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Motomag.com

Le blog de Guillaume Chocteau

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Militant FFMC, béhèmiste depuis toujours, militant, militant, militant... Pourquoi la moto serait elle en dehors de toute autre question sociétale telle que l'environnement, l'individualisme, le développement durable, la responsabilité individuelle et collective, le milieu associatif, l'économie sociale, ...? Bin non, ici, elle ne le sera pas !

lundi 12 mars 2012

Diviser pour mieux régner, Telle est la devise de la Sarkozy, même en terme de sécurité routière...

Ceux qui me connaissent savent que je suis un incorrigible féministe... Je l'ai déjà prouvé ici en épinglant mon magazine préféré (Et hébergeur de mon blog moto, preuve qu'ils sont ouverts d'esprit) sur des pubs dans lesquelles on se demandait si on vendait des kilos de pneus / casques ou de fesses féminines ! Certes, avec une (ultra) majorité de motards, les motardes ne sont pas encore une cible pour des chippendales couchés sur des pneus ou portant juste un casque... Et un brassard fluo ! (Sécurité oblige !). Sachant que, pour faire chier jusqu'au bout, si tel était le cas (mon deuxième exemple), je braillerais aussi tel un putois orphelin, car avant tout, je me bats pour une juste image des individus et contre le marketing sexuel. Sans être un puritain, bordel de nom de dieu...

Bref. Que ne vois je pas sur l'un de mes sites parmi les plus détestés ce matin ?

Site de la Sécurité Routière

C'est la dernière perle de la Sécurité Routière... Un manifeste signé par des femmes... Loin de moi l'idée que les femmes n'aient pas le droit de signer un manifeste... loin de moi l'idée que les femmes n'aient pas le droit de parler et agir pour la sécurité routière (Merci d'éviter les blagues sexistes et ricanements sournois)...

Ce qui me fait hurler, c'est l'angle utilisé... Encore une fois, on divise pour mieux régner, on stigmatise pour mieux comparer, on sépare pour mieux jalouser...

Sarkozy utilise la même méthode pour diviser le peuple Français sur des sujets comme le chômage ou l'immigration (rappelons nous le fumeux débat sur l'identité nationale du triste Besson, juste prémices des thèses nauséabondes du non moins triste Guéant !).

Alors, j'y suis allé de commentaire. Je n'aime pas laisser des commentaires sur ce genre de forum, car cela cautionne... Mais là...

Commentaire sur le site de la SR

Juste histoire de leur rappeler que dès lors qu'on met la femme en position de protectrice, on la positionne juste (et seulement comme) dans un rôle de mère. Elle protège, elle nourrit, Vision biologique de la femme... Même si « Les femmes appliquent plus les règles de sécurité routière que les hommes » (Source)

Cette campagne est juste abjecte de conformisme, de sexisme et d'anti républicanisme. On divise les usagers de la route, on place la femme dans un rôle restreint et biologique...

Alors, la FFMC ne se mobilisera pas là dessus, déjà occupé à botter les fesses des "psychorigides de la Sécurité Routière" en préparant le 24 et 25 mars. Et pourtant, cela aurait mérité un petit communiqué signé de notre COORDINATRICE nationalE, juste histoire de les pourrir sur l'idée que les femmes sont de simples réceptacles de l'amour des enfants et de la bonne grâce de prêcheurs de tout poil...

Et les médias y sont même allés dans leur soutien, sans aucune réserve... Je n'en attendais pas moins de France soir, mais du Nouvel Observateur, moins !

Journalistes, réveillez vous !

mardi 6 mars 2012

L’Assemblée nationale a voté le fichage intégral de la population française

Pendant que les petites phrases, les annonces budgétaires et autres opérations de communication à courte vue occupent intégralement une campagne électorale qui n'intéresse guère les Français, des choses fondamentales sont discutées au Parlement mais passent presque inaperçues.

L’Assemblée nationale a ainsi définitivement adopté, mardi 6 mars, après-midi la proposition de loi sur la « protection de l’identité ». Après de vifs débats ayant opposé députés et sénateurs depuis plusieurs mois, ce texte vise à instituer un dispositif inédit d’encartement de la totalité des citoyens français. Le dispositif prévoit en effet la mise en place d’une nouvelle carte nationale d’identité biométrique comportant une puce électronique dite « régalienne » dans laquelle seront insérées des données personnelles relatives à son détenteur : nom, prénoms, sexe, dates et lieu de naissance, domicile, taille, couleurs de ses yeux, deux empreintes digitales et photographie. Une autre puce, facultative, est aussi envisagée pour autoriser une identification du porteur de la carte dans le cadre des démarches administratives en ligne et du commerce électronique. Mais ce n’est pas tout.

La suite...

Je lance un pavé.... "Pourquoi faut-il dépénaliser le cannabis ?"

J'ai lu hier un article intéressant sur un site non moins intéressant et sérieux !

Je vous livre leurs réflexions car elles sont sérieuses et personne ne peut taxer cette association d'être des "pousses au crime".

Sachant que pour ma part, je ne fume ni cigarettes, ni cannabis, on ne peut pas me faire ce procès...

Bonne lecture


Le Dr Alain Rigaud, président de l'A.N.P.A.A.(Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie), nous explique pourquoi il faut dépénaliser le cannabis.

Dans sa séance du 3 décembre 2011, le Conseil d’Administration de l’A.N.P.A.A. s’est prononcé en faveur d’une évolution de la Loi de 1970 relative à la lutte contre la toxicomanie. Pour résumer cette position, l’A.N.P.A.A. demande que soit étudiée la possibilité d’une légalisation du cannabis, et, en tout état de cause, se déclare immédiatement favorable à une dépénalisation de l’usager privé de l’ensemble des substances psychoactives, notamment du cannabis.

Le Bureau a souhaité que ce dossier prenne la forme d’un Vademecum basé sur les différents arguments auxquels l’A.N.P.A.A. souscrit et qui concourent à ce débat. La plupart de ces éléments sont issus de différentes personnalités et ont été recueillis dans la presse (sources citées à la fin de la présente note). Elles sont organisées sous forme de réponse ou de contre arguments aux idées fréquemment défendues par les opposants à l’évolution de la loi de 1970 (en bleu dans le texte ci-après). Il n’y a pas de drogues dures et de drogues douces, toutes les drogues sont dangereuses au même niveau, ce qui justifie la prohibition. Il s’agit d’une contre vérité reconnue par tous. Les conclusions du rapport Roques en 1998, même si elles mériteraient probablement d’être réactualisées notamment s’agissant du cannabis, montrent très clairement des effets distincts pour chaque produit en ce qui concerne le risque de dépendance physique, psychique, et leur toxicité générale.

La suite par ici ...

Voila la réalité : "Sécu_ité _outiè_e" !

"Gné ?!" pourrait on lire sur le visage interloqué de mes lecteurs assidus... "Qu'a t il fumé comme substance illicite pour arriver à pondre un titre aussi alambiqué !?" me rétorqueront mes habituels fans...

Rien. Je n'ai rien fumé d'illicite, rien fumé d'ailleurs même légal.

Non, non, c'est simplement un constat qui me trotte en tête depuis très longtemps et que je vous livre là, brut. On ne peut plus écrire "sécurité routière", mais "Sécu_ité _outiè_e" !

Pourquoi ?

Parce qu'elle manque d'air ! Ou de "R" si vous préférez... Alors, certes, vu le contexte motard en ce moment, c'est gonflé (Jeu de mots en avance !) de dire cela. Elle nous pompe l'air (Encore un en avance !) avec son brassard fluo, son éthylotest obligatoire, son triangle et tout et tout... Pourtant, je trouve que la sécurité routière manque d'air... Celui qu'on met dans les pneus...

Explications :

Le nombre d'occasion pour gonfler ces pneumatiques devient faible. Combien de fois gonflez vous vos pneus ? Sachant que normalement, nous devrions vérifier la pression de nos pneus au moins une fois par mois ?

Le contrôle des pressions des pneumatiques doit être régulièrement effectué, au minimum une fois par mois (sans oublier la roue de secours) ou avant chaque long voyage, et être corrigée si elle ne correspond plus à la pression d’utilisation recommandée par le constructeur. Du site PopGom

Et encore, avec les variations de températures en ce moment, la dilatation de l'air devrait nous entrainer à vérifier encore plus souvent la pression.

Or, la disparition croissante des stations services et inversement, la part croissante des stations services de supermarchés font que le contrôle ne se fait plus aussi souvent. Sans compter qu'avec 14000 km annuels par voiture, le contrôle éventuel par un garagiste lors de l'entretien est de 1 à 2 fois par an !

La guerre livrée sur l'essence (La France est le pays où la concurrence est la plus forte. Ce qui me fait dire que la concurrence ne fait pas forcément baisser les prix !!) conduit à rogner le service autour. Car le service coûte !

les moyennes et grandes surfaces ont réalisé, en 2010, 61 % du chiffre d'affaires de la distribution de carburant en France quand elles ne possèdent que 43 % des stations-service, selon l'Ufip. Du site du Figaro

Classiquement, une station de supermarché va proposer de l'essence et la station de lavage / aspirateur. Dans une proportion plus faible, on trouvera éventuellement le gonfleur. Ce dernier sera au mieux oublié d'être sorti par l'employé (Qui est débordé de clients et qui ne peut pas sortir facilement de sa guitoune) ou au pire cassé... Voire PAYANT !

Alors, que fait l'usager de la route ? Il prend son essence, paye et part. Les pneus, on verra plus tard...

Et ce n'est pas les quelques points de gonflage sur autoroute qui feront la différence.

Les fabricants ou vendeurs de pneus le disent, on pourrait les taxer de "vendre leur soupe", mais en réalité, ils disent vrai !

Conduire avec des pressions incorrectes peut affecter le comportement du véhicule et compromettre sérieusement la sécurité jusqu’à des incidents mettant des vies en danger. Du site de Michelin

Sachant que ...

Cette étude montre également de 7,5% des automobilistes roulent au quotidien avec des pneumatiques en sous-gonflage importants (plus de 0,5 bar de sous-pression par rapport à la pression recommandée par les constructeurs). 12% des automobilistes roulent avec des pneumatiques qui présentent une usure supérieure aux règlementations Européennes (1,6 mm). Du site de First Stop

En conclusion... ?

Je n'ai pas de solutions miracles car la concurrence entre supermarchés, enseignes pétrolières et indépendants ne va pas s'arranger. Probablement. Sauf à continuer à responsabiliser le conducteur en lui rappelant que c'est lui qui conduit et est responsable de son véhicule. Et pas des alertes électroniques de pression de pneus ou autres biduleries.

mercredi 14 décembre 2011

Quand Pécresse transfère de l'argent du logement d'urgence pour acheter des gilets pare balles !

J'ai reçu via un mail d'un journaliste bien connu du milieu associatif (que je ne citerai pas mais qui a toute mon estime) un lien informant un certain nombre d'acteurs du milieu associatif d'une discussion que je qualifierais de juste "paranormale" ou "extraterrestre".

Ci dessous, le morceau choisi :

Mme la présidente. Je suis saisie d’un amendement n° 439 portant article additionnel après l’article 23.

La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s’agit de soutenir les communes pour l’acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales.

Il est donc proposé d’élargir les missions du fonds d’amorçage pour l’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros.

M. Jean-Pierre Brard. Quel rapport entre le procès-verbal électronique et les gilets pare-balles ?

Mme Valérie Pécresse, ministre. Cette dotation sera complétée par 2 millions d’euros prélevés sur les excédents du fonds d’aide au relogement d’urgence.

Mme la présidente. Quel est l’avis de la commission ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Je ne suis pas favorable à cet amendement, madame la ministre. On financerait ces gilets pare-balles en prélevant 2 millions d’euros sur le fonds pour le relogement d’urgence. Franchement, ce n’est pas possible.

Je sais bien que le FARU a un excédent, que l’on a d’ailleurs déjà utilisé pour abonder la DGF. Mais aller prélever de l’argent destiné au relogement d’urgence pour financer des gilets pare-balles, même si ce sont ceux des polices municipales, non !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Le fait est que les 5 millions d’euros prélevés sur le FARU ne seront pas dépensés d’ici la fin du mois. Nous pensons qu’ils seraient mieux utilisés dans le cadre de l’acquisition des gilets pare-balles. Ces crédits nous ont été demandés par les communes.

Vous savez combien il est difficile…

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Qu’ils les trouvent sur les crédits ad hoc.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Monsieur le rapporteur général, pour moi, en tant que ministre du budget, chaque euro doit être dépensé. Voilà, c’est tout.

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

M. Jean-Pierre Brard. Cette proposition est invraisemblable. Je ne sais pas lequel de vos conseillers a eu cette idée, madame la ministre, mais si nous décernions comme le Canard enchaîné des « Noix d’honneur », il y aurait droit ! Vis-à-vis de l’opinion, vis-à-vis des associations, troquer des crédits destinés au relogement d’urgence contre des gilets pare-balles…

Si encore, madame la ministre, vous aviez proposé, compte tenu de la situation dramatique des SDF, de troquer une partie des crédits pour le relogement d’urgence contre des couvertures chauffantes, j’aurais compris. Mais contre des gilets pare-balles, non ! Le ridicule a ses limites, même si je sais comme vous tous que, depuis Mme de Sévigné, il ne tue plus, hélas !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Comme l’heure est tardive et que les députés ont le droit de rentrer chez eux pour le week-end – même si les ministres, dont la ministre du budget, devront être présents au Sénat, puisqu’il siègera demain et dimanche –,…

M. Jean-Pierre Brard. Vous avez toute notre compassion, madame la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. …et compte tenu du souci que vous exprimez de ne pas toucher aux excédents, qui ne seront pas dépensés, du fonds d’aide au relogement d’urgence, je vous propose de rectifier l’amendement et de simplement élargir les missions du fonds d’amorçage pour l’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros, sous plafond du fonds d’amorçage du procès-verbal électronique.

Ces propos sont juste un copier/coller du document en ligne officiel consultable par toutes et tous.

Alors, de deux choses l'une : - Soit le problème du logement d'urgence est résolu et la décision de nos gouvernants et représentants de réattribuer le reste des fonds dédiés à cette problématique close est totalement légitime ; - Soit Mme Pécresse se fout de la gueule du monde en ne mettant pas plus d'énergie à tenter d'améliorer le sort des sans logements et mal logés !

C'est proprement scandaleux !

mardi 6 décembre 2011

Contre les difficultés ophtalmologique routière, le contrôle technique permanent ... et individuel !

Depuis presqu'un mois que nous sommes passés à l'heure d'hiver, nos allers et retours quotidiens pour aller travailler deviennent de plus en plus folkloriques... Pour ne pas dire délirants ! Grosso modo, pour planter le décor, nous partons et revenons dans le noir. Donc, présence d'éclairage fiable obligatoire. En moto, pas de difficulté, vu que le code est toujours allumé (Cf code de la route et "manuel de survie du petit motard en milieu routier hostile").

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois...

Et pour les voitures aussi, c'est préférable d'allumer ses feux la nuit... Non ?

Sauf que là, ça coince... Pour toute personne normalement réveillée le matin, nous aurons pu constater qu'une partie non négligeable des usagers de la route à 4 roues sont soit borgnes, soit aveugles, En clair, soit l'un des feux est éteint, soit les deux. Dans le premier cas, on peut penser que l'ampoule est grillée, dans le deuxième, c'est un oubli.

MAIS DANS LES DEUX CAS, C'EST DANGEREUX ET TOTALEMENT IRRESPONSABLE !

Je fais le tour de mes éclairages et dispositifs d'alerte (En gros, et en termes plus vulgaires, mes feux et mes clignotants) au moins une fois par semaine. Et cette vérification n'empêche en aucun cas le "pêtage" d'ampoule. Car le principe de l'ampoule grillée est d'être allumée, la nanoseconde précédent son grillage. Hop allumée, hop éteinte... Suis je si angoissé que je vérifierais trop mes éclairages ? Non. D'autant que je vois vite, en ce moment, si mes ampoules sont bonnes. Si je ne vois rien, c'est que l'avant est grillé, si je n'éclaire pas les panneaux de derrière quand je freine, c'est que mon arrière est HS. Et si cela ne fait pas orange/rien/orange/rien/orange/rien sur les côtés quand je tourne, c'est que mon clignotant est cramé... Ce n'est quand même pas compliqué ?

"Oui, mais en voiture, on n'a deux phares à l'avant, donc..." !! De qui se moque t on ? Quiconque a déjà conduit une voiture la nuit sait pertinemment que si une ampoule est grillée, on voit moins bien !!! Et sans parler de l'ampoule gauche, qui au delà de moins éclairer, permet "JUSTE" de confondre la voiture borgne avec un cyclomoteur ou une moto !!!! Même cas pour l'arrière, mais une fois dessus, on voit plus rapidement que c'est une caisse.

Alors, deux choses l'une... Soit les caisseux sont des inconscients irresponsables et il faut imposer un contrôle technique QUOTIDIEN à la sortie du garage, cela peut être un moyen pratique pour renflouer les caisses de l'Etat.

Soit les on rétablit les contrôles des éclairages préventifs comme on le faisait avant ! Hop, on s'arrêtait, cela durait 5 mn sur un parking de grandes surfaces, cela ne coutait rien au conducteur et il partait l'esprit rassuré sur son dispositif d'éclairage. Mais, cela coutait trop cher probablement, et ses actions de prévention ont été diminuées (Effet contrôle technique aussi).

Je me rappelle sur mon K100lt qu'il fallait faire un "code" sur les leviers de frein pour faire s'éteindre l'ampoule de test du feu. Ce qui fait qu'après, si l'alerte ne s'éteignait pas, c'est que le feu arrière était grillé (stop ou position).

Alors, plutôt que d'inventer des dispositifs couteux et inutiles sur les bagnoles comme les essuies glaces automatiques ou de rajouter des feux comme dans les pays du Nord qui ne servent à rien (Merci l'Europe), à la limite, si on pense que les gadgets peuvent éviter des accidents, penser plutôt à créer des testeurs d'ampoules. Ce sera utile et, au pire diminuera le sentiment d'insécurité routière, au mieux évitera certains accidents !

Non mais...

vendredi 2 décembre 2011

"Secteur de la moto chercher avis et opinion, tout style, toute pratique, tout endroit. Contactez 2roueslab sur le net"

Telle pourrait être la petite annonce que nous pourrions faire passer. En effet, la Mutuelle des Motards a commis l'irréparable (En même temps, ce n'est pas la première fois !) : elle va demander l'avis des utilisateurs de deux roues motorisées pour mieux les connaître, mieux les comprendre, anticiper leurs besoins futurs sur le marché (Et même pas de l'assurance en particulier) et surtout, produire des données chiffrés sur leur comportement, leurs attentes, leurs souhaits, leurs opinions sur tel ou tel.

Nous sommes régulièrement sondés pour savoir quelle savonnette on utilise, quel four électrique ou quel frigo on va acheter, combien de fois on lave son chien, ... Mais et après ? Ces données servent aux entreprises pour mieux nous refiler tel ou tel produit en disant que, de toute façon, c'est le client qui le souhaitait... Et on se retrouve à acheter des lave linges qui causent ou des fourchettes à 3 dents... Magnifique succès du marketing !

La mutu, bien ancrée dans son environnement FFMC et des mutuelles du GEMA, positionne clairement 2roueslab :

2-roues Lab' est le laboratoire d'études conçu par la Mutuelle des Motards, assureur spécialiste de la protection des conducteurs de 2-roues à moteur. Le but de ce panel est de mieux connaître les attentes, les habitudes et les comportements des différentes populations d'usagers de 2-roues motorisés (motards, scootéristes, cyclomotards, hommes, femmes, néophytes, confirmés, urbains, péri-urbains…) en matière d'assurance, de sécurité au quotidien ou de protection lors de leurs déplacements. Il regroupe naturellement les panélistes, régulièrement sollicités via des questionnaires en ligne et les spécialistes qui interprètent et analysent l'ensemble des données collectées. (Présentation sur le site)

Là encore, comme le fond et la forme sont étroitement imbriqués dans nos actions, la mutuelle a fait différemment dans le lancement de ce lab'. Présenté en interne, il a été découvert dans un premier temps par les salariés et les délégués bénévoles, composantes sur lesquelles l'AMDM s'appuie toujours fortement pour la réflexion et l'action. La demande était claire pour ses deux piliers : faire découvrir ce nouvel outil de leur mutuelle aux sociétaires et les faire devenir panelistes. Car, évidement, l'objectif est de créer un panel de potentiels sondés suffisamment important pour que les enquêtes soient crédibles (Règle de base du manuel du "parfait petit sociologue en vadrouille"). Mais priorité aux sociétaires, car leur mutuelle met en place cet outil, normal qu'ils en soient les premiers informés et premiers utilisateurs. La deuxième vague de communication aura été faite aux conseils de région d'automne de la FFMC. Née de la colère des motards (Depuis devenus fédérés), la mutuelle a informé son mouvement, tout naturellement, dans les lieux de discussion et d'échanges bi annuels. Les antennes FFMC représentées par leurs militants, ont pu comprendre tout l'intérêt que pouvait avoir ce laboratoire, en s'appuyant sur des opinions des motards qu'ils croisent tous les jours, qui sont peut être parmi leurs adhérents, leur famille, leurs proches.Et surtout, les antennes FFMC ont bien compris l'intérêt d'avoir des données chiffrées et un condensé d'enquêtes qualitatives et quantitatives sur les motards et leurs motos. Il est toujours bon d'avoir des chiffres à dispo quand on doit aller discutailler le bout de gras avec des pouvoirs publics de plus en plus hypocrites et teigneux. Enfin, le lancement en grandes pompes s'est fait pendant le mondial du 2 roues à Paris, lieu symbolique si il en est. On peut imaginer, puisque c'est en ce moment, que le panel s'agrandit tous les jours...

Bref, un bien bel outil si tant est que le monde motard se l'approprie à sa juste valeur ! La presse en a parlé, les antennes FFMC aussi, le mouvement dans son ensemble et on commence à voir, de ci, de là, des posts sur les forums motos sur le sujet.

Bien entendu, le 2roueslab, fondé par la mutuelle des motards, est un outil en direction des motards, pour les motards, par les motards (cela vous rappelle quelque chose ?). La mutuelle en retire un bel outil d'innovation sociale comme elle sait le faire régulièrement. Les données rentrent dans les canons de l'enquête sociologique !

Accès et rectification des données personnelles Conformément à la loi du 6 janvier 1978 dite Informatique et Libertés, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification des données nominatives collectées vous concernant. ../..

Confidentialité des données personnelles 2-roues Lab' et la Mutuelle des Motards s'engagent à préserver la confidentialité des informations nominatives des panélistes et à ne pas les divulguer à titre commercial, conformément à la loi du 6 janvier 1978 dite Informatique et Libertés. (Extraits du site)

Alors, maintenant que je vous ai convaincu de donner votre opinion, comment faire ? Il suffit d'aller sur le site et de demander à devenir paneliste. Une série de deux questionnaires vous permettra de vous identifier et de créer un espace privé "paneliste" sur le site, sur lequel vous pourrez suivre vos enquêtes. Les enquêtes sont volontaires et non rémunérées. Et les données protégées (Hein ? Je l'ai déjà dit ? Oui, mais vaut mieux sur ce sujet)

Alors, à tout de suite sur

2roueslab.mutuelledesmotards.fr

La première enquête est en cours, elle porte sur le casque et son utilisation...

mercredi 25 mai 2011

Radars pédagogiques, le nouveau "piège à gogos" de Guéant / Sarkozy ?

Alors, ca y est ! On a gagné ?

Claude Guéant a annoncé lors du Grand Rendez-vous Europe1- Le Parisien-Aujourd'hui en France le déploiement d'un "millier de radars pédagogiques" dès la semaine prochaine. Ceux-ci indiqueront la vitesse à laquelle roulent les automobilistes et seront "placés notamment dans les zones dangereuses" et permettront à l'automobiliste de "lever le pied", mais "sans sanction". Nouvel Observateur du 23/05/11

"Mais gagné quoi ?" me direz vous... "Rien !" vous répondrais je !! Pour ma part, on a rien gagné, ni en tant qu'utilisateur de la route, ni en tant que motard. Au contraire... Les radars pédagogiques sont un "piège à cons", excusez moi de l'expression. Les seuls gagnants sont les lobbies des avertisseurs de radars, comme je le disais dans un précédent post, nous ne nous battons pas pour la même chose : eux pour leurs intérêts économiques (Avec le chantage à l'emploi, version MEDEF) et nous pour des droits à rouler en responsabilité et sans nous prendre pour des enfants.

"L'Association française des fournisseurs et utilisateurs de technologies et d'aides à la conduite (AFFTAC) prend acte des déclarations du ministre (...) qui a enfin reconnu le caractère pédagogique de nos produits", qui "contribuent déjà pleinement à la sécurité routière", indique-t-elle. Nouvel Observateur du 23/05/11

Par contre, pour les gilets fluo, les futurs empapaoutés, cela reste le motard, et rien que le motard ! Continuons sur ma dénonciation des radars pédagogiques...

Kessdonckecetruk ?

En image, c'est cela

ou cela

C'est un cinémomètre classique qui indique la vitesse de "prise" de la voiture pour démontrer, si il le fallait, que le conducteur roule trop vite par rapport à la zone de vitesse. Pour ce qui est de la deuxième image, c'est le modèle de luxe de Lyon qui donne toutes les infos nécessaires à bien faire comprendre la chance que vous avez de n'être passé que devant un pédagogique et non un répressif... :)

La ville de Lyon a mis en test un radar préventif dans son centre ville. Cette borne informative qui ne verbalise pas, indique à l’automobiliste en excès : sa vitesse, la vitesse réglementaire, le montant de l’amende et le nombre de point qu’il aurait du perdre. Caradisiac

Bref... Le "gentil radar pédagogique" n'est autre qu'un radar qui ne transmet pas à l'autorité de sanction... Croyez vous ?

Pensez vous vraiment qu'un petit machin métallique et plastique de 1.800 à 5.000 euros selon le modèle n'aurait d'autre but que de vous donner une information ? Et pensez vous vraiment que l'équipe en place aux manettes de la Sécurité Routière à l'heure actuelle (et depuis 2003, date des premiers radars automatiques, comme je le rappelais !) dépenserait environ 5 millions d'euros pour démonter les 2200 panneaux de signalisation des radars automatiques (Estimation du député Yannick Favennec) ? Et pensez vous que la même équipe dépenserait encore entre 1.5 et 6.5 millions pour installer les dits radars pédagogiques ? SANS QUE CELA LEUR RAPPORTE QUELQUE CHOSE Non, mais cela ne va pas la tête ?! En ces temps de disette budgétaire, dépenser entre 6.5 et 11 millions d'euros (Sans compter l'entretien et les dégradations) pour rien me parait au mieux un canular, au pire une ânerie, si la contrepartie n'est pas à court ou moyen terme, en retours sonnants et trébuchants !

Alors comment ?

La pédagogie par le radar électronique a une limite... Celle que je dénonçais également dans le Contrôle Sanction Automatique, c'est à dire le TRAITEMENT ELECTRONIQUE ! Le cinémomètre enregistre vos vitesses, vos heures de passage, le trafic, ...

Toujours pas d'éclairs de paranoïa ?

Bon ... Je continue à vous éclairer...

Une fois enregistré, ces informations (Vitesse, trafic,..) peuvent être transférées par internet ou récupérées régulièrement...

Et ???

Analysées pour étudier les bons emplacements de contrôle de vitesse, que ce soit en radars fixes ou en radars mobiles... Et ainsi continuer d'alimenter les caisses de l'Etat (500 millions d'euros quand même !)...

A bon entendeur...

mardi 24 mai 2011

Gilet fluo VERSUS signalisation des radars, ne nous trompons de bataille !

En ce moment, sur l’actualité Sécurité Routière, le débat est focalisé sur la disparition programmé des panneaux de signalisation des radars automatiques. Et cette fois, ce n’est pas un hoax !

Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) a présenté mercredi près d’une vingtaine de mesures pour réduire le nombre d’accidents. Il a notamment décidé de supprimer les panneaux avertissant les automobilistes de la présence de radars et d’aggraver les sanctions en matière d’alcool au volant et de grands excès de vitesse. Le Nouvel Observateur

Mesure spectaculaire, tant elle joue sur la corde sensible des conducteurs. En effet, le Français n’aime pas se faire gauler au radar (Normal direz vous !). Et depuis la mise en place des radars automatiques, ils se font pruner ! Mais depuis 2003, année de mise en place des premiers radars automatiques, les Français n’ont pas bronché sur le principe, ils ont acheté des avertisseurs de radars !

La suite par ici (Même soucis que précédement, pas le temps de recoder entre Spip et Wordpress)...

jeudi 19 mai 2011

Gilet fluo et sécurité routière, le grand n’importe quoi répressif ! Mais attention au contre argumentaire ...

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit, je n’avais pas le temps. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai rien dit (Cf mon compte twitter).

Toutefois, l’actualité est chaude ! Ici, point de #bistougate, certains s’en occupent très bien, j’ai moi même dit quelques trucs, mais sans plus. Nan, là, c’est de sécurité routière dont je vais parler, et plus particulièrement, celle touchant à la moto...

Chers lecteurs, vous n’êtes pas sans savoir que le Conseil Interministériel de la Sécurité Routière (CISR) a pris quelques décisions qui font réagir les citoyens. Et certains décisions sont liées directement aux motards, ces grands méchants délinquants criminels qui se tuent.

La suite sur mon blog (Pas le courage de recoder entre Spip et Wordpress)...

mercredi 2 mars 2011

Comment une plaque d’égout peut augmenter les chiffres de l’insécurité routière ?

Un matin, il y a 2 mois environ, nous partons pour le travail. 50 Km de routes, dont 30 en campagne... Ce qu'on appelle le réseau secondaire... Celui qui est si négligé par nos pouvoirs publics selon la cour des comptes Elle précise qu'on attend globalement les objectifs, mais qu'ils restent bas par rapport aux attentes des usagers et les efforts qu'il faudrait réellement faire... Bref...

Je pars de chez moi, à moto, il fait noir, c'est l'hiver. Il pleut beaucoup en ce moment, depuis 10 jours, on se croirait en automne. Toute la journée, il pleut. Et là, cela ne rate pas, il pleut aussi. Pas des trombes, mais de l'averse légère. Mes pneus sont bons, usure à 50% environ. Je roule...

Je rentre dans Joué sur Erdre, première ville que je traverse, après environ 5 km de route droite. Je prends la route de Les Touches. La voiture devant moi roule au ralenti, elle doit chercher sa route. Je vais la doubler... Je fais mes contrôles, je mets mon clignotant, je commence à déboiter, j'accélère pour dépasser... Et là, ma roue arrière décroche, l'arrière part à gauche, à droite, à gauche, ... Je coupe les gaz, la moto se redresse, je sens les mains d'Agnès se serrer autour de ma taille, je ré-accélère tranquillement, ca file droit de nouveau...

Pendant 4 bons kilomètres, les mains d'Agnès ne se déserreront pas, et sur le même temps, je ne lâcherais pas mon guidon un quart de seconde... Cela faisait bien longtemps que je ne mettais pas fait une frayeur pareille. Alors, je me dis "Purée, quelle andouille ! Pneu arrière froid, dépassement sur le couple maxi et route mouillée, c'est vraiment une erreur de débutant que tu nous as faite Chocteau !"... Et mon orgueil en prend un coup, forcément...

Et le soir, au retour, je repense à ce travers merveilleux que nous avons fait plus tôt dans la journée. J'arrive sur Joué sur Erdre, je ralentis... Pour voir... Je repère l'endroit où nous avons failli laisser notre peau...

POUR VOIR UNE PLAQUE D'ÉGOUT AU MILIEU DE LA ROUTE !!!!!!

Et c'est elle la cause de mon traumatisme routier (Au niveau de l'orgueil, simplement) ! La roue est passée dessus au moment de l'accélération et humide et lisse, la plaque n'a pas eu l'effet accrochant que le bitume possède... D'où décrochage !

Imaginons que je n'ai pas récupéré la moto la matin, et que la chute se produise... Moto en l'air, les deux passagers par terre, vu la météo et la (faible) vitesse, la glissade aurait duré quelques mètres. Mais la route était empruntée par plusieurs voitures, c'était l'heure de l'embauche. Que se serait il produit si après la chute, les voitures étaient passées ? Extrapolons à un niveau de gravité plus élevé... A cause d'une plaque d'égout comme il en existe des milliers en France, les chiffres de l'accidentologie routière des deux roues aurait pu être augmenté !

Et notre déléguée interministérielle à la sécurité routière, dans la droite ligne de ces prédécesseurs, aurait pu encore crier que les motards sont tous des inconscients et qu'ils plombent encore les (bons) chiffres de la sécurité routière (Que le petit Nicolas tente de faire baisser à grands coups de radars zotomatiks et de contrôles képis ciblés !!)...

La déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Michèle Merli, a alerté aujourd'hui sur les risques encourus par les conducteurs de deux-roues, qui représentent plus du quart des personnes tuées sur les routes pour seulement 2% du trafic global. Le Figaro du 16/09/10

Et pourtant, la plaque d'égout fait partie des recommandations de base du candidat au permis moto ! Il est loin le mien (1989), c'est vrai, mais j'ai compensé par 22 ans de conduite et d'acquisition d'expérience de la route. Comme quoi, on n'est jamais totalement formé !

Même Wikipedia le dit :

Conçues avant tout pour les voitures, elles tiennent rarement compte des caractéristiques physiques de la moto, pour laquelle elles peuvent être dangereuses. La dispersion des responsabilités entre les gestionnaires du réseau routier (État, collectivités territoriales) et la faiblesse des normes en matière de mobilier urbain constituent les principales causes de ces dysfonctionnements.

Elles se classent en deux catégories : - celles susceptibles de provoquer la perte d'adhérence indispensable à l'équilibre du deux-roues : peinture au sol glissante (passages piétons), bouche d'égout, accumulation de gazole/gravier, nid de poule, ralentisseurs non homologués de type coussin berlinois, etc. ; - celles susceptibles de provoquer des blessures ou de les aggraver en cas de choc : absence de lisse inférieure sur les barrières latérales à effet guillotine, structure agressive du mobilier urbain (bac à fleur, bitte en acier, etc.).

Alors, voilà, on peut toujours s'étonner que les motards "fassent augmenter" les chiffres de la sécurité routière, mais si on n'est malhonnête en ne disant pas la vérité sur les vrais causes de l'accidentologie. Exemple frappant, à l'inverse, de s'étonner, de se féliciter des bons chiffres de l'accidentologie 2 roues, mettant en avant les politiques publiques sur le sujet :

Le nombre de tués sur les routes de France métropolitaine est passé pour la première fois sous la barre des 4 000 en 2010, avec 3 994 décès, soit 300 vies épargnées et une diminution de 6,5 % sur un an, selon les chiffres provisoires de la sécurité routière. Le nombre de blessés a également diminué de 13,1 %, à 79 056 personnes.

Autre chiffre encourageant : le nombre d’usagers de deux-roues motorisés tués a aussi très largement baissé, passant de 1 144 à 941, soit une diminution de -20 % pour les motos et de -12 % pour les mobylettes. Hyper Assur

Sauf que... Pour ma part, j'ai évité de rouler 2 fois plus longtemps cette année à cause du verglas que les années précédentes... Et la FFMC de confirmer !

Les très bons chiffres parmi les deux-roues s’expliqueraient par les fortes chutes de neige enregistrée fin 2010. « Quand il neige, les deux-roues ne sortent quasiment pas. Il n’y a que ceux qui n’ont pas le choix qui le font », observe-t-on du côté de la Fédération française des motards en colère (FFMC), qui ne voit pas dans cette diminution un signe positif. « On ne peut pas se féliciter d’une baisse liée à la météo. Nous préfèrerions que ce soit parce qu’il y a une vraie politique de sécurité routière axée vers les deux-roues. » Hyper Assur

Alors, bon, voila, de ma plaque d'égout (De dégout ?) aux chiffres bidonnés de l'accidentologie routière 2 roues, il n'y a qu'un pas que j'ai tenté allégrement de franchir...

mercredi 5 janvier 2011

J'voudrais pas être pénible mais ...

... Sérieusement, cela me gave sérieux de trouver des pages très limites côté respect de la femme sur notre canard préféré !

J'ai déjà dénoncé à plusieurs reprises des pubs de mauvais goût où on ne savait pas si c'était "la blonde en cuir aux gros seins" qu'on achetait ou le gommard ! J'ai eu l'occasion de m'en expliquer avec certains de Moto Mag (Et pas des plus petits), j'ai entendu leurs réponses, ils ont entendu mes critiques.

Là, c'est un article sur le web qui me chagrine. J'en ai fait part à son auteur, j'espère qu'il m'apportera une réponse.

Dans un article sur le nouveau film "TRON", le journaliste nous rapporte qu'il y a eu "revisitage" par Playboy du film pour le détourner de son sérieux et en faire un remake (court) érotique.

Chacun est libre de lire ce qu'il veut. Chacun est libre de fantasmer sur de belles femmes ou de beaux hommes. Chacun est libre de ses pratiques sexuelles... Mais je trouve choquant que dans mon canard préféré, on retrouve sans aucun apport journalistique intéressant, un article mettant en avant les côtés les plus avilissants de la femme, comme simple objet sexuel.

Il est toujours agréable de voir de belles formes, mais je n'aime pas les voir dans mon journal moto, ou mon site moto préféré, surtout quand les valeurs du mouvement dans lequel il évolue, ne se situe pas, justement, au niveau de la ceinture.

Sans rancune !

dimanche 7 novembre 2010

Continuons dans le conducteur décérébré !

Il y a quelques années, dans mon proche passé militant, j’ai eu à animer au mondial du 2 roues, un forum sur le « futur du 2 roues motorisés ». Et, entre autres, j’avais comme participant un journaliste de Moto Magazine et Monsieur Cavret, DG de BMW Motorrad France 1. Propriétaire et utilisateur de BMW depuis environ 19 ans, j’étais content de rencontrer celui dont les mains contrôlaient en partie l’avenir de mon plaisir au guidon de la marque teutonne. Loin de moi l’idée de revenir sur une politique commerciale étonnante, l’abandon du créneau historique du « roule toujours » et le retrait du côté « motard passion » au bénéfice du « motard pognon ». Passons... Non non non, mon courroux était ailleurs, et en l’occurrence, je me retrouvais bien seul sur le dossier, car mes petites camarades journalistes de Moto Magazine étaient plutôt en accord avec la tendance et donc, à l’inverse de mes propos.

L’objet du litige fait environ 1,5 cm, on en trouve 2 par moto et ils servent à contrôler en permanence la pression des pneus... L’argument de Cavret et des journalistes est que c’est un élément de sécurité pour le conducteur, moi, je dis que c’est un élément de responsabilitstion. Eux disent qu’à défaut, la technologie pallie aux carrences humaines, moi, je dis qu’elles doivent des assistants et non des palliatifs déresponsabilisants. Je sais, je suis un vieux con, mais j’assume...

Bon, le débat passe, les années aussi, je maintiens mon idée. Et hier soir, je suivais une voiture dans un bourg, elle met son clignotant à gauche pour tourner dans la même rue que moi. Son clignotant s’arrête de clignoter mais elle vire méchamment à gauche pour rentrer dans une cour. Mon doigt dégaine et appuie vigoureusement sur le klaxon pour signifier un mécontentement autant que ma surprise. Le conducteur, l’air étonné, m’insulte copieusement... Du moins, c’est comme cela que j’ai traduit les gestes et soubresauts de l’ombre que j’ai vu... :)

Et puis, quelques secondes après, j’ai réfléchi et je pense avoir compris ce qu’il s’est passé... Il a mis son clignotant, a tourné une première fois et le clignotant a rencontré la butée de retour, il s’est donc éteint, mais le conducteur avait déjà entrepris son changement de direction vers la cour, probablement en pensant que le clignotant clignotait toujours.

Qui n’a jamais pesté contre la butée des clignotants qui fait sauter le clignotant parce qu’on est juste dessus ? Qui n’a jamais eu à remettre le clignotant parce qu’il s’était arrêté avant la fin de la manœuvre ? A l’inverse, qui n’a jamais pesté contre un clignotant oublié sur la voiture de devant pendant quelques centaines de mètres après le changement de direction, sans qu’on puisse savoir si il cherche sa route, si c’est un oubli, donc en hésitant à le doubler, tout faisant appel de phare et coups de klaxon ?

La faute à qui ? Le conducteur ou la « technologie qui pallie la carence du conducteur » ? Continuons à ne plus réfléchir sur la route, à utiliser ce genre de « gadgets » chers et aussi inutiles qu’abêtissants, et on arrivera à des véhicules avec un bouton ON/OFF qui se géreront tout seuls ! Déjà entre les essuies glaces automatiques, les phares automatiques, les contrôleurs de pression, les … Le conducteur a t il encore un cerveau ?

PS : Ne me parlez pas des outils qui seraient censés libérer le conducteur des tâches secondaires pour se focaliser sur la route ! Supprimons les cendriers, les autoradios et les passagers, on pourra en reparler... Regardez en moto !

1 BMW division moto pour les non germanophones

mercredi 29 septembre 2010

Récit sur un "presque accident" dans lequel j’aurais pu "presque" mourir à cause d’une VRAIE erreur d’évaluation !

Cela fait 21 ans cette année que je pratique (quasiment) tous les jours la moto. Avant, j'ai fait 4 ans de cyclomoteur, et avant même, j'ai fait 2 ans de vélo... Alors, sur la route en deux roues, motorisé ou non, j'ai acquis un peu d'expérience. Que ce soit en ville, à Paris, sur autoroute et route, ma moto est allée partout, avec moi dessus, des bagages ou un passager.

Mais, depuis presque 2 ans, j'ai peur dans certaines conditions de route. Au delà de la crainte de glisser sur du graviers ou des feuilles mortes, qui reste le commun de la trouille des motards, j'ai peur aux ... intersections en campagne ! Ce qui est problématique, car les trois quarts de mes trajets sont en campagne !

J'explique. Il y a presque 2 ans, je rentrais chez moi, empruntant ma route habituelle. J'étais seul sur la moto, fait rare, et heureusement. Je passe ?Petit Mars et enquille la départementale 31 pour rejoindre ?Les Touches. Cette route est propre, plutôt droite, dégagée sur les côtés, avec un trafic léger. Là, je suis quasiment seul dessus. Ma vitesse est d'environ 90 Km/h.

A environ 200 mètres du carrefour de la Foucaudière, une voiture arrive à droite, ralentit pour s'arrêter au stop. Elle s'arrête. Je suis à environ 100 mètres du carrefour, personne d'autres en face, ni derrière moi, ni devant, ni sur ma gauche au stop en face de la voiture. Nous sommes tous les deux. Je regarde la voiture. Je distingue maintenant la conductrice, elle me regarde arriver. C'est une mère de famille d'une quarantaine d'année qui doit ramener sa fille, assise à l'arrière. Je suis à environ 50 mètres du carrefour, ma vitesse est constante car selon mes critères de risques, il est minime vu que la SEULE voiture présente est arrêtée et qu'il n'y a aucun autre élément de risques analysés.

Sauf que... LA VOITURE DÉMARRE DU STOP !

Je suis presque à son niveau, mes bras font automatiquement la manœuvre d'évitement que les moniteurs nous rabâchent au permis. La moto fait un écart violent vers la droite, je vise l'arrière de la voiture. Au pire, je la heurte et perd l'équilibre et j'ai une chance de m'en tirer car les bas côtés sont larges, au mieux, je l'évite. Le mieux se produit. Je frôle le pare-choc de la voiture à quelques centimètres... En un centième de seconde, le cours sur l'évitement en école, les discussions entre motards, les années d'expérience, le tout mélangé à une dose d'adrénaline importante, déboulent dans le système nerveux pour parer le risque et reprendre tant bien que mal la situation. Je contourne la voiture et file tout droit vers le bas côté en graviers pour m'arrêter. Ce que je fais environ 100 mètres après. Je pose les jambes, recommence à respirer, lève la tête, regarde mon rétro pour voir la voiture filer à toute vitesse. Une demi seconde de réflexion permet de me dire que je vais tout simplement rattraper la voiture, lui exploser son pare-brise, massacrer les occupants et brûler le tout à l'essence !

POURQUOI A T ELLE REDÉMARRÉ ! Arrêtée, elle a redémarré quand j'arrivais. Elle m'avait vu, elle me regardait et a voulu passer avant moi. Donc elle a voulu me tuer ! Je fais demi tour et prend la route de la voiture, je la rattrape, elle accélère à ma vue dans son rétro. Je la poursuis sur 500 mètres et je vois sa fille se retourner pour me voir, et parler à sa mère, l'air apeuré. Je me dis alors "A quoi bon ! Je viens d'éviter un accident et je vais en provoquer un par revanche ?". La mère et la fille ont eu probablement aussi peur que moi quand je les ai poursuivi que moi quand je les ai évité. Pas la même peur, mais une peur quand même.

Que s'est il passé à mon avis ? La conductrice a probablement mal évalué ma vitesse. Principale cause du stress des motards sur la route, l'oeil des formés en conduite automobile est entrainé à repérer sur la route un objet de 3 x 2 mètres, grosso modo de forme cubique. Cet objet est défini comme voiture dans le cerveau et donc, ce dernier étudie le comportement des différents objets appelés voiture, sur la route. Les deux roues motorisés sont plus petits, plus étroits, plus faufilants et surtout MINORITAIRES sur la route. Le cerveau est moins habitué à ces objets et donc les évaluent moins bien. Là, au delà d'une mauvaise évaluation de ma vitesse, la conductrice a cumulé en prenant un risque de toutes façons, car elle ne devait pas passer devant le véhicule qui arrivait par sa gauche.

Le résultat à l'heure actuelle, après 2 ans, c'est que j'ai la trouille quand j'arrive sur certains carrefours en campagne, et qu'une voiture arrive sur l'un de mes côtés. Et comme le sport national est de freiner au dernier moment au stop, j'ai souvent des gestes spontanés de freinage brusque et irrationnel à l'approche de ces situations.

Pourtant, je me soigne...

mercredi 7 juillet 2010

Le système mutualiste en assurance est un mauvais système !

J'entends déjà les sirènes du "camion des hommes en blanc" siffler au loin, appelé par quelques amis bien pensants s'inquiétant de mon état psychique... Non, je vais très bien, rassurez vous, mais derrière ce titre un brin provocateur (Surtout sous ma plume !) se cache une exaspération matinale, fruit de longs ruminements sous mon casque...

Pour rappel, le mutualisme, c'est le fait d'être :

une société de personnes à but non-lucratif organisant la solidarité entre ses membres, et dont les fonds proviennent des cotisations des membres.

Cette définition qui définit en quelques mots l'idée de mutualisme peut encore se résumer par "les assurés sont les assureurs" puisque les cotisations de tout le sociétariat permet de payer les sinistres résultant des risques assurés par le contrat pour l'ensemble du sociétariat. Ce fait collectif entraine quelques caractéristiques complémentaires au mutualisme, le distinguant de la compagnie d'assurance :

Une mutuelle santé se distingue d'une compagnie d'assurance sur plusieurs points :

Le fonctionnement interne est égalitaire, il n'est pas lié à l'apport de capital : chaque adhérent possède une voix dans les délibérations (caractéristique de la société de personnes, à l'encontre de la société en participation de capital) ;

Les fonds propres varient selon les cotisations ; Le but non-lucratif : tout excédent est réparti au sein de la mutuelle entre les membres.

Un assuré dans une mutuelle d'assurance n'est pas le même que si il était dans une société d'assurance. D'une part, il est co-responsable (Parce que co-propriétaire !) de l'activité de la société, et d'autre part, il est décideur des orientations de la société car il à la capacité de vote en assemblée générale.

Revenons sur le premier aspect exposé, celui d'être co-responsable de l'activité... Grande responsabilité sur de si frêles épaules ! L'individu que je suis, que vous êtes, est responsable de ses actes, en dehors même de tout cadre juridique genre article 1382 du code civil...

«Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.»

En d'autres termes, la responsabilité civile vise à réparer un dommage causé à une tierce personne. Alors que la responsabilité pénale induit que l'acte ayant causé le dommage a été intentionnel et illégal (contravention, délit ou crime), la responsabilité civile induit, elle, la non intentionnalité du geste... Genre "j'l'ai pas fait expré !"... Je me rapproche de mon point de vue à expliquer, rassurez vous !

Bien... Le décor étant planté, commençons à décocher mes flèches acides...

  • Le mutualisme d'assurance ne devrait être réservé qu'à des personnes méritantes. Etroitement liée au respect de l'autre, le sociétariat ne peut se permettre d'intégrer des personnes égoïstes et individualistes
  • On ne devrait accueillir dans notre sociétariat les seules personnes qui ont acquis un niveau suffisant de conscience démocratique. En effet, elles votent sur les orientations et élisent leurs représentants en assemblée générale. En plus, qu'elles aient une mercedes ou une 2cv, une 125 ou une 1300, un appart ou un château, leurs voix valent le même poids démocratique. Il y a donc intérêt qu'elles comprennent ce qu'elles votent !
  • Comme JE paye pour les autres aussi, j'exige que tout le sociétariat utilise les engins et appareils avec le maximum de sécurité. J'impose donc tous les éléments de sécurité obligatoire et facultatif, dans l'objectif de pouvoir limiter les conséquences d'une prise de risque mal assumée par un sociétaire. Et si ce n'est pas suivi, je retire les garanties en faisant jouer la clause de "mise en danger du sociétariat" que nous aurons voté collectivement.
  • Nous n'accepterons que des sociétaires ayant de l'expérience de conduite et qui auront des salaires suffisants pour payer les cotisations (Parce que les impayés coutent cher !) et pour récupérer au cas où, sur le patrimoine.
  • Mettre en jeu la responsabilité pénale des individus qui ne suivraient pas ces consignes obligatoires, car selon la loi, l'intention de nuire au sociétariat est manifeste, donc relève du pénal et non du simple civil. En effet, le motard en short et tee shirt sait que le risque est démultiplié et qu'il causera du tort à la collectivité des sociétaires. Donc, il le fait intentionnellement. Je suis donc en droit, en tant que co-assureur de ce motard, de le trainer devant les tribunaux au pénal, pour atteinte à ma co-responsabilité d'assureur.

Avec ces quelques critères, je pense que le mutualisme d'assurance peut commencer à devenir un système qui me plaira. En dessous de ces critères minimums, je pense qu'il est illusoire de penser à sa pérennité...

Merci de votre écoute.

mardi 29 juin 2010

Critiques sur les clips télévisés 2 roues de la sécurité routière...

On me tanne depuis quelques semaines pour que je parle de ces clips de la sécurité routière à destination des conducteurs de 2 roues motorisés qui passent en ce moment à la télévision.

Je dois dire que pour une fois, ils ne sont pas mal faits. Tout conducteur de deux roues motorisés ayant eu déjà un accident de la circulation se retrouve dans "l’envol" du conducteur, qui passe au dessus des capots ou fossés, qui glisse et qui tombe lourdement. Moi même, cela me rappelle mon accolade non sympathique avec un feu tricolore après qu’une voiture m’ait coupé la route... 2 mois les deux jambes dans le plâtre, une moto explosée sur un carrefour, ...

Ces vidéos sont réalistes, je pense qu’elles ont été réalisées par des cascadeurs, on voit les ombres des envols, avec une caméra embarquée.

La suite ...

lundi 14 juin 2010

Nouveau clip de la sécurité routière... Ou nouvel épisode de Freddy Kruger ?

Depuis le 7 juin, la petite sphère de l’internet et celle de la sécurité routière se sont rejointes... Pour commenter et diffuser le dernier clip de la sécurité routière à destination des ados et jeunes adultes 1.

Diffusé exclusivement sur internet, ce film s’appelle "insoutenable"... Nom plutôt bien porté vu son degré d’épouvante.

Par ici la suite ...

jeudi 10 juin 2010

Le Code des Motards (Trouvé sur Facebook, posté par "Monde Motard")

1) Le moyen le plus facile de dire "Salut", quand on croise un autre motard, est de relever la main gauche (jamais la main droite, pour d'obscures raisons...). Certains motards font un signe avec 2 doigts en "V", pas pour des raisons aérodynamiques mais tout simplement pour imiter Barry Sheene qui faisait ce signe aux photographes quand il gagnait une course. Depuis lors, dans les années 70, ce signe a pris place dans le langage motocycliste.

2) Le salut avec le pied, n'est pas utilisé au Portugal mais est courant entre les "Speeders" des autres pays comme en France, à cause de la difficulté (et le risque qui va avec), d'enlever une main du guidon quand on roule "un peu" plus vite que la limite imposée par la loi. 3) Si le principal objectif est de ne pas quitter des mains le guidon, il n'y a pas d'autre signe que les deux doigts levés (qui n'est pas très visible) ou faire un signe de la tête. Le dernier signe, est le très courtois signe que les Anglais font.

4) Les appels de phares sont utilisés par les conducteurs de voitures pour prévenir de dangers au bord de la route (comme les radars de la gendarmerie). Il est préférable de ne pas utiliser ce signe comme salut, car il peut être confondu avec un avertissement. Pour informer qu'il vaut mieux ralentir, il vaut mieux faire un signe de la main, paume vers le bas, après avoir fait un appel de phare.

5) Si par malchance au cours d'un long trajet, vous devez vous arrêter pour refaire le plein. Pour signaler aux autres, qu'il faut s'arrêter, il suffit de pointer le pouce vers le bouchon du réservoir (Vous risquer de subir quelques moqueries, les autres, dans le même cas, referont alors le plein "au cas où..." sans avouer qu'ils sont à sec ;-) )

6) Si la route devient glissante, sable, gravier, huile ou autre, le motard de tête prévient les suivants en ramenant sa botte vers le sol. (... parce qu'il n'a pas été suffisamment prévenu, l'auteur, ne c'est pas encore remis de cette situation, qui lui a valu de bousiller le beau carénage, trouvé chez un importateur)

7) Quand le motard de tête évite un obstacle, il doit prévenir les suivants en le montrant du doigt (Sinon il pourrait y avoir de la casse, surtout si l'obstacle est une voiture...)

8) Une des façons de signaler "la prochaine sortie", est d'allumer son clignotant droit et de pointer du doigt le panneau qui indique pourquoi on veut s'arréter. (station service, restaurants, etc.)

9) Pour prévenir un motard que ses feux sont éteints, il faut lui faire un signe de la main, en ouvrant et fermant les doigts de la main plusieurs fois . (Ce signe peut être fait par les pétions pour nous informer qu'on roule avec les feux en plein jour ;-) )

10) Parfois, il arrive qu'on soit pris par l'ivresse de la conduite, le nez colé sur les compteurs, les yeux fixés sur la route, et soudain ... la réserve, nous ramène d'un coup, à la réalité, il faut alors indiquer aux autres de calmer le jeu car il ne reste plus qu'une vingtaine de kilomètres avant la panne seiche.

11) Quand l'estomac crie famine, on doit prévenir les autres motards ... "si on s'arrêtait pour manger un morceau?". Il suffit de ramener une main vers la bouche ou simplement pointer le pouce pour indiquer qu'on a faim ou soif.

12) Dormir est une autre nécessité pour un motard, il vaut mieux s'arréter et faire une petite sieste, car il n'existe pas encore de pilote automatique pour moto...

13) Quand un motard oublie d'éteindre son clignotant, alors les autres pour lui signaler peuvent soit l'avertir en alternant leurs clignotants soit en l'avertissant de la main par un geste baptisé "ouin-ouin" effectue en ouvrant et fermant la main avec le bout des doigts (style la danse des canards).

samedi 10 avril 2010

3 semaines de délai pour un pneu ? Ca va pas la tête !

Il y a 15 jrs, je passe un coup de fil à mon dealer de pneu préféré [Moto Shop 44 à Châteaubriant !] et je dis à Jean Yves, le patron "Un Z4 en 160/60/ZR17", tu m'en mets un de côté ou tu le commandes s'il te plait ?"... C'est du message codé, lui comprends... D'habitude, il me dit "pas de problème, appelles moi vendredi pour confirmer"... Et hop !

Là... Nan... Il me dit "Metzeler est en rupture, il y a 3 semaines d'attente"... Hein ? 3 semaines... Beuh nan... Pas possible ! Mon pneu est lisse comme les fesses d'un bébé (Ou presque), les giboulées de mars en avril commencent à être plus fréquentes et "holiday on ice", je préfère le regarder à la télé...

3 semaines de délai ! On peut comprendre... Metzeler a écoulé ses stocks avec une grande campagne pour refourguer ses anciens Z4... Ok... De plus, les rayons de soleil commencent à poindre, le motard des beaux jours ressort l'engin de sa naphtaline... Ok... Sauf que... Moi, en 3 semaines, je fais 10% de ce que fait la moyenne des motards [La [cote->http://www.motomag.co... de Moto Magazine s’applique à des motos en bon état (de marche et d’aspect) ayant effectué une moyenne de : - 6.000 Km par an jusqu’à 125 cm3 - 12.000 Km pour les GT et les grosses routières - 8.000 Km pour les autres]]... Alors ? Jean Yves me propose d'aller voir chez son fournisseur préféré si il n'en aurait pas un ou deux qui trainent...

Finalement, je retourne le samedi d'après pour changer le dit pneu (Un Z6 plein pot côté tarif !)... Je prends la route... Je roule... Tout d'un coup, plusieurs degrés de baisse de température et un gros nuage (très très) noir devant moi... Les habitués du deux roues savent de quoi je parle... La grêle va me tomber dessus... Je fais encore 100 mètres et un mur de grêlons se fracassent sur mes jambes, ma moto et la route. Je ne vois plus rien. Je cherche un abri [Habituellement, une aubette de bus...]. Je m'abrite pendant 10 bonnes minutes, la grêle tombe à plein... Cela ricoche partout... Et cela se calme... Je repars... Mais c'était sans compter la température fraiche qui restait... 2 cm de glace à moitié dure, à moitié fondue sur la route... Les 2 pieds par terre, les warnings et en première pendant 3 Km environ, jusqu'à ce que je vois une voiture dans le fossé... Je m'arrête, il y a déjà du monde... Pas de bobos... Je repars doucement... Et je retrouve le sec... je file... J'avais pris une photo tellement cet épisode climatique était étrange, soudain et violent, mais elle n'a rien donné.

Au retour, avec mon beau pneu tout neuf, je roule doucement. Un pneu, cela se rode, chose que les automobilistes ne connaissent pas. Il faut un peu abraser la bande de roulement pour mieux adhérer ensuite, ne pas partir comme un sagouin tout de suite, le risque étant de glisser au premier freinage ou virage. A 2 km de chez moi, je la sens mal... Elle glissouille, elle ne roule pas droit... Je me dis "deux pneus neufs à 10 jrs d'intervalle, je dois me réhabituer. Elle aussi...". A 1 km de chez moi, un grand virage à droite... "merde, je suis crevé"... Je m'arrête en catastrophe sur le bas côté...

Et là...

Mon coeur a fait des bonds dans ma poitrine... Les vis qui retiennent la roue au bras oscillant sont quasiment complètement desserrées. Explication : ma moto a été achetée au bord de la mer et je suis obligé de (re)graisser toutes mes pièces métalliques avant remontage. Là, j'ai du graisser les boulons de maintien

Pas assez serrés ? Trop de graisse ? En tout cas, j'ai eu chaud...

Je suis arrivé et j'ai dit à Agnès "aujourd'hui, il faut me protéger !"

vendredi 2 avril 2010

Les motards sont tous des obsédés sexuels !

Oui oui...Nous sommes tous des obsédés sexuels... Et en plus, les filles qui aiment la moto sont des lesbiennes !

Ne croyez pas y voir une quelconque attaque sur les goûts sexuels de mes amis motards, je constate, c'est tout.. Tous des obsédés hétéros ou lesbiens... Pas de place pour l'homosexualité masculine, pas de place pour les filles hétéros... Nan... D'ailleurs, le GMC (Gay Moto Club) n'est qu'un concept afin de tromper l'ennemi...

Bien entendu, vous qui me connaissez, savez très bien que ces propos cachent quelque chose... Et c'est cela !

et cela !

Ces deux pubs, je les ai trouvé dans mon canard préféré (Dois je préciser le titre ?)... De qui se moque t on ? Il est évident pour l'hétéro masculin que je suis, que voir de jolies pépés en soutif, dans des positions lassives, ou en jupe courte, avec fessier agréable, est toujours un plaisir... Mais sur la plage, dans la rue, ou éventuellement dans des magazines spécialisées que j'aurais fait acheter par mon fils adolescent à la presse près de chez moi (Car il ne faut pas déconner, matter oui, mais passer pour un obsédé dans mon quartier, non).

Quelle image du motard véhicule t on dans ces clichés publicitaires au travers de l'image de la femme ? Comme je le disais en début d'article : négation de l'homosexualité, négation de la femme motarde... La femme ne peut être qu'un objet complémentaire à la moto lié au désir et à la puissance virile. Et c'est un objet (la femme) qui doit faire vendre aux machos obsédés décérébrés (Quel joli pléonasme) que les motards sont. Une femme ne peut pas conduire une moto, elle ne peut que passagère ou objet publicitaire pour faire acheter des plaquettes de frein.

En voyant ces pubs, j'ai honte pour les publicitaires et les entreprises qui utilisent ce concept, que même les vendeurs de caisses à 4 roues n'utilisent plus... Le mythe de la puissance virile...

Et tout cela pour vendre des kits chaines et des casques ???!!!

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