C'est vrai qu'elles sont tentantes, ces places quasiment toujours inoccupées, frappées du pictogramme blanc si caractéristique sur fond bleu. Elles le sont d'autant plus lorsque l'aire de stationnement est pleine à craquer et que toutes les places sont prises. C'est vrai, quoi, les gens ont quand même des mœurs sacrément grégaires pour se retrouver toujours tous ensemble dans les mêmes lieux. Et puis, fort heureusement, des handicapés, des personnes à mobilité réduite (PMR), comme on dit aujourd'hui, il n'y en a pas tant que ça. Alors...

Alors, pour ma part, je trouve méprisables ces gens qui s’arrogent le droit de décider qu'une personne handicapée devra passer son chemin et revenir un autre jour sous prétexte qu'ils avaient besoin de cet emplacement, eux et leur petit nombril autour duquel le monde entier tourne. Je pense même que ce comportement détestable est la quintessence de la connerie, de la cuistrerie la plus crasse. Je n'arrive même pas à concevoir que des gens pareils puissent être dotés d'une once d'humanité. Comment peut-on être égoïste à ce point ?

Mais ce que je trouve encore plus insupportable, c'est de constater que de telles gens appartiennent à un groupe auquel je m'identifie. Bien sûr, je ne suis pas tombé de la dernière pluie et j'ai compris depuis belle lurette que, pour ce qui est de la connerie, la proportion est sensiblement la même chez les motards et chez les autres hominidés. Mais tout de même, ça fait quelque chose de voir que des abruti(e)s se comportent à l'égard des autres exactement comme eux-mêmes trouveraient inacceptable et scandaleux que d'autres se comportent à leur égard.

C'est dire si j'ai été ulcéré de voir ces deux motos garées sur un emplacement PMR lors de la visite de Saint-Cirq-Lapopie, le 26 juin dernier.

Motards handicapés

Il faut dire, que ces deux places étaient parmi les rares à être ombragées et que le cagnard cognait dur. Je ne vois que cela comme explication car une troisième moto était garée en bordure du second emplacement (hors champ), à l'ombre donc. Par ailleurs, la municipalité ne semble pas avoir intégré que ses visiteurs puissent se déplacer autrement qu'en voitures ou en autocars puisqu'il n'y avait pas sur ce parking d'emplacement pour les deux-roues. Il n'empêche. Il y avait quelques emplacements disponibles plus loin.

Les motards sont souvent très sourcilleux, et à juste raison, sur les manquements dont ils s'estiment victimes. Il est regrettable que certains soient à ce point oublieux des règles les plus élémentaires du savoir-vivre.