Germein

lundi 28 janvier 2013

Une Super T, quelques planches et trois clous : elle vole !

Bon ok, j’ai oublié le gros chèque qui va avec ! Il y a quelques années, je me souviens avoir lu un Motomag traitant du fret de nos chers deux roues. Ceux qui ont un peu suivi mon parcours comprendrons pourquoi je ne mettrai plus JAMAIS ma moto en container (l’envoie de 10 jours avait pris 3 mois merci la CMACGM, sans parler des frais de chargement et déchargement du container exorbitants : 2000 € )

Diminuer le volume au maximum.

Alors pour y voir un peu plus clair dans l’envoie de la moto par avion, je vais vous donner mon petit retour d’expérience. Arrivé à Bangkok (Thaïlande) il y a une dizaine de jours, je me mets à la recherche d’un agent. Un petit tour sur le site Horizonsunlimited.com de voyageurs à moto, quelques recherches sur google et pas mal de coups de fil plus tard, j’ai trois devis en poche !

Bien tout protéger

Chacun comporte les frais de douane, de manutention, de fabrication de la caisse en bois et le prix au kilo facturé pour l’envoie de la bécane. Et c’est là que la chose se gatte.. En fait les compagnies aériennes ne peuvent pas facturer autant l’envoie d’une tonne de plumes et d’une tonne de plomb. La place prise dans l’avion n’étant pas la même. Du coup la règle est la suivante, 1 mètre cube est associé à 167 kg, c’est ce qu’on appelle une facturation au poids volumique.

Construction de la boite tout autour

Dans la pratique, ma moto : 245 kg (sans essence mais avec la batterie) plus l’équipement : 40 kg et la caisse en bois : 122kg atteignent un poids de 407 kg. Or la caisse une fois ma moto en partie démontée (pare brise et roue avant) pour atteindre un volume minimal fait 1,05 x 2,16 x 1,35 = 3,0618 m^3 Ce volume à associer à un poids de 511,3206 kg ( = 3,0618 x 167 ) Comme 511,32 > 407 , l’envoie de la moto me sera facturé sur la base de 511,32 kg. On prendra toujours le chiffre des deux le plus important..

Prête à décoller pour l'Australie

Un dernier conseil, la moto arrive dans les bureaux de l’agence un jour avant sa mise en boite. La compagnie prend les mesures pour effectuer la caisse. Il est plutôt difficile de savoir les dimensions finales exactes de votre véhicule à moitié démonté quand il trône sur sa béquille. Vous perdrez de précieux centimètres qui coutent très cher. Avant de partir, prenez le temps de démonter votre véhicules dans votre garage afin de savoir les dimensions minimales de la caisse dans laquelle vous pouvez le ranger.

C’est comme ça que ça fonctionne, alors amis voyageurs, j’espère que ce post vous permettra d’y voir plus clair et d’éviter de mauvaises surprises.

lundi 17 décembre 2012

Transformer sa 1200GS Air en 1200GS WaterCooled

Amis du Bicylindre à plat, si tout comme moi vous vous êtes retrouvés dans les embouteillages monstres de Casablanca, Nairobi ou Oulan-Bator, vous êtes arrivés aux limites du refroidissement à air et seule une coupure de contact a apporté le salut à votre flat..

Vous avez beau tourner sur les forums, harceler les préparateurs allemands, mais personne ne daigne écouter vos plaintes. Vous pourriez allez voir chez la concurrence mais passionné cela vous est inimaginable. Une autre possibilité serait d’acquérir le modèle 2013 mais vous perdriez du même coup votre femme et votre banquier, embêtant..

Pas d’inquiétude : les cambodgiens ont pensé à vous !

Remorquage de Charbon

Ici la mobylette (110 CC) c’est un peu la bête à tout faire. On lui colle une remorque pleine de charbon, un tuc-tuc rempli de touristes et roulez jeunesse ! Pays tropical oblige, le petit moteur est mis à mal dans la circulation citadine et sa température augmente démesurément. Pour éviter la casse, Oh miracle de l’ingéniosité locale, pour 5$ (eh oui, ici on paye en Dollar) on vous transforme n’importe quel 2 roues à refroidissement à air en refroidissement liquide !

Tuc Tuc

Pas la peine de vous jeter sur le premier billet d’avion à destination de Phnom Penh pour réaliser de l’espionnage industriel, le système est d’une simplicité enfantine et tout à fait réalisable dans son garage !

Récupérez un vieux bidon de 5 litres, des perfusions utilisées en milieu hospitalier (interdiction d’aller fouiller dans les poubelles des hostos, c’est bien clair :-)) et des colliers plastique..Un bonne perceuse pour les quelques trous, un peu de silicone et l’affaire est dans le sac..

Bidon

Perfusion

Commencez par connecter les perfusions à votre bidon et d’étanchéifier le tout.. Dans votre sacoche de réservoir, placez le dit bidon rempli d’eau puis fixez les perfusions au cadre de votre moto à l’aide de 2-3 petits colliers plastiques. Le tour est joué ! Des qu’il fait chaud, que l’air ne suffit plus au refroidissement de vos twins, on ouvre les vannes et régule le flux avec une précision Chirurgicale : c’est votre moteur qui respire !!

refroidissement moteur

Bravo les gars..

Repos

Moteur refroidi = Moteur protégé , vous pouvez dormir sur vos deux oreilles et profiter du Soda offert tous les 10 litres d'essence achetés :-)

Un soda tous les 10$ d'essence

lundi 3 décembre 2012

Viens Rouler au Laos !

Depuis 16 mois que je suis parti, il y a des pays qui marquent plus que d'autres et forcé de constater que le Laos a vraiment énormément de charme.

Rentré depuis la Chine par le nord du pays, j’ai pu profiter des excellentes petites routes de montagne qui m’ont conduit à Luang Prabang. La ville au bord du Mékong est magnifique et comme si ça ne suffisait pas, de superbes chutes d’eau à quelques kilomètres de la ville rendent le coin idyllique.

Chute d'eau Luang Prabang

Toujours cap au Sud, j’arrive dans la zone de Vang Vien ou les pitons rocheux font penser à la baie d’Along toute proche.La halte à la capitale sera pour moi l’occasion d’effectuer la révision de la moto. Bougies, filtres, huiles, je trouve même des pneus pour remplacer mes Tourance qui affichent 30 000 km et craquent de tous côtés.

Près d'un Lac

Après l’agitation de la ville, je pars me réfugier dans la nature et pose ma tente tout près d’un lac durant quelques jours. Tout le monde vient me voir le sourire aux lèvres et contemple cette moto venue d'ailleurs. Pour pimenter un peu le voyage j’emprunte des pistes dans l’est du pays qui me conduisent à la frontière Cambodgienne. Ce pays mérite d'être découvert !

Gino et Manu

Le gros avantage du Laos pour nous les motards est qu’il est très facile de s’acheter une moto (compter 500$) ou même d'en louer une et de partir sur les routes. La faible densité de circulation et des conditions climatiques clémentes poussent beaucoup de touristes à utiliser ce moyen de locomotion pour visiter ce pays ! Parmi eux :Gino et Manu deux jeunes retraités Italiens parcourent l'Asie du Sud est depuis plus d'un an.

mercredi 24 octobre 2012

Traverser la Chine à Moto..

Je me souviens de mes préparatifs, comment passer de la Mongolie au Laos sans prendre l’avions ?

Je lisais dubitatif les récits d’autres voyageurs : trop cher, trop compliqué, impossible pour certains.. Alors j’ai commencé mes recherches, j’ai envoyés des mails par dizaine. La grande Muraille, la place Tian'Anmen, trop de noms évocateurs pour que je laisse tomber, il me fallait y rentrer !

La place Tian'Anmen interdite aux motos..

Et puis mon acharnement a payé, deux agences s’occupent de faire rentrer des véhicules privés pour traverser la Chine : Navo et Greatway. La première retissante à l’idée d’organiser l’entrée d’une moto me parle de 8000 €, la seconde 4800 € mon rêve s’effondre.

Des Virages

Une lueur d’espoir persiste, Greatway me parle de me greffer à d’autres voyageurs pour abaisser sensiblement le cout d’entrée. Je prévois de rentrer en Chine dans 2 ans, il n’y a plus qu’à attendre. Et puis petit à petit, le groupe grandit, nous somme maintenant 6. Je suis le seul motard et je côtoie tous les moyens de transport qu’il est possible d’imaginer pour un tel voyage. Du 4x4 au camion de 14 tonnes en passant par la cellule sur pick-up et le fourgon 4x4.

Alors pour la valeur d’un smic français nous avons roulé 37 jours tous ensemble, chacun roule a son rythme mais nous devons nous rejoindre tous les soirs au même endroit. Un « guide » employé par l’état veille au grain, ce n’est pas ce qu’on peut appeler la liberté mais le guide est assez intelligent pour que chacun trouve son compte..

Magnifique paysage de rizières.

Et vous allez me dire, avec tout ça, c’est comment la Chine à moto ?? La Chine c’est un peu le ying et le yang. Dans la même journée, vous pouvez vous déhancher et poser un genou à terre tellement le goudron et les courbes dans des gorges splendides le permettent mais vous pouvez souffrir comme jamais dans des éboulis à flanc de montagne, dans la boue et les rochers à plus de 3000 mètres d’altitude.. Aux villes déshumanisées s’oppose la vie dans les campagnes ou les gens sont des plus accueillant..

Réconfort dans les villages après une séance musclée dans les éboulis.

Un savant cocktail ma fois bien agréable..

vendredi 7 septembre 2012

La Sibérie à MoTo.

Certains prennent le train pour traverser la Russie, j’ai pris ma moto !

Camping sauvage dans la forêt

Je ne prétend pas avoir parcouru le pays le plus vaste du monde mais avec quelques 3000 km parcourus en Sibérie, j’ai pu apprécier les façons de vivre dans ces contrées reculées.. La M53, puis la M55 qui parcourent le pays d’ouest en est sont revêtues de goudron et il faudra songer à emprunter le réseau secondaire si vous voulez apprécier de grasses pistes. Mais quel plaisir d’enfourcher sa moto par 6°C et de chevaucher parmi les pins.

Side Car Local

Le soir venu, j’ai l’embarra du choix pour planter ma tente et à la solitude de la forêt je préfère l’accueil que me réserve les petits villages. L’arrivée de la moto met tout le monde en effervescence et c’est le balais des ourals et autres sides cars pour venir admirer ma cheval bleu. La bière et bien sûr la vodka font parti des mets que l’on partage dans ce pays ou il faut bien se réchauffer !

Circulation Russe : Chargée..

Certaines survivances de l’ancien régime persistent cependant et il me faudra passer par la case hôtel pour que celui-ci face les démarches afin de m’enregistrer auprès de la police. Si votre séjour dépasse 7 jours il vous faut obligatoirement renseigner les autorités de l’endroit ou vous êtes. Mon stop me permettra de me rendre compte que j’ai sauté deux fuseaux horaires sans m’en rendre compte. Levé avec le soleil, je plante ma tente lorsque celui-ci décline.

Personne dans ces coins reculés ne ce souci de l’heure..un autre rythme de vie !

mardi 10 juillet 2012

L'Iran à Moto.

Quand on songe à l’iran, on ne pense pas forcement à une destination touristique et encore moins à moto ! Mais je dois reconnaitre que l’accueil qui m’a été réservé dans ce pays est hors du commun. Il n'est pas rare de voir des Iraniens offrir des gateaux ou comme ici des glaces dans les rues..

Générosité

Les Iraniens sont curieux et généreux ! Tous viennent vous voir, vous klaxonne pour vous saluer. Combien de personnes m’ont prises en photo ? Des dizaines ! Moi qui aime voyager en toute discrétion c’est un peu raté mais c’est quand même bien sympathique.

Moto Familiale

Touristiquement parlant, le pays regorge de sites ! J’ai commencé par me baigner dans le Lac Ourmia car c’est la seconde étendue d’eau la plus salée au monde après la mer morte. ça flotte ! Ensuite je suis tombé sous le charme de la ville d’Ispahan. Le square Imam Khomeini est tout simplement grandiose. Entouré de ses deux mosquées et de son palais on venait au 17ièm e siècle assister à des matchs de polo.

Ispahan

Pour les amateurs de sensations fortes allez vous glissez dans la circulation de Téhéran, des cyclos sur les trottoirs, en sens inverse de la circulation, cinq voitures de front sur une trois voix : la roulette Russe à l’Iranienne !

samedi 2 juin 2012

37 000 Km en Super T..

Vous allez me dire, rien de bien extraordinaire ! Sauf que ces 37000 km ont été effectués en 10 mois tout autour de l’Afrique et sur les pistes les plus hostiles de la planète, alors ? Qu’en est-il de la fiabilité ?

On l'a fait !

Je suis parti avec une moto strictement d’origine, hors de question de dépenser des fortunes dans des pièces lourdes et à l’utilité douteuse. Des barres de protection, des guêtres pour protéger les suspensions des projections et un diaphragme supplémentaire pour éviter tout patinage à l’embrayage et c’est parti !

Pour la petite video, c'est ici : http://www.youtube.com/watch?v=Dk7pdvjZXSc

Au bilan, c’est du tout bon ! Je ne compte plus les chutes, les montées de pierriers en force ou les passages délicats de bourbiers. La moto n’a eu aucune avarie mécanique ou électronique.. Et comme je ne compte pas faire les choses à moitié, mon périple continu direction l’Asie.

mardi 3 avril 2012

Conversion R1150GS LOW RIDER..

l'équipe..

Il est des pistes que l’on ne peut imaginer même dans nos pires cauchemars !

Après avoir effectué 100km en 10h dans la boue Congolaise, je pensais avoir vécu le pire..Et bien non ! Le pire était à venir, non pas pour moi, mais pour la moto.. La piste qui relie Isiolo à Moyale au Nord du Kenya est une vaste tôle ondulée ou l’on atteint péniblement les 30 km/h de moyenne.

Au petit matin, avant de partir, nous croisons Henning, il attend un camion pour charger sa 1150gs, les vibrations ont eu raison de son pont arrière coupé net à 65 000 km..

Mon ventre gargouille, j’appréhende la journée à venir..

Nous nous arrêtons toutes les 20 min pour laisser refroidir nos amortos. A ce petit jeu Mike avec qui je roule regarde crispé ses suspensions qui pleurent depuis déjà quelques kilomètres.



Low Rider..

Plus que 100 km à tirer et nous retrouverons le goudron éthiopien, nous croisons les doigts, serrons les fesses, rien à faire ! Le combiné arrière nous lâchera d’un coup, les Ohlins affichent pourtant 90 000 km et déjà 3 reconditionnements..

Seance de Musculation

La piste est peu empruntée mais nous pouvons compter sur les camionneurs et quelques dollars pour nous sortir d’affaire ! Une heure après avoir cassé, le jouet de Mike est chargé et sanglé direction Addis Adaba la capitale de l’Ethiopie..

samedi 25 février 2012

Le Cap – Johannesburg – les chutes Victoria..

Victoria

C’est le programme qui a rythmé ma semaine passée.. Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, il m’a fallu envoyer ma moto depuis Pointe Noire au Congo à Walvis Bay en Namibie afin de sauter l’Angola. Raison invoquée par les differents consuls Angolais rencontrés : problèmes de sécurité dans le nord du pays, personne ne rentre.



Et puis s’en est suivi l’envoi de mon container par Delmas France qui s’est avéré un échec total. Après l’avoir chargé sur le mauvais bateau, ceux-ci me l’ont annoncé perdu, puis ils l’ont retrouvé..Bref je vous conseille la société..

Soweto

Du coup me voila à nouveau en possession de mon jouet..Impossible de le lacher !! J’avale les kilomètres avec la banane soit un peu plus de 3000 km en 7 jours. Que de routes magnifiques dans des décors somptueux.

canion road

mercredi 14 décembre 2011

Coursier en FZ6 ??

Cape town

L’arrivée de ma moto en Namibie ayant été repoussée au 5 janvier, c’est avec mon sac à dos que je parcours l’Afrique du sud. Que de petites routes entre falaises et océan, que de virolos ! Je comprends mieux pourquoi certains constructeurs organisent des présentations dans ce pays !!

Fazer

Arrivé à Durban, parmi les coursiers déambulant sur leur frêle 250, un bruit sourd accapare mon attention : une FZ6 équipée de sa boite de livraison passe à mon niveau ! Je rate la photo mais un peu plus loin une seconde machine me prendra moins au dépourvu ! Je songe au plaisir que doit éprouver le conducteur à son guidon, si Delmas se trompe encore dans l’acheminement de mon container, je vais postuler comme coursier à Durban !

Siemens2

Ma visite de la ville se déroule alors qu’un colloque sur le réchauffement climatique a lieu. Je décide d’aller jeter un œil à l’exposition. C’est alors pour moi l’occasion de faire un petit calcul. Sur les 20 000 km parcourus à moto depuis Montpellier jusqu’à Pointe Noire au Congo, ma consommation moyenne a été de 4,6 l/100km. Je n’ai donc eu besoin que de 920 l d’essence.. Le chiffre peut paraitre énorme mais je trouve que ma 1200 Super Ténéré a un appétit d’oiseau !!

Siemens1

Je ne peux rivaliser face à cette Siemens/Orange County Choppers 100 % Electrique !! Bien que le moteur autorise une vitesse maxi de près de 160 km/h, la durée de charge de 5h ne permet d’effectuer que 120 km. Il faudra quand même museler vos envies de liberté !

samedi 12 novembre 2011

Super T...en boite !

L’enjeu à Pointe Noire est d’obtenir le visa pour l’Angola !

En arrivant, les nouvelles sont mauvaises, beaucoup de voyageurs attendent près du port depuis des semaines, le consulat ne délivre pas de visa. Les jours passent et rien n’avance.

Tout doit rentrer

Les autorités jouent avec nos nerfs en nous disant d’aller sur Brazzaville pour tenter les démarches, sauf que nous avons des contacts la bas qui nous indiquent que ça ne passe pas non plus. Sans parler des escrocs en uniformes qui nous font miroiter la possibilité de traverser l'Angola en convois et d’obtenir des laissez passer..

Nous y perdons du temps et de l’argent ! Tout le monde est à bout, certains sont la depuis 15 jours, d’autres près d’un mois. Un couple est resté bloqué 3 mois ici nous dit-on ! L’issue est toujours la même : le bateau !

la boite à sardines..

Nous nous sommes donc groupés : Nadin&Roger (Suisses en Land Cruiser), Emily&Oliver (GB en Land Rover) Frank et moi pour envoyer les véhicules à Wallis Bay en Namibie. Nous avons pris un container de 40 pieds (13 mètres) pour y loger nos jouets.

Premiers essais : motos en long

Le chargement nous a pris toute une journée : aller chercher le container, placer les véhicules, enlever puis remettre finalement la tente de toit des anglais, sangler les engins, sceller le container.

En long ça ira mieux..

Dans une semaine je retrouverai ma moto en Namibie.. C'est l'avion qui me permettra de sauter l'Angola dommage..

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