Route dans le Dash-e-lutNous venons de terminer la traversée des déserts d’Iran. Il a suffi de quelques minutes pour qu’avec Christian nous comprenions que ces jours allaient être malgré tout difficile : venant de Kerman, nous avions passé un petit col dans les montagnes séparant la ville du Dash-e-Lut, lorsque nous avons eu la sensation que quelqu’un venait d’allumer un sèche-cheveux géant, à pleine puissance. Souffle de dragon qui nous a pris au dépourvu, alors que nous avions fait attention d’arriver là au petit matin, aux heures les moins chaudes. La moto a aussi du rapidement comprendre que les choses ne seraient pas évidente pour elle, son moteur passant en 2 minutes de 92°C à 107°C, lançant ses ventilateurs à plein régime pour ne les arrêter qu’une fois sortit de la zone désertique. Le Dash-e-Lut. Annoncé parfois comme la zone la plus chaude du monde –mais plusieurs endroit revendique ce statut- est assurément l’un des antichambres de l’enfer. La température à cette saison oscille entre +35°C le matin et +58°C au moment le plus chaud, à l’ombre… Sans ombre ! Rester immobile, cacher derrière un monticule, semble être la solution la plus raisonnable. Rouler –avec l’espoir que cela nous rafraichira- n’apporte que la sensation d’être brûlé par l’air. Mais cette environnement extrême est aussi, comme souvent, d’une splendeur étonnante, fascinante, avec en particulier le fameux Kalut, des formations de sables et de roches improbables et artistiques, encore inexpliquées. C’était l’un des buts de ce voyage en Iran et nous sommes extrêmement heureux d’avoir traversé ces milieux, avec une moto qui s’est comportée sous cette chaleur de manière exemplaire. La consommation qui a largement baissé depuis deux semaines, environ 5,3 litres/100km est à peine remontée pour affronter le demande supplémentaire en énergie dans cette chaleur avant de retrouver sa normale dès la sortie des zones les plus chaudes. Les pneus ont de leurs côtés un peu souffert sur des terrains très abrasifs et avec la chaleur, mais sans poser de problème important. Après déjà 10'000 km sur bien des types de routes et de pistes, ils continuent de faire bon usage en attendant un changement prévu à Tashkent, en Ouzbékistan. .… Nous voici à Mashad, où la fraîcheur nous fait du bien avant de repartir en direction du Turkménistan et de nouveaux déserts, dans le centre de ce pays. Encore sans doute plusieurs jours sans Internet… A bientôt. Apres la moto, les chameaux...