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Par Fred

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dimanche 1 janvier 2012

Nouvelle démonstration de manipulation des statistiques (ter)

Oui, je sais, je ne suis pas très novateur avec mes titres de billet. Mais à ma décharge, vous avouerez qu'en terme de manipulation des statistiques, nous avons affaire à des experts du coté de notre gouvernement. Enfin des experts en quantité, car pour la discrétion des tripatouillages, c'est franchement pas terrible. Cette fois-ci, point de sécurité routière comme sujet, mais la délinquance générale, à l'occasion du nouvel an.

A 4 mois des élections, notre très cher (dans tous les sens du terme) président a à cœur de présenter de bons chiffres de la délinquance,vu que c'est l'un de ses thèmes fétiches, ex-premier flic de France oblige. Tout d'abord, on peut s’étonner que des chiffres soient déjà disponibles, quand on sait le temps qu'il faut pour que toute la machine administrative se mette en branle, de l'échelons départemental à l'échelon national. Moins de 12 heures pour effectuer tout cela, c'est une sacrée performance. Ou pas. De là à penser qu'on présente des chiffres partiels pour minorer les faits, il n'y a qu'un pas.

Mais surtout, on ne peut que s'étonner de voir les indicateurs changer. Tout comme pour la sécurité routière, où un coup on utilise les morts à 30 jours et d'autres à 6, des données temporaires ou définitives, avec ou sans les DOM, qu'on change les critères définissant ce qu'est un blessé grave, le Ministère de l’Intérieur a décidé l'an dernier de ne plus communiquer sur le nombre de véhicules incendiés. Non pas pour cacher des mauvais chiffres bien sur, mais pour ne pas institutionnaliser un concours entre les villes pour savoir qui brûle le plus de voitures. Verra-t-on un jour cela à la Sécurité Routière? Supprimera-t-on les statistiques pour que les motards arrêtent de se tuer exprès pour montrer aux automobilistes que eux, "ils en ont"?

Donc le Ministère de l'Intérieur a décidé de communiquer sur un autre indicateur : le nombre d'interpellations. Et se se féliciter que celui-ci soit en baisse, puisque le nombre d'interpellation a été divisé par 2 en 1 an.. C'est pas beau ça? on met en avant des chiffres montrant non pas une baisse de la délinquance, mais des chiffres qui montrent que les forces de l'ordre n'arrivent pas à les arrêter! Vous avez mal joué M.Guéant, vous auriez du renvoyer tous les policiers et gendarmes réveillonner en famille la nuit dernière, le nombre d'interpellations serait tombé à zéro.

Et puis même sans remettre en cause le travail des forces de l'ordre, il faut aussi rappeler qu'entre-temps a été mise en place la réforme de la garde à vue, entrainant une baisse immédiate des arrestations. Ce qui est valable tout au long de l'année l'est certainement aussi pour cette nuit du nouvel an. Voir pour exemple la rixe impliquant 80 personnes dans les Yvelines, où les policiers se sont contentés de relever les identités des participants. Et hop, 80 "mauvais chiffres" en moins.

On peut donc s'étonner de voir le Ministère de l’Intérieur vanter de bons chiffres alors que les syndicats de police alsaciens, l'une des régions les plus touchées par les incendies de voitures, annoncent pour leur part que le nombre de véhicules incendiés et de feux de poubelles sont en augmentation.

Mais bon, quand on a derrière soi un bilan catastrophique en matière d'emploi ou de déficit public, il faut bien se raccrocher à ce qu'on peut. Et il est difficile de radier des listes les délinquants comme on le fait pour les chômeurs.

A noter au passage que la consommation d'alcool devait soi-disant être interdite sur les Champs Elysées, alors qu'on en a vu au JT. Encore une interdiction inapplicable...

mardi 21 juin 2011

la moto et les couilles sont-elles incompatibles?

Sous ce titre volontairement provocateur, je souhaite juste pousser un coup de gueule contre les motards, et d'une façon plus générale contre les citoyens de ce pays qui préfèrent courber l'échine et baisser les bras plutôt que de défendre leurs intérêts et leur liberté.

Lors des manifestations de samedi dernier, l'opération phare consistait à installer sur un radar automatique une caisse décorée de façon à le transformer en machine à sous.

Pour cela, afin d'éviter d’éventuelles tracasseries judiciaires, nous avions besoin d'anonymes pour le mettre en place. Pas compliqué me direz-vous, on en avait plus de 400, et quoi de plus anonyme qu'un motard avec son casque sur la tête. Et le risque d’être pris à parti par les quelques flics encadrant la manifestation était infime. Et bien même dans ces conditions, nous n'avons pas trouvé 2 motards avec un minimum de courage pour le faire! Au mieux, quand on leur demandait, ils nous sortaient des excuses bidon du type "je ne peux pas,je n'ai plus bcp de points (parce que maintenant, les poursuites judiciaires entrainent des pertes de points?), et au pire nous n'avions même pas de réponse. Au final, c'est une femme, à visage découvert et agacée par ce manque de courage, qui a effectué la basse besogne. Ah ils peuvent rouler des mécaniques les mecs! Et surtout, ça me fait sourire quand je repense à certains commentaires sur internet où les mecs trouvent les manifs trop "pacifiques".

Ca me refait penser à une manifestation à Paris, où un des membres du bureau national de l'époque avait failli se faire matraquer par des flics lors d'une action un peu musclée, et que les quelques milliers de motards derrière n'ont pas levé le petit doigt. Les motards sont solidaires, mais juste pour se faire signe quand ils se croisent, faut pas pousser non plus!

Quand on regarde ce qui s'est passé dans l'Histoire, ou même encore dans d'autres pays sous un régime autoritaire, on se demande parfois pourquoi personne ne bouge. Et bien quand on voit comment cela se passe en France, qui n'est quand même pas une dictature, on se dit qu'il ne reste qu'à prier pour que cela ne revienne pas, car dans ce cas là, il n'y aura pas grand monde pour protester. Rappel des paroles de la chanson Hexagone, de Renaud, écrite il y a plus de 35 ans maintenant :

"Ils commémorent au mois de juin

un débarquement d'Normandie,

ils pensent au brave soldat ricain

qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,

ils oublient qu'à l'abri des bombes,

les Français criaient "Vive Pétain",

qu'ils étaient bien planqués à Londres,

qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin."

A noter que je n'ai pas d'élément de comparaison pour savoir si c'est différent à l'étranger, mais j'ai de gros doutes...

samedi 8 janvier 2011

Assemblée générale de la FFMC 89

Notre association se réunira le dimanche 16 janvier 2011 à partir de 15h pour son Assemblée Générale annuelle, à la mairie de Gurgy. A l'issue de la réunion mensuelle où nous évoquerons l'actualité, le conseil d'administration sortant présentera son bilan moral et financier de l'année écoulée. Après avoir procédé à l'élection des membres du bureau pour l'année à venir, un pot de l'amitié sera servi à la fin de la réunion. Toutes les personnes intéressées peuvent y assister, et bien sûr nous rejoindre si elles se sentent concernées par la défense de la moto.

jeudi 23 décembre 2010

Nouvelle démonstration de manipulation statistique...et des esprits (bis)

Les dix stratégies de manipulation de masses (Sylvain Timsit)

Sylvain Timsit, conspirationniste invétéré mais pourtant doté de lucidité, a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité. (texte d'origine en italique, mes commentaires en caractères normaux)

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

Là, il n'y a qu'à voir le JT, dont l'ouverture se fait souvent sur des faits divers : spéléologue décédé, mineurs chiliens sauvés, couverture médiatique hallucinante de la détention d’Ingrid Bettancourt par les FARC, règlements de comptes à « OK Loréal », etc. Des sujets qui ne concernent que quelques personnes et avec lesquels pourtant on nous rebat les oreilles à longueur d'année. Et je ne parle même pas de la mort de « Paul le Poulpe » qui « prédisait les victoires » de la coupe du monde. Info essentielle ! A noter que les politiques ne sont pas en reste puisque le 1er ministre Zapatero envisageait un asile politique pour le céphalopode suite à la victoire de l’Espagne

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

Autres exemples, la conduite sans permis, le développement des pocket-bikes...

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

Exemple type : les radars automatiques : 50 radars la 1ere année, puis quelques centaines les suivantes, puis on en met sur les feux, sur les passages à niveau, puis on déplace les panneaux qui les annoncent, et un jour, on supprimera ces panneaux...L'autre possibilité, c'est la diversion. On immatricule les cyclos, puis on imposera un controle technique plus tard. Ou on invente un nouveau systeme d'immatriculation, et comme par hasard, quelques mois plus tard, sort le système L2V

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

Là, ça fonctionne pour toutes sur toutes les mesures de sécurité routière. Toujours annoncées pour 1 ou 2 ans plus tard, afin que personne ne bouge et que la mesure passe inaperçu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

On le retrouve dans des mesures telles que l'obligation de posséder un gilet fluo dans sa voiture, ou bientot rendre obligatoire le gilet airbag en moto? vous êtes trop bêtes pour vous protéger, alors on vous punit si vous ne faites pas ce qu'on vous dit''. Ça a un autre avantage, quand on parle à un adulte comme s’il avait 12 ans, il se sent forcément très intelligent de comprendre ce qu’on lui, ce qui ne serait pas le cas avec un langage technique, voire technologique ou biologique. Et s’il comprend, pourquoi est-ce qu’il irait chercher plus loin que l’argument servi.

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

Là, un bon fait divers, y'a rien de mieux. Un gamin est tué en Pocket-bike? vite, une nouvelle loi (mal ficelée si possible). Un chien mord une petite vieille? Encore une loi! Et pour relayer tout cela, de bonnes émissions à la con pleines de voyeurisme, genre zone interdite, 90' d'enquêtes, etc.

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

Peu d'explications ont entouré la mise en place du Contrôle Sanction Automatisé, afin d'eviter toute contestation et que le bon peuple se rende compte qu'on venait de faire disparaitre la présomption d'innocence et l'indépendance de la justice.autre exemple : le Code de la Route. Pour le conducteur moyen, la référence, c'est ce qu'il a appris au permis, à travers le code Rousseau alors que de leur coté, les pouvoir publics utilisent un bouquin comportant des milliers d'articles, incompréhensibles pour le commun des mortels.

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

Là, il suffit juste de regarder "Secret Story", ça se passe de tout commentaire

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

Là, on retrouve le discours culpabilisant de la sécurité routière, où on fait croire à chaque usager de la route qu'il est un criminel en puissance s'il ne respecte pas le code de la route au pied de la lettre. Ce qui permet de lui faire avaler que s'il se prend un PV, c'est qu'il le mérite. Mais comment expliquer alors qu'on verbalise 20 fois plus de conducteurs qu'il n'y a de responsables d'accidents?

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

On sait pertinemment que les usagers de la route sont incapables de concentrer leur attention très longtemps, notamment sur des itinéraires qui leur sont familiers. Une bonne occasion d'y mettre des radars automatiques. Pour faire croire au bon peuple qu'on ne cherche pas à le piéger, on les annonce à l'aide de grands panneaux, tout en sachant qu'un jour ou l'autre, l'attention se relâchera et là, jackpot...

jeudi 8 juillet 2010

Nouvelle démonstration de manipulation statistique...et des esprits

L'information a été reprise dans tous les médias : le mois de juin 2010 a vu le nombre de morts baisser de 18.6% par rapport à juin 2009. Si on ne peut que se réjouir de cette baisse, cette noble cause qu'est la sécurité routière nécessite aussi de rappeler la réalité et de dénoncer les manipulations statistiques dont ce gouvernement est devenu un spécialiste.

Cette manipulation porte sur 2 points :

1. d'une part, et ce depuis 2004, le nombre de morts officiel est celui des tués à 30 jours, afin de faciliter les comparaisons internationales et d'être plus en phase avec la réalité. Auparavant, on comptait les morts à 6 jours que l'on multipliait par un coefficient de 1.069 pour approcher la réalité. Or, comment est-il possible de nous annoncer le 7 juillet le nombre de morts du mois de juin, soit seulement 7 jours après? Tout simplement parce qu'on compare le nombre de tués provisoires en juin 2010 au nombre définitif de juin 2009 comme expliqué dans le baromètre de la DSCR : http://www.securiteroutiere.gouv.fr/IMG/pdf/grandes_donnees_cle25de5f.pdf. Donc pour être cohérent et toujours "approcher" la réalité, il faut multiplier par 1.069 ne nombre de tués de juin 2010. Dans ce cas, la baisse n'est plus de 18.6%, mais de 13.2%.

Prenons maintenant une hyptohese que d'année en année, le nombre de tués à 6 jours soit rigoureusement identique, 4000 morts par exemple, et donc 4276 morts à 30 jours. Vu que notre cher gouvernement prend l'habitude de comparer des chiffres provisoires à des chiffres définitifs, il nous annoncerait perpétuellement une baisse de 276 morts tous les ans (-6.9%) alors que le nombre de tués serait stable.

2. d'autre part, et c'est le plus grave, la comparaison a lieu avec le mois de juin 2009 qui fut catastrophique : +31.7% de morts par rapport à 2008. Donc dans l'état actuel, nous avons déjà 7.2% de morts en plus en juin 2010 par rapport à 2008, et si on passe en tués à 30 jours, on monte carrément à +12.6%. Mais chut, il ne faut pas le dire! Mettre en avant de bons chiffres permet de justifier la répression que subissent les usagers de la route. Et puis si les chiffres sont mauvais, on pourra toujours dire que le comportement des Français se relâche et qu'il faut installer de nouveaux radars. Cela permet de faire plaisir aux ayatollah de la sécurité routière (LCVR et consorts) tout en remplissant les caisses de l'État.

A noter aussi que toutes ces données sont des données dites "brutes", non corrigées des variation saisonnières. On sait en effet que lorsque le temps est "pourri" (verglas par exemple), le nombre de tués baisse, car le trafic baisse et les conducteurs sont plus prudents. Ce qu'on a pu constater cet hiver, avec des baisses spectaculaires du nombre de tués. Si l'hiver 2010-2011 s'avère plus doux, on peut donc s'attendre à une augmentation du nombre de tués.

mercredi 17 mars 2010

Ecologisme et calculs à la con

non non, le titre du billet ne fait pas référence aux accords passés entre le PS et Europe Ecologie. Juste un petit calcul bizarre auquel je me suis intéressé.

L'autre jour, en mangeant, je regardais l'emballage de mes tranches de jambon, et j'ai vu qu'il y avait une indication sur l'empreinte écologique du produit, exprimée en grammes de CO2. Pour mes 2 (fines) tranches, il était indiqué 1360 grammes de CO2. Soit l'équivalent de 10 km de déplacements d'une berline moyenne (et à peu près autant pour une moto). Une tranche de jambon équivaudrait donc à environ 5 km d'un véhicule motorisé. Je leur fais confiance, ça me servira de base pour mon calcul.

Prenons une personne normale, écologiste de son état. Madame Duflot, au hasard. Cette même personne, profitant de la liberté qu'il nous reste (pour l'instant) de vivre comme on le souhaite, a choisi d'avoir 4 enfants.

Si on imagine qu'elle les nourrit avec ce même jambon, à raison d'une tranche par jour (ils vont vite avoir la dalle), cela représente 1500 tranches de jambon, soit environ 7500 km au guidon d'une moto. Heureux hasard, c'est exactement ce que je parcours tous les ans. En pratiquant un loisir motorisé (oui, je l'avoue, je ne me sers que très peu de ma moto pour de simples déplacements), et n'ayant pas d'enfants, je ne pollue donc pas plus que les 4 gosses de Mme Duflot et leurs 1500 tranches de jambon à l'année. Donc si à cela, on ajoute leurs vêtements (même bios, faut quand même les produire), les transports pour les emmener au foot (un métro, ça consomme de l'électricité), et les heures passées à regarder à la télé leur mère nous faire la morale, on se rend compte que de nous 2, l'écolo n'est pas celle que l'on croit. Je luis fais aussi grâce de l'aller/retour au Maldives pour lequel elle a déjà donné des explications (peu convaincantes il est vrai).

Je ne nie pas le droit de chaque individu de décider combien il aura d'enfants, bien au contraire. Mais comme nous ne sommes pas plus en union soviétique qu'en Chine, je n'accepte pas que des intégristes viennent décider pour moi quel doit être mon mode de vie et m'expliquer pourquoi mon loisir n'est pas écologiquement correct. A toutes fins utiles, vous trouverez sur le site du CODEVER les positions d'Europe Ecologie (et des autres partis) quant à la pratique de la moto, que ce soit sur route, dans les chemins ou sur les circuits.

Attention, ce billet n'est en aucun cas un appel à remplacer le carburant par des tranches de jambon dans votre réservoir

samedi 20 février 2010

demonstration d'incompétence

Quand on voit des aménagements routiers qui ne prennent pas en compte les besoins des motards, nous considérons souvent cela comme du mépris, voire des préjugés (si les motards respectent les limitations, ils n'ont aucune raison de finir dans la glissière...)

Et bien au vu de ce qui s'est passé à Vancouver, où un lugeur a trouvé la mort en percutant un poteau qui bordait la piste, nous pouvons être rassurés : ce n'est "que" de l'incompétence. Car faut vraiment rien avoir dans le citron pour ne pas envisager la possibilité qu'un gars qui fait une course de luge aux JO peut dépasser la limite et sortir de la piste.

Enfin gageons que cette fois encore, on dira que c'est la faut à pas de chance, et que personne ne sera désigné responsable

mercredi 3 février 2010

La FFMC a 30 ans!

Aujourd’hui, mercredi 3 février, la FFMC fête son 30ème anniversaire.

C’est en effet les 2 et 3 février 80 que se sont tenues les premières « assises du mouvement motard » au Havre. Surtout le 3 parce que, le 2, il y avait de la route à faire...

Jean Marc MALDONADO, coordinateur autoproclamé du mouvement, a pour la première fois affiché, ce week end-là, sur une banderole, l’appellation « Fédération Française des Motards en Colère ».

Aujourd’hui est donc un grand jour !

mercredi 30 décembre 2009

Vit-on toujours en société?

Je commence à franchement me poser la question. Je suis quelque peu atterré quand j'entends aux infos le mini-scandale provoqué par le coût des secours aux spéléologues qui étaient restés coincés. D'une part, il s'avère que ceux-ci n'ont commis aucune imprudence. Mais surtout, que représentent ces 30000€ face aux millions dépensés pour libérer Ingrid Bétancourt ? Est-il nécessaire de rappeler que, contrairement à cette dernière, nos spéléos vivent et payent leurs impots en France, et que eux n'ont pas renié leur pays d'origine pour aller faire campagne dans un pays dont on sait pertinemment qu'il est dangereux ? On voit, une fois de plus, que la vie de chaque citoyen n'a pas la même valeur, et que les frais qu'on veut bien engager pour certains d'entre-eux ne peuvent pas l'être pour d'autres. Le soutien médiatico-politique pour l'ex-otage des FARC était unanime, et jamais la question de l'équité n'a été soulevée.

Quel rapport avec la moto ? Et bien tout simplement que, lorsque j'évoque le droit de chacun à disposer de sa vie comme il l'entend, on me parle du coût pour la société en cas d'accident. Oubliant au passage que moi aussi, je paye pour des services publics dont je ne bénéficierai pas. Et que pour la pratique de la moto, je paye une assurance, ce qui n'est pas le cas pour la majorité des activités ludiques.

Et plus largement, si chacun doit assumer (assurer ?) son propre risque, pourquoi vit-ont toujours en collectivité ?

dimanche 15 novembre 2009

Nouvelle démonstration de l'inutilité de la taxe carbone

Bon, je ne reviendrai pas sur l'efficacité de la taxe carbone en terme d'incitation à la baisse de la consommation, vu que cela a été très bien fait par Frédéric sur son blog.

L'autre "vertu" annoncée de cette taxe carbone, c'était d'etre "exemplaires" au niveau international avant le sommet de Copenhague, de "montrer la voie".

Or, il semblerait que ce nouveau sommet s'annonce déjà comme un fiasco (de plus). Selon un article paru sur le site du Monde, lors de la conférence Asie-Pacifique, le premier projet de résolution qui mentionnait un engagement en faveur d'une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 a disparu du communiqué final. Mieux, "les chefs d'Etat présents à Singapour - dont Barack Obama - étaient également d'accord pour estimer que le sommet de Copenhague n'aboutirait pas à un nouveau traité global contre le réchauffement climatique". Ce qui amène le conseiller spécial pour les affaires internationales de Barack Obama à conclure "qu'il serait irréaliste de croire qu'un accord international et légalement contraignant puisse être négocié entre aujourd'hui et le sommet de Copenhague, qui a lieu dans 22 jours"

Donc une fois de plus, notre bon Roi a cru qu'en plus de nous dicter à nous quel doit être notre mode de vie, il pouvait le faire au niveau international. Personne ne l'a averti que la France n'était plus une puissance dominante? N'est pas Napoléon qui veut...

Sinon, n'oubliez pas d'allez sur le site de la FFMC pour télécharger le courrier type à envoyer aux élus

mardi 3 novembre 2009

Un néophyte au supercross de paris-bercy

Ayant une nouvelle fois gagné au jeu organisé par le site lesmotards.com, en partenariat avec l'Assurance Mutuelle des Motards, je me suis rendu cette fois au POPB pour assister au supercross. En route pour Paris à vitesse réglementaire (à cause du déploiement annoncé des forces de l'ordre pour cause de statistiques mauvaises et du week-end de la Toussaint), nous n'avons aucun bouchon sur la route, même pas sur le périphérique (enfin quand même pas de quoi dépasser les 70 km/h).

Un petit tour de métro et nous voilà arrivés à Bercy. Je récupère mes tickets à l'espace VIP, un coup de téléphone au webmaster du site lesmotards.com pour lui dire où il pourra me retrouver, et nous rentrons dans l'arène.

Et là, grosse surprise. J'avais prévu des jumelles, pour voir les motos sur tout le circuit, et bien elles resteront sagement dans leur étui, c'est tout petit ! A la télé,c'est immense mais une fois sur place, ça fait environ une moitié de terrain de foot. Tant mieux, on n'en perdra pas une miette. Pas de photos non plus, car le flash de mon appareil photo n'est pas assez puissant pour transpercer la pénombre du POPB.

Par contre, revers de la médaille, on en prend plein les esgourdes! 15 motos équipées de pots Full Barouf qui roulent à quelques mètres, et dans un espace fermé, je vous laisse imaginer. Note pour la prochaine fois : penser aux bouchons antibruit, car entre les motos, la sono, et les gamins derrière nous qui soutiennent Marvin Musquin, nous finirons la soirée à moitié sourds. Le plus impressionnant,c'est quand les motos démarrent, accélération plein pot sur quelques mètres, puis un quasi-silence dans la 1ère courbe. Puis les tours s'enchainent, et les écarts se creusent très rapidement, bien plus vite que ce que j'ai l'habitude de voir en couse de vitesse.

L'autre temps fort de la soirée, ce sera la démonstration de freestyle. Je frôle la crise cardiaque à chaque backflip, quand les freestylers exécutent ce genre de figures : figures de freestyle

Petit jeu sympa, organisé par la Mutuelle des Motards : reconnaitre le son de motos, avec à la clé,pour le gagnant, un voyage pour 2 à Las Vegas pour assister à la finale du championnat US de supercross. Le gagnant sera une gagnante, avec comme question pour départager les 2 finalistes, le nombre de sociétaires de la mutuelle des motards : elle répondre 13000 (argggg) tandis que son challenger répondre 1 300 000 (le rêve !).

Bref, j'aurai passé une excellente soirée, à découvrir au moins une fois, même pour ceux qui, comme moi, ne sont pas des afficionados du moto-cross. Petit bémol, le prix quelque peu abusif. Un petit calcul rapide et j'en déduis que le supercross rapporte à son organisateur environ 2 millions d'euros par soirée...

Pour plus d"infos sur le déroulement de la soirée et les résultats :

- l'article de Motomag.com

- le Blog de Laurent

PS : il semblerait que durant le week-end, les remontées de files ont été légalisées. En effet, j'ai pu voir 2 gendarmes en moto remonter les files, alors qu'ils n'étaient pas en intervention (ni sirène ni girophare). Et comme il est impossible que les forces de l'ordre fasse quelque chose d'illégal...

jeudi 29 octobre 2009

"Radars, le Grand Mensonge"

Ce vendredi 30 octobre aura lieu la conférence de presse pour le lancement du livre de Jean-Luc Nobleaux, ""Radars, le grand mensonge", à laquelle participera la FFMC.

Pour rappel, contrairement au dogme officiel, les radars automatiques n'ont nullement eu l'effet exceptionnel tant vanté puisque depuis 2003, date de l'implantation des radars automatiques, le nombre de tués a baissé de 28%. Lors des 5 années précédentes, le nombre de tués avait baissé de 32%...

lundi 5 octobre 2009

Mes impressions au retour du SBK de Magny-Cours

Ce week-end avait lieu à Magny-Cours l'avant dernière manche du championnat superbike. Je ne vous ferai par le compte-rendu des courses, je laisse cela aux journalistes de Motomag.

Etant sociétaire à l'AMDM, j'avais eu la possibilité de réserver 4 places à un tarif privilégié (50€ pour les 3 jours, avec tribune réservée et accès paddock). Mais au final, vu que j'ai gagné 2 places sur le site lesmotards.com, ce sont les copains qui en ont profité (note pour plus tard : arrêter de gagner au jeu, certains vont finir par croire que c'est truqué).

Ma moto ayant eu quelques défaillances mécaniques récemment, et ma copine étant un peu frileuse, nous prenons la voiture le samedi matin pour nous rendre au circuit. Jusque là, rien à signaler, même pas de contrôles sur la route. Sarko aurait-il abdiqué sans qu'on me prévienne? Bref, je me rends à l'accueil média pour récupérer mes places (j'ai ma petite idée sur les critères d'embauche des hotesses d'accueil), puis je rejoins ma collègue sur le camping, à 10h15 nous sommes installés. Hasard surprenant, je suis juste à coté des copains du club Aprilia-V60. Je retrouve ma collègue dans la tribune Golf, avec ses amis. J'ai l'impression qu'il y a bien plus de monde que l'an dernier. Je fais quelques photos, mais l'appareil fait sa mise au point sur le grillage au lieu de prendre la moto derriere! On verra plus tard pour faire des photos potables.

Après le repas,nous partons faire un tour dans le village puis dans le paddock, car le dimanche, ce sera impossible. Apès être passés voir les copains de l'AMDM sur leur stand, nous allons voir les 2 stands les plus intéressants à mon goût, BMW et Aprilia, qui ont fait les choses en grand.

BMW présente la S1000RR en version route :

en version endurance :

en version superbike :

Sur le stand Aprilia, pas de moto dans leur configuration compet', mais toute la gamme est présente, de la 50 rs à la rsv 4 factory toute équipée :

et la toute nouvelle RSV R :

Une fois arrivés aux paddocks, nous tombons sur Cal Crutchlow, en tête du 600 supersport

Ensuite nous essayons de prendre des photos du box du GMT94. Mais de l'extérieur, difficile de voir quelque chose. Alors un technicien du team nous invite à rentrer dans le box en utilisant un petit couloir prévu à cet effet. Et là, derrière le plexi, l'équipe s'affaire :

Prévoir un accès comme cela pour les fans, y'a pas à dire, le GMT94, ce n'est vraiment pas un team comme les autres. Ils se sont bien trouvés avec l'AMDM!

Mais vu que la catégorie superbike est en essais qualifs, nous rejoignons la tribune réservée par l'AMDM (la B, en début de voie des stands, face à la chicane). L'emplacement est idéal pour faire des photos. A noter qu'il était aussi possible d'accéder à cette tribune en achetant un billet VIP Aprilia, moyennant supplément.

Je repasse ensuite un petit coup par le stand de l'AMDM, où l'une des salariés m'informe qu'une soirée dédicace est organisée avec le GMT94 à 18h15. Nous retrournons donc dans les paddocks, où je ferai signer 3 dédicaces par David Checa, adorable, sous l'oeil de Christophe Guyot, qui insisiste pour que tout le monde partage la photo de groupe.

Le soir, nous retrouvons tous les copains pour un repas de groupe, comme c'est habituel sur les circuits. La fatigue commençant à se faire sentir (enfin moins que pour certains, dans un état lamentable), nous rejoignons notre tente.

Le lendemain, la journée commence par les warm-up des superstock 1000, 600 supersport et wsbk. Ils sont déja chaud bouillant. Personne ne leur a dit que la course, c'est plus tard?

La catégorie 1000 superstock verra la victoire de Maxime Berger, sous les cris de ma collègue, fan inconditionnelle. Une marseillaise en course moto, ce n'est pas si courant.

La catégorie supersport me donnera l'occasion de décerner un carton rouge aux commissaires de piste. Je veux bien qu'ils soient bénévoles, mais là, y'a quand même de sacrés problèmes de réactivité, et donc de sécurité. Au virage du château d'eau, 2 motos sortent de piste. Les pilotes à peine remontés sur leurs motos, 2 autres sortent de la piste, exactement au même endroit. 5 secondes plus tard, une nouvelle moto sort, toujours dans la même courbe. Là, les commissaires comprendront enfin qu'il y a un problème, et sortiront le drapeau rouge. Après de longues secondes...

Idem en catégorie wsbk où l'un des pilotes restera longuement au sol au dégagement de l'épingle d'Adélaïde avant que les commissaires n'arrivent pour lui porter secours.

Déjà en championnat de France superbike, les commissaires avaient été longs à la détente lorsqu'une moto avait pris feu lors d'une chute, où à la sortie d'Adélaïde, lorsqu'une moto était restée en travers de la piste.

Bref, le soir, je retrouverai les copains qui avaient bénéficié de mes places AMDM. Ils sont contents, en se garant sur le parking reservé, ils sont repartis chacun avec un tour de cou. Sympa.

Sur le retour, gros bordel sur la route, forcément, avec 81 000 personnes qui ont assisté à la course. Et là, les bleus sont sur le pied de guerre. Pour le meilleur au début, afin de guider le flot de circulation. Et pour le pire, en faisant des contrôles radar sur la route du retour. Je resterai donc sagement derrière une voiture qui n'avance pas, afin de ne pas me faire piéger.

J'aurai donc passé un excellent week-end, mais je considère tout de même qu'à 85€ l'entrée pour 3 jours+ le pass paddock,ça fleure bon l'escroquerie. Heureusement qu'on arrive à se débrouiller pour diminuer la note. En comparaison, les 15€ pour assister au championnat de France sbk avec ses 10 courses est une bien meilleure affaire

Pour voir le reste de mes photos : diaporama

-*Voir aussi le bilan du Relais Calmos

lundi 24 août 2009

Week-end en amoureux en Normandie

Ma douce et tendre n'ayant pas pu prendre de vacances, et moi arrivant au terme de mes 3 semaines de vacances forcées (merci la crise), nous décidons mardi dernier d'aller au bord de la mer pour le week-end.

Vu que nous n'avons guère envie de dépenser des milles et des cents, et que nous voulons passer le maximum de temps possible sur place, nous visons donc la normandie, mer la plus proche et la plus facilement accessible. Il y a bien la Vendée, à peu près à même distance à vol d'oiseau. Sauf que les autoroutes en France ont une fâcheuse tendance à toujours passer par Paris, ce qui ne raccourcit pas dans ce cas.

Bref, nous visons plus particulièrement le secteur de Deauville, bien desservi par l'A13. Les hôtels économiques sur place étant déja pris d'assaut, nous tentons notre chance auprès des chambres d'hôte, sans plus de succès.

Je me décide donc pour le camping. 1er appel, 1er échec, camping complet. 2ème camping, celui de Deauville. La personne au téléphone me répond que pour une tente, ça doit être jouable, mais qu'ils ne prennent pas de réservations. Bref, 1er arrivé, 1er servi. Et vu que nous ne pourrons arriver avant 21h le vendredi soir, ça sent le plan foireux . Le 3ème camping sera le bon : le camping du stade à Pont L'Evêque.. Le gars est aimable, et 22€ pour 2 nuits à 2, c'est imbattable. Je réserve donc. Ce sera la première fois en camping pour ma chérie.

Le jour J arrive enfin : la voiture est chargée à l'arrache, je passe chercher ma dulcinée à son boulot et zou, direction Paris. Le contournement de la capitale se fait sans trop de soucis. Même pas une erreur lors des jonctions. Il en sera de même jusqu'à notre destination. Une fois sur place, nous installons rapidement la tente et nous reprenons la voiture pour aller voir la mer. Ca tombe bien, le camping est sur la bonne route.

Nous visons Villers sur Mer, qui, selon son camping, dispose d'une plage de sable fin. Nous voilà donc partis sur une route, qui aurait été idéale si nous avions été en moto, car un peu étroite. Mais sinueuse à souhait, et revétue d'un enrobé irréprochable, comme la plupart des routes sur lesquelles nous circulerons durant le week-end. Même les glissières sont doublées. Il faut juste se méfier la nuit, à cause du relief de la route qui provoque de nombreux "trous noirs". Attention quand on arrive près des plages, les passages piétons ne sont plus symbolisés que par des zones pavées. Ca doit être sympa quand il pleut...

Arrivés sur place, nous allons directement à la plage mettre un peu les pieds dans l'eau. Puis nous remontons la rue qui longe la plage pour nous rapprocher du centre-ville, en admirant les belles maisons à colombages. A un moment, des bornes lumineuses nous signalent que nous franchissons le méridien de Greenwich. A noter le parking, payant uniquement en juillet et aout. Touristes, vous voilà prévenus, on va vous plumer!

Un DJ est présent sur une scène. Ca me fait toujours sourire ce besoin qu'ils ont de se mettre en avant, seuls devant leurs platines. Nous écoutons quelques minutes puis nous rentrons au camping.

Le lendemain matin, nous irons nous promener dans Pont L'Evêque, et assisterons à la foire aux animaux gras, mettant en valeur essentiellement la vache normande et le percheron. Nous mangerons sur place. Puis nous reprenons la route pour Villers sur mer. Nous découvrons la route sous un nouvel angle. J'arrive dans la série de virages limitée à 70, et même de jour, je n'arrive pas à les prendre à plus de 60. Celui qui a déterminé la limitation de vitesse a du le faire avec une subaru et en faisant couper la circulation.

Après un après-midi à la plage, nous décidons de passer la soirée à Deauville. Nous peinons à trouver une place, et ma R19 fait un peu tâche dans l'environnement où il y a peu de voitures françaises. Une fois garés, nous cherchons un restaurant sur place. Abordable. Et là, ce n'est pas gagné. Après avoir pas mal arpenté les rues, nous trouvons un restaurant avec un menu à 27€. Nous y entrons,c'est quasi-désert. Mais le restaurant se remplira au fur et à mesure. Et cela nous mènera à notre principale activité pendant le repas : commenter les manières des bourgeois qui nous entourent. Ca fait bizarre de voir quelqu'un avec un langage chatié parler avec la bouche pleine.

Une fois le repas terminé, nous cherchons la plage. Et là, je constate que ce n'est pas la crise pour tout le monde. En 2 heures, je compterai une douzaine de Porsches, à peu près la moitié de Ferrari (d'où l'intérêt de l'enrobé nickel), 3 ou 4 Maserati, autant de Jaguar, une Aston Martin, 2 Lexus, une corvette, une AC Cobra... Et je passe les berlines allemandes haut de gamme, d'une banalité déconcertante là-bas. Nous passons devant l'hôtel Royal Barrière, à 255€ la chambre la moins chère en basse saison, pour monter à 5000€ la suite royale lors du festival. Ici, même les mendiants sont bien habillés. Mieux que moi. Ca doit etre les smicards locaux. Il y a au moins une chose qui ne change pas, c'est que les motos sportives sont aussi équipées de pots "full barouf" à Deauville. L'essentiel est préservé.

Le lendemain, nous plions la tente et prenons la direction de Honfleur. Une fois sur place, nous bénéficions d'une magnifique vue sur le port du Havre (beurk), avec de temps en temps un cargo de la CMA-CGM, et du limon ramené par la Seine. Nous décidons donc de faire demi tour pour aller à Villerville. Nous avons toujours la vue sur le port du Havre, mais au moins, l'eau ne ressemble pas à celle d'une station d'épuration.

Le midi, nous irons manger une crêpe dans la ville. A noter que cette crêperie et le restaurant sur le bord de plage ne prennent pas la carte bancaire, étrange...

Après une nouvelle après-midi à la plage, nous commençons le retour en nous arrêtant à Honfleur pour le repas. Un peu moins cher qu'à Deauville tout de même, à menu égal.

Puis vient le retour à proprement parler. Nous partons de Honfleur à 22h30, et l'autoroute est encore bien chargée. Et vu le nombre de franciliens, j'en déduis que çà va être ainsi tout le long jusqu'à Paris. Je me cale gentillement sur la voie de droite à 120, en essayant autant que possible de respecter les distances de sécurité. Bien utile vu les coups de frein à répétition des autres véhicules. Ils doivent avoir des actions chez Carbone Lorraine, pas moi. Il y a aussi une nouvelle mode : au moindre ralentissement, tout le monde allume ses feux de détresse. C'est super pratique pour faire la différence entre un vrai danger et une petite variation d'allure! Surtout quand en même temps, ils changent de voie. Faudra leur expliquer que les clignotants ne marchent pas quand il y a les feux de détresse. Y'a pas à dire, j'apprécie toujours autant la conduite parisienne... Ah, les voir zigzaguer entre les files, des fois ça passe tellement juste, on dirait la patrouille de France. C'est là que je me dis que les chiffres de la sécurité routière sont forcément bidons : c'est pas possible qu'en conduisant comme ça, il n'y ait que 4500 morts par an.

J'ai aussi une pensée pour les copains de la FFMC 78 lorsque j'arrive au nord d'Epône. Une zone de régulation de vitesse est en cours d'expérimentation. Il faudra dire au concessionnaire de l'autoroute que les paramètres doivent être mauvais. Car pour rouler à 130 avec le trafic qu'il y avait, il m'aurait fallu un char Leclerc. Ou une escorte de la gendarmerie.

Une fois passé Paris, ça se passe beaucoup mieux. Etrangement, nous ne prenons pas la même route au retour qu'à l'aller. Alors qu'à aller, j'avais pris l'A86 pour passer de l'A6 à l'A13, au retour, je me retrouve sur la Francilienne. Enfin bon, si ça marche, c'est l'essentiel. Nous arriverons à la maison vers 2h du matin. Les yeux vont un peu coller au réveil.

A l'issu de ce week-end, le bilan est donc positif : pas de pv, pas d'accident, j'ai jamais payé le stationnement et ce fut dépaysant. Je compte bien y retourner à l'occasion. Mais hors saison si possible.

jeudi 9 juillet 2009

Sortie championnat de France SBK

La Fédération des Motards en Colère 89 propose une sortie à Magny-Cours le dimanche 19 juillet pour assister au championnat de France SBK.

Au programme : 1 course 125, 1 course du trophée Pirelli Junior, 2 courses de top-twin, 2 courses supersport, 2 courses superbike et 2 couses de side-car. Et le midi, séance de dédidaces et visite des stands. L’entrée est à 15€ et le rendez-vous est fixé au garage Opel route de Vallan à Auxerre, à 7h00 avec le plein de carburant.

Alors soyons nombreux à aller soutenir le Sénonais Axel Maurin, actuellement 13eme du championnat Supersport et auteur d’une belle 9eme place lors de la 2eme course à Lédenon. Pour plus d’infos sur Axel : http://www.axelmaurin.com/ et pour le championnat de France sbk : http://www.fsbk.fr/

dimanche 3 mai 2009

De la politesse à la sécurité routière

Hier soir, du fond de mon lit, je regardais l'émission de France 2 "on n'est pas couché", présenté par Ruquier (visible à partir de lundi ici). Vers la fin de l'émission, Nadine De Rotschild vient présenter son nouveau livre : "Réussir l'éducation de nos enfants". Après quelques extraits assez "cuculs" cités par Laurent Ruquier, c'est au tour du (très) critique Eric Naulleau de dérouler son analyse du livre. Et là, le jugement est clair : si on ne peut qu'adhérer aux valeurs promues (respect, politesse, honneteté, etc), la façon dont sont dispensés ces conseils donne immanquablement envie de faire le contraire. Et certains conseils sont complètement deconnectés de la vie moderne.

Immédiatement, cela m'a fait penser à certaines associations ou institutions menant des actions de prévention des risques routiers auprès des jeunes, en ne tenant pas compte de l'importance à donner à la forme en ne privilégiant que le fond :

- cette association de victimes, qui intervient avec une voiture tonneau, pour faire prendre conscience de l'utilité de la ceinture. Malheureusement, c'est souvent pris comme un tour de manège. Et les sommes engagées sont énormes alors que 97% des automobilistes mettent leur ceinture. Quel besoin de mettre en place une action pour faire comprendre ce que tout le monde sait déjà?

- ou cette autre, composée à 80% d'anciens policiers et gendarmes, n'ayant aucune notion de pédagogie et qui assènent un discours moralisateur au possible. En s'appuyant notamment sur des témoignages de victimes. Alors que l'on sait pertinemment que les accidents, cela n'arrive qu'aux autres

- ou encore certains représentants des forces de l'ordre (encore en activité eux) pour qui éducation rime forcément avec verbalisation. Tout en agitant le carnet à souche sous les yeux des élèves, blasés.

C'est pour cela que le mouvement FFMC (AFDM, AMDM, FFMC, Editions de la FFMC et FFMC Loisirs) s'est impliqué dans la sensibilisation des plus jeunes grâce à la commission ERJ2RM (Education de la Jeunesse au 2 Roues Motorisé) afin que nos recommandation en matière de sécurité routière ne soient plus seulement entendues, mais intégrées et appliquées par les plus jeunes. Pour que la sécurité routière ne soit pas, comme le livre de Nadine De Rotschild, une leçon de morale rendant le sujet abordé rébarbatif et donc sans aucun effet sur les comportements

lundi 27 avril 2009

Stage de récupération de points, le bilan

Bon,et bien voilà, c'est fait, j'ai participé à mon 1er (mais surement pas dernier) stage de récupération de points. Pour être honnête, je m'attendais à pire, genre grosses leçons de morale et culpabilisation des stagiaires, il n'en fut rien. Le stage dure 2 jours. Sur la 1ere demi-journée, chaque stagaire expliquait sa situation : solde de points, infractions l'ayant mené là, leur vision de la route, etc. Des profils très différents : un ex-préfet, qui commet des petits excès de vitesse à répetition, d'autres qui se sont fait attraper avec de l'alcool dans le sang (dont un à la suite d'un accident), une femme qui a pris un PV pour un stop, à qui les gendarmes ont fait croire qu'elle devait marquer le stop 5 secondes (le privilège de l'uniforme). Et moi, avec 2 excès de vitesse, et un dépassement par la droite. L'après midi, petite explication sur les ficelles du permis à points, comment "gérer son capital", etc. Lendemain matin, présentation des statistiques de la sécurité routière. Là, évidemment, quand on a abordé les statistiques des 2RM, je n'ai pas pu me retenir pour rappeler la réalité : plus de morts en 2 roues, car usagers fragiles, mais statistiques des assureurs qui nous sont favorables. Bizarrement, nous avons rapidement changé de sujet. Sur les statistiques générales, c'est mon voisin qui devient le chieur de service : les comparaisons internationales ne sont pas rapportées au trafic. Donc difficile de comparer ce qui n'est pas comparable.

2eme matinée, j'ai retrouvé une partie de la formation ERJ2RM : problèmes de perception, analyse de l'environnement, tache aveugle,etc. Et enfin, pour finir, quelques vidéos de crash-tests, d'accidents, et des témoignages de victimes.

Au final, malgré une certaine pédagogie des 2 intervenants (un psychologue et un moniteur d'auto-école), je ne vois pas trop ce que ce stage m'a apporté : je ne comprends toujours pas en quoi je suis un danger public quand je roule à 110 sur une nationale déserte sans intersections. Je ne vois pas non plus comment je pourrais supporter de rester derrière quelqu'un qui squatte la file de gauche pendant plusieurs kilometres. Par contre, à 245€ le stage et 14 stagiaires, j'ai bien compris l'intérêt du permis à points pour les sociétés (ou certaines associations peu scrupuleuses) organisant les stages

mercredi 15 avril 2009

Répression routière : 30 000 chômeurs de plus

Dans un article sur son site web, le magazine Marianne affirme que 30 000 personnes auraient perdu leur emploi suite à un solde de points sur leur permis arrivé à zero. Et ce n'est sûrement pas près de s'arranger avec l'apparition des radars intégrés dans les feux, comem on peut le lire dans cette dépêche de Motomag. Encore une couche de répression alors que le nombre de points retirés (et les amendes récoltées) commençait à baisser. Ceci explique peut-être cela.

D'ailleurs, si cela eut paraitre contradictoire, une info mérite d'être soulignée : si le nombre de points retiré est en baisse, le nombre de permis invalidés continue à augmenter. La cause parait peut-etre évidente à n'importe quel conducteur, mais ça semble moins évident à ceux qui nous gouvernent : notre capital initial de 12 points a joué un effet de tampon. Durant les premières années de mise en application du CSA (controle sanction automatisé, rien que le nom me fait peur), il a rogné petit à petit notre capital points (faut se donner du mal pour tout perdre en 2 ou 3 ans). Et maintenant arrive l'heure de l'addition : 100 000 personnes perdent leur permis (ce qui représente envrion 1 permis sur 7 délivrés, soit 15%). Et sur ces 100 000, 30 000 perdent leur emploi, et surement autant continuent à rouler sans permis, avec les conséquences que cela peut avoir.

Sur ce, faut que j'aille m'inscrire sur un stage de rachat de points, pardon, se sensibilisation. Car je suis un grand criminel, je fais des exces de vitesse sur des nationales desertes et je double par la droite des voitures qui roulent en permanence sur la voie de gauche.

mardi 24 mars 2009

Omerta dans les médias

Ce week-end, 25000 motards sont descendus dans la rue pour fêter la reculade de la DSCR sur la procédure VE. Si l'info a relativement bien été relayée par la presse locale, pas un mot dans les grands médias nationaux. Rassurons-nous (ou inquiétons nous), ce n'est pas propre à la mobilisation des motards. Amusez-vous à l'occasion du prochain JT, répertoriez les sujets abordés. il n'est pas rare que les 2 ou 3 premiers sujets soient des faits divers. Ce week-end, l'attention des journalistes était focalisée sur l'enlevement (ou la recupération, question de point de vue) d'une petite fille par sa mère russe. En quoi ce fait divers, qui ne concerne que la famille de la petite fille et ses proches, mérite une telle attention? Ce n'est pas un phénomene de société,puisque selon les chiffres avancés par les médias, cela représente une trentaine de cas par an. A contrario, selon les experts automobiles, la procédure aurait concerné environ 350 000 véhicules. Une paille...

Mais bon, pas de coupe du monde de foot cette année, le tour de France n'est pas pour tout de suite, ni les jeux olympiques. Donc pas grand chose à mettre en avant pour faire passer des lois en douce. Heureusement, il y aura toujours des faits divers.

PS : dans son bilan des manifestations, la FFMC tire sensiblement lles mêmes conclusions que quant à la couverture médiatique. Comme quoi nous sommes vraiment en osmose : Bilan FFMC

mercredi 18 février 2009

Big Brother is watching you

C'est un sujet qui me préocuppe pas mal, dans une société obsédée par la sécurité : la surveillance généralisée. Mais comme il ne sert à rien de réinventer sans arret la roue (dont nous pouvons constater l'efficacité sur nos motos), je renvoie directement au blog de bugbrother, qui est un bien plus pointu que moi sur le sujet.

A noter que la FFMC s'est toujours élevée (avec ses maigres moyens) contre cette surveillance généralisée : Dès le début, elle s'est opposée au CSA (Controle Sanction Automatisé), non pas parce qu'elle était contre les limitations de vitesse, mais parce qu'elle estimait que les libertés individuelles étaient gravement remises en cause : surveillance généralisée, présomption d'innocence bafouée, difficultés pour les citoyens de contester l'infraction devant un juge, etc. Voir par exemple cet article de la FFMC 89

Elle s'est aussi opposée au fichage génétique, initialement reservé aux délinquants sexuels et petit à petit étendu aux simples suspects dans des affaires plus communes, et notamment les militants associatifs (tout comme EDVIGE)

Mais maintenant, je me demande si nous ne sommes pas dans "l'apres big brother". Dans les medias, et meme dans les palais de justice, nombreux sont ceux qui sont condamnés avant meme d'etre jugés : Jerome Kerviel, Yvan Colonna, Julien Coupat. Sans m'avancer sur le fait de savoir s'ils sont coupables ou non, j'ai comme le sentiment que le 1er a servi de bouc-émissaire, puisque livré en pature à la presse, les 2 autres étant présentés par la police comme coupables avant meme d'etre jugés, alors que les preuves dans leurs dossiers semblent un peu floue. Passons.

Donc un tel contexte, puisque les caméras n'empèchent pas les délits d'avoir lieu (voir mon billet précédent sur le sujet), elles ne peuvent servir qu'à identifier les coupables. Or, vu que l'on se dirige de plus en plus vers une société où ce sera au suspect de prouver son innocence, elles ne sont pas d'une grande utilité. Et puis après tout, dans le "pire des cas" où le suspect serait innocent, le temps que son innocence soit prouvée, l'agitation politico-médiatique sera retombée, et il sera remis en liberté dans l'indifférence générale

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