En plein "épisode neigeux" comme on dit, je suis remonté hier soir sur Paris avec l'Explorer. A part un MP3 en arrivant près du périph, pas vu un seul autre casque, mais faut dire que les conditions ne s'y prêtaient pas ! Toute la fin en interfiles sur la neige bien glissante, pas super glop, mais il fallait bien rentrer. Je n'ai pas osé couper les assistances comme j'aurais peut-être dû faire en ces circonstances, mais même avec ABS et antipatinage en full, quand y'a AUCUNE adhérence, ça glisse, logique. Seule solution, y aller hyper en douceur, résister à la tentation d'ôter les pieds des repose-pied, détendre les bras... et serrer les fesses ! Autant en bagnole ça m'éclate et c'est encore quasi marrant avec la 125 de 105 kg, autant je ne faisais pas trop le malin avec l'Explorer et son poids respectable.

Une option parmi d'autres...

Un moment, une bagnole m'a coupé la route, j'ai réussi à ne pas freiner, mais juste couper le filet de gaz a fait dériver l'arrière jusqu'à être perpendiculaire à la route et passer devant, et je me suis retrouvé en tête-à-queue, sous le nez d'un camion... ça fait bizarre ! J'ai réussi à ne pas tomber, sais pas encore trop comment. Je n'allais pas vite, évidemment, mais je me suis quand même cru au tas... et pas comme dans un champ enneigé ou ça reste assez mou, non, sur du bon bitume froid et dur avec un PL qui glisse pour s'arrêter avant de me rentrer dedans (certes, il n'avait rien à faire sur la route par ce temps). Finalement ça s'est bien fini, en se rapprochant de la ville c'était quasi fondu, et le sel glissait plus que la neige. Truc marrant, la moto entièrement gelée : bien regretté de ne pas encore avoir mis les poignées chauffantes, dû rouler visière ouverte car le pin-lock d’habitude efficace était complètement dépassé, les comodos étaient figés et il fallait forcer même pour mettre les clignotants, même eu du mal à couper le cruise-control (la commande principale, si c'est juste pour désactiver y'a tellement de solutions que pas de risque). La bulle totalement incrustée de glace était opaque, assez gênant surtout en position super haute, mais pas sûr d'avoir pu repartir en m'arrêtant, et rien pour la nettoyer de toute façon.

Forcément, on ne joue pas dans la même catégorie

Le pire dans tout ça ? Les caisseux, confortablement posés sur leurs quatre roues, au chaud, protégés, étaient comme d'hab tellement flippés que même dans ces circonstances vraiment pas optimales pour le deux-roues je doublais encore tout le monde ! C'est bien qu'ils soient prudents, mais à ce point c'était plutôt vraiment inquiétant sur leur capacité à circuler en conditions dégradées ou à réagir en situation imprévue.

En tous cas avant de me lancer dans une traversée de la Sibérie en hiver ou juste de faire la même chose en montagne, faudra que je me forme plus, que je mette des pneus plus adaptés, peut-être prévoir sous la selle des colliers pour cranter le pneu arrière, et sans doute même une troisième roue ! Quoique... en side, je serai encore à me geler dans les bouchons...