le départ du père Noël...Les bagages sont bouclés…le sac étanche en plastique mou avec son lot de tout venant et la valoche Béhème avec son stock de pièces détachées…J’ai subtilement équilibré l’ensemble pour que chaque paquetage fasse le bon vingt kilos obligatoire ; ça évitera de se taper le rab à payer. Pour éviter tout ça, je n’emmène pas de pneus ; on m’a promis juré que je trouverais à Bangui ce dont j’avais besoin…du made in China bien sûr, mais il y a deux ans, il faut bien reconnaître que celui acheté à Kinshasa avait fait son boulot de pneu tout à fait correctement. Je n’emmène pas non plus de batterie…J’ai la solution de secours miracle du providentiel quidam qui arrive à Bangui cinq jours après moi et pourra m’amener les trucs d’urgence. J’espère juste que les services de sécurité du fret ne sombreront pas une fois de plus dans ce zèle abruti qu’ils affectionnent tant. Pour éviter ça, j’ai réussi à me faire envoyer la page du règlement interne qui stipule bien qu’une batterie vide a le droit de séjourner peinarde en soute…mais les zélés de la sécurité savent-ils vraiment lire ? Cette année, je vais tenter une sorte de truc nouveau avec ce quidam-là ; je ne sais pas trop dans quoi je m’embarque, mais je crois que ça fera une sacrée variante pour le cinquième chapitre ; on en recause plus tard…