Jean-François est parti à Niamey, la capitale, pour des réunions de boulot. C’est très pratique de rejoindre la capitale depuis la deuxième ville du pays : il n’y a qu’un moyen, le bus, pendant neuf heures, du pur bonheur. Il y avait une liaison par avion mais comme aucun membre de la famille présidentielle n’avait de part dans la société, on a fait interdire la ligne. Enfin, c’est ce qu’on m’a raconté, mais vous savez comment sont les gens, il suffit qu’ils soient un peu jaloux et ça balance n’importe quoi. Après tout, tout le monde a bien le droit de vouloir une compagnie aérienne, je vais peut être essayer d’en trouver une à Kano, je cois que ça se trouve plus facilement que les démarreurs et puis ça me changera un peu. En attendant des nouvelles du Nigéria, avec Benoît, on se raconte des souvenirs de motos pas en panne en essayant de faire des patisseries artisanales aux fruits de pays pour enrichir sa carte des desserts. C’est une bonne occupation, finalement, surtout quand on fait des tests de dégustation, et moi je préfère vraiment ça aux tripes de mouton bouillies…gâteaux Ici quand on s’achète une moto chinoise, on a pas envie de la voir tout de suite usée par les vents de sable. Le zef sableux peut être très décapant, surtout pour les chromes chinois qui, il faut bien le reconnaître ne sont pas d’une finition exemplaire. moto sous videAlors on croise souvent des petites bécanes bien protégées par du plastique à bulle ; ça leur donne un petit air de moto-zombi . Si jamais ça protège aussi les démarreurs, je devrais peut être songer à faire la même chose, quand, on peut rêver, j’aurai récupéré du matos du Nigéria.