Maroc à moto 5 – Meknès et Fès
Par Frédéric le jeudi 4 novembre 2010, 09:19 - Balades et voyages - Lien permanent
De Volubilis ne reste ensuite qu’une trentaine de kilomètres pour atteindre Meknès. D’un côté la ville moderne, de l’autre la Médina, cerclée de hauts et impressionnants remparts. La circulation est dense, mais après tout pas pire qu’aux heures de pointe à Paris. Peut-être juste un peu plus d’ânes et de gamins qui courent pieds nus sur la route... Ce soir, on s’offre un riad : en voyage, on essaie toujours de se faire une nuit dans un hôtel un peu plus sympa, et là on n’est pas déçus !
Hey mais c'est de la discrimination ! A quand la Fédération des Mules en Colère ?
Même ici, on ne croise très peu de touristes, depuis qu’on a débarqué du bateau on a dû en voir une vingtaine en tout, mais on ne s’en plaint pas. Avec au moins 1 Go de photos par jour, le tri est délicat, même en dégrossissant au fur et à mesure et à l’étape du soir. On part à la découverte de la médina, mais non seulement on est un vendredi, en plus c’est l’aïd, la fête de fin du Ramadan ! A part quelques coopératives à touristes, TOUT est fermé, y compris les musées et monuments. Tant pis, on se rabat (non, Meknès !) sur les magasins… et on craque. Les impôts nous attendent au retour, on voyage déjà un peu juste, partir n’était en soit pas rationnel, on n’a pas de place sur la moto, tous ces bons arguments fondent comme à glace à la vanille sous le soleil marocain devant le superbe artisanat berbère. Réglé par CB, ce sera expédié à notre retour et basta. Etre un peu déraisonnables, ça fait aussi partie du voyage, non ? En plus comme c’est jour de fête, on peut négocier pas mal. Photos de la ville et de ces magasins des 1001 nuits sur le site…
Crépuscule depuis la terrasse du Riad d'Or, à Méknès, adresse chaudement recommandée.
Mais la route nous appelle, il reste tant à voir. On retourne donc à la bécane (gardée par un petit gars avec chien et batte de base-ball !) qui a mariné quelques heures sous un soleil africain. Le mercure atteint bien les 40°C, je vous laisse imaginer la température des casques, bottes et blouson laissés dans les valises noires, sans parler de la selle – ouch, ça brûle les… On enfile sur un bout d’autoroute impeccable à péage (1 Euros les 50 kilomètres), et il suffit d’une demi-heure pour atteindre Fès. Une autre demi-heure sera nécessaire pour s’y retrouver entre ses trois centres ville et atteindre la médina, mais c’est correctement fléché. On trouve sans problème l’hôtel qu’on avait repéré. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça tranche avec celui d’hier. Sanitaires communs, chambres spartiates super bruyantes… Mais c’est bien, il ne faut pas trop s’habituer au luxe qu’on ne peut pas se permettre souvent ;-). La médina est un dédale très intéressant avec de superbes bâtiments, notamment la plus belle medersa qu’on ai vue. Là aussi, retrouvez les photos de la ville sur le site…
Devant le palais royal de Fès, entre la ville moderne et la médina.
En récupérant la moto le lendemain, on est tentés d’aller voir un tombeau sur les hauteurs de Fès, mais sans plan assez précis ni aucune indication et tandis que l’orage menace, on renonce, et après le plein on met directement le cap sur Ifrane.
