Je savais que j'allais provoquer une émotion, que dis je, un ras de marée de sentiments puissants et positifs en révélant cette information. J'ai longuement réfléchi en même temps car cela allait mettre à mal plusieurs décennies d'apprentissage à la conduite et un certain nombre de certitudes chez les automobilistes.

Mais oui, je l'affirme, j'en ai même des preuves, le clignotant est indépendant du volant pour sa mise en route, on peut donc le mettre avant de tourner le volant pour tourner ! On peut même le mettre sans tourner le volant ensuite, juste pour rire (Mais que à l'arrêt). Et on peut même mettre les deux en même temps, cela s'appelle les "warnings", sans pour cela que le volant se coupe en deux parties égales...

La Prétention Routière (Non, je n'ai pas fait de fautes d'orthographe) le dit elle même :

Au volant, le principal moyen pour communiquer et de vous faire comprendre des autres usagers, c’est le clignotant.

Les règles d’utilisation du clignotant sont simples : dès que vous vous apprêtez à changer de direction il faut utiliser son clignotant. Son but ? Faire savoir aux autres usagers vers où vous vous dirigez de sorte qu’ils puissent anticiper votre changement de direction.

Et il semblerait que selon une étude 2011 de la même Prétention Routière, vous seriez 44 % des conducteurs à ne pas utiliser les clignotants quand ils changent de direction.Et il semblerait que "{l'absence de clignotant est plus fréquente lors des manœuvres à un giratoire ou lors d’une bifurcation après un stop (45% des clignotants oubliés). Mais plus de 30% des conducteurs l’oublient également pour indiquer qu’ils tournent à un carrefour à feux ou géré par une priorité à droite.}"

Alors, il y a une différence entre un oubli individuel et une phénomène collectif. Pour moi, l'étude citée révèle qu'un conducteur sur deux ne pense pas à prévenir les autres de son comportement à venir sur la route.

On est bien loin du partage affirmée de la route si chère au mouvement des motards, premières victimes de changement de direction de la part des automobilistes. Rappelons nous qu'une part non négligeable des accidents de 2 roues motorisées se déroulent lors d'un changement de direction d'une automobile (Le fameux "tourne à gauche" bien connu des assureurs) et que pour les assureurs, c'est un 50/50 des torts (Sauf pour la mutuelle des motards qui étudie au cas par cas les accidents de ses sociétaires, et n'applique pas pour la moto, les conventions d'indemnisations des assureurs).

Alors, faisons l'effort de communiquer à ceux qui nous suivent nos intentions, cela évitera simplement et efficacement des tôles froissées, des blessés et des morts...