Le vainqueur officieux de ces ISDE, c'est lui. Même s'il a profité de l'improbable incident mécanique survenu à Juha Salminen (câble d'accélérateur cassé dans l'ultime spéciale), l'Espagnol Ivan Cervantes avait sorti l'attaque des grands jours. Il méritait bien ce petit coup de pouce du destin...
Retenez bien ce nom : Ricky Dietrich. Un jeune Américain au pilotage toxique, qui place sa 250 Kawasaki à la seconde place du classement scratch. Si la délégation étasunienne manquait d'homogénéité, elle comptait dans ses rangs quelques pilotes sacrément performants... dont Kurt Caselli, qui a lui fini à l'hôpital avec une mâchoire abîmée et un bon "pet au casque" !
Sébastien Guillaume a tenu à merveille son rôle de capitaine de l'Équipe de France Trophée. Mieux, il est désormais le seul enduriste hexagonal a avoir remporté deux fois les ISDE !
Le titre provocateur du premier article de ce blog "La revanche des seconds couteaux ?" (le point d'interrogation avait toute son importance) a nourri la polémique sur l'Internet. Il n'empêche. Sans la défection de trois de nos meilleurs pilotes du moment, l'équipe n'aurait pas été celle-ci. Quant à savoir si elle aurait connu le même succès, une seule vérité s'impose : tous les compétiteurs qui ont su saisir l'opportunité qui leur était offerte de participer à ces ISDE étaient sur-motivés. Et ils ont prouvé, si besoin était, que le niveau général des pilotes français est excellent !
Sur les 5 à 6 spéciales chronométrées courues chaque jour, deux l'étaient sur le terrain de cross de Serres. L'un des rares défauts d'une épreuve par ailleurs très bien organisée par les Grecs.
La véritable vedette de ces ISDE c'était elle : la poussière. De là à dire qu'elle était à l'origine de toutes les sorties de piste...
En matière de sortie de piste, voilà justement un Américain qui a fait très fort. Couper les deux côtés dans une même spéciale, ça sent le mauvais repère de freinage !
Poussière toujours. Chacun y luttait à sa façon, y compris les mécaniciens de l'assistance.
Les Six Jours, ça use, ça use... Il n'y a qu'à compter le nombre de bleus et autres contusions que porte Christophe Nambotin au soir de la 5e journée pour s'en convaincre. Vivement demain.
Le médecin des Équipes de France, Dominique Savelli (à droite), a suggéré à ses poulains une méthode déjà employée par les rugbymans : le bain de glace après l'effort. Faute de baignoire, on s'est contenté d'une poubelle. 30 secondes dedans, 30 secondes dehors, trois fois de suite. Effet décongestionnant et anti-inflammatoire garanti !
Tension maximale au moment du cross final, où même les pilotes vont encourager leurs pairs. L'Équipe de France Trophée mène depuis le début des ISDE, mais tout reste encore possible.
Ultime manche du cross-test final, celle des E1. À trop vouloir en faire, l'Italien Simone Albergoni chute et reste quelques minutes KO. Les Français remportent ces ISDE avec moins de 54 secondes d'avance sur un total de plus de 14 h et 50 mn de spéciales chronométrées !
Plutôt que de vous montrez la traditionnelle remise des prix (donnée au bord d'une piscine : mauvaise idée...), voilà plutôt ce qui s'est passé après. Les Français sont tous passés à la baille... avant d'y envoyer leurs proches et ceux qui traînaient dans les parages !








































