Motards nomades

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Le blog de Alain et Marie-Christine Arnaud

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Suivez semaine après semaine les aventures d'un couple de motards français, parti faire le tour complet de la planète au guidon d'une BMW R 1150 GS.

lundi 8 février 2010

Au bout de la piste, l’Éthiopie...


On ne vous surprendra pas si l’on vous dit qu’il pleut le matin du jour choisi pour quitter enfin Nairobi… Partira, partira pas ?... Pleut-il à 300 km au nord ? Un furtif rayon de soleil arrive à percer l’épaisse couche de nuages noirs et agit sur nous comme une catapulte. C’est le moment ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la moto est chargée et nous déguerpissons. S’extraire de la capitale ne sera qu’une formalité malgré, encore une fois, de nombreux travaux routiers qui ne facilitent pas la fluidité du trafic. Cap au nord ! Nous roulons enfin ! Pour rejoindre Isiolo, où nous devons faire étape, la route contourne le mont Kenya. La deuxième montagne la plus haute d’Afrique après le… Kilimandjaro. C’est bien, tout le monde suit le cours de géographie. Et comme vous suivez tous nos humides aventures depuis le début, vous avez deviné que le mont Kenya, nous ne l’avons pas plus vu que son grand frère quelques semaines plus tôt. Nuages, vous avez dit nuages ? A croire que tous s’accrochent à cette montagne pour obscurcir le ciel sur des centaines de kilomètres.

IMG_8325_007_equateur_Kenya.jpgIci, pas de monument pour signaler le passage de l’Equateur. Un simple panneau cerné de boutiques de souvenirs. L’arrêt photo s’impose pourtant. C’est la quatrième fois que nous franchissons cette ligne symbolique au cours de ce voyage (deux fois à moto, deux fois en avion) mais toujours avec autant d’émotion. Nous avons alors une pensée pour ce Sud-africain, Mike Horn, qui a réalisé le tour de la planète sans aucune aide motorisée et sans s’éloigner de plus de 20 km de l’équateur. Il avait simplement dérogé à cette règle ici, pour aller gravir le mont Kenya (voir son livre « Latitude zéro »).

Nous y voilà. Pour commencer, la piste est parallèle au chantier de la route. Encore une fois, ce sont les Chinois qui travaillent ici. Ceux-là sont en train d’endetter l’Afrique du nord au sud, en prenant tous les marchés de construction en échange d’un bien piètre travail…

IMG_8453_010_rencontre.jpgHier soir, le patron de l’hôtel où nous avons fait étape nous a rassuré. Il venait de téléphoner à Marsabit, au Nord, et nous annonçait que la piste avait séché. Heureusement, car pour l’heure des nuages et même quelques gouttes nous accompagnent. Le chantier dépassé, la piste s’enfonce dans la savane, verte comme elle ne doit l’être que très rarement. Avouez que nous sommes quand même chanceux de la voir ainsi ! Et puis au fil des kilomètres, l’altitude baisse, les nuages disparaissent, il fait de plus en plus chaud, la végétation se raréfie, la piste devient de plus en plus cassante. Région volcanique, Massaïs marchant le long de la voie avec des ornements d’un autre temps mais au combien colorés et exotiques. Nous sommes au cœur d’un Kenya autant extraordinaire qu’inattendu et rude.

De grandes ornières asséchées apparaissent. Cela a du être une sacrée galère pour ceux qui conduisaient les véhicules qui se sont plantés ici… En ce qui nous concerne, il s’agit d’être assez habile pour éviter d’y tomber. Une seule glissade de la roue avant, un mauvais choix de trajectoire, un mauvais coup de guidon, et ce pourrait être la chute avec des conséquences irréparables. Avec ce cumul de difficultés, notre moyenne horaire, à la fin de la journée, n’excèdera pas 20 km par heure. Une journée de repos à Marsabit est la bienvenue. Il reste encore 270 km du même acabit pour rejoindre enfin Moyale et la frontière.

IMG_8423_009_piste_Nord_Kenya.jpgLe réveil sonne à 5 h 30. On n’aime pas vraiment cela, mais il y a des jours où c’est indispensable. Nous sortons de la petite ville de Marsabit quand à notre droite, un peu au-dessus de l’horizon, le disque orange du soleil émerge de la brume. Pour le moment, la piste est bonne. Mais il ne faut pas se faire d’illusions : cela ne va pas durer longtemps. Il faut profiter pleinement de ce qui se présente, d’autant que nous longeons la crête d’un volcan et que le paysage est exceptionnel. Les pierres promises apparaissent. La cadence chute. Les yeux rivés au sol pour essayer en permanence de trouver la meilleure trajectoire. Celle qui nous secouera le moins. Celle, surtout, qui permettra d’économiser la moto au maximum. Nous sommes entourés d’une savane exceptionnellement verte. Mais au fil des kilomètres, cette verdure laisse la place à toujours plus d’aridité jusqu’à ce que nous nous trouvions au beau milieu d’un immense champ de lave. Des roches volcaniques posées sur le sol bien plus loin qu’où ne porte le regard. Le soleil monte dans le ciel. Il fait de plus en plus chaud. Le compteur kilométrique tourne bien moins vite que les aiguilles de la montre. Nous avons l’impression de ne pas avancer. Les ornières laissées la semaine dernière par les camions refont leur apparition. Ce matin, c’est un plaisir que de zigzaguer entre elles en prenant appui contre ces monticules de terre à l’accélération. Mais il faut rester vigilant. Durant toute la matinée, nous n’avons rencontré que deux véhicules et un seul nous a dépassé. Il ne ferait pas bon de se faire mal ici.

A la mi-journée, nous avons parcouru la moitié de la distance. Un petit village au pied de collines borde la piste. Rien. Pas une gargote où boire un coup, pas un commerce. Nous franchissons un petit col avant de nous arrêter à l’ombre d’un épineux, afin d’y déguster une boite de sardines, deux portions de fromage fondu et une mangue. Pratiquement toutes nos provisions.

IMG_1151_008_camion_Nord_Kenya.jpgLa piste paraît meilleure. Au loin, les montagnes de l’Ethiopie pointent. Nous allons les longer sur une bonne centaine de kilomètres. Dommage que le poste frontière ne soit pas là : nous gagnerions du temps et de la fatigue. Quelques petites gazelles grises coupent notre trajectoire. Les arrêts boissons sont nombreux. Notre surcharge pneumatique a du bon : Nous pouvons remplir le pneu de bouteilles d’eau minérale. Certes il faut imaginer très fort qu’elle est glacée en la buvant… Mais jamais nous n’avions eu une telle autonomie en eau ! La tôle ondulée a réapparu. Nous croisons quelques camions dont les chauffeurs ne semblent pas ressentir les mêmes impressions que nous sur cette piste pourrie. A chaque fois nous avons droit à une volée de gravier et une ration (copieuse) de poussière. Plus que quelques dizaines de kilomètres avant d’arriver à Moyale.

À la sortie d’un virage, surprise : 4 motos sont garées à l’ombre. Leurs pilotes font une pause. Des Allemands qui espèrent rejoindre Marsabit en fin d’après-midi. Au vu de l’heure avancée et quand on leur annonce que nous en sommes nous-mêmes partis tôt ce matin, le doute s’installe dans leur esprit. D’autant qu’il ne fait pas bon traîner sur cette piste la nuit. Les trafiquants d’armes y sont, parait-il, assez nombreux et ils n’aiment guère être dérangés… Bonne chance !

10 h 15 de conduite pour parcourir 270 km. Epuisant. Même l’inconfort total du « camping » (si l’on peut appeler cela un camping) de Moyale ne viendra pas à bout de notre sommeil. Demain matin nous ne serons qu’à un petit kilomètre du poste frontière et du goudron. Salut le Kenya, bonjour l’Ethiopie !

vendredi 29 janvier 2010

Un pneu de patience


IMG_1113_006_sur_la_piste_du_lac.jpgLe gars couché sous sa voiture au bord de la piste, à la recherche d’un bruit suspect, nous a dit hier : « Encore 10 km et la route est parfaite jusqu’à Nairobi. » S’est-il moqué de nous ou n’a-t-il pas voulu nous décourager ? Toujours est-il que nous continuons à manger de la poussière sur une piste défoncée, avec un trafic de plus en plus intense au fur et à mesure que nous approchons du but.

Comparée aux capitales des pays précédents, Nairobi fait figure de citée moderne et structurée, avec ses quelque 4 millions d’habitants. Bien qu’encombrées, de grandes avenues permettent de circuler à proximité d’un centre-ville bordé de verdure. Nous avons ici un point de chute recommandé par tous les gens rencontrés depuis l’Afrique du Sud et qui ont traversé le continent africain en venant du Nord : Jungle Junction. Le camping incontournable des voyageurs. Que l’on se déplace en camion, en voiture, à vélo ou à moto, tout le monde s’y retrouve. Occasions de rencontres et d’échanges n’y manquent pas. A 1800 m d’altitude la température est agréable en cette saison. La tente plantée sur la belle pelouse verte, la moto garée à côté, installés sur des fauteuils avec des boissons fraîches, quel plaisir de profiter de la wifi avec une connexion comme nous n’en avions pas eu depuis bien longtemps… Paraît qu’il fait froid et qu’il neige en France ?

Nous pensions trouver ici des pneus pour la moto. Non pas que les nôtres soient déjà usés, mais ils ne pourront pas tenir jusqu’à Istanbul, prochaine ville où nous pourrons nous en procurer. Finalement, seul un modèle avant est disponible. Pas d’autre choix que de se faire envoyer l’arrière de France : au moins dix jours d’attente !

IMG_7577_001_noel_2009.jpgLes départs et arrivées au camping se succèdent. Des motards allemands, majoritairement, mais aussi anglais, slovènes, sud-africains ou même russes, s’intercalent au milieu d’une large majorité de camions et de voitures. Le temps d’une nuit ou d’une révision de la moto, aucun n’a les mêmes priorités ou objectifs.

La météo se dégrade et de fortes pluies s’abattent sur la région. La tente posée sur la pelouse devient comme un îlot cerné d’eau renouvelée tous les jours. Le sol n’arrive plus à absorber cet excédent. Et dire que les Massaïs ont eu des pertes considérables dans leur bétail à cause d’une sécheresse qui a duré plus de huit mois ! Ils auraient dû nous téléphoner ! On venait, la pluie nous suivait et nous évitions des drames…

Ici, en Afrique, on n’est jamais sûr de rien. Et surtout pas des délais de livraison de la Poste. Aussi nous allons profiter de cette attente pour aller faire un tour vers le parc Massaï Mara, sans trop savoir comment nous allons nous y prendre pour le visiter.

IMG_1068_005_Massais.jpgIl y a eu, tout au long de ce voyage des rencontres qui ont modifié le cours de notre programme. Ce matin, alors que nous venons de quitter le camping avec notre chargement et que nous roulons doucement en attendant que le moteur monte en température, nous entendons une voix nous demander : « Vous êtes Français ? » Une moto s’est portée à notre hauteur et son pilote nous interroge. Arrêt pour rencontrer Pascal, qui travaille à l’Ambassade de France. Lui, part faire un tour de moto dans la région avec ses copains, français également. Promis, on s’appelle à notre retour à Nairobi !

Les informations récoltées ici au sujet de l’accès au parc ne sont pas réjouissantes. Piste en très mauvais état pour arriver jusqu’à l’entrée, rien sur place pour se faire transporter et en plus, toujours cette météo déplorable. Nous verrons bien : roulons.

La route, encore une fois, nous fait plonger au fond de la Rift Valley parsemée de petits cratères de volcans et à la végétation rabougrie. Quelques gazelles et zèbres se baladent au gré des taches d’herbe verte. Encore une fois, c’est sous une pluie battante que nous arrivons à Narok, la dernière petite ville avant de bifurquer sur la route… euh, non, la piste qui mène à l’entrée du parc. Il est déjà 14 h quand nous nous installons à la table d’un petit restaurant pour y « déguster » l’incontournable poulet-frites. À tout hasard, nous demandons au serveur s’il ne connaîtrait pas une voiture à louer. « Un taxi ? » nous demande-t-il. « Oui, mais 4x4. » C’est ainsi que moins d’une heure plus tard, nous chargeons nos bagages dans une voiture et prenons la direction du parc distant d’environ 120 km, la moto ayant été garée en sécurité dans un couloir de l’hôtel attenant au restaurant.

Inondations, routes et pistes transformées en torrents, encore une fois, nous ne regrettons pas d’être à l’abri dans une voiture même si le doute s’installe quant à la possibilité de rejoindre le camping ce soir. Paradoxalement, nous pouvons voir le long du chemin et à proximité des villages, de nombreux cadavres de vaches que quelques chiens errants finissent de déchiqueter en attendant que les vautours viennent finir le travail. La pluie arrive trop tard…

C’est à la tombée de la nuit, après plus de 3 h de trajet, que nous finissons d’installer notre tente à quelques kilomètres de l’une des entrées du site.

IMG_7818_002_Massai_Mara_Leopard.jpgAllégés de quelques dollars, nous franchissons la barrière. Il faut vraiment le faire exprès, car il n’y a aucune clôture ou quoi que ce soit qui nous empêcherait de passer à quelques centaines de mètres, dans la nature… Le Massaï Mara est la prolongation du parc Seringeti en Tanzanie. Il s’agit en fait d’une rivière frontalière entre les deux pays ; paysages et animaux y sont donc les mêmes. Et des animaux, encore une fois, nous allons en voir ! Il semble que le top du top, lors d’un safari africain, soit de rencontrer les « bigs five ». A savoir ; éléphant, buffle, rhinocéros, lion et léopard. Un peu comme une sorte de trophée ou de challenge auquel nous n’attachons, nous, aucune importance. Nous nous contentons largement de ce qui se présente. Malgré tout, si au fil de nos visites nous avions vu les quatre premiers cités, le léopard était jusqu’ici resté invisible. On le cherchait dans les arbres, et en voilà deux qui se prélassent sur l’herbe bien verte de la savane. Comme deux peluches que l’on aurait posées sur un tapis. C’est là aussi, au Massaï Mara, que nous allons enfin voir des hippopotames. Pour en voir, nous en avions déjà vu auparavant. Des quantités, même. Mais jamais comme cela, à quelques dizaines de mètres sur le rivage de la rivière et en groupe important. Tout arrive.

IMG_7899_003_Massai_Mara_hippos.jpgUn peu plus tard, installés confortablement dans la voiture arrêtée au milieu de la prairie, nous constatons encore une fois que le roi des animaux, le lion, est des plus faciles à observer. C’est simple, à cet instant, nous en avons pas moins de treize autour de nous ! Mais une journée dans le parc, c’est terrible : nous n’avons pas le temps d’y entrer, qu’il faut déjà en ressortir… A croire que les heures ne font plus que 20 minutes… Bon, ça tombe bien, il pleut à torrent.

Le retour à Nairobi, la tête pleine d’images n’est qu’une formalité. Manque de chance, le pneu tant attendu n’est toujours pas arrivé…

IMG_1050_004_Lac_Magadi.jpgNous vous disions que le cours de notre voyage pouvait, de temps à autre, être complètement bouleversé par une rencontre. C’est un mot laissé par Pascal au camping qui va chambouler les jours prochains. « Nous voudrions vous inviter ce soir vers 19 h ». Pour ne pas changer, nous sommes trempés, et il est justement déjà 19 h. Nous arrivons d’une balade au lac Magadi, qui a été assez éprouvante à cause du très mauvais état de la route, de la chaleur qui régnait sur les rives du lac (situé lui aussi au fond de la Rift Valley), mais surtout à cause des violents orages qui ne nous ont pas abandonné tout au long du trajet retour. Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons pourtant avec toute une équipe de motards français et leurs familles, devant de délicieux mets qui ne tardent pas à nous faire oublier la galère du jour. Une sorte de réveillon comme il va en fait s’en enchaîner plusieurs soirs d’affilés, qui ne nous laisseront que de bons souvenirs ! Enfin presque… Car nous sommes quand même toujours à Nairobi. Le temps passe, les journées défilent, mais notre pneu n’arrive pas. Alors même que les pluies s’accentuent et que les pistes se dégradent toujours plus. A tel point qu’il devient impossible d’aller se balader dans la région sans devoir affronter des routes défoncées et se prendre des tonnes d’eau sur la tête. Pas idéal pour découvrir un pays, aussi beau soit-il. C’en est même décourageant.

A ne rien faire comme cela, on se prend la tête, on tourne en rond et la bonne humeur cède la place à l’irritation… Rien de bon pour le moral. Chaque jour, les mêmes interrogations : le pneu est-il arrivé ? Dans quel état est la piste qui doit nous permettre de rejoindre l’Ethiopie ? Et les réponses sont de plus en plus désolantes. Du genre : la route vient d’être fermée pour cause d’inondations et de trop de camions plantés dans la boue. Des morts, des milliers de personnes déplacées et pour couronner le tableau, l’insécurité et les risques d’épidémies s’installent. Nous nous sentons coincés ici, même si les conditions d’attente pourraient être bien pires. Il est grand temps de prendre des décisions. Nous fixons une date butoir où quoi qu’il arrive, il nous faudra décamper. Nous ne pouvons pas rester ici indéfiniment. On profite de ce laps de temps pour essayer à nouveau de trouver un pneu sur place. Le réseau des motards français va bien nous aider même si nous ne trouvons pas exactement le modèle espéré.

Heureuse surprise : un motard allemand arrive du Nord par la fameuse piste, soit 500 km de tôle ondulée, caillasse, sable, trous, bosses et maintenant boue. Il nous rassure en affirmant que si nous attendons un jour ensoleillé et que nous roulons vraiment doucement, c’est faisable. Lui est passé, pourquoi pas nous ? Sauf que nous sommes deux sur la moto… Il nous faut prévoir 4 jours au départ de Nairobi pour espérer rejoindre la frontière et le goudron : une petite journée de route pour relier Isiolo et se trouver à l’entrée de la piste, puis deux jours sur ladite piste entrecoupés d’une journée de repos. Si tout se passe bien…

« Hakuma matata » (sans souci, pas de problème), comme ils disent ici. La veille de la date prévue, toujours pas de pneu. Notre visite à la Poste ne le fera pas arriver plus vite, il est temps d’agir. Montage d’un modèle plus petit et à la gomme pas vraiment adaptée au traitement qu’il va subir. Cela remet en avant le problème majeur de cette histoire : nous ne pourrons pas rallier Istanbul avec. Il nous faut donc nous surcharger de notre ancien pneu, que nous avions fait installer en Namibie et qui pourra encore parcourir quelques petits milliers de kilomètres. La moto n’avait vraiment pas besoin de ce supplément de poids alors que nous abordons la partie la plus dure de cette traversée de l’Afrique.