Les dix stratégies de manipulation de masses (Sylvain Timsit)
Sylvain Timsit, conspirationniste invétéré mais pourtant doté de lucidité, a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité. (texte d'origine en italique, mes commentaires en caractères normaux)
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
Là, il n'y a qu'à voir le JT, dont l'ouverture se fait souvent sur des faits divers : spéléologue décédé, mineurs chiliens sauvés, couverture médiatique hallucinante de la détention d’Ingrid Bettancourt par les FARC, règlements de comptes à « OK Loréal », etc. Des sujets qui ne concernent que quelques personnes et avec lesquels pourtant on nous rebat les oreilles à longueur d'année. Et je ne parle même pas de la mort de « Paul le Poulpe » qui « prédisait les victoires » de la coupe du monde. Info essentielle ! A noter que les politiques ne sont pas en reste puisque le 1er ministre Zapatero envisageait un asile politique pour le céphalopode suite à la victoire de l’Espagne
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
Autres exemples, la conduite sans permis, le développement des pocket-bikes...
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
Exemple type : les radars automatiques : 50 radars la 1ere année, puis quelques centaines les suivantes, puis on en met sur les feux, sur les passages à niveau, puis on déplace les panneaux qui les annoncent, et un jour, on supprimera ces panneaux...L'autre possibilité, c'est la diversion. On immatricule les cyclos, puis on imposera un controle technique plus tard. Ou on invente un nouveau systeme d'immatriculation, et comme par hasard, quelques mois plus tard, sort le système L2V
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
Là, ça fonctionne pour toutes sur toutes les mesures de sécurité routière. Toujours annoncées pour 1 ou 2 ans plus tard, afin que personne ne bouge et que la mesure passe inaperçu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
On le retrouve dans des mesures telles que l'obligation de posséder un gilet fluo dans sa voiture, ou bientot rendre obligatoire le gilet airbag en moto? vous êtes trop bêtes pour vous protéger, alors on vous punit si vous ne faites pas ce qu'on vous dit''. Ça a un autre avantage, quand on parle à un adulte comme s’il avait 12 ans, il se sent forcément très intelligent de comprendre ce qu’on lui, ce qui ne serait pas le cas avec un langage technique, voire technologique ou biologique. Et s’il comprend, pourquoi est-ce qu’il irait chercher plus loin que l’argument servi.
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
Là, un bon fait divers, y'a rien de mieux. Un gamin est tué en Pocket-bike? vite, une nouvelle loi (mal ficelée si possible). Un chien mord une petite vieille? Encore une loi! Et pour relayer tout cela, de bonnes émissions à la con pleines de voyeurisme, genre zone interdite, 90' d'enquêtes, etc.
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
Peu d'explications ont entouré la mise en place du Contrôle Sanction Automatisé, afin d'eviter toute contestation et que le bon peuple se rende compte qu'on venait de faire disparaitre la présomption d'innocence et l'indépendance de la justice.autre exemple : le Code de la Route. Pour le conducteur moyen, la référence, c'est ce qu'il a appris au permis, à travers le code Rousseau alors que de leur coté, les pouvoir publics utilisent un bouquin comportant des milliers d'articles, incompréhensibles pour le commun des mortels.
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
Là, il suffit juste de regarder "Secret Story", ça se passe de tout commentaire
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
Là, on retrouve le discours culpabilisant de la sécurité routière, où on fait croire à chaque usager de la route qu'il est un criminel en puissance s'il ne respecte pas le code de la route au pied de la lettre. Ce qui permet de lui faire avaler que s'il se prend un PV, c'est qu'il le mérite. Mais comment expliquer alors qu'on verbalise 20 fois plus de conducteurs qu'il n'y a de responsables d'accidents?
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
On sait pertinemment que les usagers de la route sont incapables de concentrer leur attention très longtemps, notamment sur des itinéraires qui leur sont familiers. Une bonne occasion d'y mettre des radars automatiques. Pour faire croire au bon peuple qu'on ne cherche pas à le piéger, on les annonce à l'aide de grands panneaux, tout en sachant qu'un jour ou l'autre, l'attention se relâchera et là, jackpot...