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Le blog de Guillaume Chocteau

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Militant FFMC, béhèmiste depuis toujours, militant, militant, militant... Pourquoi la moto serait elle en dehors de toute autre question sociétale telle que l'environnement, l'individualisme, le développement durable, la responsabilité individuelle et collective, le milieu associatif, l'économie sociale, ...? Bin non, ici, elle ne le sera pas !

mardi 19 février 2013

"BMW, la moto des roule-toujours" ? Laissez moi rire !

Depuis mon permis en 1989, j’ai eu de nombreuses motos. Je les garde plusieurs années et ne subit que peu les modes. Raison évidente de mon choix de BMW comme ma marque fétiche depuis 1991 ! 22 ans de fidélité, c’est pas mal, surtout sur 23 ans de permis. Un article se prépare avec toutes mes motos à la suite... Séquence nostalgie ! Ceci dit, je trouve que la qualité des béhèmes part en quenouille... La course à l’échalotte commerciale dans laquelle la firme teutonne s’est lancée contre les anglaises, et même contre les "bols de riz" a, je trouve, été à l’encontre du maintien du haut niveau de qualité auquel nous étions habitués.

Sur la quinzaine de modèles différents que j’ai eu, il n’y a que les 3 dernières sur lesquelles j’ai eu des soucis indignes de BMW. Et que je les ai eu neuves ou en occasion, rien n’y fait, de petites pannes insignifiantes mais liées à la qualité des composants, ou pire, le cahier des charges en production.

La suite sur mon blog (trop de mise en forme à refaire)

lundi 10 décembre 2012

"There is no alternative" ? Non, T.I.A.A. !

"There is no alternative"... C’est cette anathème qu’un jour, Margaret Tatcher a asséné à la face du monde. "TINA", "il n’y a pas de solution alternative", sonnera comme le drapeau rouge pour bon nombre d’alter-quelque chose, mais surtout ceux qui pensent justement qu’à toute chose, il y a une alternative, une deuxième choix. On pourrait aisément le remplacer maintenant par "il n’y pas de plan B".

Et pourtant, pour tout démocrate, pour tout Républicain, pour tout citoyen, il doit y avoir une alternative. Je revendique mon droit à trouver une alternative et à pouvoir l’utiliser. Exemples...

Cet envie de billet, je l’ai eu en suivant la formation "Finances" de Campus, formation que j’effectue dans le cadre de mon mandat à la Mutuelle des Motards. Charles Kalfon était notre formateur sur la finance. Il nous expliquait savamment les placements que les assureurs pouvaient faire, et surtout, comment les administrateurs élus pouvaient contrôler les informations que la structure technique leur donnait. Il nous expliquait aussi les marchés à risques, les placements boursiers, les trucs et les machins du second marché...

J’ai donc posé la question de placement un peu plus éthique, moins "business", moins destructeurs pour l’économie. Le revers de manche fut cinglant en marmonnant que cela ne fonctionnait pas. Je n’avais pas la même vision des choses, mais tant pis. La Mutuelle des Motards a pourtant une partie majoritaire de son portefeuille en placement éthique et cela lui a permis d’amortir les effets de la crise. Petite mutuelle, certes, mais le résultat est là. Alternative : on peut utiliser l’argent comme un outil et non une finalité. On peut permettre à des entreprises de placer de l’argent sans pour cela cautionner ce système financier dont plus personne ne comprends comment il fonctionne et qui détruit beaucoup de personnes et de ressources.

Continuons... Cette année, j’ai eu le plaisir d’être l’un des invités de la table ronde de la soirée de lancement du Mois de l’économie sociale et solidaire ! Aux côtés de Benoit Hamon et de deux autres invités, j’ai parlé de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire. Et ensuite, j’ai été interviewé. L’axe était que je devais expliquer pourquoi l’ESS convenait à tout le monde. Parce que c’est une ALTERNATIVE ! Alternative à un modèle économique dominant, à un mode de consommation anglo-saxon et surtout une modèle de management différent puisqu’il ne met pas en contradiction des 4 parties prenantes classiques de l’entreprise (salariés, investisseurs, fournisseurs, clients). Acheter dans une SCOP, c’est permettre le maintien d’une économie localisée et le développement d’entreprises dont les salariés sont les propriétaires. Manger bio, c’est permettre de protéger les ressources naturelles, entreprendre en coopérative d’activités et d’emploi, c’est maintenir la protection sociale collective dans une entreprise partagée !

Alternative : On peut consommer, entreprendre, produire, travailler dans l’économie sociale et solidaire, sans être un bolchevique 1. On peut partager la plus value et le pouvoir de façon égale, sans que cela ne repose sur la propriété individuelle et la finalité lucrative. On peut penser gouvernance collective des entreprises en s’appuyant sur l’intelligence des parties prenantes, au premier rang desquels les bénéficiaires. Cela s’appelle l’ECONOMIE SOCIALE !

Dans la même veine, il existe plusieurs manières pour qu’une entreprise continue d’exercer après le départ de son créateur ou après une vente par la maison mère. La transformation en SCOP, c’est à dire la reprise par les salariés eux mêmes (et pas que les cadres !!) des moyens de production, est une alternative à la disparition d’un outil de production et à la mise sur le carreau des salariés. Des exemples ? Là, là ou encore là ! Camarades salariés, vous pouvez devenir les maitres de vos destins et cesser de craindre la perte de votre emploi. Alternative : On doit faciliter la reprise d’entreprise en SCOP. et permettre que toutes les filières de formation puissent avoir une information sur ce statut. Les plombiers, les comptables, les dessinateurs industriels ou les tourneurs fraiseurs doivent savoir qu’on peut entreprendre autrement !

On peut faire du marketing intelligent ! Oui, bien souvent, cette activité est mal vue, très libérale, pour nous faire acheter n’importe quoi, ou nous vendre un truc couplé à un autre. Sauf que là encore, on peut faire intelligent... Vous avez tous vu des pubs vous expliquant que si vous venez chez la mutuelle TRUC ou l’entreprise MACHIN, vous aurez un mois gratuit, un porte clé ou un panier garni de chez Moulinot ! On peut faire autrement. Regardez la Mutuelle des Motards, encore certes. D’un argument marketing "venez chez moi", elle en a fait un argument solidaire "venez chez moi, protégez vous mieux et aidez une association !". En effet, les sociétaires de la Mutuelle des Motards peuvent parrainer un conducteur de 2-roues et la mutuelle permet, au filleul comme au parrain de bénéficier d’un gain parrainage leur permettant de mieux s’équiper. Mieux protéger donc ! Et en plus, chaque parrainage entrainera également automatiquement le versement, par la Mutuelle, de 10 euros à Handicap Motards Solidarité (HMS), association permettant à des personnes atteintes de handicap d’accéder à la pratique du 2-roues.

Alors que j’écris ce billet, bien entendu, là encore, j’exerce mon droit à l’alternative. Il est écrit sur un logiciel libre, dans un environnement libre pour un site sous logiciel libre. Concrètement, j’utilise Firefox sous Linux Ubuntu pour la plateforme de blogs gérée sous Spip. J’ai désinstallé le windows,logiciel propriétaire, que j’avais sur le PC à l’achat 2 et installé Ubuntu, qui est un environnement graphique sous GNU / Linux. La philosophie d’Ubuntu, et par extension du libre, est "la volonté que le monde entier puisse équitablement profiter du logiciel, et pour ce faire, que tout utilisateur d’ordinateur puisse être libre de télécharger, d’utiliser, de copier, de distribuer, d’étudier, de partager, de modifier et d’améliorer le logiciel pour toutes utilisations sans payer de droit de licence. Il est stipulé aussi que l’utilisateur doit pouvoir choisir la langue dans laquelle il l’utilise et avoir l’opportunité d’utiliser le logiciel même s’il est handicapé". Si vous êtes curieux, mais réservé, tentez l’aventure Ubuntu par la cohabitation de votre windows et d’Ubuntu. Simple et pratique, vous serez conquis !

J’aurais pu continuer une longue liste sur les alternatives, mais le serveur aurait saturé. En tant que citoyen avec deux neurones en connexion, nous nous devons d’exiger des alternatives à chaque situation. Et parce que je suis un militant de l’économie sociale et solidaire, je dois exiger que l’ESS réponde à ce besoin d’alternatives. Et je me dois d’en faire la promotion, car ni la RSE, ni le concept d’entreprises citoyennes ne seront en capacité de réellement changer les choses pour la population.

Même si l’ESS n’est pas le monde des bisounours, j’y crois dur comme fer, mais ce sera un autre billet !

Le même billet, avec les images et les liens, c'est par [là !]

jeudi 6 décembre 2012

Révélation "Le clignotant n’est pas une assistance au volant..." !

Je savais que j'allais provoquer une émotion, que dis je, un ras de marée de sentiments puissants et positifs en révélant cette information. J'ai longuement réfléchi en même temps car cela allait mettre à mal plusieurs décennies d'apprentissage à la conduite et un certain nombre de certitudes chez les automobilistes.

Mais oui, je l'affirme, j'en ai même des preuves, le clignotant est indépendant du volant pour sa mise en route, on peut donc le mettre avant de tourner le volant pour tourner ! On peut même le mettre sans tourner le volant ensuite, juste pour rire (Mais que à l'arrêt). Et on peut même mettre les deux en même temps, cela s'appelle les "warnings", sans pour cela que le volant se coupe en deux parties égales...

La Prétention Routière (Non, je n'ai pas fait de fautes d'orthographe) le dit elle même :

Au volant, le principal moyen pour communiquer et de vous faire comprendre des autres usagers, c’est le clignotant.

Les règles d’utilisation du clignotant sont simples : dès que vous vous apprêtez à changer de direction il faut utiliser son clignotant. Son but ? Faire savoir aux autres usagers vers où vous vous dirigez de sorte qu’ils puissent anticiper votre changement de direction.

Et il semblerait que selon une étude 2011 de la même Prétention Routière, vous seriez 44 % des conducteurs à ne pas utiliser les clignotants quand ils changent de direction.Et il semblerait que "{l'absence de clignotant est plus fréquente lors des manœuvres à un giratoire ou lors d’une bifurcation après un stop (45% des clignotants oubliés). Mais plus de 30% des conducteurs l’oublient également pour indiquer qu’ils tournent à un carrefour à feux ou géré par une priorité à droite.}"

Alors, il y a une différence entre un oubli individuel et une phénomène collectif. Pour moi, l'étude citée révèle qu'un conducteur sur deux ne pense pas à prévenir les autres de son comportement à venir sur la route.

On est bien loin du partage affirmée de la route si chère au mouvement des motards, premières victimes de changement de direction de la part des automobilistes. Rappelons nous qu'une part non négligeable des accidents de 2 roues motorisées se déroulent lors d'un changement de direction d'une automobile (Le fameux "tourne à gauche" bien connu des assureurs) et que pour les assureurs, c'est un 50/50 des torts (Sauf pour la mutuelle des motards qui étudie au cas par cas les accidents de ses sociétaires, et n'applique pas pour la moto, les conventions d'indemnisations des assureurs).

Alors, faisons l'effort de communiquer à ceux qui nous suivent nos intentions, cela évitera simplement et efficacement des tôles froissées, des blessés et des morts...

vendredi 24 août 2012

Ethylotest et gilet jaune. Je n’en porterai pas !

Je ne suis pas adhérent de la FFMC depuis 1995 et je n'ai pas participé au bureau national de cette fédération pendant 10 ans pour me coucher devant la première loi absurde, stupide, crétine, liberticide venue...

Non, je n'aurai pas d'éthylotest dans ma moto et non, je ne porterai pas de fluo sur mon blouson ! HORS DE QUESTION !

Rappels :

Automobilistes : éthylotest obligatoire dans les véhicules à partir du 1er juillet 2012. Publié le 22.06.2012 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

À partir du 1er juillet 2012, tout conducteur de véhicule terrestre à moteur (Ndlr : Donc les motos !) est dans l’obligation d’être en possession d’un éthylotest. Par contre, les conducteurs de cyclomoteurs (véhicule à moteur à 2 ou 3 roues, dont la cylindrée ne dépasse pas 50 cm3) ne sont pas concernés par cette obligation. C’est ce qu’indique un décret publié au Journal officiel du jeudi 1er mars 2012.

Cet éthylotest doit respecter les conditions de validité prévues par le fabricant : date de péremption et marque de certification ou de conformité notamment. Il peut être chimique ou électronique. Le coût d’un éthylotest chimique est souvent compris entre 1 et 2 euros. Celui d’un éthylotest électronique portatif est d’au moins 100 euros. Ces dispositifs sont disponibles dans de très nombreux points de vente (grande distribution et commerce de détail). Le conducteur d’un véhicule équipé par un professionnel agréé ou par construction d’un dispositif d’antidémarrage par éthylotest électronique est réputé en règle. En cas de contrôle routier, le défaut de possession d’un éthylotest est sanctionné par une amende de 11 euros à compter du 1er novembre 2012.

L’éthylotest donne un indice de la présence d’alcool dans l’air expiré. Il est interdit de conduire en cas de concentration d’alcool dans l’air expiré égale ou supérieure à 0,25 milligrammes par litre. Service public

Et

Le texte aborde l'obligation pour les motards conduisant une cylindrée supérieure à une 125 cm3 de se doter d'un vêtement muni d'un équipement rétroréfléchissant. Des dispositions complétées par un arrêté du ministère des Transports qui en définit les caractéristiques. Quoi qu'il en soit, la mesure n'entrera pas en vigueur avant le 1er janvier 2013. En cas de non-respect, le contrevenant s'exposera à une amende de 68 euros avec deux points en moins. Le Figaro du 02/01/12}}

Alors ! Normalement, depuis le 01 juillet, pour être en conformité avec la loi, je devrais avoir un éthylotest dans ma moto La loi ne précise pas où on peut le mettre en moto !. Un ? Non, deux. En effet, la loi dit qu'il faut être en possession d'un éthylotest. Or, à quoi sert l'éthylotest si on ne se contrôle pas en cas de doute ? Mais si on l'utilise pour se contrôler, on n'en a plus à présenter en cas de contrôle policier ! C'est pourquoi il est préférable d'en avoir deux.



La détention d'au moins un éthylotest chimique va devenir obligatoire le 1er juillet dans tout véhicule à moteur de plus de 50 cm3. Toutefois, la Sécurité routière recommande d'en avoir toujours deux avec soi. LCI



Pour un peu que le conducteur soit très rigoureux, très prudent ou très con, cette petite histoire peut vite monter en chiffrage d'euros à 2 euros l'exemplaire non électronique.

Et pourquoi je n'en mets pas dans la moto ? Hein ? Pourquoi ? Est ce juste pour se différencier que Môssieu Guillaume, i'met pas d'éthylotest !? Non, c'est parce que Môssieu Guillaume, i'boit pas une goutte d'alcool ! Alors, forcément, cela ne lui sert à rien ! Imaginez si il fallait emmener tous les dispositifs de prévention "au cas où"...

Dans l'année, je dois boire l'équivalent de 2 verres de vin rouge, 1 bière et un verre de champagne. Seulement si je les buvais tous dans le même repas, je serais marron pour conduire.

Sauf que c'est réparti sur l'ensemble de l'année ! Et jamais quand je dois conduire ! C'est comme si il fallait que j'ai un détecteur de drogue alors que je n'en prends pas ! On ferait mieux de mettre des appareils contre le sommeil ou les médicaments  !

Donc, je me mets en dehors de la loi car je la trouve absurde, débile et injuste, et surtout "liberticide bêtement". Je suis républicain, j'accepte la loi promulguée par mes représentants élus. Mais là, c'est une pompe à fric qui ne sauvera aucune vie, car les prudents appliquaient déjà la loi et les autres non ! Sinon, la mortalité chez les jeunes dûe à l'alcool aurait baissé depuis longtemps.

D'autant qu'il semblerait que l'argument économique ne soit pas si éloigné que cela de la soit disante préoccupation de prévention routière !

Soupçons de conflits d'intérêts sur le marché des éthylotests

Accessoire obligatoire dans les boîtes à gants de toutes les voitures à partir de dimanche 1er juillet, l'éthylotest est-il au cœur d'une affaire de conflits d'intérêts? Selon Sud-Ouest , l'association I-Test, qui a convaincu le gouvernement Fillon en février dernier de la nécessité d'installer cet équipement dans les véhicules, et l'entreprise Contralco qui les fabrique ont en commun un certain Daniel Orgeval. Ce dernier a la double casquette de salarié de Contralco et président de cette association à but non lucratif.

Numéro un européen sur le marché des éthylotests, Contralco détient le quasi-monopole en France avec 90% de la production, selon lequipement.fr qui révélait l'affaire dès mars. Cette PME de l'Hérault est également le fournisseur officiel de la police et de la gendarmerie qui mobilisait jusqu'alors 35% de son activité. Quant à l'association I-Test créée en juin 2011, elle a réussi en huit mois seulement à faire transformer sa proposition en décret, publié le 1er mars dernier au Journal officiel . Le Figaro du 27/06/12

L'éthylotest est donc un impôt supplémentaire...

JE NE METTRAI DONC PAS D'ETHYLOTEST DANS LA MOTO !

Concernant le dispositif réfléchissant obligatoire à partir de 2013, itou !

Je fais de la moto depuis 1989 et je ne porte que des blousons de motos pour rouler. Outre donc les protections épaules/dos, ils portent des dispositifs réfléchissants. De plus, la moto possède des éclairages qui permettent de repérer le véhicule dans le noir. Que ce soit le gilet fluo ou le brassard fluo, je ne porterai pas de dispositif supplémentaire. Je ne suis pas un sapin de Noël ! Que les cyclistes aient acceptés cet équipement, c'est leur problème, mais je n'ai pas passé un permis pour ressembler à une guirlande de Noël.

Certains margoulins ont vu le business à se faire. Moto Magazine a interpelé le milieu motard et prévenu des arnarques !

Vente de gilets fluos : gaffe aux arnaqueurs !

Un site de vente en ligne, récemment crée à cet effet, commercialise des gilets fluos en arguant qu’ils vont bientôt devenir obligatoires à moto. Publicité mensongère ! Moto Magazine du 22/07/11

JE NE METTRAI DONC PAS DE DISPOSITIF RETRO REFLECHISSANT !

Pour conclure, j'espère que ce mouvement anti brassard fluo va être suivi et pas que par 3 clampins de la FFMC. Je l'ai déjà dit, c'est à mon avis, le même combat symbolique que la vignette moto en 1979. Un impôt déguisé, spécifiquement dédié à la moto, soit disant pour notre sécurité. La différence est que le milieu du deux roues motorisés a évolué : entre gueules sur les forums (Mais p'tites dans la rue !) et sociologie différente du conducteur...

Preuve parmi tant d'autres, les fabricants de blousons moto ont intégré le business et ont intégré du [fluo dans leurs produits. Si ils avaient eu le courage de faire sur tous leurs blousons des dispositifs rétro réfléchissants adaptés et esthétiques, jamais les pouvoirs publics n'auraient imposé ceci. Business is business ! Et certains l'ont VRAIMENT bien compris !

mardi 21 août 2012

Drame du scooteriste tué à Lyon : mauvaise foi et justice expéditive !

Il y a deux jours est arrivé un terrible accident routier urbain à Lyon. Un conducteur de scooter s'est tué en tombant au milieu de la voie de bus, qui ne l'a pas vu et lui a roulé dessus. Malgré son casque, le conducteur est décédé sur le coup. Ce qui a créé l'émotion, outre le décès du scooteriste, c'est que le conducteur du bus ne se soit pas arrêté à l'impact. Mis en garde à vue, il a expliqué qu'il n'avait rien entendu, ni rien senti.

Les enquêteurs tentent dimanche 19 août d'élucider les circonstances d'un accident qui a couté la vie samedi au conducteur d'un scooter de 19 ans, écrasé dans le centre de Lyon vraisemblablement par un bus du réseau des transports en commun lyonnais (TCL). Celui-ci ne s'est pas arrêté. Le Nouvel Observateur du 19/08/12

Selon les premiers éléments de l'enquête, les circonstances seraient les suivantes : - Le scooter remontait une file de voiture par la droite, donc entre les voitures et la délimitation de la voie à droite ; - La voie de circulation était celle de droite, et était séparée de la voie de bus par un séparateur central axial en ciment (Les bourrelets en ciment de 6 ou 7 cm) ; - En voulant éviter une voiture, le conducteur du scooter aurait fait un écart, perdu l'équilibre sur le séparateur en ciment et chuté sur la voie de bus ; - Le corps serait passé sous le bus, au milieu de la deuxième partie du bus, la partie articulée.

Pour information, le scooter roulait avec son casque. Les différents articles lus ne laissent pas percevoir une vitesse excessive ! Chose suffisamment importante à noter, puisqu'en général, que ce soit la presse ou la police, un deux roues motorisé, moto ou cyclo, est toujours en vitesse excessive.

Pour information complémentaire :

Un bus articulé ? "{(Autrement appelé bus accordéon) c'est un bus constitué de deux parties rigides reliées entre elles par un axe de pivotement. Il est généralement de conception à un étage et sa longueur varie de 17 à 20 mètres.}" (Wikipedia). La photo ci contre expose un HEULIEZ GX 187. D'une longueur de 17,86 m pour une largeur de 2,50 m, son PTAC (Poids total autorisé en charge) est de 26 tonnes. Même si ce n'est pas le bus incriminé, il s'agit à peu près du même gabarit. Un séparateur de voie ? Le mobilier urbain (bac à plantes, arbres, bancs, ...) et les infrastructures urbaines sont une zone difficile d'accès juridiquement pour les associations de consommateurs. La normalisation en France est encadrée par un décret (Décret n°84-74 du 26 janvier 1984 fixant le statut de la normalisation), mais (heureusement aussi), tout n'est pas codifié. Les séparateurs de voies sont franchissables par les véhicules d’urgence mais alertent et dissuadent l’automobiliste de franchir. Mais cette infrastructure, comme beaucoup d'autres, n'a pas été pensé pour les 2 roues, motorisés ou non.

Pour en savoir un peu plus sur les infrastructures routières et urbaines : - Plan de déplacement de la Communauté d'Agglomération Sofia Antipolis - Catalogue "Equipement de voiries" de la société ABC Equipement Collectivités (Produits dans les domaines du mobilier urbain et de l’aménagement extérieur) - Dossier "Infrastructures et réseaux routiers" de la Fédération Française des Motards en Colère

En écoutant l'information au journal télévisé, je fulminais sur mon fauteuil. Seul le conducteur du bus était visé par le reportage. On s'occupait assez peu de la CAUSE de l'accident... Ou plutôt LES CAUSES de l'accident. France 2 l'a juste abordé dans son propos, mais rapidement. En effet, il n'y a jamais un facteur déclenchant un accident, mais plusieurs. Et c'est la Sécurité Routière qui le dit (Dès fois qu'on me donnerait pour pas objectif !) :

Plusieurs de ces facteurs peuvent se combiner, il est pratiquement toujours abusif de vouloir identifier une cause unique à un accident. Site de la Sécurité Routière "L’ETUDE DES ACCIDENTS – L’ACCIDENTOLOGIE"

Cela m'a énervé ! J'ai twitté

Ce twitt a été repris une trentaine de fois dans l'heure qui a suivi, preuve que je ne pensais pas que des conneries. J'ai même eu l'honneur de me faire interpeller par Jean Daniel Flaysakier [Je dois faire partie de ses 235 ab...], le journaliste médecin de France 2.

Pourquoi j'étais en colère sur le traitement de l'accident ? 2 raisons.

1. On a massivement occulté la cause de l'accident pour ne se focaliser que sur la conséquence. Vous me direz que c'était le principal, vu que le conducteur du scooter est décédé. C'est dramatique, terrible et effroyable, sauf que le rôle d'un reportage n'est pas d'être dans le larmoyant, mais dans la compréhension. Là, en se focalisant sur la victime, on occultait les raisons. D'autant que la cause de la mort du conducteur n'est pas la "mauvaise vigilance supposée" du conducteur du bus, mais bien la chute provoquée par le séparateur, l'épisode malheureux du bus étant une conséquence de la chute. Imaginons que le scooteriste ne soit pas tombé, le bus ne l'aurait pas touché. L'intérêt d'analyser les causes permet de voir que la mort est provoquée par un enchainement de facteurs avec une forte proportion de malchance. Tout autant, avec les mêmes éléments, à une seconde près, le conducteur aurait pu s'en tirer avec juste une trouille monumentale des 20 tonnes le frôlant. Là, non. L'enchainement est le suivant : le scooter remonte la file, une voiture lui fait peur, il réagit, il heurte le séparateur, il perd l'équilibre, il chute, le bus passe. Modifier l'un de ses facteurs et l'accident prend une autre tournure. Tous les jours (ou presque), sur mes trajets quotidiens, je passe sur ces saloperies de séparateurs de voies. Non pas que je suis un inconscient et que je fais fi des voies, mais simplement parce qu'ils sont mal positionnés, mal mesurés, mal placés, et surtout PENSES pour des 4 roues, donc stables par nature. Ces séparateurs sont très bien connus des 2 roues motorisés et détestés par ces derniers pour les mêmes raisons que pour l'accident, il déstabilise, y compris des machines de 300 kg !

2. Le conducteur du bus a été jeté à la vindicte populaire. Oui, il conduisait le bus qui a "écrasé" le conducteur. Mais au vue des mensurations du véhicule (20 tonnes, je le rappelle, sur 6 essieux), on peut légitimement penser qu'il n'a pas senti cet aléa (Au sens de "événement imprévisible"). L'un des responsables de la régie de transport défend cette idée :

"Il est tout à fait possible qu'il ne s'en soit pas rendu compte", a réagi le directeur d'exploitation du réseau TCL, Laurent Senigout expliquant qu'"un bus articulé mesurait 18 mètres de long et pesait 15 tonnes".

"Il nous est déjà arrivé, malheureusement, que des conducteurs de bus ne se rendent pas compte d'un accident. Il suffit d'être focalisé sur quelqu'un qui traverse ou je ne sais quoi d'autre pour ne pas s'en apercevoir", a poursuivi le directeur d'exploitation. Le Nouvel Observateur du 20/08/12

Mais, à la limite, peu importe. Qu'aurait il pu faire ? de source policière, "{le jeune homme serait tombé sous les roues du bus, sans que le deux-roues "soit heurté" par ce véhicule}". Il n'y aurait donc pas eu choc avec le bus. Un coup de frein n'aurait pas suffit. Sauf à dire que le reproche ait été que le bus ne s'arrête pas... Vous qui avez déjà pris des bus en milieu urbain, combien de fois un bus monte sur un trottoir, un séparateur de voie, dans un trou, qui fait qu'il y a secousse ?

Le chauffeur du bus, qui a écrasé samedi 18 août le conducteur d'un scooter, âgé de 19 ans, au centre de Lyon, sans s'arrêter, a été identifié et placé en garde à vue dimanche après-midi, a-t-on appris auprès de la police.

Ce chauffeur du réseau des transports en commun lyonnais (TCL), qui "n'est pas un débutant", selon son employeur, a été placé en garde à vue vers 14 heures. Il était dimanche soir en cours d'audition dans les locaux de la police, a indiqué cette dernière.

../.. Ceux-ci ont permis d'identifier le bus en cause, a expliqué sans plus de détails, un policier en charge de l'enquête. Le Nouvel Observateur du 20/08/12

On ne cherche donc pas à trouve le responsable de l'accident, mais à savoir si le chauffeur a commis une "non assistance à personne en danger" ?

Pour conclure, je suis peiné pour la famille de l'adolescent tué. Et je suis chagriné pour le chauffeur, car le peuple a besoin d'un coupable. Penser qu'un objet puisse être mis en cause est intolérable ! Un tweet en réponse au mien m'y a fait penser.

Et pendant ce temps là, le séparateur central continue de rappeler à l'ordre sans conséquences des automobilistes et à faire attraper des suées à des conducteurs de deux roues motorisés... On vit une époque formidable !

(les images ne sont pas présentes. Pour les voir, merci de consulter l'article original !)

lundi 11 juin 2012

"Mauvaise réponse" ou "pas la réponse que j'attendais" ?

Il y a une tendance franchement énervante dans notre société à confondre "mauvaise réponse" et "réponse que je ne voulais pas".

La période est propice au cours de droit constitutionnel. Mais j'aurais une grande prétention à pouvoir en tenir un. Je vais donc juste exprimer mon point de vue sur une tendance que je vois grandir proportionnellement à la désaffection des citoyens pour les hommes politiques

Rappel : Nous vivons en France dans une démocratie représentative.

La démocratie représentative ou régime représentatif ou gouvernement représentatif est un système politique dans lequel on reconnaît à un organisme le droit de représenter une nation ou une communauté. La volonté des citoyens s’exprime par la médiation de représentants élus qui incarnent la volonté générale, votent la loi, et contrôlent éventuellement le gouvernement.

La période est ZE période pour notre démocratie représentative : élections présidentielle et législatives. Le processus électoral permet à toute personne inscrite sur les listes, et donc en âge de voter, de prendre part à la décision finale de celle ou celui qui le représentera. Et ceci représente la volonté générale ! (Le concept de volonté générale, conçu par Jean-Jacques Rousseau dans "Du contrat social", désigne ce que tout citoyen devrait vouloir pour le bien de tous y compris pour son intérêt propre.)

Que veut dire le mot "représenter" ? Le vote est un mode de désignation et pas un transfert de responsabilité. Les élus tirent leur légitimité, non par délégation de la souveraineté de leurs électeurs, mais du fait même de leur élection qui est donc un mode d'investiture dans la fonction. Le député, une fois élu, est indépendant de ses électeurs, il est irrévocable, et n'est pas tenu de suivre explicitement leur volonté. C'est la fin de mandat (relativement courte) qui permet le renouvellement éventuel si les électeurs ne sont pas satisfaits.

Cela veut dire concrètement qu'une fois élu, le député prend les décisions en son âme et conscience, selon les informations qu'il possède, qu'il collecte, qu'il entend, des philosophies qui le traversent, des cultures dont il s'abreuve et éventuellement des collègues et groupes qu'il fréquente.

J'ai (bien entendu) voté pour Hollande au deuxième tour de la Présidentielle (Le nabot, hop, dehors !. J'ai voté pour lui pour un certain nombre de valeurs et principes qui régissent le parti qu'il a dirigé (le PS) et la famille politique dont il se revendique (la Gauche). François Hollande n'était pas mon candidat de premier tour. Jamais, je n'ai voté socialiste au premier tour. Les socialistes font partie de la même histoire politique que moi, mais leur direction a pris des positions trop sociale démocrate pour moi. Soit. Pour cela, je sais pertinemment qu'une partie des décisions qu'il prendra ne sera pas en accord avec mes principes et valeurs. Que ce soit des positions économiques ou sociétales. Je le sais, c'est le principe même de cette délégation de pouvoir que je fais en votant. Si je voulais qu'il réagisse comme moi, il faut que je me présente.

Donc, pour revenir à mon titre, je trouve qu'une tendance lourde se met en place dans la contestation des décisions de nos hommes politiques. L'électeur se sent floué de plus en plus, y compris sur des sujets mineurs (qui ne le sont peut être pas pour lui !), quand son représentant ne prend pas la "bonne décision". Mais qu'est ce que la "bonne décision" ?

  • 1. Celle que l'électeur a dans la tête : il aurait pris cette décision si il avait été élu. Mais il ne l'est pas...
  • 2. Celle que le groupe social dont l'électeur fait partie aurait prise : l'électeur individuel sait trouver des congénères pour porter des revendications à ses représentants, avec moults (bons) arguments et moultes démonstrations.
  • 3. Celle du représentant qui a pris la décision : coincé entre la ligne de son parti (Qui a pu changer entre temps), ses informations, l'environnement juridique, le contexte social et économique et ses valeurs, l'élu a pris une décision. La sienne !
  • 4. Celle de l'intérêt général : AAAAhhhh... Môssieur, voici une idée qu'elle est bonne... L'élu doit voter selon l'intérêt général... Ouuhhh... C'est bon ça... Sauf que c'est lui l'intérêt général puisqu'il représente la nation (avec ses petits camarades de bancs parlementaires)

Bon... 1 partout, la balle au centre... Avec cela, on a pas beaucoup avancé... Pourtant...

La démocratie représentative induit l'abandon d'une partie de son pouvoir de citoyen. Si on n'accepte pas ce paradigme politique, on ne peut effectivement pas accepter les décisions prises à sa place (pour toutes les raisons possibles).

Et je trouve que les corps intermédiaires, surtout associatifs, jouent mal ce jeu de la démocratie. Pour rappel, les corps intermédiaires, héritiers des corps de l'Ancien Régime, sont des "groupes sociaux et humains, situés entre l’individu et l’État, indépendants et autonomes, constitués naturellement ou par accord délibéré en vue d’atteindre un objectif commun aux personnes qui les composent". Ces corps ont été mis à mal par Sarkozy ("Hollande se veut l'antithèse de Sarkozy sur les "corps intermédiaires" ou "Sarkozy contre les «corps intermédiaires»"), ils les détestaient, car ils ne correspondent pas à la vision philosophique libérale du direct entre le Roi et les sujets, entre Dieu et les croyants (Comme les protestants), entre le Président et le peuple (Ressemblant à la monarchie républicaine si chère à De Gaulle et Mitterrand).

On oublie souvent que les associations font partie des corps intermédiaires... Peut on légitimement penser qu'une FFMC, une LDH ou une APF ne sont pas des corps intermédiaires au sens de la définition ci dessus ? Ne sont ils pas des groupes sociaux organisés pour défendre une cause ? Et ces 3 exemples ne sont pas forcément ceux à qui je pensais plus haut en disant qu'ils ne faisaient par leur taf !

Ils ont un rôle à jouer en interne : expliquer à leurs adhérents et membres que les causes défendues ne sont pas toujours entendues... Ou bien entendues... Et que les intérêts des uns ne sont pas forcément les intérêts des autres... ET QU'IL FAUT L'ACCEPTER ! Je vois trop souvent des réactions à des positions de nos élus qui démontrent que le rédacteur de la réaction n'a pas compris dans quel plateau de jeu il était : celui de la politique ! Si on demande à modifier des positions, acteurs, dispositifs auprès d'élus du peuple (députés, sénateurs, maires, conseillers territoriaux, ...), on entre sur l'échiquier politique (non partisan) pour faire avancer une cause, reposant elle même sur des valeurs exprimées démocratiquement. Et donc, on fait de la politique.

Ne pas faire de politique, c'est rester chez soi, s'occuper de ses chats, regarder TF1 et "plus belle la vie"...

vendredi 8 juin 2012

Le Mouvement anti-radars: de vieilles connaissances pour une opération en eaux troubles

Les élections législatives regorgent toujours de candidatures étranges. C'est le cas du Mouvement anti-radars (MAR), étiquette nouvelle sous laquelle on repère ici ou là des candidats pour le scrutin des 10 et 17 juin prochain. Ce "label" est notamment présent dans l'Hérault, avec 6 candidats, en Haute-Garonne, dans le Nord ou encore dans l'Oise.

Le programme est simple et résumé dans le slogan : "Mort aux radars et vive la clope au bar!" Les candidats veulent, entre autres choses, le "démantèlement de tous les radars" ; la fin du permis à points ; le relèvement de toutes les limitations de vitesse ; le plafonnement du prix du carburant à 1 euro par litre ou encore la restauration du droit de produire sa propre eau de vie (manque la revendication du droit à conduire bourré, mais on n'en est pas loin...).

Mais qui se cache donc derrière le MAR ? Son président est Jean-Louis Soulié, Narbonnais de 62 ans, est un prospère agent immobilier. Cet homme de droite, qui fut proche de certains milieux barbouzards, est un habitué des campagnes électorales : il a été notamment candidat aux municipales et aux régionales. C'est aussi un proche de Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots (Hérault), qui se présente aux échéances de juin sous l'étiquette UMP. Aux cantonales de 2011, l'URP soutenait Jacques Peyrat à côté du Bloc identitaire et du FN.

En coulisses du MAR, s'agitent diverses figures de l'extrême droite radicale, comme Rodolphe Crevelle, un routier de ce milieu au passé tumultueux. Il y a aussi les anciens cadres identitaires Philippe Milliau et Richard Roudier. Lesquels voient dans cette aventure électorale la possibilité de rebondir après leur éviction du Bloc identitaire.

L'avantage de ce genre de candidature est de pouvoir, potentiellement, profiter de la loi sur le financement des partis politiques : un parti reçoit environ 1,60 euros par voix récolté s'il a dépassé 1 % des voix dans 50 circonscriptions.

Ratisser large... surtout à l'extrême droite

La philosophie du MAR a été résumé par M. Soulié dans un entretien au Lys Noir, revue d'extrême droite – "anarcho-royaliste" de M. Crevelle : "Notre démocratie est devenue un régime de lâches gouvernant des poltrons. Sous leur règne, les lois répressives deviennent légions sous prétexte de protection de l'individu."

Car M. Soulié ratisse large. Il est à la tête d'un petit parti politique, l'Union républicaine populaire qui se définit comme "gaulliste" et qui entend rassembler "de la gauche modérée jusqu'à la droite nationale". D'ailleurs, son slogan est "pas d'ennemis chez les patriotes". Le MAR est statutairement lié à l'URP.

Cet éclectisme se retrouve dans le MAR. Ainsi, le numéro 2 est Joseph-Marie Joly, ancien FNJ passé par le Bloc identitaire version normande et le Parti de la France de Carl Lang. D'autre part, il a été rédacteur en chef adjoint d'Unité normande, magazine du Mouvement normand, qui se réclame des thèses de Jean Mabire, un des piliers de la Nouvelle droite, auteur entre autres, d'ouvrages sur la Waffen-SS.

Chez les candidats, l'on croise nombre d'anciens identitaires. Comme Thomas Gueyraud, dans la 4e circonscription du Nord, qui est un ancien responsable du Bloc identitaire. Ou Pierre Fiquet qui, lui, a émargé aux Jeunesses identitaires. Ou encore David Veysseyre, en Haute-Garonne. Il est l'auteur, dans le numéro de janvier 2012 de la revue d'extrême droite Synthèse nationale, d'une contribution intitulée : "Redécouvrir la révolution conservatrice allemande". Il lui arrive également d'écrire à Rivarol, l'hebdomadaire pétainiste et antisémite. Comme en janvier 2012 où il qualifie Xavier Vallat (député connu pour ses diatribes antisémites dans les années 1930, qui occupa le premier le poste de commissaire général aux questions juives sous Vichy ) de "grand homme".


***

A remarquer aussi, l'entretien inattendu dans Minute, de Philippe Blanc, candidat du Parti Pirate. Ce dernier, qui a des relations familiales et amicales dans le milieu d'extrême droite, se présente à Boulogne-Billancourt (9e circonscription des Hauts-de-Seine). Son suppléant est Wilfried Brunet.


Source : (L'EXCELLENT) Blog "Droite(s) Extrême(s)" du Monde

mercredi 6 juin 2012

Les annonceurs motos se foutent de nous...

J’en ai marre... Ca y est ! La coupe est pleine... Mon niveau à bulle a bullé...

Il y a quelques mois, je l’avais déjà dit "Nous sommes tous des obsédés sexuels... Et en plus, les filles qui aiment la moto sont des lesbiennes !". Et je trouve que malheureusement, rien ne s’arrange en ce bas monde motard... :-|

J’ai décidé de distribuer des bonnets d’âne aux publicitaires motos qui nous prennent soit pour des gogos, soit pour des machos.

La traduction SPIP/Dotclear étant pénible, surtout avec des images virtuelles, désolé, mais je vous renvoie vers l'[article original...]

vendredi 18 mai 2012

Fichage des contrevenants au code de la route : le Conseil d'Etat saisi

L’Automobile club des avocats (ACDA) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) demandent au Conseil d’Etat l’annulation du fichier Ares, acronyme de « Automatisation du registre des entrées et sorties des recours en matière de contravention », destiné à recenser les données personnelles des usagers de la route contestant leurs contraventions au code de la route.

Elles ont déposé le 16 mai 2012 un recours contre l’arrêté du 20 février 2012 autorisant la création du fichier Ares.

« Par ce recours, l’Automobile club des avocats et la Ligue des droits de l’Homme entendent montrer que le fichier, qui porte sur les données à caractère personnel, ne respecte pas les exigences de la loi Informatique et libertés, telles que l’obligation de collecter des données pertinentes ou l’interdiction de ne pas conserver des informations au-delà de ce qui est nécessaire, alors même que le non-respect de ces exigences a été plusieurs fois sanctionné par le Conseil d’Etat », précise Me Romain Perray l’avocat des associations requérantes.

Dans un Etat de droit, souligne Me Rémy Josseaume, avocat et président de l’ACDA, « il ne saurait être acceptable que des automobilistes ou des motards soient ainsi fichés alors même qu’ils seraient relaxés par un tribunal ou que l’administration abandonnerait les poursuites à leur encontre ».

Au-delà de la défense des automobilistes contre des stigmatisations outrancières, il s’agit surtout par ce recours de protéger non seulement les droits et libertés fondamentaux de tous les citoyens contre des procédés indignes mais aussi la création d’un fichier d’antécédents pré-judiciaires.

lundi 12 mars 2012

Diviser pour mieux régner, Telle est la devise de la Sarkozy, même en terme de sécurité routière...

Ceux qui me connaissent savent que je suis un incorrigible féministe... Je l'ai déjà prouvé ici en épinglant mon magazine préféré (Et hébergeur de mon blog moto, preuve qu'ils sont ouverts d'esprit) sur des pubs dans lesquelles on se demandait si on vendait des kilos de pneus / casques ou de fesses féminines ! Certes, avec une (ultra) majorité de motards, les motardes ne sont pas encore une cible pour des chippendales couchés sur des pneus ou portant juste un casque... Et un brassard fluo ! (Sécurité oblige !). Sachant que, pour faire chier jusqu'au bout, si tel était le cas (mon deuxième exemple), je braillerais aussi tel un putois orphelin, car avant tout, je me bats pour une juste image des individus et contre le marketing sexuel. Sans être un puritain, bordel de nom de dieu...

Bref. Que ne vois je pas sur l'un de mes sites parmi les plus détestés ce matin ?

Site de la Sécurité Routière

C'est la dernière perle de la Sécurité Routière... Un manifeste signé par des femmes... Loin de moi l'idée que les femmes n'aient pas le droit de signer un manifeste... loin de moi l'idée que les femmes n'aient pas le droit de parler et agir pour la sécurité routière (Merci d'éviter les blagues sexistes et ricanements sournois)...

Ce qui me fait hurler, c'est l'angle utilisé... Encore une fois, on divise pour mieux régner, on stigmatise pour mieux comparer, on sépare pour mieux jalouser...

Sarkozy utilise la même méthode pour diviser le peuple Français sur des sujets comme le chômage ou l'immigration (rappelons nous le fumeux débat sur l'identité nationale du triste Besson, juste prémices des thèses nauséabondes du non moins triste Guéant !).

Alors, j'y suis allé de commentaire. Je n'aime pas laisser des commentaires sur ce genre de forum, car cela cautionne... Mais là...

Commentaire sur le site de la SR

Juste histoire de leur rappeler que dès lors qu'on met la femme en position de protectrice, on la positionne juste (et seulement comme) dans un rôle de mère. Elle protège, elle nourrit, Vision biologique de la femme... Même si « Les femmes appliquent plus les règles de sécurité routière que les hommes » (Source)

Cette campagne est juste abjecte de conformisme, de sexisme et d'anti républicanisme. On divise les usagers de la route, on place la femme dans un rôle restreint et biologique...

Alors, la FFMC ne se mobilisera pas là dessus, déjà occupé à botter les fesses des "psychorigides de la Sécurité Routière" en préparant le 24 et 25 mars. Et pourtant, cela aurait mérité un petit communiqué signé de notre COORDINATRICE nationalE, juste histoire de les pourrir sur l'idée que les femmes sont de simples réceptacles de l'amour des enfants et de la bonne grâce de prêcheurs de tout poil...

Et les médias y sont même allés dans leur soutien, sans aucune réserve... Je n'en attendais pas moins de France soir, mais du Nouvel Observateur, moins !

Journalistes, réveillez vous !

mardi 6 mars 2012

L’Assemblée nationale a voté le fichage intégral de la population française

Pendant que les petites phrases, les annonces budgétaires et autres opérations de communication à courte vue occupent intégralement une campagne électorale qui n'intéresse guère les Français, des choses fondamentales sont discutées au Parlement mais passent presque inaperçues.

L’Assemblée nationale a ainsi définitivement adopté, mardi 6 mars, après-midi la proposition de loi sur la « protection de l’identité ». Après de vifs débats ayant opposé députés et sénateurs depuis plusieurs mois, ce texte vise à instituer un dispositif inédit d’encartement de la totalité des citoyens français. Le dispositif prévoit en effet la mise en place d’une nouvelle carte nationale d’identité biométrique comportant une puce électronique dite « régalienne » dans laquelle seront insérées des données personnelles relatives à son détenteur : nom, prénoms, sexe, dates et lieu de naissance, domicile, taille, couleurs de ses yeux, deux empreintes digitales et photographie. Une autre puce, facultative, est aussi envisagée pour autoriser une identification du porteur de la carte dans le cadre des démarches administratives en ligne et du commerce électronique. Mais ce n’est pas tout.

La suite...

Je lance un pavé.... "Pourquoi faut-il dépénaliser le cannabis ?"

J'ai lu hier un article intéressant sur un site non moins intéressant et sérieux !

Je vous livre leurs réflexions car elles sont sérieuses et personne ne peut taxer cette association d'être des "pousses au crime".

Sachant que pour ma part, je ne fume ni cigarettes, ni cannabis, on ne peut pas me faire ce procès...

Bonne lecture


Le Dr Alain Rigaud, président de l'A.N.P.A.A.(Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie), nous explique pourquoi il faut dépénaliser le cannabis.

Dans sa séance du 3 décembre 2011, le Conseil d’Administration de l’A.N.P.A.A. s’est prononcé en faveur d’une évolution de la Loi de 1970 relative à la lutte contre la toxicomanie. Pour résumer cette position, l’A.N.P.A.A. demande que soit étudiée la possibilité d’une légalisation du cannabis, et, en tout état de cause, se déclare immédiatement favorable à une dépénalisation de l’usager privé de l’ensemble des substances psychoactives, notamment du cannabis.

Le Bureau a souhaité que ce dossier prenne la forme d’un Vademecum basé sur les différents arguments auxquels l’A.N.P.A.A. souscrit et qui concourent à ce débat. La plupart de ces éléments sont issus de différentes personnalités et ont été recueillis dans la presse (sources citées à la fin de la présente note). Elles sont organisées sous forme de réponse ou de contre arguments aux idées fréquemment défendues par les opposants à l’évolution de la loi de 1970 (en bleu dans le texte ci-après). Il n’y a pas de drogues dures et de drogues douces, toutes les drogues sont dangereuses au même niveau, ce qui justifie la prohibition. Il s’agit d’une contre vérité reconnue par tous. Les conclusions du rapport Roques en 1998, même si elles mériteraient probablement d’être réactualisées notamment s’agissant du cannabis, montrent très clairement des effets distincts pour chaque produit en ce qui concerne le risque de dépendance physique, psychique, et leur toxicité générale.

La suite par ici ...

Voila la réalité : "Sécu_ité _outiè_e" !

"Gné ?!" pourrait on lire sur le visage interloqué de mes lecteurs assidus... "Qu'a t il fumé comme substance illicite pour arriver à pondre un titre aussi alambiqué !?" me rétorqueront mes habituels fans...

Rien. Je n'ai rien fumé d'illicite, rien fumé d'ailleurs même légal.

Non, non, c'est simplement un constat qui me trotte en tête depuis très longtemps et que je vous livre là, brut. On ne peut plus écrire "sécurité routière", mais "Sécu_ité _outiè_e" !

Pourquoi ?

Parce qu'elle manque d'air ! Ou de "R" si vous préférez... Alors, certes, vu le contexte motard en ce moment, c'est gonflé (Jeu de mots en avance !) de dire cela. Elle nous pompe l'air (Encore un en avance !) avec son brassard fluo, son éthylotest obligatoire, son triangle et tout et tout... Pourtant, je trouve que la sécurité routière manque d'air... Celui qu'on met dans les pneus...

Explications :

Le nombre d'occasion pour gonfler ces pneumatiques devient faible. Combien de fois gonflez vous vos pneus ? Sachant que normalement, nous devrions vérifier la pression de nos pneus au moins une fois par mois ?

Le contrôle des pressions des pneumatiques doit être régulièrement effectué, au minimum une fois par mois (sans oublier la roue de secours) ou avant chaque long voyage, et être corrigée si elle ne correspond plus à la pression d’utilisation recommandée par le constructeur. Du site PopGom

Et encore, avec les variations de températures en ce moment, la dilatation de l'air devrait nous entrainer à vérifier encore plus souvent la pression.

Or, la disparition croissante des stations services et inversement, la part croissante des stations services de supermarchés font que le contrôle ne se fait plus aussi souvent. Sans compter qu'avec 14000 km annuels par voiture, le contrôle éventuel par un garagiste lors de l'entretien est de 1 à 2 fois par an !

La guerre livrée sur l'essence (La France est le pays où la concurrence est la plus forte. Ce qui me fait dire que la concurrence ne fait pas forcément baisser les prix !!) conduit à rogner le service autour. Car le service coûte !

les moyennes et grandes surfaces ont réalisé, en 2010, 61 % du chiffre d'affaires de la distribution de carburant en France quand elles ne possèdent que 43 % des stations-service, selon l'Ufip. Du site du Figaro

Classiquement, une station de supermarché va proposer de l'essence et la station de lavage / aspirateur. Dans une proportion plus faible, on trouvera éventuellement le gonfleur. Ce dernier sera au mieux oublié d'être sorti par l'employé (Qui est débordé de clients et qui ne peut pas sortir facilement de sa guitoune) ou au pire cassé... Voire PAYANT !

Alors, que fait l'usager de la route ? Il prend son essence, paye et part. Les pneus, on verra plus tard...

Et ce n'est pas les quelques points de gonflage sur autoroute qui feront la différence.

Les fabricants ou vendeurs de pneus le disent, on pourrait les taxer de "vendre leur soupe", mais en réalité, ils disent vrai !

Conduire avec des pressions incorrectes peut affecter le comportement du véhicule et compromettre sérieusement la sécurité jusqu’à des incidents mettant des vies en danger. Du site de Michelin

Sachant que ...

Cette étude montre également de 7,5% des automobilistes roulent au quotidien avec des pneumatiques en sous-gonflage importants (plus de 0,5 bar de sous-pression par rapport à la pression recommandée par les constructeurs). 12% des automobilistes roulent avec des pneumatiques qui présentent une usure supérieure aux règlementations Européennes (1,6 mm). Du site de First Stop

En conclusion... ?

Je n'ai pas de solutions miracles car la concurrence entre supermarchés, enseignes pétrolières et indépendants ne va pas s'arranger. Probablement. Sauf à continuer à responsabiliser le conducteur en lui rappelant que c'est lui qui conduit et est responsable de son véhicule. Et pas des alertes électroniques de pression de pneus ou autres biduleries.

mercredi 14 décembre 2011

Quand Pécresse transfère de l'argent du logement d'urgence pour acheter des gilets pare balles !

J'ai reçu via un mail d'un journaliste bien connu du milieu associatif (que je ne citerai pas mais qui a toute mon estime) un lien informant un certain nombre d'acteurs du milieu associatif d'une discussion que je qualifierais de juste "paranormale" ou "extraterrestre".

Ci dessous, le morceau choisi :

Mme la présidente. Je suis saisie d’un amendement n° 439 portant article additionnel après l’article 23.

La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s’agit de soutenir les communes pour l’acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales.

Il est donc proposé d’élargir les missions du fonds d’amorçage pour l’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros.

M. Jean-Pierre Brard. Quel rapport entre le procès-verbal électronique et les gilets pare-balles ?

Mme Valérie Pécresse, ministre. Cette dotation sera complétée par 2 millions d’euros prélevés sur les excédents du fonds d’aide au relogement d’urgence.

Mme la présidente. Quel est l’avis de la commission ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Je ne suis pas favorable à cet amendement, madame la ministre. On financerait ces gilets pare-balles en prélevant 2 millions d’euros sur le fonds pour le relogement d’urgence. Franchement, ce n’est pas possible.

Je sais bien que le FARU a un excédent, que l’on a d’ailleurs déjà utilisé pour abonder la DGF. Mais aller prélever de l’argent destiné au relogement d’urgence pour financer des gilets pare-balles, même si ce sont ceux des polices municipales, non !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Le fait est que les 5 millions d’euros prélevés sur le FARU ne seront pas dépensés d’ici la fin du mois. Nous pensons qu’ils seraient mieux utilisés dans le cadre de l’acquisition des gilets pare-balles. Ces crédits nous ont été demandés par les communes.

Vous savez combien il est difficile…

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Qu’ils les trouvent sur les crédits ad hoc.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Monsieur le rapporteur général, pour moi, en tant que ministre du budget, chaque euro doit être dépensé. Voilà, c’est tout.

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

M. Jean-Pierre Brard. Cette proposition est invraisemblable. Je ne sais pas lequel de vos conseillers a eu cette idée, madame la ministre, mais si nous décernions comme le Canard enchaîné des « Noix d’honneur », il y aurait droit ! Vis-à-vis de l’opinion, vis-à-vis des associations, troquer des crédits destinés au relogement d’urgence contre des gilets pare-balles…

Si encore, madame la ministre, vous aviez proposé, compte tenu de la situation dramatique des SDF, de troquer une partie des crédits pour le relogement d’urgence contre des couvertures chauffantes, j’aurais compris. Mais contre des gilets pare-balles, non ! Le ridicule a ses limites, même si je sais comme vous tous que, depuis Mme de Sévigné, il ne tue plus, hélas !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Comme l’heure est tardive et que les députés ont le droit de rentrer chez eux pour le week-end – même si les ministres, dont la ministre du budget, devront être présents au Sénat, puisqu’il siègera demain et dimanche –,…

M. Jean-Pierre Brard. Vous avez toute notre compassion, madame la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. …et compte tenu du souci que vous exprimez de ne pas toucher aux excédents, qui ne seront pas dépensés, du fonds d’aide au relogement d’urgence, je vous propose de rectifier l’amendement et de simplement élargir les missions du fonds d’amorçage pour l’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros, sous plafond du fonds d’amorçage du procès-verbal électronique.

Ces propos sont juste un copier/coller du document en ligne officiel consultable par toutes et tous.

Alors, de deux choses l'une : - Soit le problème du logement d'urgence est résolu et la décision de nos gouvernants et représentants de réattribuer le reste des fonds dédiés à cette problématique close est totalement légitime ; - Soit Mme Pécresse se fout de la gueule du monde en ne mettant pas plus d'énergie à tenter d'améliorer le sort des sans logements et mal logés !

C'est proprement scandaleux !

mardi 6 décembre 2011

Contre les difficultés ophtalmologique routière, le contrôle technique permanent ... et individuel !

Depuis presqu'un mois que nous sommes passés à l'heure d'hiver, nos allers et retours quotidiens pour aller travailler deviennent de plus en plus folkloriques... Pour ne pas dire délirants ! Grosso modo, pour planter le décor, nous partons et revenons dans le noir. Donc, présence d'éclairage fiable obligatoire. En moto, pas de difficulté, vu que le code est toujours allumé (Cf code de la route et "manuel de survie du petit motard en milieu routier hostile").

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois...

Et pour les voitures aussi, c'est préférable d'allumer ses feux la nuit... Non ?

Sauf que là, ça coince... Pour toute personne normalement réveillée le matin, nous aurons pu constater qu'une partie non négligeable des usagers de la route à 4 roues sont soit borgnes, soit aveugles, En clair, soit l'un des feux est éteint, soit les deux. Dans le premier cas, on peut penser que l'ampoule est grillée, dans le deuxième, c'est un oubli.

MAIS DANS LES DEUX CAS, C'EST DANGEREUX ET TOTALEMENT IRRESPONSABLE !

Je fais le tour de mes éclairages et dispositifs d'alerte (En gros, et en termes plus vulgaires, mes feux et mes clignotants) au moins une fois par semaine. Et cette vérification n'empêche en aucun cas le "pêtage" d'ampoule. Car le principe de l'ampoule grillée est d'être allumée, la nanoseconde précédent son grillage. Hop allumée, hop éteinte... Suis je si angoissé que je vérifierais trop mes éclairages ? Non. D'autant que je vois vite, en ce moment, si mes ampoules sont bonnes. Si je ne vois rien, c'est que l'avant est grillé, si je n'éclaire pas les panneaux de derrière quand je freine, c'est que mon arrière est HS. Et si cela ne fait pas orange/rien/orange/rien/orange/rien sur les côtés quand je tourne, c'est que mon clignotant est cramé... Ce n'est quand même pas compliqué ?

"Oui, mais en voiture, on n'a deux phares à l'avant, donc..." !! De qui se moque t on ? Quiconque a déjà conduit une voiture la nuit sait pertinemment que si une ampoule est grillée, on voit moins bien !!! Et sans parler de l'ampoule gauche, qui au delà de moins éclairer, permet "JUSTE" de confondre la voiture borgne avec un cyclomoteur ou une moto !!!! Même cas pour l'arrière, mais une fois dessus, on voit plus rapidement que c'est une caisse.

Alors, deux choses l'une... Soit les caisseux sont des inconscients irresponsables et il faut imposer un contrôle technique QUOTIDIEN à la sortie du garage, cela peut être un moyen pratique pour renflouer les caisses de l'Etat.

Soit les on rétablit les contrôles des éclairages préventifs comme on le faisait avant ! Hop, on s'arrêtait, cela durait 5 mn sur un parking de grandes surfaces, cela ne coutait rien au conducteur et il partait l'esprit rassuré sur son dispositif d'éclairage. Mais, cela coutait trop cher probablement, et ses actions de prévention ont été diminuées (Effet contrôle technique aussi).

Je me rappelle sur mon K100lt qu'il fallait faire un "code" sur les leviers de frein pour faire s'éteindre l'ampoule de test du feu. Ce qui fait qu'après, si l'alerte ne s'éteignait pas, c'est que le feu arrière était grillé (stop ou position).

Alors, plutôt que d'inventer des dispositifs couteux et inutiles sur les bagnoles comme les essuies glaces automatiques ou de rajouter des feux comme dans les pays du Nord qui ne servent à rien (Merci l'Europe), à la limite, si on pense que les gadgets peuvent éviter des accidents, penser plutôt à créer des testeurs d'ampoules. Ce sera utile et, au pire diminuera le sentiment d'insécurité routière, au mieux évitera certains accidents !

Non mais...

vendredi 2 décembre 2011

"Secteur de la moto chercher avis et opinion, tout style, toute pratique, tout endroit. Contactez 2roueslab sur le net"

Telle pourrait être la petite annonce que nous pourrions faire passer. En effet, la Mutuelle des Motards a commis l'irréparable (En même temps, ce n'est pas la première fois !) : elle va demander l'avis des utilisateurs de deux roues motorisées pour mieux les connaître, mieux les comprendre, anticiper leurs besoins futurs sur le marché (Et même pas de l'assurance en particulier) et surtout, produire des données chiffrés sur leur comportement, leurs attentes, leurs souhaits, leurs opinions sur tel ou tel.

Nous sommes régulièrement sondés pour savoir quelle savonnette on utilise, quel four électrique ou quel frigo on va acheter, combien de fois on lave son chien, ... Mais et après ? Ces données servent aux entreprises pour mieux nous refiler tel ou tel produit en disant que, de toute façon, c'est le client qui le souhaitait... Et on se retrouve à acheter des lave linges qui causent ou des fourchettes à 3 dents... Magnifique succès du marketing !

La mutu, bien ancrée dans son environnement FFMC et des mutuelles du GEMA, positionne clairement 2roueslab :

2-roues Lab' est le laboratoire d'études conçu par la Mutuelle des Motards, assureur spécialiste de la protection des conducteurs de 2-roues à moteur. Le but de ce panel est de mieux connaître les attentes, les habitudes et les comportements des différentes populations d'usagers de 2-roues motorisés (motards, scootéristes, cyclomotards, hommes, femmes, néophytes, confirmés, urbains, péri-urbains…) en matière d'assurance, de sécurité au quotidien ou de protection lors de leurs déplacements. Il regroupe naturellement les panélistes, régulièrement sollicités via des questionnaires en ligne et les spécialistes qui interprètent et analysent l'ensemble des données collectées. (Présentation sur le site)

Là encore, comme le fond et la forme sont étroitement imbriqués dans nos actions, la mutuelle a fait différemment dans le lancement de ce lab'. Présenté en interne, il a été découvert dans un premier temps par les salariés et les délégués bénévoles, composantes sur lesquelles l'AMDM s'appuie toujours fortement pour la réflexion et l'action. La demande était claire pour ses deux piliers : faire découvrir ce nouvel outil de leur mutuelle aux sociétaires et les faire devenir panelistes. Car, évidement, l'objectif est de créer un panel de potentiels sondés suffisamment important pour que les enquêtes soient crédibles (Règle de base du manuel du "parfait petit sociologue en vadrouille"). Mais priorité aux sociétaires, car leur mutuelle met en place cet outil, normal qu'ils en soient les premiers informés et premiers utilisateurs. La deuxième vague de communication aura été faite aux conseils de région d'automne de la FFMC. Née de la colère des motards (Depuis devenus fédérés), la mutuelle a informé son mouvement, tout naturellement, dans les lieux de discussion et d'échanges bi annuels. Les antennes FFMC représentées par leurs militants, ont pu comprendre tout l'intérêt que pouvait avoir ce laboratoire, en s'appuyant sur des opinions des motards qu'ils croisent tous les jours, qui sont peut être parmi leurs adhérents, leur famille, leurs proches.Et surtout, les antennes FFMC ont bien compris l'intérêt d'avoir des données chiffrées et un condensé d'enquêtes qualitatives et quantitatives sur les motards et leurs motos. Il est toujours bon d'avoir des chiffres à dispo quand on doit aller discutailler le bout de gras avec des pouvoirs publics de plus en plus hypocrites et teigneux. Enfin, le lancement en grandes pompes s'est fait pendant le mondial du 2 roues à Paris, lieu symbolique si il en est. On peut imaginer, puisque c'est en ce moment, que le panel s'agrandit tous les jours...

Bref, un bien bel outil si tant est que le monde motard se l'approprie à sa juste valeur ! La presse en a parlé, les antennes FFMC aussi, le mouvement dans son ensemble et on commence à voir, de ci, de là, des posts sur les forums motos sur le sujet.

Bien entendu, le 2roueslab, fondé par la mutuelle des motards, est un outil en direction des motards, pour les motards, par les motards (cela vous rappelle quelque chose ?). La mutuelle en retire un bel outil d'innovation sociale comme elle sait le faire régulièrement. Les données rentrent dans les canons de l'enquête sociologique !

Accès et rectification des données personnelles Conformément à la loi du 6 janvier 1978 dite Informatique et Libertés, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification des données nominatives collectées vous concernant. ../..

Confidentialité des données personnelles 2-roues Lab' et la Mutuelle des Motards s'engagent à préserver la confidentialité des informations nominatives des panélistes et à ne pas les divulguer à titre commercial, conformément à la loi du 6 janvier 1978 dite Informatique et Libertés. (Extraits du site)

Alors, maintenant que je vous ai convaincu de donner votre opinion, comment faire ? Il suffit d'aller sur le site et de demander à devenir paneliste. Une série de deux questionnaires vous permettra de vous identifier et de créer un espace privé "paneliste" sur le site, sur lequel vous pourrez suivre vos enquêtes. Les enquêtes sont volontaires et non rémunérées. Et les données protégées (Hein ? Je l'ai déjà dit ? Oui, mais vaut mieux sur ce sujet)

Alors, à tout de suite sur

2roueslab.mutuelledesmotards.fr

La première enquête est en cours, elle porte sur le casque et son utilisation...

mercredi 25 mai 2011

Radars pédagogiques, le nouveau "piège à gogos" de Guéant / Sarkozy ?

Alors, ca y est ! On a gagné ?

Claude Guéant a annoncé lors du Grand Rendez-vous Europe1- Le Parisien-Aujourd'hui en France le déploiement d'un "millier de radars pédagogiques" dès la semaine prochaine. Ceux-ci indiqueront la vitesse à laquelle roulent les automobilistes et seront "placés notamment dans les zones dangereuses" et permettront à l'automobiliste de "lever le pied", mais "sans sanction". Nouvel Observateur du 23/05/11

"Mais gagné quoi ?" me direz vous... "Rien !" vous répondrais je !! Pour ma part, on a rien gagné, ni en tant qu'utilisateur de la route, ni en tant que motard. Au contraire... Les radars pédagogiques sont un "piège à cons", excusez moi de l'expression. Les seuls gagnants sont les lobbies des avertisseurs de radars, comme je le disais dans un précédent post, nous ne nous battons pas pour la même chose : eux pour leurs intérêts économiques (Avec le chantage à l'emploi, version MEDEF) et nous pour des droits à rouler en responsabilité et sans nous prendre pour des enfants.

"L'Association française des fournisseurs et utilisateurs de technologies et d'aides à la conduite (AFFTAC) prend acte des déclarations du ministre (...) qui a enfin reconnu le caractère pédagogique de nos produits", qui "contribuent déjà pleinement à la sécurité routière", indique-t-elle. Nouvel Observateur du 23/05/11

Par contre, pour les gilets fluo, les futurs empapaoutés, cela reste le motard, et rien que le motard ! Continuons sur ma dénonciation des radars pédagogiques...

Kessdonckecetruk ?

En image, c'est cela

ou cela

C'est un cinémomètre classique qui indique la vitesse de "prise" de la voiture pour démontrer, si il le fallait, que le conducteur roule trop vite par rapport à la zone de vitesse. Pour ce qui est de la deuxième image, c'est le modèle de luxe de Lyon qui donne toutes les infos nécessaires à bien faire comprendre la chance que vous avez de n'être passé que devant un pédagogique et non un répressif... :)

La ville de Lyon a mis en test un radar préventif dans son centre ville. Cette borne informative qui ne verbalise pas, indique à l’automobiliste en excès : sa vitesse, la vitesse réglementaire, le montant de l’amende et le nombre de point qu’il aurait du perdre. Caradisiac

Bref... Le "gentil radar pédagogique" n'est autre qu'un radar qui ne transmet pas à l'autorité de sanction... Croyez vous ?

Pensez vous vraiment qu'un petit machin métallique et plastique de 1.800 à 5.000 euros selon le modèle n'aurait d'autre but que de vous donner une information ? Et pensez vous vraiment que l'équipe en place aux manettes de la Sécurité Routière à l'heure actuelle (et depuis 2003, date des premiers radars automatiques, comme je le rappelais !) dépenserait environ 5 millions d'euros pour démonter les 2200 panneaux de signalisation des radars automatiques (Estimation du député Yannick Favennec) ? Et pensez vous que la même équipe dépenserait encore entre 1.5 et 6.5 millions pour installer les dits radars pédagogiques ? SANS QUE CELA LEUR RAPPORTE QUELQUE CHOSE Non, mais cela ne va pas la tête ?! En ces temps de disette budgétaire, dépenser entre 6.5 et 11 millions d'euros (Sans compter l'entretien et les dégradations) pour rien me parait au mieux un canular, au pire une ânerie, si la contrepartie n'est pas à court ou moyen terme, en retours sonnants et trébuchants !

Alors comment ?

La pédagogie par le radar électronique a une limite... Celle que je dénonçais également dans le Contrôle Sanction Automatique, c'est à dire le TRAITEMENT ELECTRONIQUE ! Le cinémomètre enregistre vos vitesses, vos heures de passage, le trafic, ...

Toujours pas d'éclairs de paranoïa ?

Bon ... Je continue à vous éclairer...

Une fois enregistré, ces informations (Vitesse, trafic,..) peuvent être transférées par internet ou récupérées régulièrement...

Et ???

Analysées pour étudier les bons emplacements de contrôle de vitesse, que ce soit en radars fixes ou en radars mobiles... Et ainsi continuer d'alimenter les caisses de l'Etat (500 millions d'euros quand même !)...

A bon entendeur...

mardi 24 mai 2011

Gilet fluo VERSUS signalisation des radars, ne nous trompons de bataille !

En ce moment, sur l’actualité Sécurité Routière, le débat est focalisé sur la disparition programmé des panneaux de signalisation des radars automatiques. Et cette fois, ce n’est pas un hoax !

Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) a présenté mercredi près d’une vingtaine de mesures pour réduire le nombre d’accidents. Il a notamment décidé de supprimer les panneaux avertissant les automobilistes de la présence de radars et d’aggraver les sanctions en matière d’alcool au volant et de grands excès de vitesse. Le Nouvel Observateur

Mesure spectaculaire, tant elle joue sur la corde sensible des conducteurs. En effet, le Français n’aime pas se faire gauler au radar (Normal direz vous !). Et depuis la mise en place des radars automatiques, ils se font pruner ! Mais depuis 2003, année de mise en place des premiers radars automatiques, les Français n’ont pas bronché sur le principe, ils ont acheté des avertisseurs de radars !

La suite par ici (Même soucis que précédement, pas le temps de recoder entre Spip et Wordpress)...

jeudi 19 mai 2011

Gilet fluo et sécurité routière, le grand n’importe quoi répressif ! Mais attention au contre argumentaire ...

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit, je n’avais pas le temps. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai rien dit (Cf mon compte twitter).

Toutefois, l’actualité est chaude ! Ici, point de #bistougate, certains s’en occupent très bien, j’ai moi même dit quelques trucs, mais sans plus. Nan, là, c’est de sécurité routière dont je vais parler, et plus particulièrement, celle touchant à la moto...

Chers lecteurs, vous n’êtes pas sans savoir que le Conseil Interministériel de la Sécurité Routière (CISR) a pris quelques décisions qui font réagir les citoyens. Et certains décisions sont liées directement aux motards, ces grands méchants délinquants criminels qui se tuent.

La suite sur mon blog (Pas le courage de recoder entre Spip et Wordpress)...

mercredi 2 mars 2011

Comment une plaque d’égout peut augmenter les chiffres de l’insécurité routière ?

Un matin, il y a 2 mois environ, nous partons pour le travail. 50 Km de routes, dont 30 en campagne... Ce qu'on appelle le réseau secondaire... Celui qui est si négligé par nos pouvoirs publics selon la cour des comptes Elle précise qu'on attend globalement les objectifs, mais qu'ils restent bas par rapport aux attentes des usagers et les efforts qu'il faudrait réellement faire... Bref...

Je pars de chez moi, à moto, il fait noir, c'est l'hiver. Il pleut beaucoup en ce moment, depuis 10 jours, on se croirait en automne. Toute la journée, il pleut. Et là, cela ne rate pas, il pleut aussi. Pas des trombes, mais de l'averse légère. Mes pneus sont bons, usure à 50% environ. Je roule...

Je rentre dans Joué sur Erdre, première ville que je traverse, après environ 5 km de route droite. Je prends la route de Les Touches. La voiture devant moi roule au ralenti, elle doit chercher sa route. Je vais la doubler... Je fais mes contrôles, je mets mon clignotant, je commence à déboiter, j'accélère pour dépasser... Et là, ma roue arrière décroche, l'arrière part à gauche, à droite, à gauche, ... Je coupe les gaz, la moto se redresse, je sens les mains d'Agnès se serrer autour de ma taille, je ré-accélère tranquillement, ca file droit de nouveau...

Pendant 4 bons kilomètres, les mains d'Agnès ne se déserreront pas, et sur le même temps, je ne lâcherais pas mon guidon un quart de seconde... Cela faisait bien longtemps que je ne mettais pas fait une frayeur pareille. Alors, je me dis "Purée, quelle andouille ! Pneu arrière froid, dépassement sur le couple maxi et route mouillée, c'est vraiment une erreur de débutant que tu nous as faite Chocteau !"... Et mon orgueil en prend un coup, forcément...

Et le soir, au retour, je repense à ce travers merveilleux que nous avons fait plus tôt dans la journée. J'arrive sur Joué sur Erdre, je ralentis... Pour voir... Je repère l'endroit où nous avons failli laisser notre peau...

POUR VOIR UNE PLAQUE D'ÉGOUT AU MILIEU DE LA ROUTE !!!!!!

Et c'est elle la cause de mon traumatisme routier (Au niveau de l'orgueil, simplement) ! La roue est passée dessus au moment de l'accélération et humide et lisse, la plaque n'a pas eu l'effet accrochant que le bitume possède... D'où décrochage !

Imaginons que je n'ai pas récupéré la moto la matin, et que la chute se produise... Moto en l'air, les deux passagers par terre, vu la météo et la (faible) vitesse, la glissade aurait duré quelques mètres. Mais la route était empruntée par plusieurs voitures, c'était l'heure de l'embauche. Que se serait il produit si après la chute, les voitures étaient passées ? Extrapolons à un niveau de gravité plus élevé... A cause d'une plaque d'égout comme il en existe des milliers en France, les chiffres de l'accidentologie routière des deux roues aurait pu être augmenté !

Et notre déléguée interministérielle à la sécurité routière, dans la droite ligne de ces prédécesseurs, aurait pu encore crier que les motards sont tous des inconscients et qu'ils plombent encore les (bons) chiffres de la sécurité routière (Que le petit Nicolas tente de faire baisser à grands coups de radars zotomatiks et de contrôles képis ciblés !!)...

La déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Michèle Merli, a alerté aujourd'hui sur les risques encourus par les conducteurs de deux-roues, qui représentent plus du quart des personnes tuées sur les routes pour seulement 2% du trafic global. Le Figaro du 16/09/10

Et pourtant, la plaque d'égout fait partie des recommandations de base du candidat au permis moto ! Il est loin le mien (1989), c'est vrai, mais j'ai compensé par 22 ans de conduite et d'acquisition d'expérience de la route. Comme quoi, on n'est jamais totalement formé !

Même Wikipedia le dit :

Conçues avant tout pour les voitures, elles tiennent rarement compte des caractéristiques physiques de la moto, pour laquelle elles peuvent être dangereuses. La dispersion des responsabilités entre les gestionnaires du réseau routier (État, collectivités territoriales) et la faiblesse des normes en matière de mobilier urbain constituent les principales causes de ces dysfonctionnements.

Elles se classent en deux catégories : - celles susceptibles de provoquer la perte d'adhérence indispensable à l'équilibre du deux-roues : peinture au sol glissante (passages piétons), bouche d'égout, accumulation de gazole/gravier, nid de poule, ralentisseurs non homologués de type coussin berlinois, etc. ; - celles susceptibles de provoquer des blessures ou de les aggraver en cas de choc : absence de lisse inférieure sur les barrières latérales à effet guillotine, structure agressive du mobilier urbain (bac à fleur, bitte en acier, etc.).

Alors, voilà, on peut toujours s'étonner que les motards "fassent augmenter" les chiffres de la sécurité routière, mais si on n'est malhonnête en ne disant pas la vérité sur les vrais causes de l'accidentologie. Exemple frappant, à l'inverse, de s'étonner, de se féliciter des bons chiffres de l'accidentologie 2 roues, mettant en avant les politiques publiques sur le sujet :

Le nombre de tués sur les routes de France métropolitaine est passé pour la première fois sous la barre des 4 000 en 2010, avec 3 994 décès, soit 300 vies épargnées et une diminution de 6,5 % sur un an, selon les chiffres provisoires de la sécurité routière. Le nombre de blessés a également diminué de 13,1 %, à 79 056 personnes.

Autre chiffre encourageant : le nombre d’usagers de deux-roues motorisés tués a aussi très largement baissé, passant de 1 144 à 941, soit une diminution de -20 % pour les motos et de -12 % pour les mobylettes. Hyper Assur

Sauf que... Pour ma part, j'ai évité de rouler 2 fois plus longtemps cette année à cause du verglas que les années précédentes... Et la FFMC de confirmer !

Les très bons chiffres parmi les deux-roues s’expliqueraient par les fortes chutes de neige enregistrée fin 2010. « Quand il neige, les deux-roues ne sortent quasiment pas. Il n’y a que ceux qui n’ont pas le choix qui le font », observe-t-on du côté de la Fédération française des motards en colère (FFMC), qui ne voit pas dans cette diminution un signe positif. « On ne peut pas se féliciter d’une baisse liée à la météo. Nous préfèrerions que ce soit parce qu’il y a une vraie politique de sécurité routière axée vers les deux-roues. » Hyper Assur

Alors, bon, voila, de ma plaque d'égout (De dégout ?) aux chiffres bidonnés de l'accidentologie routière 2 roues, il n'y a qu'un pas que j'ai tenté allégrement de franchir...

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