IMG_6767_001_Zanzibar.jpgLe panneau accroché sur le ponton de débarquement annonce « Karibu to Zanzibar » Bienvenue. Si vous n’avez jamais voyagé dans le 19ème siècle, venez donc faire un tour à Zanzibar. À la descente du bateau règne la même ambiance qui devait baigner le quai à l’arrivée des vaisseaux venus embarquer leur cargaison d’épices ou… d’esclaves. Il suffit de faire abstraction des véhicules et de quelques antennes paraboliques disgracieuses en se perdant (plus involontairement que par choix, un véritable labyrinthe) dans les ruelles étroites de la ville, avec pour seuls repères les façades de certaines maisons exceptionnelles, et vous voilà propulsé dans l’histoire. L’absence fréquente d’électricité la nuit rend le séjour en ville encore plus exotique. Ce ne sont pas les chars à bœufs croisés sur les quelques routes asphaltées de l’île qui démentiront cette illusion. Les maisons en palmes tressées ou en pierre de corail, plantées au cœur d’une végétation opulente, ne font que parfaire le tableau.

Côté plages, nous retombons dans les cartes postales avec ces étendues infinies de sable blanc bordées de cocotiers d’un côté et d’eau aux couleurs turquoise ou émeraude de l’autre, sur laquelle sont posées les boutres toutes voiles au vent léger. On ne vous cachera pas que de temps en temps il faut bien de l’eau à ce jardin exotique et que nous avons profité aussi de l’arrosage automatique. Mais pour une fois, on s’en fout : nous visitons l’île à bord d’un petit Suzuki 4x4, bien à l’abri. Une petite revanche sur la météo !

Aucun problème pour trouver à se loger dans de petits bungalows les « pieds dans l’eau » et manger du poisson à « toutes les sauces ». Ici non plus, les habitants ne semblent pas vraiment stressés… Il faut dire que les fruits semblent tomber tous seuls des arbres, tout comme les poissons de la mer. Ce qui permet de rester couché au long de la route à regarder passer les quelques touristes qui s’y promènent.

Si nous avons « souffert » pour manger pendant la plus grande partie de ce voyage autour de la planète, cela va beaucoup mieux depuis que nous sommes en Afrique. Ceci va-t-il durer longtemps ? Mystère. De plus, il est amusant de manger des fraises au dessert à cette saison. L’année dernière, au Chili, c’était les cerises… Et puisque nous parlons nourriture, la Tanzanie serait-elle le pays de la patate par excellence ? Toujours est-il qu’on en trouve de partout et que jamais de notre vie nous n’avons mangé autant de frites ! Souvenir de la brève colonisation allemande ? Cela change beaucoup du riz en sauce proposé le long des routes de l’Afrique de l’Ouest. Après une traversée retour assez agitée, (le pilote du bateau doit être un ancien chauffeur de bus), nous nous apprêtons à reprendre notre route vers le Nord.