Avoir une moto qui tourne comme une horloge et un peu d’argent de poche en rab parce qu’on a fait le professeur pendant une semaine devrait donner des ailes pour s’envoler vers le nord, mais voilà, il reste encore un obstacle et non des moindres…l’obstacle paperassier! Quand je suis parti de France, il faut bien reconnaître que ce fut un sacré bordel pour avoir mon visa dans les temps. Le visa pour le Mozambique se prend à la frontière, à moins que l’on ne veuille y séjourner plus d’un mois ; dans ce cas-là, il faut passer par le consulat de Paris.Pour gagner du temps, il y a toujours moyen de passer par une agence spécialisée, c’est beaucoup plus sûr, sauf évidemment, si l’agence se plante aussi.mer à Maputo J’ai donc récupéré mon passeport le jour du départ, entre deux vols et après avoir fait chier un tas de gens pour que tout ça soit possible. C’est là que j’ai vu que ces gros abrutis s’étaient gourrés et m’avaient foutu le simple visa d’un mois que j’aurais pu prendre en arrivant, tout bêtement.marché aux poissonsMaintenant, j’ai l’air un peu con, je ne peux faire qu’attendre en me baladant un peu mais pas trop loin puisque je n’ai plus de papier. Je vais boire des coups et manger du poisson au bord de la mer avec tous mes nouveaux amis, je pense à ce voyage que je ferai un jour, puis je me mets à rêver à ce futur si proche et si lointain avant d’aller me coucher en attendant l’inattendu…