La colère monte de tous côtés et la manifestation du 18 juin prochain s'annonce d'une ampleur sans précédent malgré l'atonie soudaine de l'AFFTAC (Association Française des Fabricants et utilisateurs de Technologies d'Aide à la Conduite) dont le silence, après l'entrevue avec Guéant, semble présager d'un lâchage en bonne et due forme.

Mais il semble malheureusement que, dans nos rangs, quelques-uns perdent le sens de la mesure.

J'ai ainsi lu et entendu, ici et là, sur des forums notamment, un argument contre le "gilet jaune" qui m'a littéralement mis en rage. En substance : ce gilet serait notre "étoile jaune".

Je le dis avec toute la force de mes convictions : un tel parallèle est indécent, abjecte et est un manque de respect inacceptable pour les millions de victimes de l’Holocauste. Ceux qui s'y adonnent pervertissent les souffrances indicibles des personnes qui ont eu à porter vraiment cette marque. En le faisant, ils en minimisent le sens et la portée ainsi que l’extraordinaire barbarie de leurs bourreaux et de leurs complices. C'est une injure sans nom qui leur est faite.

Je veux croire que ces quelques enragés n'ont pas mesuré la signification réelle du symbole qu'ils usurpent de la sorte.

Que nous utilisions la dérision pour combattre les décisions d'un gouvernement passé maître dans l'art de se ridiculiser est chose normale. Mais nous devons nous garder de tels excès qui ne peuvent que discréditer notre colère. En aucun cas, notre sort ne saurait être comparé à celui des victimes de la barbarie et cela n'a jamais été le sens des combats menés par la FFMC et son Mouvement.