Parmi mes projets de voyages (toujours plus nombreux que ce que le temps et les finances permettent), un road-book m’emmène faire un tour en Turquie. Soit dans la continuité d’un tour des Balkans, soit en cherchant un ferry au départ de Marseille ou d’Italie, c’est à creuser. Mais je viens de lire une news qui me dégoûte de jamais y poser les roues… bien dommage car j’ai adoré Istanbul, une ville vraiment fascinante, et que la Cappadoce, Antalya, le sud, l’est me tentent beaucoup.

Le journal Cumhuriyet, cité par le Courrier International, informe que « toutes les voitures pourraient bientôt être suivies à la trace grâce à une puce électronique. Si le projet de loi de la Direction générale de la sécurité est adopté, les 17 millions d’automobiles du pays seront dotées de nouvelles plaques d’immatriculation munies de mouchards. Un code-barres sera aussi apposé sur le pare-brise. » Evidemment, l’argument avancé est sécuritaire, on vise les « terroristes, voleurs de voitures et chauffards ». Se rendre dans le pays avec son propre véhicule ne suffira pas à être à l’abri, le Hürriyet Daily News précise que « toutes les voitures entrant en Turquie auront droit à un code-barres ». Qu’en pensent les associations ? « La Fédération automobile (Tsof) s’est déclarée en faveur du dispositif, à condition que celui-ci “ne viole pas la vie privée”. »

Je ne sais pas si ça concernera aussi les motos. Techniquement, pas plus difficile, le boîtier n’a pas besoin d’être plus gros qu’un truc de télépéage. Reste éventuellement la facilité de voler le code-barres, mais on colle bien déjà sur les motos les vignettes d’assurance ou d’autoroute le cas échéant. De cette réponse dépendra peut-être un choix : y aller avant que ce soit en place et profiter des derniers instants de relatif anonymat, ou pas du tout. Hors de question de cautionner ce flicage permanent, d’autant plus en voyage, où l’un des grands attraits est justement de se libérer pour un moment des contingences occidentales : pas de téléphone, de carte bleue, d’identification permanente, personne ne sait où on est (parfois pas même nous-mêmes) et ça fait du bien…