Balade Est 5 : Slovaquie et Vienne
Par Frédéric le mercredi 5 septembre 2012, 00:51 - Balades et voyages - Lien permanent
Petit pays paisible de montagne et de forêt, oublié des actualités, la Slovaquie dans sa forme actuelle n’a que deux décennies d’existence. Mais ça ne l’empêche pas d’avoir retrouvé assez de racines pour défendre une langue, une culture et identité nettes. On la parcourt avec plaisir, tout tranquillement, alternant villes baroques, petites routes de basse montagne et anciennes églises en bois.

Le village perché de Vlkolinec (non, il ne manque pas de lettre a priori) a bien du charme, dommage que l’accueil ait été aussi froid. On veut bien admettre que les habitants en aient assez des touristes, mais dans ce cas il ne faut pas faire payer un accès comme à un musée ! C’est cependant une exception, dans l’ensemble les gens sont charmants et semblent plus ouverts aux étrangers qu’en Hongrie.

Et les châteaux ! N’oublions pas les châteaux, une histoire aussi riche en a parsemé la région, certains en ruines, d’autres tellement restaurés qu’ils n’ont plus vraiment d’intérêt, d’autres encore exceptionnels, qui comptent parmi les plus beaux et intéressants qu’on ait jamais vu, par exemple celui d’Oravski, ci-dessous. Perché sur un éperon rocheux impressionnant (la photo est prise au zoom depuis loin en bas), il rappellera peut-être quelque chose aux plus cinéphiles : c’est là que Nosferatu (le premier et terrifiant film de vampires) a été tourné, et il faut dire que l’endroit s’y prête, même avec une foule de visiteurs et en plein jour.

Un peu plus au sud, à Bojnice, autre superbe château, qui lui a tout d’un décor de conte de fée, avec son style néo-gothique immaculé. Et pour pimenter la visite, on l'a faite de nuit, éclairés en partie à la bougie, avec interventions de figurants-surprise en fantômes s’amusant à faire hurler les touristes dans le noir.

Le temps se gâte un peu, on sort l’équipement de pluie, mais franchement dans l’ensemble on ne peut pas se plaindre de la météo. Par contre, on râle après les panneaux indicateurs… ou plutôt leur absence, ou leur incohérence ! Quand il y en a, ils se contredisent, ou ceux d’un rond-point ne correspondent en rien à la forme réelle des routes. Enfin, ils sont soient tellement avant les carrefours qu'on a oublié les indications, soient pile dessus, trop tard pour tourner. On fait pas mal de petits tours et détours, on rate un truc ou deux qu’on cherchait, mais rien de grave dans l’ensemble, les distances sont assez faibles pour que ça n’ait pas de conséquences trop casse-pied. C’est juste un des points qu’il faudrait revoir !

Arrivés à Brastislava, nous avons l’excellente surprise de tomber en plein festival folklorique : concerts, danses, démonstrations d’art et d’artisanat locaux, centaines de gens en costumes traditionnels des différentes régions… de quoi transfigurer la visite de cette jeune capitale au petit centre-ville agréable.

Et nous revoici en Autriche, au nord cette fois, à Vienne plus précisément, autrement plus vaste, plus riche… et plus coûteuse ! Après les restos slovaques dont les plats d’échelonnent de 1 à 5 Euros, là c’est une claque. Les musées aussi sont bien chers, les concerts indispensables aussi, ça douille sévère, une raison pour moins regretter de n’avoir que quelques jours à passer dans cette capitale majeure. Ci-dessous, le palais de Schönbrunn.

Une ville toute en contraste et dynamique, comme le montre par exemple l’étonnante Hunderwasser Haus ou les divers bâtiments modernes intégrés de façon plutôt harmonieuse aux façades classiques et rococo du célèbre Ring et du centre historique.


Ce sera le dernier billet de cette balade, retour en France dans quelques jours, après encore un passage par Linz et Salzbourg. La suite sera à retrouver sur mon site. D’ici là, très bonne continuation à tous, et à bientôt !

Commentaires
Merci Fred pour ces très belles photos et ces savoureux récits de voyage qui donnent envie.
J'ai sillonné naguère l'Autriche et la Tchéquie, hélas en voiture, et je confirme que ce sont de fort belles contrées dont la découverte est un immense plaisir tout comme les rencontres avec les gens du cru, courtois et hospitaliers. Il faut vraiment inciter nos compatriotes à y aller. Ça vaut vraiment le détour. Il me tarde d'ailleurs de recommencer le voyage, à moto cette fois, et en élargissant l'horizon pour m'en mettre plein les mirettes.