jeudi 5 février 2009, 16:13
Glouglou...
Par Ptiluc - Lien permanent
Gulu, qui se prononce Goulou, sonne un peu comme un Èpais bruit de flotte…mais il porte bien son nom Glouglou parce que, bien que je sois presqu’a quatre cents kilomËtres de plus dans l’hÈmisphËre nord, la puissante ondÈe orageuse qui vient de tomber ici n’a pas vraiment des airs de saison sËche. J’y ai ÈchappÈ de justesse, quand je roulais, une heure plus tÙt, le ciel Ètait tout noir, la-bas devant…et quand je suis arrivÈ, les rues avaient des airs de petits bourbiers, a l’entrÈe un camion roues en l’air qui avait d° perdre tout contrÙle sous l’ondÈe crÈait un attroupement massif. On venait juste d’extirper le chauffeur de la cabine ÈcrabouillÈe et on l’avait posÈ par terre tout disloquÈ, une petite bache sur la tete. Quand la route prend des aspects de bourbiers et d’hÈcatombe, il vaut peut-etre mieux faire une pause. Gulu ne regorge pas d’hÙtels, il y a ceux qui se la pËtent parce qu’ils ont la clim et la tÈloche mais des piaules plutÙt pourraves et ceux qui ne la ramËnent pas parce que les douches sont a l’extÈrieur; mais cotÈ plumard c’est tout a fait acceptable. Je prends donc l’option modeste; aprËs cette longue halte a Kampala, il faut reprendre la route avec des ambiances d’Ètapes qui te remettent complËtement dans l’ambiance. J’ai donc fini par rÈussir a repartir; c’Ètait Ètrange, presque douloureux. AprËs bientÙt trois semaines je vivais dans un interlude...le voyage Ètait comme terminÈ et moi dans le flou. Une fois reparti, il faut vraiment se replonger pour se persuader qu’on va encore aller un peu plus loin…
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