Les voyages sans cesse recommencés ne seraient-ils que la répétition des précédents plutôt que leur prolongement ? Ne recherche-t’on pas dans chaque échappée juste le souvenir de routes déjà parcourues, un peu comme dans chaque histoire amoureuse où l’on s’obstine à croire retrouver celle qu’on a perdue, un peu comme le vieux camé qui à chaque shoot tente de reproduire la surprise extatique de son premier trip aux frontières de sa conscience. Pourquoi voyages et frontières font-ils partie du vocabulaire de la route et de la défonce ? Pourquoi les histoires d’amour finissent-elles toujours un jour par nous pousser vers l’un de ces deux extrêmes ? Quel est donc réellement le sens de ces fuites incertaines au bout des mondes réels ou imaginaires ? Encore une fois, je vais aller tenter de trouver la réponse aux Questions sur la piste…on appelle ça, dans mon métier, chercher l’Inspiration… inspiration...