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Le voyage des 7 mers

Voyage en RT 1200 qui reliera 7 mers : méditérannée, adriatique,ionnienne, égée, marmara, noire et azov. Un voyage que je propose entre histoire, tourisme, moto et rencontres avec les populations Par Richard Bloch

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samedi 20 août 2011

Katowice - Francfort - Paris

Et voilà, le voyage se termine par un saut de 1500 Km fait sur autoroute, avec par conséquent pas grand chose à dire puisque même les paysages sont monotones. On attrape une crampe à la poignée de gaz à force de la tenir calée à 130 (radar, radar, ne vois tu rien venir ?). On s’arrête pour laisser du liquide à la pompe, aux péages (exclusivité française sur ce parcours) et aux toilettes.
Une bonne surprise tout de même, arrêté en même temps que moi au même endroit je croise Fransesco SCUDERI que les lecteurs de moto magazine connaissent bien.
Venons en à un mini bilan :
Le bonhomme
Il se porte bien. Quelques piqûres de moustiques, un joli bronzage, rien d'autre à signaler. Quelques amis nouveaux et beaucoup d'images dans les yeux. 1900 photos à classer. Une tonne de courrier qui m'attend.
La Moto
Aucune modification faite à l'exception de l'ajout d'un porte paquet sur le top case.
19 144 Km parcourus, strictement aucune panne ni chute. Révision faite avant le départ. Une séance de réglage chez le sorcier ne sera pas du luxe.
0,7 litre d'huile consommée.
une consommation d'essence moyenne inférieure à 7 litres.
plusieurs kilos de moustiques et insectes divers à nettoyer.
2 ampoules H7 grillées (merci les trous Bulgares et Ukrainiens).
une jante avant marquée (merci les trous Bulgares et Ukrainiens).
Une sacoche bien rayée (merci les trous Bulgares et Ukrainiens).
Le caoutchouc de sélecteur à changer ( + de 93 000 Km, ça me semble honorable)
Les pneus (neufs au départ) Michelin pilot road 3 (je ne suis pas sponsorisé, mais si ils veulent me filer un pneu, je n'ai rien contre) ont parfaitement tenus leurs rôles, malgré les pierres, les trous et les chocs, même pas une crevaison, le pneu arrière est bon à changer, l'avant attendra encore un peu.











Matériel
Je n'ai trouvé nulle part des cartes routières d'aussi bonne qualité que nos IGN et Michelin (décidément ...), procurez vous les avant, elles sont introuvables à l'étranger.
Un ordinateur 10" de moins de 2 kilos et une tablette de 5" m'ont permis d'avoir une bibliothèque (guide de voyage entre autre) peu encombrante et skype pour le lien avec les proches. Un appareil photo étanche (Olympus mu tough 8010), un serveur à domicile pour la sauvegarde des photos au cas où ... Tout à parfaitement fonctionné. Je n'ai eu aucune difficulté à trouver des hot spot notamment dans les hôtels et ce quelque soit le pays.
Merci aux amis, aux lecteurs, et à tous ceux qui m'ont permis de réaliser ce vieux fantasme. La vie continue .... Rendez vous à la prochaine et à votre disposition pour amener ma modeste contribution à la préparation de vos voyages.

jeudi 18 août 2011

Katowice

deux raisons m'ont poussé à m’arrêter à Katowice, d'une part le village dont mon grand père est parti dans les années 20 est situé à moins de 20 Km et d'autre part le village d'Oswiecim plus connu sous le nom d'auschwitz est lui situé à 25 Km

La ville, car c'est devenu une ville, de Bendzin possède un château que j'ai visité. Il contient quelques pièces d'armes de collection remarquables.

Permettez moi de ne pas commenter ma visite d'auschwitz, je ne m'en sent pas capable.

samedi 13 août 2011

Sebastopol - Tarnow - Katowice

Voilà, les meilleures choses ont une fin et je commence la route du retour.
1300 Km pour commencer à travers l'Ukraine pour passer en Pologne. Le paysage n'est pas très varié; plaine, ma plaine comme dit la chanson ...
Un grand bout de 400 Km avec un motard local en Gold Wind, un repas pris ensemble, un bon moment chaleureux.
Les routes varient de pas terribles à franchement dangereuses et notamment la section Temopil - Lvov qui est à déconseiller quelque soit le véhicule. La route semble normale et puis sans aucun avertissement (trop facile !) des fondrières, des trous d'une taille variant de l'assiette à dessert à la roue de camion, souvent d'une profondeur de plusieurs centimètres.
Il y a même des maires pervers qui ont ajouté des ralentisseurs ! bien évidemment sans signalisation et avec une peinture totalement effacée.
Les seul avertissements de ces pièges ce sont les écarts et freinages brutaux faits par les voitures et camions qui vous précédent. On en évite 50 mais on prend quand même le 51° trou et aïe aÎe aÎe ... A signaler une sacoche qui s'est décrochée (pas de dégât si ce n'est la peinture. Costaudes les sacoches BM !) et une partie cycle extrêmement sollicitée sur un rodéo de plus de 100 Km.
La traversée de la ville de Lvov fut l'apothéose finale. Sur la carte il y a un contournement que, soit je n'ai pas vu, tout occupé que j'étais à observer le sol, soit n'est pas indiqué, ce qui est bien dans l'ambiance. Une fois en ville on se retrouve sans aucune indication de direction, avec des travaux, des rails et des aiguillages de tramways au milieu de rues faites de gros pavées disjoints, de hauteurs inégales, les plaques d'égouts ne sont pas à niveau, voire de guingois. Le tout au milieu d'une circulation complètement délirante où le premier qui passe a raison. Et encore j'ai eu de la chance, s'il avait plu, le traversée aurait été vraiment impossible.
60 Km plus loin la frontières : Coté ukrainien 2 à 3 Km d'attente sur 3 files de véhicules passant au compte goutte. J'ai fini par pouvoir contourner le tout pour passer 45 minutes de bureaucratie qui ferait rire dans un film mais pas lorsqu'on y est confronté. Par exemple deux tampons délivrés dans deux guérites côte à côte pour lesquels il faut faire deux fois la queue. Ces guérites sont en retrait du trottoir d'environ 30 à 40 centimètres et soit on monte sur le trottoir et le guichet se trouve à la hauteur de la poitrine soit on se penche en prenant appuis sur ce guichet. Pour mieux visualiser remettez vous le premier film des blues brother (le seul, le vrai), la scène de sortie de prison au début avec la ligne blanche interdit de franchir. Je n'ai pas pris de photo, car tout ça ne m'a pas amusé sur le moment, je pense aux gens en voiture avec enfant qui vont passer 3 ou 4 heures en plein soleil pour franchir cette frontière.

vendredi 12 août 2011

Sebastopol

Une heure après mon arrivée des trombes d'eau se sont abattues sur la ville. En un quart d'heure les rues (en pentes) se sont transformées en véritables ruisseaux. Deux heures après tout était fini, sauf pour moi, trempé et dégoulinant, plusieurs documents se trouvant dans mes poches ou ailleurs méritant un bon séchage.
Pour le principe je voulais faire un arrêt aux murs (désolé), mais ces derniers ont disparus. Je n'ai même pas trouvé d'exposition pour vous montrer que l'art est aux murs. Bon, OK j’arrête.
La ville de Sebastopol est consacrée à la marine et aux batailles qui ont eu lieu ici. En effet, après la guerre de Crimée deux autres batailles ont réduit la ville en gravats, celle qui a permis aux nazis de prendre la ville et celle qui a permis sa reconquête. Des deux la première est la plus connue, la résistance ayant durée presque 8 mois. On y trouve donc beaucoup de monuments dédiés à la guerre de 41/44 (ici c'est en 41 qu'elle a débutée) tel celui-ci.
La marine est partout glorifiée, ce monument dédié aux sous mariniers en est un exemple
Car une chose que je ne savais pas c'est qu'une importante base de sous marins creusée dans la montagne se trouve ici. Elle désormais abandonnée en tant que base mais transformée en musée.
Le souvenir de la guerre de Crimée est également perpétué par ce monument très difficile à trouver car non signalé et dans un état assez moyen, ça n'est que la seconde fois que la France et son intendance oublie ces soldats là. Il y aurait également un cimetière de soldats français, mais je n'ai pas réussi à le trouver.

Sebastopol est également une ville touristique et on y trouve beaucoup de restaurants qui affichent un plat local composé de deux poissons, la raie et la sébaste cuisinés avec des fruits dans un plat de terre : la raie aux mûres, sébaste au pot (désolé, je voulais pas mais c'est parti tout seul)

Reste à côté de la gare ce magnifique train blindé que je ne pouvais pas louper !

Simferopol - Kertch - Yalta - Sebastopl

650 Km pour se retrouver à 250 de son point de départ faut vraiment avoir envie de voir la mer d'Azov et le détroit de Kertch.
Pas de déception c'est encore un livre de géographie à ciel ouvert
De Kertch à Yalta la route est assez extraordinaire. Elle longe des cirques volcaniques successifs, elle plonge vers la mer et hop vous remonte aussi sec sur le versant suivant.
Vu la géographie les villes et villages de la côte sont tous de faibles surfaces car encaissés au fond des cirques volcaniques.
C'est exactement le cas de Yalta : faible surface, absence de plage, et assez peu d'intérêt si ce n'est son nom mondialement connu.
De ce fait la ville est sur-fréquentée et les places sont chères (dans tous les sens du terme), des embouteillages permanents, des stationnements impossibles et tout ça pour s'allonger sur du béton mis en place en bord de mer. Il y a vraiment des logiques qui m'échappent....
A environ 10 Km sur le versant côté Sebastopol le Livadia palace qui est une ancienne résidence tsariste transformée  en musée après avoir servi de résidence à Roosevelt et de lieu de conférence entre les 3 alliés (et oui la France n'y état pas) J'y ai retrouvé les bâtiments que l'on à tous vu sur les photos  et ça fait un peu bizarre
Sebastopol, ville assiégée par les Français en 1850 et quelques au cours de la guerre de Crimée. Si l'on exclut les guerres coloniales, ce sera jusqu'à ce jour la dernière victoire de l'armée française (et encore elle était alliée avec l’Angleterre, et l'empire ottoman, je crois même qu'il y a eu des australiens venus se perdre dans cette guerre) , mais à quel prix ?
La guerre de Crimée a fait plus de morts par le choléra, le scorbut, les épidémies et la sous nutrition que par les batailles. 

mercredi 10 août 2011

Odessa - Simferopol

En passant par Kherson environ 450 Km, j'ai franchi aujourd'hui les 15 000 depuis Paris.
La traversée de Kherson est assez spectaculaire, les souvenirs du communismes y sont conservés.
A la sortie de Kerson passage du Dniepr par un pont de 1400 mètres (compteur moto) c'est dire la largeur du fleuve. Un grand moment et un vieux fantasme.
Arrivé à Simferopol, aprés renseignement il n'y a plus de vieille ville, tout à été détruit et reconstruit. Déception.
Tant pis, demain je pars pour Kertch qui sera probablement le point le plus à l'est de mon voyage (à vérifier mais je pense que c'est plus à l'est que Tbilissi) et surtout situé à 5 Km de la Russie par le détroit du même nom reliant la mer noire et celle d'Azov. Dans mon esprit c'est un point aussi mythique que le cap nord.

mardi 9 août 2011

Galati -Odessa

Le passage en Ukraine n'est pas de tout repos. Si vous le pouvez regardez la carte avec attention et vous verrez qu'il faut transiter sur 10 Km par la Moldavie. Ce pays au nom qu'on croirait sorti de Tintin ne m'a posé finalement aucun problème si ce n'est la police des frontières à qui on a sans doute appris qu'aboyer renforce l'autorité. L'opération coûte 2 euros et le reçu est imprimé en triple exemplaire sur imprimante à aiguilles. Chaque exemplaire est ensuite tamponné et signé, puis transmis au vérificateur et enfin au policier qui après avoir vérifié le N° de série de la moto (ça c'est la première fois qu'on me le fais) fais signe de passer. 50 mètres plus loin nouveau poste de contrôle qui revérifie tout. Bon bon bon, ça fait travailler du monde tout ça, et je comprends mieux mes 2 euros.
Le passage du Prut laisse donc des souvenirs ! (pas de ma faute je peux pas m'en empêcher!)
Après la frontière reste environ 350 bornes jusque Odessa dont les 50 premières furent extrêmement pénibles. Evidemment pas de panneaux indicateurs ou alors en cyrillique, ça je commence à avoir l"habitude, malgré tout erreur de navigation : 50 Km de plus. Ensuite c'est un festival de trous, de réparations sommaires, d’ornières creusées par les camions, et même de tronçons pavés. Bref pas plus de 60/80 et avec une attention soutenue.
A environ 35 Km reste encore un passage de 2 ou 3 Km en Moldavie.
Je sais qu'il y a des boulots cons. Mais quand je pense au bidasse ukrainien qui est payé (?) pour délivrer des bons sur lesquels il note à la main le N° d'immatriculation de votre véhicule, lequel sera récupéré 3 Km plus loin par un autre bidasse (pas de bon, pas de passage, et c'est la même chose dans l'autre sens) je ne peux m’empêcher de philosopher sur la connerie humaine.... 
Arrivée à Odessa. Nom évocateur, nom plein d'histoire. Je suis arrivé directement sur la gare, allez savoir pourquoi ! En tout cas c'est un monument que je ne regrette pas d'avoir vu.
En face une église en fin de reconstruction, comme j'en ai vu plein les campagnes. Je trouve inquiétant qu'un pays n'ayant pas d'argent pour entretenir ses immeubles d'habitations en trouve pour refaire ses églises. de même que je trouve inquiétant en France de trouver plus d'agences bancaires ou de magasins de téléphones portables que de librairies.
Demain soir je serai normalement en Crimée où je resterai plusieurs jours : Simferopol, Sebastopol et Yalta devraient bien m’occuper.

lundi 8 août 2011

Varna - Galati

J'avais l'intention de traverser la Roumanie d'un trait et d'être ce soir en Ukraine : Raté !
J'ai commencé par m’arrêter au monastère d'Aladja et je ne l'ai pas regretté. Imaginez une falaise de calcaire dans laquelle des moines troglodytes ont creusé leur église, leurs cellules, leur salle à mangé et leur cuisine. Ce monastère est aujourd'hui abandonné en tant que tel. Reste ce monument. On dit que la foi soulève des montagnes, ici elle l'a creusé.
Arrivé à la frontière roumaine, je traverse la ville de Mangalia et je vois au bord de la route une exposition de navires et de pièces de navires militaires. Il s'agit en fait d'un "petit" musée de la marine de guerre roumaine dont voici quelques photos:















Enfin, arrivé à Braila je me retrouve à devoir traverser le fleuve avec un bac. Erreur de la carte ? Que nenni, je n'avais pas fait attention mais il n'y o pas de pont. La route nationale est donc interrompue et pour desservir la ville de Galati il faut prendre ce fameux bac. Au moment où je suis passé la file de poids lourds en attente devait dépasser le kilomètre.
Du coup je regarde les détails de la carte et je m'aperçois que la route que j'ai prévue d'emprunter traverse à deux reprises la frontière de la Moldavie, et il n'y en a pas d'autre.
Compte tenu de ce qui est dit et écrit sur la Moldavie je n'avais pas l'intention d'y passer. Donc je passe la nuit à Galati et je verrai bien demain comment traverser le Prut en coup de vent (oui je sais, mais j'ai pas pu m'en empêcher !)

dimanche 7 août 2011

Jambol - Varna

Je reprends donc la route ce matin pour environ 250 Km qui, via Burgas (où je retrouve la mer noire) m’amènent à Varna. La route est normale, et même de bonne qualité, je n'ai plus vu de trous béants dans la chaussée. Cette caractéristique semble donc réservée au réseau secondaire.
A Burgas, aprés un bref arrêt au bord de la mer, je passe devant l'aéroport et je découvre un cimetière d'avions en train de pourrir à l'air libre. Evidemment je m'y promène et découvre (d’après mes connaissances) 2 Mig et 1 Sukoye, sans compter quelques autres surprises.
Arrivée à Varna, par un pont qui enjambe l'embouchure d'une rivière, j'ai une magnifique vision du port industriel, et d'anciens gréements "stationnés" là. Je n'ai pas pu m’arrêter (circulation) par conséquent pas de photos à vous montrer. 
Je découvre une station balnéaire qui devait être prisée des notables du temps du parti tout puissant. On trouve en effet ici et là quelques fossiles restés figés d'une époque révolue.
Une très belle cathédrale orthodoxe fait la fierté de la ville. L'intérieur en est assez extraordinaire mais interdit de photo. Des bains romains très importants et un musée archéologique sont à voir.
Demain je reprends la route et passe à proximité d'Aladja et de son ancien monastère qui semble spectaculaire.

samedi 6 août 2011

Athènes - Jambol

Fin du tourisme "lézard" et remontée plein nord pour passer la frontière Bulgare. Longue route donc de prés de 900 Km sur laquelle il est assez difficile d'échapper à l'autoroute. Je suis donc de nouveau passé par Thessalonique pour me retrouver sur la même route mais en sens inverse de celle que j'ai pris en arrivant de Turquie.
Je me suis arrêté à plusieurs reprises pour trouver un site signalé par un panneau et à chaque fois le même scénario s'est reproduit : A part le premier panneau indiquant le site et la direction, il n'y a plus rien. Si bien que le site est introuvable.
Passage de la frontière sans problème, et prise de contact avec les routes bulgares. Je croyais avoir vu des routes dégradées, mais là je dois dire que c'est une forme de record. Je me suis retrouvé sur le réseau secondaire et la plus grande vigilance s'impose notamment dans les traversées de villages.
J'ai également vu plusieurs nids de cigognes et de nombreuses tortues traversent les routes.
A 2 ou 3 kilomètres de la frontière un monument : 

jeudi 4 août 2011

Environs de Corynthe et Athènes

Je sais bien que le mot sidération a beaucoup été employé ces temps ci, mais franchement là, je ne vois pas d'autre mot à utiliser pour décrire ce que j'ai ressenti en voyant puis en visitant les ruines du château au dessus de l'ancien Corynthe.
Un château commencé sous Byzance et utilisé jusqu'à l'empire Ottoman qui y a installé des plate formes de tir de gros canons. Situé sur un éperon rocheux dominant le détroit de Corynthe et la ville, il démontre à lui tout seul l'importance du trafic qui passait là bien avant le creusement du canal. Je ne peux que vous en montrer un aperçu qui ne rendra jamais la fascination ressentie sur place. Au fil du temps et des ajouts il compte trois lignes de défense et couvre une surface très importante, comprenant outre les constructions militaires, citerne, lieux de culte, habitations et fontaines
Et puis il y a Athènes. Je ne ferai l'injure à personne de présenter le Parthénon, mais après en avoir vu des milliers de représentations et l'avoir vu en vrai je ne peux que constater que je n'avais pas idée des proportions "monumentales" des lieux, et je n'ai vu qu'une petite parcelle des choses.
Bien évidemment j'ai aussi fait le touriste et été sur la place Syntagme qui avait souffert de manifestations et qui en conséquence, était quadrillée par une police en nombre.
Mais il y a aussi toute cette beauté, tous ces trésors dont on peut comprendre qu'un peuple qui ne veut pas se laisser tondre refuse qu'ils appartiennent à des intérêts privés.

jeudi 28 juillet 2011

Loutraki

Loutraki, petite cité balnéaire située à moins de 10 Km du canal de Corinthe, coté continental. Je suis donc tout au bout du canal de Corinthe dans cette petite station où je réside depuis une semaine. A la place de la moto il y a la mer et quelques coins paradisiaques. Le tout entouré de nombreux sites greco-romains, et par 40°, et il n'y a plus moyen de bouger !

Jugez par vous même :

A environ 12 Km de Loutraki, un lac de montagne au niveau de la mer ! c'est à dire un ancien cratère volcanique mais au niveau de la mer et séparé d'elle par une ceinture rocheuse. Un peu plus loin les retses d'un temple grec dédié à Era (Junon) situé au fond d'une minuscule baie dotée d'une minuscule plage. Une côte découpée qui laisse la place à ce qu'il faut bien appeler des calanques.
























A à 10 Km de là, après avoir monté une pente plutôt raide en pleine montagne on se retrouve devant un couvent orthodoxe où sont entreposées les reliques d'un saint. Moi, pourtant pas fanatique des églises et autres lieux de prière, je me retrouve dans un endroit non seulement gracieux et calme mais de plus avec une vue exceptionnelle. Un livre de géographie à ciel ouvert :

Et le soir pour vous reposer de tout ça il reste à contempler ceci :

Bon je m’arrête là pour aujourd'hui, madame étant arrivée (en avion la pauvre !), on va regarder le ciel plutôt que l'écran de l'ordi ! Prochain billet dans une semaine, le temps de digérer tout ça !

jeudi 21 juillet 2011

Patras - Loutraki

Un petit mouvement de moins de 150 Km et me voilà à l'autre bout du détroit de Corinthe. Le Péloponnèse était devenu une île il y a environ 130 ans lorsque le canal reliant le détroit à la mer Égée avait été creusé. Il ne l'est plus depuis que le pont de Patras le relie à la Grèce continentale.
On voit bien le changement d'époque : Le canal est libre de circulation tandis que le pont construit par Vinci sur le même modèle que Millau fait l'objet d'une concession de 48 ans et par conséquent d'un péage à son profit pour cette durée. Comme je sais lire l'avenir, je ne pense pas qu'il devienne gratuit au delà !
Ceci dit les deux ouvrages sont magnifiques. J'ai toujours préféré les ingénieurs aux financiers et je ne vais pas changer de sitôt !

mercredi 20 juillet 2011

Karpenisi - Pâtra

Une belle route de montagne comme je les aime. Bien viroleuse mais pas traître et qui passe par des paysages saisissant. On enroule gentiment entre 60 et 80 et on profite. 
























Et puis au détour d'une montagne on voit ça : Le petit machin que vous voyez dans la grotte la plus à gauche est une église qui doit être de dimension respectable.

PS pour ceux que ça intéresse, j'ai mis quelques trucs supplémentaires sur le billet spécial engins curieux

mardi 19 juillet 2011

Kavala - Karpenisi

J'ai choisi de me rendre à Athène mais par le chemin des écoliers c'est à dire en passant par la montagne, histoire de retrouver un peu de fraîcheur et déchaper à l'autoroute qui longe la côte et n'a aucune alternative. J'ai quand même dû le prendre sur environ 420 Km. Il est théoriquement gratuit mais en fait fonctionne sur le mode autoroute de l'est, c'est à dire une barrière de péage de temps en temps.

Plusieurs nouvelles barrière sont en construction sur des autoroutes jusque là gratuites. Je ne sais pas si c'est parce que les autoroutes grecques ont été vendues à un quelconque affairiste véreux ou si ce sera au profit de l'état grec lui-même.
Toujours est-il que ces barrières me font toujours penser aux octrois et autres droits d'usages des infrastructures qui existaient au moyen age et qui ont été supprimés par la révolution. Si mes souvenirs scolaires sont bons je crois même qu'une des causes de la révolution française est les exagérations et détournements des fermiers généraux ... Attention, comme le disait Esenstein "L'histoire ne répète jamais, elle bégaie"
Autre sujet rencontré sur la route, les taxis en colère. Apparemment "l'Europe", du moins c'est ce que disent nos gouvernements quand ils n'assument pas, veut libéraliser l'accès à la profession qui était jusque là contingentée. Vous avez remarqué comme le mot "liberté" s'utilise facilement à contre sens ?

Je suis donc passé par Lamia. Et j'ai l'intention de passer par Agrignio et de me rendre à Athène en contournant le détroit de Corinthe avec un rendez vous avec la mer Ionienne. Karpenisi est une station de ski à environ 1000 mètres. L'air y est plus frais mais tout de même à 35° à 20H00 !

lundi 18 juillet 2011

Canakkale - Kavala

Retour en Grèce pour cette étape avec passage des Dardanelles en ferry. Toujours impressionnant de passer de l'Asie à l'Europe en quelques centaines de mètres au milieu d'un trafic de gros bateau assez dense.

Passage de la frontière Turque sans problème et côté grec assez peu de possibilité d'échapper à l'autoroute.

Arrêt à Kavala petit port sur la mer Egée face à l'île de Thasos. Il est surmonté d'une forteresse non visitable ce jour pour cause de concert. Mais cette petite ville et très jolie, elle le serait encore plus si elle ne se transformait pas en mini saint Tropez à partir de 22H00.

dimanche 17 juillet 2011

Selçuk - Cannakalle (Troie)

De Éphèse à Troie .... environ 350 Km de bonne route sur laquelle il n'y a pas grand chose à dire. Le site reconnu maintenant comme étant celui de Troie se trouve à 25 Km de Cannakkalle. Cannakalle étant une ville qui fait face à Eceabat, exactement de l'autre côté des Dardanelles que j'ai visité en arrivant en Turquie. Donc je résume : Me voilà à quelques centaines de mètres d'eau des mes premiers pas en Turquie, bouclant ainsi le périple que je m'étais proposé de faire dans ce pays.

La visite de Troie est assez déconcertante. En effet il y a 9 villes imbriquées les unes dans les autres, les unes sur les autres et mon incompétence en matière d'archéologie est manifeste, seuls les panneaux explicatifs me permettent de comprendre (et encore) ce que je vois.
Je crois que le mieux est de vous montrer ce panneau qui explique bien la complexité du site :
ainsi la photo suivante montre bien l'entrelacement des différentes époques, marquées par les panneaux en chiffres romains de Troie I à Troie IX, suivi de lettres a , b qui différencies des parties d'une même époque mais distant les uns des autres)
Ou bien encore ce théâtre antique de la dernière époque adossé à un mur d'enceinte d'une autre époque
seuls des yeux plus experts que les miens sont capables de différencier les époques.
Ceci dit la beauté et la finesse de certains cailloux me laisse toujours pantois.

vendredi 15 juillet 2011

Ephèse

Éphèse, encore un nom qui fait rêver, Et là, pas de déception, au contraire ! Éphèse, ancienne capitale d’Asie mineur, ville habitée de l'age de bronze jusqu'à l'époque byzantine, recouvrant l'occupation des Hittites, des Grecs et des Romains. Les ruines comportent un port qui est maintenant situé à une dizaine de kilomètres de la mer, ce qui explique en grande partie son déclin. Bon je vais pas faire mon wikipédia, surtout que je n'en ai pas les compétences.
Arrivé sur le site, je suis saisi par les dimensions et la taille du théâtre.
Je suis également attristé par le comportement de quelques énergumènes, entres ceux qui se promène en maillot de bain ou bikini (nous sommes tout de même en Turquie), ceux qui se font photographier à l'intérieur des sarcophages comme s'ils étaient dans leur baignoire et ceux qui jettent tout et n'importe quoi n'importe où .. Bon OK, j’arrête de ronchonner et je vous mets quelques photos.




















































































Et puis, après 5 heures de visite, en quittant les lieux, je me suis arrêté à la "grotte des 7 dormeurs" Il s'agit en fait d'une église entourée d'une nécropole probablement plus ancienne car creusée directement dans le roc.

jeudi 14 juillet 2011

Antalya - Selçuk

Situé à 50 Km au sud d'Izmir, Selçuk est le bourg le plus proche des ruines d’Éphèse, une des 7 merveilles du monde.

Environ 600 Km de route dont 240 en corniche le long de la mer. Imaginez la longueur de la Corse entre des rocs ocres (allez y prononcez le !) et une mer bleue comme on en voit dans les prospectus.

Entre les deux je me suis arrêté à coté de Letoon pour visiter les ruines d'une ville grecque. Vaste ensemble dans lequel la nature à presque repris ses droits, fouillé par une mission archéologique française (C'est sans doute ce qui explique qu'aucun panneau ne soit traduit en français !). Les restes d'un théâtre antique en pleine nature sont extrêmement impressionnants.

lundi 11 juillet 2011

Gaziantep - Adana - Antalya

Une longue route qui suit la côte (sauf si vous prenez l'autoroute) et qui présente deux aspects très différents. A partir de Gaziantep et sur environ 100 Km la côte est bétonnée de tours, d'installations portuaires et industrielles et ne présente donc pratiquement pas d'intérêt. Dans sa partie centrale la côte est très escarpée et la route en suit les contours et les véritables "cols" qu'il faut franchir. Sur presque 300 Km c'est un véritable ravissement qui me fait penser à la Corse. Ensuite la paysage redevient plus urbain et de nouveau bétonné mais il s'agit là du modèle "Riviera" c'est à dire fait pour le tourisme de masse et parfois de luxe (il n'y a qu'à regarder le type d'hôtels qui se succèdent sur des kilomètres)

La photo ci dessous montre un hôtel. Un passage privatif enjambe la route puis un ascenseur améne directement sur la plage en contrebas de la nationale.

Antalya est une ville à part par rapport à ce que j'ai pu constater dans le reste de la Turquie (on verra la suite). Quasiment pas de femmes voilées, on parle beaucoup le russe dans la rue, les prix sont presque le double de ce que j'ai vu pratiquer ailleurs, les "marques" européennes sont assez présentes et des commerces de piercing et tatouage ont pignon sur rue, ce que je n'avais pas encore vu en Turquie.

Un long front de mer aménagé en espace vert avec de nombreuses statues, aboutissant à la plage située sur la partie gauche de la baie. Un bazar comme à Istamboul mais avec des prix qui n'ont rien à voir. Un tramway dessert toute la baie en suivant le bord de mer. La plage de galets (chauds, très chauds !) est un mélange assez surprenant de bikinis et de tenues de bains plus "religieuses".

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