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Le blog de Guillaume Chocteau

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Militant FFMC, béhèmiste depuis toujours, militant, militant, militant... Pourquoi la moto serait elle en dehors de toute autre question sociétale telle que l'environnement, l'individualisme, le développement durable, la responsabilité individuelle et collective, le milieu associatif, l'économie sociale, ...? Bin non, ici, elle ne le sera pas !

jeudi 28 mai 2015

La FFMC a besoin d’animer et former des cadres bénévoles...

Il est rare que je parle de la FFMC ici. Pour plusieurs raisons d'ailleurs : je n'y suis qu'un militant de base, je n'y ai plus de responsabilité, et surtout, je ne voudrais pas que mes propos soient compris comme une entrave quelconque à la ligne du bureau national Ce qui n'est bien entendu pas le cas ! Mais ce sujet, je l'ai éclusé avec tant de personnes dans le mouvement et ailleurs, que j'ai l'impression que tout le monde sait ce que je pense...

Et d'ailleurs, ce constat n'est pas propre à ce mouvement, mais à beaucoup de réseaux associatifs, syndicaux et politiques. Tout comme il y a une gestion des ressources humaines (salariées), il faut une gestion des ressources humaines bénévoles. Aie... Culturellement, cela vient heurter nos principes d'égalité entre les individus, de démocratie directe et de "génération spontanée" si chère à nos piliers trotskystes... Bah nan, cela ne marche pas comme cela...

Et cette idée, elle me trotte depuis plusieurs années, y compris quand j'avais les doigts directement dedans au quotidien. Comme quoi, je suis constant... Et tellement constant, que cette réflexion, je l'ai eu il y a plus de 10 ans, à une table de pizzeria, après un BN... La discussion avait lieu sur une question lancée par l'un des membres : "si la FFMC était sollicitée pour gérer la sécurité routière des 2 roues par le Ministère des transports, selon les idées et mesures de la FFMC, accepterions nous ?". La question était intéressante et mérite d'être régulièrement posée. De fil en aiguille de la conversation, qui, forcément, a été animée, argumentée et passionnée (Pouvons nous faire autrement ?), j'ai avancé la réflexion durant l'échange d'un soucis de formation politique des responsables.

Je ne pense pas que nous ayons besoin d'une formation technique à ce que mange le CERTU le matin, l'ADEME au goûter... Mais savoir ce que pense un élu de la République, connaître les influenceurs de la sécurité routière, l'histoire de la FFMC, comment dire sans dire tout en disant, ... Ce n'est pas tant de savoir comment parler à la radio que savoir ce qu'on doit dire et comment le dire pour ne pas être interprété, savoir comment évolue les relations de pouvoir au sein de la République, la stratégie, la tactique, ...

Car le technique, on peut aller le chercher sur des livres, des sites internet et il n'y a rien de plus simple à savoir que 2+2=4. Par contre, où trouver le 2 et le 2 pour faire 4, c'est beaucoup plus compliqué. Et savoir à quoi va servir le 4 l'est encore plus. Lors de notre AGO samedi dernier, il y a eu un début de discussion sur la proposition de Japa sur la transformation des sociétaires (Volontaires, informés, ...) de la Mutuelle en adhérents FFMC. Débat lancé il y a plus d'un an... Et qui ne trouve pas beaucoup de retombées dans les antennes réunies en assemblée. Ah, pour savoir à qui va aller la queue de cerise ou le bout de carton... Pourtant, la proposition est fondamentalement politique : veut on ou ne veut on pas devenir une organisation de masse, pouvant accueillir plusieurs dizaines de milliers de 2 et 3 roues à moteurs (Electriques ou pas) dans ses rangs. Et pour quoi faire ? Et pour les emmener où ? Et pour les brandir devant quels yeux politiques ? Avec quelle stratégie ? Quels éléments d'évaluation ? Et si on veut, qu'est ce que cela peut entraîner politiquement en interne ? En externe ? Après seulement, on se posera la question ras-des-pâquerettes de savoir qui envoie la carte et qui reçoit la cerise ! Se poser des questions sur le technique est si simple et facile, cela évite de réfléchir au delà de son propre nombril, de confronter son point de vue avec des arguments avec d'autres copains et de se projeter à quelques années ! C'est rester sur ce qu'on connaît (un peu) et maîtrise (un peu). C'est se rattacher à des éléments qu'on peut presque toucher.

Revenons sur l'animation des bénévoles...

Avant de continuer, il faut préciser que je m'appuie sur trois idées qui me sont chères dans la vie : l'évolutionnisme, le respect des motivations d'engagement et le don/contre don dans le bénévolat.

Premier élément, je DETESTE l'anthropologie évolutionniste.

L’évolutionnisme, en anthropologie, est un courant théorique qui présuppose l'existence de lois immanentes à l'œuvre dans l'histoire humaine.<br> ../.. Pour les anthropologues de cette époque, l'espèce humaine ne fait qu'une, et donc, chaque société suit la même évolution de l'état de « primitif » jusqu'au modèle de la civilisation occidentale.

Cela conduit à penser les sociétés humaines selon l'image de l'étagère. On pose des sociétés sur des étagères et selon qu'elles sont en haut (par exemple), cela induit qu'elles sont plus évoluées que celles en bas. Penser le monde selon cette réflexion conduit à penser qu'une ligne induit l'évolution des sociétés : on est primitif, puis barbare, puis civilisée, puis moderne.

Ensuite, je suis pour le respect (et donc l'analyse) des motivations d'engagement. Il est illusoire de penser que chaque individu au sein d'un collectif bénévole, même militant, s'investit pour les mêmes raisons que son voisin. Le penser, c'est bien, le dire, c'est mieux. Certains iront pour la couleur du papier peint, d'autres pour faire carrière, et d'autres encore pour qu'on les (re)connaisse. C'est humain. Et il faut apprendre à déceler les motivations de chacun à s'investir. Et les respecter ! Il est du rôle des responsables élus de penser cette motivation et de la respecter. Pousser quelqu'un à s'investir au dessus de ce qu'il souhaite, c'est irrémédiablement en faire quelqu'un en souffrance ou de détestable à moyen terme.

Enfin, penser ce qu'il peut retirer de son investissement n'est pas trahir la cause pour laquelle je m'investis. Penser retour induit qu'il y ait eu un aller ! Il faut donc penser au contre don que le bénévole aura reçu en contre partie de son don (de temps, d'argent, de matériel, ...). Non, être bénévole n'est jamais sans retour pour l'individu s'engageant, mais cela prend d'autres formes qu'un salaire. On peut penser formation, apprentissage de techniques, mais il ne faut pas oublier la reconnaissance. Oublier la reconnaissance du geste, c'est ouvrir la porte à la souffrance de l'individu (Comme dans le travail !) et à terme, sa colère...

Ceci étant posé, voici ce que j'avais exposé à mes camarades beuneu de l'époque : Nous avions 5000 adhérents, on pouvait compter 300 militants dans les antennes (les membres des bureaux de 60 antennes de l'époque), de là, on pouvait compter environ 20 cadres en capacité de tenir des organisations nationales. C'était il y a 10 ans... Et ce que le doublement de nos adhérents et (presque) de nos antennes a démultiplié le dernier rapport (On notera l'habile image mécanique !) ?. Je ne le croix pas et l'épisode de 2014 aux assises en est une preuve plutôt évidente.

Il y a nécessité impérative de repérer, identifier et gérer les futurs cadres du mouvement. Et pour cela, il faut sortir de la vision égalitaire du "chacun peut le faire". Non, tout le monde ne sera pas militant national pour plein de raisons (familiales, intellectuelles, professionnelles, ...). Dire qu'un membre du BN a des responsabilités supérieures à un responsable départemental n'est pas faire offense à ce dernier. Et d'ailleurs bon nombre de militants le disent... Sans faire la réciprocité directe de penser le membre du BN en tant que "militant supérieur". C'est d'ailleurs le propos d'une partie des membres du BN : nous sommes à votre disposition, nous sommes ce que vous souhaitez,... Bah non... D'une part, ils sont employeurs (5 salariés), d'autre part, ils sont les interlocuteurs directs des autres structures du mouvement, ils sont responsables légaux des filiales éventuelles (Editions de la FFMC en premier) et quand ils causent à quelqu'un, c'est soit le Ministre, soit le JT de TF1 (ou presque). Et quand ils posent la démocratie, c'est devant 250 personnes, pas 15 au fond d'un troquet. Et on leur pose des exigences qu'aucun responsable d'antenne n'accepterait.

Et pourtant, si je compile mes fondamentaux précédemment cités, voici où je veux en venir :

  • Il existe des cercles d'engagement, allant du "simple" cotisant qu'on ne verra jamais au coordinateur du BN. Et je pèse chaque mot, car j'introduis la différence entre les maillons. Du cotisant au "donneur de coup de main irrégulier", puis du militant occasionnel, puis du membre du CA départemental, puis du bureau éventuel, du coordinateur, du mandataire national, du membre du BN, du trésorier, du coordinateur national... Et il faut respecter les choix de chacun à vouloir, ou non, y aller !
  • Il faut respecter le cercle sur lequel chaque individu a choisi de poser son engagement. Mais lui permettre d'évoluer entre les cercles. Chacun membre du BN a été avant tout un "cotisant simple"... Et on demande à ce qu'il ait été aussi militant départemental. Cela me semble un préalable. Mais pas suffisant... Connaître la gestion d'une antenne de 100 adhérents n'équivaut pas à participer à une direction nationale ! Il faut donc accompagner la possibilité pour chacun de monter en responsabilité...
  • Si on offre la possibilité à chacun de monter dans l'organigramme du mouvement, il y a nécessité que la démocratie fonctionne, au risque d'une prise de pouvoir, ou au contraire, d'un effondrement de la vision politique. On dit souvent qu'on a les élus qu'on mérite... Trop simple, car c'est renvoyer la responsabilité sur le collectif, en s'absolvant (Pas simple ce verbe ! m'étonne pas que ce soit un truc de cureton) de sa propre responsabilité individuelle, et donc de sa capacité à ferrailler pour ses idées. S'empailler pour une idée n'a rien de sale ou dégradant, cela s'appelle la confrontation d'idées, la démocratie,... Pour que la démocratie fonctionne, pour qu'on accompagne correctement ceux qui ont envie, il faut nécessairement mettre en face des contre pouvoirs.

A l'heure actuelle, notre fédération manque de cadres en devenir, on peut le voir dans certaines instances qui peinent à produire une vision stratégique de leurs ambitions. Ce n'est ni la volonté de (bien) faire, ni la capacité à (bien) faire qui sont en cause, mais la possibilité d'emmener les autres sur le même chemin, après l'avoir expliqué, argumenté et décidé collectivement...

Aucune malice dans mes propos, juste une réflexion lancée à mes amis...

lundi 11 août 2008

"La Madonne des motards" ou les Templiers à moto !

Toutes mes relations le savent, je bouffe du curé à chaque repas. Non pas que je sois un intolérant patenté, mais pour deux raisons principales : - Je refuse qu'une pseudo philosophie me dise quoi penser et comment et avec qui (Principe des idéologies de tout poil) ; - Je boufferai du curé tant qu'on m'obligera à écouter le Pape à la télé, qu'on me dira que la France est la fille ainée de l'Eglise et qu'on m'appellera la veille du 10 janvier...

Bref...

Mes copains motards savent aussi qu'il ne faut pas m'appeler pendant l'été pour me proposer d'aller à la Madonne des Motards. Cet évènement moto du 15 août est devenu un lieu de concentr' moto, au délà d'un pèlerinage chrétien. Alors, à chaque fois, on me dit que je suis un intolérant, un méchant-pas-beau-vilain, que c'est juste une belle balade, que le baptême n'est pas obligatoire, que c'est pour faire la fête, etc etc...

Rappel des faits :

C’est à la fois un lieu de ralliement et de pèlerinage pour des milliers d’adeptes de la moto qui viennent chaque année de plus en plus nombreux pour vénérer la Madone des motards de Porcaro.

"En 1979 nous voulions organiser une procession en l’honneur de la vierge pour notre club motocycliste. Nous nous sommes servis d’une petite statue que j’avais ramenée de Fatima qui est ainsi devenue la Madone des motards de Porcaro… Nous étions une trentaine de motards ” (L’Abbé Prévoteau, recteur de Porcaro de 1967 à 2003).

En 1988, 10ème pardon, 800 motards inaugurent l’Oratoire. En 1992, une 1ère procession aux flambeaux est suivie par 4000 motos. En 1999, 20ème anniversaire, 15 000 motards sont présents.

Ceci est un extrait de l'historique de la Madonne des Motards de Porcaro. Je n'invente donc rien, il s'agit bien d'un évènement religieux auquel des milliers de motards convergent (Le terme est approprié). Que les motards soient croyants et pratiquants, c'est très bien pour eux et je le respecte. Qu'ils se retrouvent pour communier, se retrouver et tout et tout, tant mieux.

Mais qu'on ne nous trompe pas sur la marchandise ! Les Templiers ne sont pas tous morts alors, parce que tous les ans, je me bats contre des hypocrisies et des mensonges... Et à qui profitent le crime ? Connaissez vous le terme prosélytisme ? Comprenez vous que la Madonne des Motards rassemblent plus de personnes que la FFMC n'a d'adhérents ?

Moi pas, désolé. Alors, lâchez moi avec la Madonne des Motards !

vendredi 27 juin 2008

Philippe Monneret et AXA Club 14 pour la défense de la moto et de la sécurité routière ? Supercherie !

Philippe Monneret est un ancien pilote de moto. Un grand pilote d'ailleurs, maintes fois médaillé ! Et depuis longtemps, la moto est dans le sang de Monneret... Illustration :

La moto chez les Monneret, c'est une histoire de famille, un don, mais surtout une passion. Fils de Georges Monneret, l'un des plus grands champions de l'histoire du sport motocycliste (499 victoires, 19 fois champion de France, 183 fois recordman du monde) et frère de Pierre Monneret, premier français vainqueur d’un Grand Prix Moto en catégorie Reine, Philippe a commencé la moto dès l’âge de 6 ans. Extraits de la page de son site.<

Et comme c'est quelqu'un de responsable, il s'est engagé pour la sécurité routière :

Depuis toujours, très soucieux de la sécurité des jeunes et d’une image positive de la moto, il a également été à l'initiative, avec Jean-Pierre Beltoise, des écoles de pilotage auto-moto sur le circuit Carole. Extraits de la page de son site. <

Alors, forcément, cela a fait des émules et il s'est naturellement orienté vers les plus jeunes. Nous aussi, on est pour le continuum éducatif !

Depuis 1992, en collaboration avec le Conseil Général des Hauts de Seine, il a ouvert un circuit à Meudon où il initie les très jeunes à la conduite moto (de 8 à 14 ans), et où sont formés les candidats au permis de conduire. Il organise, dans toute la France, de nombreux stages de perfectionnement et de pilotage. Extraits de la page de son site. <

Mais pas comme cela...

Des enfants pratiquent de la mini-moto

Eric Feferberg AFP/Archives : Le 3 août 2007 sur le circuit Monneret à Meudon

Nous n'avons probablement pas la même capacité de conduite, ni la même expérience, ni même la même technique. Je suis un brêlon à côté de lui, mais jamais je ne me montrerais comme cela devant des enfants venus apprendre par moi les techniques de conduite et de sécurité.

D'autant que, malheureusement, ce n'est pas le seul grief à son encontre. car

Philippe Monneret est également conseillé moto pour l’assureur AXA et CLUB 14. Ensemble, ils ont élaboré les "14 propositions pour la pratique de la moto en toute sécurité". Extraits de la page de son site. <

AXA ? L'assurance qui a créé Club 14... Et Club 14, c'est l'association de motards (SIC !) totalement inféodée à AXA. Si l'on jette un coup d'oeil à leur site, on tente de nous faire croire aux mirages que ce sont les motards passionnés qui ont créé Club 14 :

Club 14 est une association loi 1901 (moto club) créée en 1981 par des passionnés de motos. L'objectif de cette association était de proposer à ses adhérents des conditions optimales pour la pratique de la moto. Plus précisément, un des axes majeurs développé par Club 14 était de proposer aux motards une assurance adaptée à leurs besoins et à des tarifs abordables.

A l'époque, la forte sinistralité des pratiquants moto posait un réel problème quant à l'engagement des assureurs. Cet état de fait se matérialisait par des tarifs d'assurance prohibitifs. C'est dans ce contexte que trois motards et amis décident de lancer Club 14 avec une idée en tête, diminuer les tarifs d'assurance. Mais cette volonté affichée dans les slogans publicitaires de l'époque (« S'assurer moins cher c'est possible », « Mini prix »), suscite de vives réactions quant à la véracité des promesses avancées. Extraits du site de Club 14<

Cela ne vous fait pas penser à une autre assurance de motards ? Des motards qui s'organisent et qui crééent leur assurance... Non... D'autant que sur la page, on ne sait pas quand elle a été créée, Encore moins qui sont les "trois motards et amis"... Par contre, sur la page, on compte pas moins de 4 fois le mot "AXA" cité. Ils tentent même de nous rapprocher de l'esprit mutualiste en informant qu'AXA s'appelait "mutuelles unies" avant de devenir le loup de l'assurance et le chantre du libéralisme qu'elle est devenue.

1978

Et comme ils font passer leur histoire pour une réalité (Histoire dans le sens de mensonge), ils tentent aussi de faire passer leurs propositons comme des innovations, alors que la FFMC les prône depuis 30 ans, et qu'elle a mis à disposition son "manifeste pour une meilleure sécurité des motards" depuis plusieurs années.

Hein ? La preuve :

14 propositions Club 14/AXA Prévention pour la sécurité des motards

Parler de la prévention c'est bien, mener des actions concrètes c'est mieux. AXA Prévention et Club 14 ont décidé d'apporter leur pierre au chantier de la sécurité des motards en publiant 14 propositions pour améliorer la sécurité des motards. Ces propositions s'appuient sur l'expertise du monde moto de Club 14 et de la prévention d'AXA Prévention. Elles s'articulent autour de trois éléments : la machine, le pilote, le comportement.14 propositions Club 14/AXA Prévention pour la sécurité des motards <

Etudions les une par une... Gnarck !

1 - LA MACHINE

1/ Appliquons le décret sur le rapport poids/puissance ! Aujourd'hui, les jeunes motards sont tenus de conduire des motos de moins de 34 CV. Le débridage de ces machines est trop facile. Privilégions une limitation du rapport poids/puissance, qui figure elle aussi dans le décret de 1996.<

Mouais... Le soucis provient plus d'un discours déresponsabilisant sur le couple moto / motard. Non, un jeune conducteur ne peut pas conduire n'importe quelle moto. Mais il faut LUI EXPLIQUER.

2/ Pour un accès progressif à la puissance

Laisser un motard inexpérimenté au guidon d'une machine trop puissante est criminel. Depuis 25 ans, Club 14 milite pour un accès progressif à la puissance. Il est aujourd'hui impératif que tous les acteurs du monde de la moto tirent dans le même sens.<

Oui, et encore ? Parce que l'accès progressif, la FFMC le fait depuis longtemps via son assurance Mutuelle des Motards. Mais AXA refuse les jeunes conducteurs. J'ai fait le test. Demande de devis pour un jeune conducteur, né le 13/03/1971, permis A le 17/01/08, pas d'autres permis, pas d'autre véhicule, dans ma commune, pour un 600XT d'avril 1983 (Houuu... Mortelle !) :

Edifiant pour l'assureur des motards AXA / Club 14 !

Devis AXA Page 1

Devis AXA Page 2

Et la Mutuelle des Motards ?

Devis AMDM Page 1

Je développe ? Pas besoin je pense...

3/ Passez au contrôle technique !

Les motards sont de plus en plus nombreux à ne pas être à même d'entretenir seuls leur machine. Or l'enjeu, c'est leur vie ! Passer régulièrement au contrôle technique est un geste qui sauve.<

Bin tiens. 'sont contents les motards de chez AXA qu'ils sont pour le contrôle technique, je peux vous l'assurer (Sans jeu de mots). Une preuve ? Une parmi d'autres... Pour rappel, ma position sur le contrôle technique moto ...

4/ Identifier les feux des motards ?

Pourquoi pas l'allumage permanent des feux de croisement pour les automobiles ? Mais, pour autant que cette mesure s'avère efficace, il faudrait dès lors trouver un signe distinctif pour les motards.<

Club 14 est pour l'allumage des feux de jour, on le savait.

Donc les motards de Club 14 sont pour les feux de jour ? Quand on sait comment le Gouvernement a reculé sur ce dossier et que la population était majoritairement de notre côté. Et les motards aussi ! Et en plus, si on accorde les feux de jour aux voitures, il faudrait que les motards portent un "signe distinctif" ? Un casque clignotant ? Un chasuble fluo ? Une corne de brume (Ah non, trop de bruit, voir 9) ? Des feux triangulaires oranges ? N'importe quoi ! Je ne fais pas de moto pour ressembler à un sapin de Noël. Et quelle idée saugrenue basée sur une logique bizarre !

2 - LE MOTARD

5/ Permis B : stage adapté pour les 125 cm3 ! Conduire une voiture ou un deux-roues n'a rien à voir. Avant d'acquérir de mauvais réflexes, il serait sage que les titulaires du permis auto passent par une petite formation. Pour leur bien.<

Une petite formation ? C'est quoi ? La FFMC prône une formation volontaire de quelques heures dans une bonne moto école. Club 14 ? Combien ? Où ? Obligatoire ? Volontaire ?

6/ Vous équiper peut vous sauver !

Le casque, c'est bien. Avec un blouson renforcé, des gants et des bottes, c'est encore mieux. Même si ce n'est pas toujours pratique, être bien équipé, c'est être protégé.<

Oui, et la baisse de la TVA sur les équipements de sécurité ? Kissé qui le porte ? La effefemcé !

7/ Le casque, portez le bien !

Porter son casque est devenu un réflexe pour l'immense majorité des motards français. Attention toutefois à porter un casque aux normes et parfaitement ajusté.<

Combien ne roule pas aux normes ? Inutile, démago, voire contre productif. Et puis la TVA, ...

8/ Ouvrez les circuits !

Non à la vitesse sur route ! Mais pourquoi pas sur circuit, lieu de détente et de pédagogie. Encore faudrait-il que tous les motards en trouvent un à leur disposition.<

Ne mélangeons pas les initiatives ! Celle ci vient de chez nous... Encore !

3 - LE COMPORTEMENT

9/ Bruit : respectez les autres ! A faire plus de bruit, on ne gagne ni en performance ni en plaisir. Mais on s'attire les foudres de l'environnement. Avoir des pots aux normes, limiter le bruit, c'est une question de respect.<

Ne confondons pas bruit et son. Les normes de BRUIT n'empêche pas un bon SON. Halte aux motos sirènes à 3 plombes du mat'...

10/ Tolérance pour la remontée de file

Puisqu'elle est une réalité quotidienne inhérente au mode de déplacement des motards, la remontée de file pourrait être tolérée mais réglementée.<

Rien à dire, on est pour et on pousse... A la différence d'eux d'ailleurs !

11/ Faudrait-il ouvrir les couloirs de bus ?

Il serait nécessaire d'expérimenter le système. Il y a fort à parier que cela pourrait fonctionner.<

Pareil que le 10.

12/ Pour plus d'espaces de stationnement

Stationner en ville est impossible pour un deux-roues. Alors de deux choses l'une, soit on multiplie les places de parking dédiées, soit on autorise le stationnement sur les trottoirs lorsqu'il ne gêne pas les piétons.<

Pareil que le 10 => Voir les actions des copains de Paris...

13/ Glissières de sécurité, encore un effort !

L'État a pris sa part et les routes nationales s'équipent les unes après les autres. Faudrait-il que les départementales suivent ?<

Oh ! Quelle honte ! "L'État a pris sa part et les routes nationales s'équipent les unes après les autres"... C'est bien mal connaître le dossier. Le décret est largement insuffisant et les budgets alloués diminuent depuis des années. Démagogie ou incompétence ?

14/ Infrastructures routières, aménageons mieux !

Et si on pensait aux motards lorsqu'on équipe les rues et qu'on redessine la ville ? Le beau n'est pas toujours l'ami du sûr.<

Blablabla... Et pour finir, gnagnagna... "Le beau n'est pas toujours l'ami du sûr" ? Avec cela, ca va bouger, c'est sûr !

Bon, vous l'aurez compris, Club 14, c'est un moto club fantôme, ou plutôt marketing, paravent d'AXA dans le milieu, qui lui sert à vendre ses produits et sa soupe démago. Et en ce qui concerne les idées, rien de novateur. Plutôt que la pâle copie, préférer l'original :

Manifeste FFMC pour une meilleure sécurité des motards et une pratique citoyenne de la moto (PDF)

Dommage que Monneret se soit fourvoyé dans ce bazar ! Il aurait mieux fait de rester pîlote.

Pfff..