IMG_3483_004_entree_pilanesberg.jpgEn toute logique, il est interdit de circuler à moto dans le Pilanesberg. Car qui dit réserve animalière dit herbivores, certes, mais surtout prédateurs. Genre lion par exemple, ou même pire, sa compagne la lionne. Par chance, une âme bienveillante a dû penser qu’il pourrait bien se perdre quelques individus de notre espèce dans ce coin reculé du Nord de l’Afrique du Sud (faut suivre !!!). Et voilà qu’un camping nous est accessible à proximité d’une des entrées du parc. Arrivée sympa qui nous a fait croiser un énorme babouin en balade, un groupe de phacochères et un troupeau d’impalas. Lesquels daignent à peine nous laisser passer pour nous laisser rejoindre un groupe de grivets, qui font des cabrioles sur la pelouse bien verte du camping. Ici aussi, beaucoup de contrôles pour accéder à notre emplacement. Devant l’impossibilité de louer une voiture pour visiter le parc, il nous faudrait nous rabattre sur un tour organisé à l’arrière d’un pick-up ou d’un camion. 31 euros par personne pour seulement 2h30 dans le parc, cela nous parait excessif : va falloir trouver autre chose.

IMG_8068_006_girafes.jpgLe camping est pratiquement plein car les Sud-africains, quand ils campent, ce n’est pas rien ! Caravanes tout terrain (eh oui, ça existe !) tentes qui ressemblent à des blockhaus, mais surtout des 4x4. Beaucoup de 4x4, qui pour la plupart ne roulent pas à plein. Nous allons donc faire de l’autostop, et il n’y aura pas à attendre. A peine sommes-nous prêts qu’un VW Combi passe devant notre tente. A son bord un couple de retraités avec six places libres à l’arrière. Je n’ai pas le temps de demander au chauffeur s’il peut nous prendre à bord, qu’il est déjà dehors pour nous ouvrir la portière avec un large sourire. Depuis notre arrivée en Afrique du Sud, la gentillesse des gens à notre égard, Noirs et Blancs confondus, est une constante. Il faut dire que tout le monde dans le camping a très vite repéré la moto orange des Français qui font le tour du monde. A croire que notre chauffeur avait prévu que nous lui demanderions ce service. IMG_7954_005_zebres.jpgEt en fait de service, c’est même un véritable cadeau ! Toute la matinée à arpenter les routes et pistes du parc, qu’ils connaissent comme leur poche, à la recherche des animaux. Même si cela n’a pas été facile et que les observations ne se font que de loin, nous revenons en milieu de journée comblés. Un petit repas et nous décidons d’aller boire un coup pour fêter ce bon moment. C’est alors que nos guides de la matinée réapparaissent. Nous les invitons à notre table et après un moment de discussion, ils nous disent : « Nous allons faire un petit tour, voulez-vous venir avec nous ? »

IMG_8128_007_En_balade.jpgTout en nous demandant bien où nous pouvons aller vu le nombre restreint de routes dans la région, nous acceptons quand même leur offre. Et là, surprise : nous replongeons dans le parc pour un supplément de visite. Et quel supplément ! Si ce matin nous n’avions vu les animaux que de loin, cette fois nous allons faire des rencontres impressionnantes. Girafes qui taillent les arbres au bord de la piste, groupe de rhinocéros, troupeau de zèbres qui barrent le passage… Mais le must de la balade nous attend au détour d’un virage, où nous nous trouvons face à un énorme éléphant qui se balade paisiblement au milieu de la piste en venant vers nous. Impressionnant ! Quand il frôle la voiture, on se sent tout petit… Peut-on imaginer comment nous réagirions si nous étions sur la moto à ce moment-là ? Nous allons en rester là dans l’énumération de nos rencontres qui pourrait devenir fastidieuse.

Nous allons tomber assez brutalement de notre nuage. Il nous faut faire quelques courses à la station-service toute proche pour nous nourrir. Quelques kilomètres qui nous obligent quand même à prendre la moto. Et voilà qu’un bruit accompagné de vibrations nous arrive du couple conique de la transmission. Ce n’est pas possible, elle est maudite cette foutue moto ! Si l’on ne peut plus faire 400 km sans tomber en panne, notre lent cheminement vers la France risque de prendre un temps infini ! Et voilà comment une superbe journée se termine par une nouvelle contrariété…