IMG_3553_008_c_est_l_afrique.jpgDéjà passablement contrariés par la panne mécanique qui affecte une fois de plus notre GS, nous passons toute la nuit à écouter la pluie tomber sur notre toile de tente. Retour à Johannesburg au ralenti afin de ne pas causer plus de dégâts. Nous avions rencontré Aldo ici même lors de notre arrivée. Importateur Touratech pour l’Afrique du Sud, ce dernier nous avait dit : « Si vous avez un quelconque problème, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Il va être servi Aldo ! Avec l’aide de ses parents, l’homme nous accueille pourtant comme des rois. Rendez-vous chez le concessionnaire BMW du coin (nous faisons un tour du monde des concessions de la marque), aides diverses… Nous sommes aux petits soins.

IMG_3974_Barbeles.jpgEn côtoyant ces gens, nous allons en apprendre beaucoup sur les Afrikaners. Descendants pour beaucoup de colons néerlandais arrivés à partir du 17ème siècle, dont ils ont gardé la langue en l’adaptant (l’afrikaans, justement), ils vivent maintenant dans des conditions assez particulières. Malgré l’espace qu’offre le pays, qui a le double de surface que la France pour seulement environ 49 millions d’habitants, l’insécurité les oblige à vivre pratiquement reclus dans des fortifications. Murs surmontés de clôtures électrifiées, caméras, détecteurs de mouvements, alarmes diverses, serrures, cadenas… On pourrait penser à de la paranoïa, mais les histoires d’agressions racontées par les uns et les autres nous convainquent facilement du besoin de telles précautions. Et il ne faut pas croire que seuls les Blancs se font agresser ! Un Noir rentrant dans une « township » peut être éjecté du train qui le transporte pour un simple téléphone portable… La coupe du monde de football qui s’annonce en juin prochain (il faudrait être aveugle et sourd en même temps pour le pas le savoir) va peut-être faire changer les choses ? Il faut l’espérer…

En deux heures, la moto a été réparée. Le fameux roulement du couple conique que nous avions fait changer par sécurité en Australie n’aura finalement tenu qu’une trentaine de milliers de kilomètres. Le lendemain, nous obtenons nos passeports en urgence, et il ne nous reste plus qu’à aller visiter le musée de l’apartheid avant de quitter, définitivement cette fois, Jo’burg. En route vers l’Est du pays, avec le parc du Kruger pour prochaine destination.