À l’embarquement, toujours morfondu par l’amputation brutale de la moitié de mon poids autorisé je m’étais permis ce qui fait sans doute le plus blêmir les fliquettes habillées en hôtesses de l’air ; j’avais pris dans mon quota libéré une des valises bodybuldées d’une famille Centrafricaine qui n’avait sans doute pas compris que la soute n’ était pas rien que pour elle. J’avais comme ça l’impression que la journée n’était pas trop pourrie pour tout le monde . Mauricette, la plantureuse Banguienne qui ramenait de quoi habiller toute la famille m’a promis qu’elle m’appellerait pour me présenter tout le monde, mais comme je n’ai pas de téléphone, je devrais pouvoir échapper à cette immersion peut être un peu trop rapide …Depuis j’attends sous la moiteur… clic,envoiComme le simple envoi d’un petit message depuis un cyber peut prendre quelques heures, j’ai le temps de voir s’écouler le temps…c’est surtout ça la vie tropicale, quand on a rien d’autre à faire que savourer l’attente…