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Pratique et défense du deux-roues par un passionné, mais aussi balades et voyages, anecdotes insolites, quelques réflexions en vrac, bref, un blog motard !

Pratique et défense de la moto

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vendredi 3 mai 2013

Valises low-cost : quelle fiabilité ?

Sur toutes mes motos depuis mon premier gros cube, j’ai toujours eu une bagagerie Givi et un tapis Bagster, et j’en ai toujours été très satisfait. En précisant pour les bagages que ce sont les mêmes qui me suivent de bécane en bécane : le top-case E52 date de ma première 125, et les valises récupérées sur une Transalp achetée d’occas’ en rentant en France dataient de la moto soit 1991. 22 ans et toujours vaillantes ! Bon, un peu fatiguées quand même, un jour sur un piste au Maroc la serrure de l’une d’elles a sauté, mais retrouvée par miracle au fond de la valise, elle a regagné sa place et bien que toujours secondée d’un tendeur depuis par sécurité, elle a refait quelques dizaines de milliers de kilomètres.

Bref, en changeant de bécane récemment, c’est tout naturellement que j’ai gardé mes vieilles Givi et ma sacoche Bagster, juste monté le support et tapis qui vont bien. Mais voilà, tout se perd ma bonne dame ! Je suis très déçu par ces accessoires.

Côté tapis, déjà la couleur n’est pas très bien assortie au carénage, pas dramatique, mais un peu dommage. Mais surtout, le tapis n’est pas bien centré par rapport au bouchon de réservoir, c’est moche et ça laisse passer l’eau dessous. En plus deux des fixations ont lâché la première semaine. La réponse de Bagster, après deux vaines tentatives de repositionnement par des pros : ramollir le cuir au sèche-cheveux… super. En plus, la conception n’est pas optimale, la sacoche est trop basculée sur l’avant et devient assez gênante alors que la même était idéale jusqu’ici. Certes, la forme du réservoir a une influence, mais il y avait moyen de faire mieux. Rien de dramatique dans tout ça, mais c’est assez décevant pour une marque faisant référence. J’ai demandé un remplacement, à suivre.

 

Le principal problème vient du support des valises. Celle de gauche ne tenant pas bien et se décrochant à moitié en roulant, j’ai cru que c’étaient mes valises qui avaient atteint leur date de péremption, franchement on ne pouvait pas leur en vouloir. Du coup j’en rachète une paire, un poil plus grosse… et pareil, pas moyen de faire tenir ! Le truc chiant c’est que si on peut demander la prise en garantie du véhicule ou des accessoires de la marque chez n’importe quel concessionnaire (en théorie), pour les autres accessoires c’est forcément le garage qui les a monté… même s’il est loin ! Plusieurs déplacements et des centaines de kilomètres cumulés pour régler ça, tout semble enfin bon… et la valise se casse la gueule sur la voie rapide. Heureusement qu’elle était vide et n’a heurté personne. Mais du coup, la belle valise toute neuve est plus amochée que mes vieilles de 20 ans, ça fait plaisir, et plus confiance, surtout quasiment à la veille de partir pour une balade de près de 10.000 kilomètres. Ras le bol de cette situation, plus le temps de commander et tester, tant pis, je leur fait reprendre le tout et m’offre à la place les valises « officielles » de la marque. L’occasion d’un petit comparatif :

Givi E45

Valises Triumph Explorer

Avantages

- Très gros volume cumulé (90 litres !)

- 2 intégraux par valise (soit 6 en tout avec le top-case ! super utile ;-) )

- Support étroit et protégeant le pot en cas de chute

- Possibilité de mettre le top-case sur le côté pour libérer le porte-paquet en cas de besoin ponctuel

- Matière robuste, ne craint pas les chocs

- Relativement discrètes, assez pour passer pour des valises « normales » à l’hôtel

- Tout le volume est utilisable

- Prix contenu (250 € la paire)

 

Inconvénients

- Assez moche

- Largeur très importante, surtout du côté du pot

- Un peu de place perdue  entre le support et la roue à gauche

- Dissymétrique à cause du pot

- Support proportionnellement cher (250 €)

- Fixation inspire peu confiance, tout repose sur 1mm de métal au bout d’un ressort !

- SAV impose le même atelier qu’à la pose

Avantages

- Esthétique assortie à la moto, compromis entre boîte classique et cantine Touratech

- Largeur limitée, optimale par rapport au volume

- Même clé que le contact de la moto

- Fixation inspirant confiance, deux gros crochets pris directement sur le cadre + appuis en bas

- Système d’ouverture et verrouillage assez pratique

 

Inconvénients

- Très cher (800 € la paire), à ce prix-là ils pourraient au moins fournir les sacs intérieur au lieu d’essayer de les fourguer pour encore 120 € de plus, inadmissible

- Valise droite très limitée, à peine utilisable, forme biscornue (pour laisser passer le pot) et ne tient pas debout

- Beaucoup de volume perdu en haut sur les deux, même défaut que les valises et top-case BMW. Que 62 litres en tout.

- Lourdes même vides… et ne supportant officiellement que 5 kg de charge !

- Support bizarre, quand il n’y a pas les valises un ergot dépasse de part et d’autre de la moto, susceptible de s’accrocher dans les pantalons, les portières… Faudra-t-il le démonter quand il ne sert pas ? Pas génial.

- Ne permet pas le montage latéral du top-case

 

Je ne sais pas encore ce que donnera le mouvement latéral de quelques centimètres, censé améliorer la stabilité ou baisser le centre de gravité en courbe, ni comment vieilliront les couvercles en alu brossé. A suivre...

 

Avec plus de temps pour résoudre le problème, vu l’écart important de prix et de volume, je pense que j’aurais essayé de rester en Givi basique, mais plus le temps d’être sélectif, et il est important d’avoir confiance dans son matériel, surtout pour partir relativement loin. Là c’est fait, il faudra être encore plus restreints sur ce qu’on emporte (surtout que j’ai aussi perdu plusieurs litres de rangement sous la selle, la Tiger n’accueillant plus qu’un pantalon de pluie alors que la V-Strom avait en plus tous les outils, pièces de rechange, kit anti-crevaison etc) mais on devrait s’en sortir ! Le top-case Givi, lui est toujours impeccable après 14 ans de bons et loyaux services sur une demi-douzaine de machines. Avis plus complet sur les valises au retour.

jeudi 25 avril 2013

Fôret de feux

La mairie de Paris, qui se targue toujours d’être verte et vertueuse, fait du jardinage à grande échelle. Après avoir creusé des canaux d’irrigation sous forme de voies de bus censées fluidifier le trafic (quitte à embourber tout le reste du champ), monté des murets de séparation pour éviter que les mauvaises herbes (surtout celles à deux-roues) se mélangent aux belles plantes en commun, etc. Et tant pis si une simple pierre roulant en travers du sentier, par exemple des travaux mineurs ou un camion en livraison, suffise à paralyser tout un quartier tant ce système conçu pour dissuader l’usage des véhicule est fragile. Ca ne fonctionne que dans des conditions parfaites, or la gestion du trafic, tout comme la conduite, consiste justement – ou devrait consister – à éviter que l’imprévu soit problématique.

Depuis peu le tramway passe près de chez moi, ce qui a naturellement entraîné une refonte du boulevard et des axes autour. Une fois les travaux finis, ce qui était prédit se vérifie : c’est le foutoir, on n’avance plus ! Et pas tant à cause du tramway lui-même que de la façon dont c’est aménagé. Outre la réduction du nombre de voies, notamment sur un grand pont au-dessus des voies ferrées qui passe de 2x3 larges à 2x2 étroites, le choix de l’implantation est totalement absurde. Que la voie du tram prenne de la place, avec sa surface herbeuse, pourquoi pas, l’espace ne manque pas en l’occurrence. Mais quelle idée d’avoir délibérément rendu les voies de véhicule aussi étroites, rendant non seulement impossible toute remontée de files même en 125, mais empêchant même les grosses voitures de doubler un camion, alors que le trottoir fait 10 mètres de large… et qu’il n’y a jamais le moindre piéton à cet endroit ! De même, ils ont été caser un arrêt du tram en plein milieu de ce pont… sachant qu’il n’y a rien ni personne, pas un bâtiment, à presque 500 mètres en amont, et 300 en aval… où il y a déjà une station. S’il y a une logique derrière tout ça, surtout vu le coût de ces aménagements, je ne vois pas. Sans oublier la très contestable "rupture de charge" dont on a déjà parlé...

Mais le plus délirant, ce sont les feux de circulation. Est-ce la même démarche qui leur fait les multiplier jusqu’à l’absurde ? Ou peut-être une tentative de régulation du trafic en amont des carrefours embouteillés ? Ca on peut l’entendre, mais il est bien difficile d’admettre dans ce cas que leur minuterie ne soit pas modulée. Ainsi, en pleine nuit, sans personne en vue, on est censé s’arrêter tous les 100 mètres, sans même une synchronisation permettant de les enchaîner, alors qu’il n’y a… rien. Les passages piétons ne correspondent à aucun flux de déplacement, sont redondants à l’extrême, les feux n’ont pas l’ombre d’une justification, et franchement il faut prendre sur soi pour continuer de s’y arrêter. Quel est le but, pousser à la faute et, une fois l’habitude installée, planquer des flics ou, encore plus rentable, un radar automatique ? Faire perdre toute crédibilité aux règles d’implantation ? En fait tout se passe comme si la logique de ces aménagements répondait à un plan d’ensemble, à des statistiques moyennes. Une station, un passage piéton tous les tant de mètres, sans aucunement prendre en compte qu’en l’occurrence, entre le pont du chemin de fer, le périphérique, le bois et un cimetière, il eut été plus pertinent de moduler un peu, au lieu d’empoisonner la vie de ceux qui ont un moteur juste pour le principe ?

ManyTrafficLights.jpg

Je n’ai rien contre favoriser les cheminements piétons et les déplacements « doux », même si le tram ne me semble pas toujours adapté aux contraintes actuelles (ça dépend des villes), mais il n’y a pas de raison de ne pas le faire en respectant tous les modes et les besoins. En « partageant la route », selon un adage bien connu des motards militants. L’opposition et la mise en concurrence systématique, n’est-ce pas au moins autant dépassé que le culte du tout-voiture ?

mardi 23 avril 2013

Obsolescence programmée : frigos et motos, même combat ?

Il en va de l’électroménager comme des bâtiments : la durée de vie est proportionnelle à l’âge. Ainsi, sans entretien, un immeuble d’il y a 30 ans tiendra encore une trentaine d’année. Un qui a cent ans devrait passer le prochain siècle sans trop de soucis. Et un château médiéval peut voir venir sereinement le prochain millénaire. Dans la cuisine ou la maison, c’est pareil : le congélateur, robot ménager ou téléviseur d’il y a trente ans est – fonctionnalités mises à part – quasi indestructible. Prenez un appareil de maintenant, vous aurez bien de la chance s’il survit au double de sa (courte) période de garantie. Pourquoi ? Les matériaux sont-ils moins bons, la construction bâclée, la technologie défaillante ? Non, pas tant que ça ! La réponse tient en deux mots, qui se font enfin connaître du grand public, lequel commence à en avoir assez : obsolescence programmée.

Exemple tout bête, la machine à laver : traditionnellement, le tambour était en métal, les roulements à billes indépendants, les fusibles remplaçables… Ce n’est plus le cas : tambour en plastique sujet à la casse et la déformation par la chaleur, roulements soudés, fusible intégré au contrôleur… Tout est prévu spécifiquement, volontairement, pour que la moindre panne se solde par un appareil économiquement irréparable, et donc l’achat d’un neuf. Une télé (surtout à écran plat), un ordinateur, un aspirateur, sont faits de composants robustes, qui potentiellement ne tombent PAS en panne. Sauf si on leur a délibérément greffé un condensateur fragile, un plastique cassant, voire comme certaines imprimantes un compteur qui mesure leur activité et les fait défaillir après X impressions ! C’est au point que le gouvernement propose une loi pour lutter contre ce qui relève de l’escroquerie, en effet il serait temps. Non seulement d’un point de vue économique (forcer les consommateurs à dépenser pour faire fonctionner une industrie emballée n’étant pas viable à long terme), mais aussi environnemental ! J’ai récemment encore été obligé de jeter une machine à laver dont le seul et unique défaut était un petit ressort de confirmation de verrouillage du hublot cassé. 50 kilos de ferraille, de plastique et de composants à la benne, pour un recyclage incertain, rachat pour un prix certes modique d’un appareil neuf. Oui, il consommera un peu moins d’eau et de courant, mais de là à justifier un tel gâchis ! (en plus il est déjà en panne ! mais encore sous garantie). A cela il faut ajouter l’obsolescence par fonctionnalités, qui concerne surtout l’informatique et fait qu’un ordinateur ou un téléphone, bien qu’en parfait état de marche, est quand même remplacé par un modèle plus récent ; j’en avais déjà parlé dans ce billet, mais c’est différent – on ne va pas non plus refuser tout progrès.

Côté véhicules, le cycle est plus long mais c’est un peu pareil. Et comme on peut les réparer plus longtemps, il faut les pousser vers la sortie à grands coups de réglementation : ZAPA ou leur équivalent, E10, verrouillage du marché des pièces détachées, CT… Pour les deux-roues, un nouveau coup est venu de la réglementation du nouveau permis, positive sur bien des points mais absurde pour les contraintes de véhicules. En gros, des dizaines de milliers de motos d’occasion deviennent légalement inutilisables pour les débutants, alors qu’elles sont mécaniquement et pédagogiquement bien adaptées, moins puissantes que celles à quoi ils ont droit… et bien moins coûteuses que des neuves ! Or les concessionnaires refusant à présent de brider les anciennes motos, le choix qui reste est entre de trop rares modèles d’occasion limite introuvables ou du neuf. Ah si, un troisième choix : rien du tout, privant ainsi les débutants d’une formation progressive sur une moto moins puissante… ou les dissuadant à jamais de faire de la moto.

Combien de temps encore le monde ne s’occupera que de produire toujours plus, poussant au gaspillage – bien entendu en parant le tout d’atours écologiques ou sécuritaires ! Changez votre véhicule régulièrement, les nouveaux sont plus verts ! Jetez vos appareils tous les deux ans, les nouveaux consomment moins ! Il est plus que temps de prendre en compte le bilan global d’un équipement, en incluant non seulement son propre recyclage, mais aussi la mise au rebut de l’ancien, et de cesser de prendre les « consommateurs » pour des abrutis.

jeudi 28 mars 2013

Flicage à la turque

Parmi mes projets de voyages (toujours plus nombreux que ce que le temps et les finances permettent), un road-book m’emmène faire un tour en Turquie. Soit dans la continuité d’un tour des Balkans, soit en cherchant un ferry au départ de Marseille ou d’Italie, c’est à creuser. Mais je viens de lire une news qui me dégoûte de jamais y poser les roues… bien dommage car j’ai adoré Istanbul, une ville vraiment fascinante, et que la Cappadoce, Antalya, le sud, l’est me tentent beaucoup.

Le journal Cumhuriyet, cité par le Courrier International, informe que « toutes les voitures pourraient bientôt être suivies à la trace grâce à une puce électronique. Si le projet de loi de la Direction générale de la sécurité est adopté, les 17 millions d’automobiles du pays seront dotées de nouvelles plaques d’immatriculation munies de mouchards. Un code-barres sera aussi apposé sur le pare-brise. » Evidemment, l’argument avancé est sécuritaire, on vise les « terroristes, voleurs de voitures et chauffards ». Se rendre dans le pays avec son propre véhicule ne suffira pas à être à l’abri, le Hürriyet Daily News précise que « toutes les voitures entrant en Turquie auront droit à un code-barres ». Qu’en pensent les associations ? « La Fédération automobile (Tsof) s’est déclarée en faveur du dispositif, à condition que celui-ci “ne viole pas la vie privée”. »

Je ne sais pas si ça concernera aussi les motos. Techniquement, pas plus difficile, le boîtier n’a pas besoin d’être plus gros qu’un truc de télépéage. Reste éventuellement la facilité de voler le code-barres, mais on colle bien déjà sur les motos les vignettes d’assurance ou d’autoroute le cas échéant. De cette réponse dépendra peut-être un choix : y aller avant que ce soit en place et profiter des derniers instants de relatif anonymat, ou pas du tout. Hors de question de cautionner ce flicage permanent, d’autant plus en voyage, où l’un des grands attraits est justement de se libérer pour un moment des contingences occidentales : pas de téléphone, de carte bleue, d’identification permanente, personne ne sait où on est (parfois pas même nous-mêmes) et ça fait du bien…

mercredi 13 mars 2013

Moto sur glace : spécial...

En plein "épisode neigeux" comme on dit, je suis remonté hier soir sur Paris avec l'Explorer. A part un MP3 en arrivant près du périph, pas vu un seul autre casque, mais faut dire que les conditions ne s'y prêtaient pas ! Toute la fin en interfiles sur la neige bien glissante, pas super glop, mais il fallait bien rentrer. Je n'ai pas osé couper les assistances comme j'aurais peut-être dû faire en ces circonstances, mais même avec ABS et antipatinage en full, quand y'a AUCUNE adhérence, ça glisse, logique. Seule solution, y aller hyper en douceur, résister à la tentation d'ôter les pieds des repose-pied, détendre les bras... et serrer les fesses ! Autant en bagnole ça m'éclate et c'est encore quasi marrant avec la 125 de 105 kg, autant je ne faisais pas trop le malin avec l'Explorer et son poids respectable.

Une option parmi d'autres...

Un moment, une bagnole m'a coupé la route, j'ai réussi à ne pas freiner, mais juste couper le filet de gaz a fait dériver l'arrière jusqu'à être perpendiculaire à la route et passer devant, et je me suis retrouvé en tête-à-queue, sous le nez d'un camion... ça fait bizarre ! J'ai réussi à ne pas tomber, sais pas encore trop comment. Je n'allais pas vite, évidemment, mais je me suis quand même cru au tas... et pas comme dans un champ enneigé ou ça reste assez mou, non, sur du bon bitume froid et dur avec un PL qui glisse pour s'arrêter avant de me rentrer dedans (certes, il n'avait rien à faire sur la route par ce temps). Finalement ça s'est bien fini, en se rapprochant de la ville c'était quasi fondu, et le sel glissait plus que la neige. Truc marrant, la moto entièrement gelée : bien regretté de ne pas encore avoir mis les poignées chauffantes, dû rouler visière ouverte car le pin-lock d’habitude efficace était complètement dépassé, les comodos étaient figés et il fallait forcer même pour mettre les clignotants, même eu du mal à couper le cruise-control (la commande principale, si c'est juste pour désactiver y'a tellement de solutions que pas de risque). La bulle totalement incrustée de glace était opaque, assez gênant surtout en position super haute, mais pas sûr d'avoir pu repartir en m'arrêtant, et rien pour la nettoyer de toute façon.

Forcément, on ne joue pas dans la même catégorie

Le pire dans tout ça ? Les caisseux, confortablement posés sur leurs quatre roues, au chaud, protégés, étaient comme d'hab tellement flippés que même dans ces circonstances vraiment pas optimales pour le deux-roues je doublais encore tout le monde ! C'est bien qu'ils soient prudents, mais à ce point c'était plutôt vraiment inquiétant sur leur capacité à circuler en conditions dégradées ou à réagir en situation imprévue.

En tous cas avant de me lancer dans une traversée de la Sibérie en hiver ou juste de faire la même chose en montagne, faudra que je me forme plus, que je mette des pneus plus adaptés, peut-être prévoir sous la selle des colliers pour cranter le pneu arrière, et sans doute même une troisième roue ! Quoique... en side, je serai encore à me geler dans les bouchons...

vendredi 8 mars 2013

La moto comme solution à la crise… des riches ?

Les riches ne connaissent pas la crise. C’est bien connu, quand l’économie va, les super-riches le deviennent encore plus. Et quand elle ne va pas, ben… pareil ! L’industrie du luxe résiste toujours, quitte à se déplacer. Avec les prochains salons de l’automobile, quelques constructeurs exclusifs présentent leurs nouveautés… disons, haut de gamme. Pour communiquer sur leurs joujoux dont les prix atteignent le million d’euros pièce, Ferrari, Lamborghini, McLaren, Kepler et les autres avancent les performances sportives.

La vitesse de pointe ? Ma foi, quand on en est à brider électroniquement une voiture pour ne pas qu’elle risque de dépasser par inadvertance les 350 km/h, même pour un émir en plein désert ou sur un circuit (comme si elles étaient vraiment utilisées sur circuit !) ça fait un peu beaucoup. Il reste Bonneville, mais bon… on a vite fait le tour (au sens propre comme au figuré).

L’électrique ? Pour faire bonne figure, ces nouveautés intègrent des « petits » moteurs électriques en plus de leur V12 ou V8 bi-turbo, portant la puissance totale dans les 900 chevaux. Utile… Pour les recharger, ils utilisent l’énergie du freinage, mais aussi le surplus (sans blague !) de l’énorme moteur thermique, qui crache en permanence beaucoup trop de puissance que seule une électronique de pointe permet de juguler. Ca c’est pas trop con… encore faut-il avoir de l’excès à utiliser, ce qui est rarement le cas sur une bagnole ordinaire. Avec tout ça, ils peuvent annoncer une forte réduction des émissions, à seulement 330 g. de CO2/km (le triple d’une caisse normale, à pondérer vu le nombre et le kilométrage a priori très réduit des supercars - et au moins c'est pas des diese! !).

Reste l’accélération. Et là c’est en effet très impressionnant, on est dans les 3 s. pour du 0 à 100. Comme on utilise bien plus l’accélération que la vitesse de pointe, disons que si une valeur devait être significative, autant que ce soit celle-là. A titre de comparaison, une grosse berline sportive à seulement 80.000 € met entre 5 et 6 secondes.

Tiens, pendant qu’on est dans les comparaisons à la con, en voici une autre… Une Honda CB500 d’école de conduite (prix neuf : 5500€) met 4,7 s., une grosse routière ou un maxi-trail (RT1200, Explorer…) 3,4 s., une hypersportive (dans les 15.000 €) accroche 2,5 s. Je sais, rien de nouveau dans tout ça ni de très significatif (pas les mêmes poids ni rien), il y a régulièrement des duels dans certains magazines ou sur Youtube ayant pour habitude de ridiculiser les bagnoles, mais avouez que c’est mignon de pouvoir regarder de haut – et griller ! – les kékés avec des bagnoles coûtant une vie de salaire.

automoto.jpg

Bon, faudrait quand même pas trop les chercher sur les reprises à haute vitesse ou le 0 à 300 km/h (abattu en 17s. pour la MCLaren P1). Mais moi je m’en fous. Je les laisse littéralement sur place avec ma GN125 à 500 € quand ils sont dans les bouchons !

mardi 5 mars 2013

La quête de la sainte grole

Il y a des avantages à faire un certain gabarit. On se fait peut-être un peu moins emmerder que d’autres, on relève sans problème une moto à terre… Mais à l’inverse on est sans arrêt sollicité pour les déménagements, on se cogne la tête sur les portes du métro, et c’est super galère pour trouver des fringues, pour les pompes je n’en parle même pas, faut voir la tête des vendeurs à la simple mention de la pointure, pourtant pas monstrueuse… Et pour l’équipement moto, c’est pas mieux.

Mon équipement datant pour partie de ma première 125, il commence à ne plus en pouvoir. Même en en prenant soin et en ne chutant pas, il vient un moment où il faut bien admettre que le changement, il faudrait que ce soit maintenant. Le pantalon et les bottes j’ai trouvé en Allemagne il y a quelque temps, un super bon plan : grandes tailles disponibles, beaucoup moins cher qu’en France, en l’occurrence le magasin d’usine Hein Gericke à Berlin était une vraie mine. Mon casque va devoir y passer aussi, mais là pas de soucis. Non, le truc qui devenait indispensable, c’était le blouson, mon pauvre cuir déjà fatigué ayant fort peu apprécié les vents de sable marocains et ne s’étant pas arrangé depuis… outre qu’il a toujours été trop petit. Bon allez, je me lance, les magasins de moto ne manquent pas à Paris, et puis y’a plein de motards costauds, ça doit être moins compliqué que pour trouver des chaussures ou des jeans, non ? Première étape de tout achat de matos motos, je chope le dernier Motomag qui compare les blousons textile, voilà, tel ou tel modèle, telle ou telle couleur, c’est parti.

Cinq boutiques d’affilée n’ont rien en grande taille, ou plutôt, les grandes tailles qu’ils ont n’en sont pas vraiment. Un 4XL, dit comme ça, c’est grand ; en pratique je ne peux même pas l’enfiler ! Bizarre… En fait l’explication c’est que quand les tailles classiques montent, ce n’est pas partout : il y a tout plein de place pour un ventre de biker (une poche qui pendouille devant), mais pas plus de longueur de bras ou de largeur d’épaule pour autant. Deux Dafy ont su me dire qu’il existait des gammes spéciales : Bering Fortissimo, Icon C-Sizing, etc, mais eux comme d’autres ont refusé de commander pour voir. Ils pouvaient se faire livrer un modèle King Size, mais il fallait que je l’achète, sous peine de pénalité de retour. Un peu abusé, vue l’incohérence des tailles comment savoir ? Même en renonçant au choix de la marque, du modèle, de la couleur, en se contentant du premier truc venu que je puisse fermer, encore faudrait-il être sûr de mettre la main dessus.

Ce sera finalement le magasin Speed Wear / Hein Gericke sur l’avenue de la grande armée qui fera la démarche commerciale minimale et logique : commander deux-trois exemples dans la gamme Bering King Size, me permettre de les essayer et de n’acheter que celui qui me va. J’ai même pu enfiler un truc trop grand, le pied ! Grâce leur soit rendue, et je saurais où m’adresser pour les prochaines fois… même pour les tailles standards. C’est comme les concessionnaires qui ne font pas essayer les motos et s’étonnent de ne pas faire de vente…

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Du coup j’ai un Bering AC-3, en taille W3XL (on change de classification à ce niveau), très modulable en isolation et réglable de partout, qui semble vraiment bien, on verra à l’usage, et pas comme s’il y avait du choix. En espérant que ça puisse servir à mes camarades oversized…

dimanche 23 décembre 2012

Et, vous, combien de RTT cette année ?

La RATP fait en ce moment une campagne dans le métro, demandant aux gens « Devinez ce que untel ou unetelle fait avec ses 10 RTT par semaine ? », avec des photos en gros plans de loisirs diverses. La blague, c’est qu’ils parlent de « Récupération du Temps de Trajet », ah ah. N’empêche, ce n’est pas mal vu, le temps qu’on ne passe pas dans les bouchons est autant de temps pour faire autre chose. Mais tant qu’à faire, poussons le raisonnement jusqu’au bout ! Autre devinette : qu’est-ce qui est encore plus fluide et plus rapide que les transports en commun, ne coûte pas forcément plus cher (un aller simple Paris-Roissy hors abonnement coûte un plein d’essence de 125), et est diablement efficace ? Dans le contexte de ce blog, la réponse à deux-roues est évidente…

PubRATP.jpg

Attention, je n’ai rien contre les transports en commun, je suis bien content d’en avoir quand j’ai besoin d’aller prendre un train par exemple, et je reconnais pour en avoir essayé pas mal un peu partout que le réseau parisien, bien que particulièrement sale, est dense et pratique. Mais je refuse qu’on me les impose dans le contexte où ils fonctionnent ! Les chantres du métro et du tram comme solution unique avancent les chiffres flatteurs d’une fréquentation optimisée, mais qui ne reflètent qu’un lissage sur l’ensemble de la journée, alors que le trafic est loin d’être homogène. Aux heures de pointe, l’ensemble du réseau est saturé, et ce façon assez insoluble : ce n’est pas tant que la RATP ne met pas assez de ressources en matériels et en hommes (encore que, c’est tendu sur ce front aussi), mais qu’il est matériellement impossible de faire circuler plus de rames sur les lignes. Du coup, celles qu’il y a sont bondées et la moindre perturbation provoque des retards à répétition (incidents voyageurs, problèmes techniques, colis suspects, rien que du très normal sur un réseau aussi dense et utilisé), et il faut vraiment ne pas avoir le choix pour circuler ainsi tous les jours. Proposer l’alternative, oui, l’imposer comme tant le souhaitent serait totalement contreproductif.

FouleMetro.jpg

Les exemples comparatifs ne manquent pas, rien que sur les dernières jours ; pour une raison X ou Y j’ai fait en tramway, métro ou RER un trajet fait habituellement à moto, le résultat est sans appel et ne surprendra aucun habitué, rien de nouveau sous le soleil : 2 heures en voiture / 1 heure en métro / 30 minutes à moto. Rien que ce dimanche matin encore, vraiment pas en pointe donc, la seule attente des rames sur les deux changements de mon trajet a duré le temps qu’aurait pris le trajet complet en surface à moto. Alors, c’est qui les champions des RTT ?

Quant à on ce qu’on fait de ce temps gagné, à chacun de voir. Pour ma part, je sais à quoi il est consacré en bonne partie : la défense de ce moyen de transport efficace et intelligent, justement pour que je puisse librement et longtemps encore me déplacer en deux-roues, quel qu’il soit, et que plein d’autres puissent en faire de même. Surtout que plus on sera nombreux à deux-roues, plus ça libérera de place sur les routes (1) ET dans les métros (2), tout bénef’ pour tout le monde !


(1) Rappelons l’étude belge récente montrant que si 10% des automobilistes passaient au deux-roues, les bouchons fondraient de 40%.

(2) Selon les types de polluants, c’est dans les couloirs du métro que l’air est le plus vicié, pire qu’en surface, voire que sur le périph’.

mardi 4 décembre 2012

Essais motos persos : Ninja 300 et Quadro 350

Comme toujours lorsque je vous propos des impressions sur des machines que j’ai eu l’occasion d’essayer, je ne prétends en rien le professionnalisme et l’objectivité de Motomag, justement, ce sont des ressentis persos, 100% subjectifs, en fonction de mes usages et de mon gabarit. Cela dit, en complément des tests des pros, ça peut vous servir si vous étiez intéressé par ces brêles… même si ça corrobore essentiellement leurs avis !

En premier, la mini Ninja 300. Pas mon genre, mais justement, je l’aborde en toute neutralité… et disons-le tout de suite, c’est une excellente surprise. Visuellement déjà, on dirait une « vraie » moto, petite certes, mais une routière-sportive sympa. Le vert Kawa bien pétant (moins que sur la photo quand même !), la ligne agréable et légère, le logo « Ninja » mais pas de mention visible de la cylindrée… c’est bien simple, si on ne précise pas quel est son moulin, il y a de quoi s’y tromper, même pour des motards confirmés. En regardant de plus près, c’est sûr, la taille des pneus ou de l’échappement donnent des indices, mais vraiment très valorisante pour sa gamme. Utilisée pour décorer un stand, elle a bien rempli sa fonction d’attirer les regards et de lancer les discussions.

Mais bon, pour moi, une moto c’est fait pour rouler, donc ça donne quoi quand on monte dessus ? Autre agréable surprise, je m’attendais à être complètement plié en crapaud, il n’en est rien, les commandes sont bien placées, et si ça reste une petite moto, elle est tout à fait logeable pour les grands. Mise en route du moteur, encore un bon point, un bruit à la fois très discret (toujours un plus pour moi) mais agréable, assez grave, là aussi digne d’une moto bien plus grosse. Premiers tours de roues, son poids plume la rend très maniable malgré son design de sportive, mais le guidon n’est pas « extrême », ça aide. Un peu dérouté par ce format et cette motorisation, moi qui roule soit en 125 anémique, soit en gros cube puissant, j’ai été enchanté par le 300. Vraiment très souple, déjà, utilisable en bas mais avec une plage d’utilisation s’étendant loin vers le haut, capable de reprendre de façon convaincante, sélection douce… et une fois sur autoroute, mais mazette, c’est qu’il roule ce petit truc ! Posé à 130 sans effort, je ne l’ai pas emmené au-delà (moto de prêt oblige) mais ça se sentait qu’il restait tout plein de marge derrière, en tous cas bien assez.

Au quotidien, ça reste un genre de moto qui ne m’irait pas : protection très réduite, rétros peu exploitables, aucune capacité d’emport, mais qu’importe. Ce qui est validé avec enthousiasme, c’est ce moteur de 300cc qui fait constater qu’objectivement, pas besoin de plus pour tous les usages légaux et le quotidien économique. Alors pourquoi avoir choisi quatre fois plus gros ? Eh ben, c’est parce qu’il n’y a pas que le quotidien, justement, et pour les petits trajets de tous les jours je roule déjà sur une trapanelle. Mais si je n’avais pas la GN, je regarderai très sérieusement cette nouvelle génération, comme la Suzuki Inazuma 250, bien suffisante pour la plupart des trajets et plutôt agréable en complément d’un gros cube pour se faire plaisir. L’idéal ? Ce moteur tout pareil dans un petit trail ou supermot’ simple, comme un KLX moins cher et en bi.

Le vrai test par Motomag : http://www.motomag.com/Nouveaute-2013-Kawasaki-Ninja-300.html

Autre essai, vraiment très court mais instructif, celui d’un gros scooter à trois-roues, le Quadro 350. Je n’ai pas vraiment d’expérience du scooter, mais ayant l’habitude de prendre en main des véhicules très variés, pas de soucis pour m’adapter aux deux freins aux leviers, sachant qu’en tant que L5e le Quadro a aussi une pédale sur le plancher. A test court, compte-rendu court : un engin ludique et facile, évident même, mais j’ai surtout trouvé beaucoup trop lourd pour son moteur. Même avec un 350cc automatique, ce gros truc m’a semblé balourd, mais bon, ce n’est pas fait pour des acrobaties.

Quand à la stabilité des trois roues, je n’ai rien fait avec qui m’aurait mis en difficulté avec un deux-roues classique, alors difficile d’en juger. Principal défaut à mes yeux, ou plutôt à mes jambes, malgré l’embonpoint de GT, pas moyen de rentrer les genoux derrière le tablier, à moins d’aller me poser sur la selle arrière (la différence de niveau marquée entre les deux parties empêche un ajustement précis du popotin ;-) ) ! Du coup, je dois rouler avec les genoux exagérément écartés, inconfortablement exposés. Sinon, au quotidien, je peux imaginer l’intérêt de ce véhicule pratique, avec coffre sous la selle itou, mais franchement, à mes yeux, dépourvu de toute passion et plaisir. Bref, un scooter urbain. Mais au moins ce cliché est maintenant confirmé personnellement. Reste à trouver comment sensibiliser les usagers de ces véhicules qu’ils sont autant concernés que les motards et devraient aider la FFMC à les défendre aussi !

Le vrai test par Motomag : http://www.motomag.com/Quadro-3D-350.html


PS : les invasions de SPAM sur le blog deviennent infernales… à chaque connexion, je dois nettoyer des centaines de messages indésirables, c’est très chiant. Du coup, j’ai commencé à virer la possibilité de laisser des commentaires pour les vieux messages, désolé, mais ça devient ingérable.

samedi 15 septembre 2012

Par le pouvoir de la bâche ancestrale !

Attention mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis, cette moto va disparaître… Afgadou, touata, pouf ! Non, plus simplement et hélas (ou heureusement ?) sans incantation magique, j’ai testé lors de mon dernier voyage une astuce toute simple que je compte bien réitérer lors des prochaines balades en Europe de l'est et au-delà. Dans certains endroits les deux-roues sont très nombreux, au point de faire partie du paysage urbain. Mais quand ils se font plus rares, et que les seuls restants sont de petite cylindrée, un gros cube chargé de bagages et immatriculé à l’étranger se remarque plus qu’on n’aimerait. D’où l’intérêt de le faire disparaître, et pour ça, il suffit de le bâcher ! J’ai fait le test avec et sans, garé au même endroit, observant discrètement la réaction des flics et des passants, c’est radical.

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Motomag a testé récemment ces housses moto, piles de la bonne taille, avec anneaux d’ancrage, élastique de serrage, protection thermique au niveau des pots… Plus que dans le garage pour un hivernage que je ne fais pas, mes bécanes tournant toute l’année, j’en embarque maintenant une au fond du top-case. Bien plié ça ne prend pas tant de place, et l’effet est étonnant. Bien sûr, on voit toujours que c’est une moto, mais pas quoi, pas d’où… Outre de protéger contre les fientes, résines et autres vents de sable, ça dissuade radicalement de jouer avec les commandes, ça complique le tripotage des bagages, tout en n’empêchant pas bien sûr d’attacher la bécane à un point fixe (et j’ajoute un ou deux tendeurs autour pour limiter la prise au vent). Cette masse informe et neutre passe complètement inaperçue, et c’est bien pratique. (Oui Fred, je te vois venir, ma moto est déjà une masse informe, je sais).

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Sinon il y a d’autres solutions pour faire disparaître une bécane : chrome intégral ou matériaux translucides, mais avec les bagages ça marche moins bien ;-)

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mercredi 16 mai 2012

Je ne vous avais pas vu…

« Je ne vous avais pas vu », l’excuse la plus courante et la plus meurtrière quand on analyse les accidents des deux-roues. Mais il faut dire que les constructeurs auto n’y mettent pas toujours du leur, par exemple ce récent Range-Rover vu le mois dernier. Vitres fumées bien opaques, lunette et vitres arrière réduites à la portion congrue, 4 ou 5 écrans un peu partout à l’intérieur, dans les appuie-tête et plein le tableau de bord, forcément téléphone intégré… Ah ça oui, le toit est joliment vitré sur toute la surface, mais ce n’est pas ça qui va aider à prendre en compte l’environnement de conduite et les usagers vulnérables.

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Je n’ai rien contre les 4x4 par principe, même un des rares 4-roues qu’il m’amuse de conduire, mais dans les grandes plaines de l’Ouest américain par exemple, pas dans les villes encombrées d’Europe, où leur gros moteur, leur poids excessif, leurs protections inutiles, sont quand même une hérésie. Mais avec les ZAPA, si ça continue comme ça eux pourront circuler tranquillement, et ma vieille 125 de 105 kilos qui consomme 2 litres au 100 et ne produit pas de microparticules, non. Cherchez l’erreur…

jeudi 10 mai 2012

Les pannes opportunes

Quand un truc lâche sur sa bécane, c’est rarement très agréable, même si c’est un truc mineur. En plus, roulant en japonaise, on n’a pas l’habitude des pannes ;-) ! Soudain la fidèle monture renâcle, s’arrête, vous laisse désemparé et, pire !, piéton. L’autre jour, en région parisienne, je ralentis à l’approche d’un feu, cherche le point mort… le pied tâtonne, fouille à la recherche de la pédale qu’il connaît pourtant par cœur… Mais que se passe-t-il, mais qu’est ce qu’il se passe ? Incrédule je m’arrête débrayé et me penche… plus de sélecteur :-((

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En fait si, il pendouillait sous la moto sur sa tige, et au cas où j’en ai toujours un de secours avec le bordel sous la selle depuis que j’en ai tordu un (sans tomber, juste en franchissant un passage délicat dans la caillasse), mais le résultat était là… a marche pu la moto ! Vraiment mineur et bénin, surtout en ville : trois kilomètres en première jusqu’à un garage qui me la prend presque sur le champ, y’a franchement plus grave. Ca fait quand même deux heures de perdues, mais après coup, quel coup de bol !

Si je n’avais pas fait cette petite course à ce moment, je partais directement pour une balade de plus de 1500 kilomètres, autoroute puis montagne. Le sélecteur aurait sans doute lâché tout pareil, il était simplement desserré après 65.000 kilomètres de vibrations, de pistes diverses etc., sauf que j’aurais vraiment eu l’air fin sur la bande d’arrêt d’urgence de la A4 ou sur un col perdu dans les Vosges sans les outils pour le remettre en place. « A quelque chose malheur est bon » dit le proverbe, c’est parfois valable pour les pannes. Cette réflexion du jour était sponsorisée par Philosophie Magazine.

mardi 8 mai 2012

La cour de la bourse

J’ai récemment ajouté une carte qui manquait à ma collection d’expériences motardes. Non, ce n’est pas un voyage inédit, l’essai d’une nouvelle machine ou la découverte d’une discipline sportive, mais simplement la visite d’une bourse de motos anciennes. Personnellement, je n’y pine rien en mécanique, surtout ancestrale, ne connais pas le nom de la moitié des marques représentées sans même parler des modèles, et n’ai qu’une connaissance très superficielle bien que bienveillante des motos de collection. J’ai certes eu l’occasion de rouler sur une Jawa de 1968, une Enfield des années 50 ou quelques « young-timers », même eu une CBX 550 du début des années 1980 pendant quelques mois, mais ça reste un milieu que je connais fort peu. Raison de plus pour le découvrir car il est attachant !

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Il y a quelque chose de serein et d’atemporel à voir ces passionnés chiner dans les allées, à la recherche de la pièce improbable, du bout de ressort qui va bien, marchander à un euro près le trésor insignifiant qui est peut-être tout ce qui manque pour redonner vie à une ancêtre émouvante… Il y a des motos bien sûr, entre celles des visiteurs et celles des exposants, un mini salon où le plus ordinaire côtoie le plus le rare, des machines restaurées à la perfection plus rutilantes que neuves, d’autres qui sont des tas de rouille désossés dont on se demande vraiment ce qu’on peut en faire même avec la meilleure volonté du monde, des cyclos, des solex, des sides, des ex-sportives, des pliantes, des trucs bizarres... Mais avant tout bien sûr, il y a les amateurs. Entre les exposants qui connaissent par cœur la moindre référence pour la moindre pièce de chaque modèle de machines dont la production a cessé voilà 50 ans, les chineurs aux prouesses mécaniques méconnues capable de ressusciter des légendes… Respect, les gars.

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Mais tout en admirant leur passion qui fait plaisir à voir, leur retour à l’essence même de la moto, leur appréciation du simple fait de rouler, pas vite, pas loin, mais en bonne compagnie tant mécanique qu’amicale, j’avoue qu’une chose me chiffonne : quand la conversation commence à dériver de la machine elle-même vers l’utilisation qu’on en fait, et donc vers sa défense et ce qu’on fait pour préserver la passion et la liberté, il m’a semblé ressentir chez certains pas mal de défiance et de méconnaissance du monde associatif. Je ne dis pas que TOUS les motards devraient adhérer à la FFMC évidemment (encore que, pourquoi pas ?) mais que des gens aussi passionnés que les collectionneurs, qui attachent tant d’importance à préserver une certaine idée de la moto, ne soient pas plus massivement mobilisés me surprend toujours (indépendamment du fait que les anciennes n’aiment pas forcément rouler au pas dans les manifs, mais il n’y a pas que ça !).

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En fait j’ai l’impression que, comme beaucoup d’autres - c’est loin d’être exclusif aux amateurs d’anciennes ou au seul domaine de la moto - les gens s’attachent plus à trouver les différences que les convergences. Certains par exemple s’appuient sur le dossier emblématique du bridage à 100 ch. pour imaginer que la FFMC ne s’intéresse pas à eux qui dépassent rarement les 50 ch. Pas les mêmes problématiques entre les anciennes et les modernes, pas les mêmes intérêts... Vraiment ? Il ne faut pourtant pas creuser bien loin pour voir que nous sommes bien plus proches que cela. Outre les dossiers concernant particulièrement les anciennes et sur lesquels la Fédé est en pointe, comme le contrôle technique ou les Zapa, tout le reste nous concerne de la même façon, bien qu’à des degrés divers : infrastructures dangereuses, verbalisations abusives, etc. Voir et défendre plus large n’empêche pas de s’occuper AUSSI des thématiques spécifiques, au contraire.

Cela se rapproche de ce qu’on entend par exemple auprès des amateurs de customs et choppers, de trikes, de petites cylindrées, de sportives etc. Pourtant, indépendamment des associations spécialisées et sans s’y substituer, la FFMC rassemble statutairement tous « les usagers des deux et trois-roues motorisés (du cyclo au gros cube) », justement pour réunir, aller au-delà des thématiques spécifiques pour prendre en compte la moto dans toute sa diversité – ce qui n’est pas peu dire (la Fédé défend autant le sauvetage du circuit Carole que la loi Vauzelle contre les câbles tendus dans les chemins, la circulation interfiles, la liberté de modifier sa bécane, d’accéder aux villes avec des motos un peu âgées, etc etc.). Je ne sais pas vous, mais quand je croise une bécane sur la route, je ne me pose pas la question de son âge, sa marque ou son style, je lève la main. Et qu'importe que l’autre réponde ou pas. Et ben pour la défense de la moto, c’est pareil…



En conclusion, une petite blague à laquelle ce genre de situations me fait penser, je vous laisse y méditer. Bonne soirée et à bientôt, quelle que soit votre monture !

L’autre jour, je me baladais. En passant sur un pont, je vois un gars sur le parapet, prêt à se lancer dans le vide. Immédiatement, je me précipite auprès de lui, et je lui crie d’arrêter, de ne pas sauter. « Et pourquoi ne devrais-je pas sauter ? me dit-il alors. - Parce qu’il y a bien trop de formidables choses à vivre, et tellement de gens intéressants avec qui vous avez des choses en commun à rencontrer ! - Comme qui par exemple ? - Eh bien, heu ... vous êtes croyant ou athée ? - Croyant. - Moi aussi ! Vous êtes chrétien ou juif ? - Chrétien. - Moi aussi ! Vous êtes catholique ou protestant ? - Protestant - Moi aussi ! Vous êtes Épiscopalien ou Baptiste ? - Baptiste. - Waow ! Moi aussi ! Vous êtes Baptiste Église de Dieu ou Baptiste Église du Seigneur ? - Baptiste Église de Dieu. - Moi aussi ! Vous êtes Baptiste Église de Dieu Originelle, ou bien Baptiste Église de Dieu Réformée ? - Baptiste Église de Dieu Réformée. - Moi aussi ! Vous êtes Baptiste Église de Dieu Réformée, réforme de 1879, ou Baptiste Église de Dieu Réformée, réforme de 1915 ? - Baptiste Église de Dieu Réformée, réforme de 1915 ! » Alors c’est là que je lui ai dit : « Crève, espèce d’ordure hérétique ! » et je l’ai poussé dans le vide.

mercredi 4 avril 2012

Me suis-je fait une vacherie ?

Je me suis fait un truc pas très sympa hier : suis allé essayer ma prochaine moto. Ce n’est pas gentil quand on n’a pas le financement ni même, en toute objectivité, le besoin de changer. Mais c’est bien aussi d’avoir une sorte « d’objectif » ou de rêve mécanique, de garder le futur ouvert. Sachant que d’ici à ce que je change vraiment, si ça se trouve, un autre modèle aura emporté mon cœur de motard. Mais d’ici là, mon choix est fait sans l’ombre d’un doute : la Triumph Tiger Explorer 1200.

2012_Tiger_Explorer_12.jpg Photo Triumph

Je savais déjà que j’aimais bien la Tiger. J’ai eu l’occasion d’essayer toutes les versions et générations sorties depuis 1993 (900, 1050, 800…) et toutes étaient sympa, mais il leur manquait un petit quelque chose, outre un cardan qui est une condition sine qua non pour ma future brêle. Avec la 1200 c’est résolu, tout ce que j’attends d’une moto est réuni : 3 cylindres, 1200cc, plus de chaîne, pas trop basse, un peu d’électronique sans excès et débrayable, une gueule plutôt sympa. Je l’avais vue au salon, étais monté dessus mais difficile de juger d’une moto fixée sur support d’exposition. Cette fois, j’ai fait quelques dizaines de kilomètres avec… la banane ! Vraiment bluffé par la souplesse du moteur. Sur voie rapide congestionnée, on monte d’une traite en 6e et on laisse ronronner à 2000 tr/min. Une ouverture ? Suffit d’envoyer du gaz et ça part de façon tout à fait décente. L’humeur est joueuse ? Pas de problème, on reste dans les premiers rapports et hop, c’est une moto différente, qui bondit avec une belle poussée réjouissante. Si le guidon est vraiment très large et ne va pas m’aider à baisser les coudes que j’ai déjà tendance à garder un peu haut, elle est étonnamment fine et très bien équilibrée, et penche avec un naturel déconcertant, même à basse vitesse, on se croirait sur sa petite soeur en 800 – la patate en plus. Bref, elle s’annonce tout aussi polyvalente et agréable que la V-Strom, en nettement plus moderne et encore plus pêchue. Et le 3 est vraiment un compromis idéal entre… le 2 et le 4 cyclindres.

MAIS… car évidemment il y a un mais, quelques petits détails un peu dommage. Pourquoi avoir fait l’économie des warnings ? Je m’en sers souvent, notamment en interfiles ou pour prévenir ceux qui me suivent d’un ralentissement ou d’un radar. Si la belle a un sabot moteur (plastique, métal en option) l’amortisseur arrière est curieusement exposé, une petite feuille de plastique pour dévier les projections n’aurait pas été de trop. OK, elle est essentiellement routière, mais si parfaite pour le voyage que dommage de ne pas le prévoir. Idem pour les équipements optionnels, c’est une moto d’exploration comme son nom l’indique, pourquoi ne proposer qu’un top-case miniature digne d’une 125 ? Et enfin le prix, pas forcément injustifié au regard des équipements et de la motorisation, mais dès qu’on lui met quelques options indispensables (bulle haute, pare-mains, protections moteur et support de bagagerie), mais qui fait quand même assez mal (pas loin de 17.000 Euros).

tiger1200-20-a7311.jpg Photo Motomag

Le coup de grâce, c’est la reprise proposée pour ma bécane… je n’en attendais pas une fortune, elle est en bon état d’ensemble mais pas toute jeune, elle a servi quoi. Mais de là à m’en donner le prix d’un lot d’accessoires, ça fait quand même un peu ch… Enfin, c’est notre sort commun ! Toujours est-il que ce dernier détail achève de me convaincre : puisque ma V-Strom ne vaut plus rien et roule impeccablement, qu’elle peut encore donner autant que ce qu’elle a déjà vécu, elle et moi feront encore un bout de chemin ensemble. Et quand j’aurai assez de sous pour m’offrir l’Explorer de mes rêves, la Strom lui tiendra peut-être encore compagnie dans le garage, à disposition pour les copains. On verra !

mercredi 28 mars 2012

Le temps des mégots et grosse frayeur

Ah le printemps ! Le beau temps, la température juste bien, le temps idéal pour rouler à moto, on apprécie l’équipement de protection sans être engoncé dans trop de couches ni étouffer… Pour les automobilistes, ça correspond aussi au moment où ils roulent vitres ouvertes. Plus besoin de chauffage, pas encore de clim, ils peuvent en profiter pour respirer à pleins poumons le bon air du périph. Cela signifie aussi qu’il est revenu, le temps des mégots ! Que les gens fument au volant, ça les regarde, mais je ne sais pas vous, en tous cas moi ça m’énerve de me prendre cendres et mégots sur la gueule en passant à côté. C’est vraiment trop difficile de mettre les déchets dans le cendrier, ou de jeter un petit coup d’œil à côté voir si un deux-roues ne va pas recevoir une clope encore chaude sur le bide ou dans le casque ? Je rêve du jour où j’arriverai à rattraper la cigarette au vol et à leur balancer dans la caisse, juste pour voir leur réaction. En plus c’est crade les mégots partout, et selon le type de clope, ça met 1 à 12 ans à se dégrader. Pas les clopes naturelles avec juste « tabac » et papier, mais les filtres, sans compter les goudrons et toutes les cochoncetés qu’il y a dedans. Tiens, du coup je lance un petit concours à ceux qui savent tenir un crayon ou une souris : proposez-donc un petit dessin sur le thème « Mon casque, c’est pas ton cendrier », à ajouter aux autocollants sur la bécane !

Et pendant que j’y suis, rien à voir, mais permettez-moi de vous relater un bon exemple de presque-accident, pas plus tard que ce matin. Grand beau temps, je roule avec ma petite 125 et je sors d’une rue secondaire pour rejoindre une grande avenue. J’ai priorité, mais je m’arrête, les gens ne la cédant pas volontiers, surtout face à un petit véhicule pas impressionnant. Un bus arrive et lui freine pour me laisser passer. Merci m’sieur ! Je bondis en avant dans un déferlement de puissance brute (traduire : je tourne la poignée, j’attends plusieurs seconde qu’un filet de gaz daigne arriver au vieux carbu et je démarre en poussant avec les pieds pour aider mes 8 chevaux à quitter la position statique) et m’apprête à tourner à gauche. Je ne l’ai pas entendu, pas senti venir, ne pouvait pas le voir avec le bus… mais je l’ai bien remarqué après. Un camion lancé à fond de train doublait le bus, complètement à contresens. M’attendant comme toujours à un possible scooter tentant un dépassement hasardeux, j’étais prêt et ai freiné sec, mais il a dû passer à quelques centimètres de mon pneu, tandis que le bus le klaxonnait comme un malade. Sans ralentir, il a grillé la priorité suivante à la même allure, fou furieux.

Si j’avais eu la grosse moto, je l’aurais rattrapé pour le pourrir, là aucune chance avec la 125. Mais si j’avais eu la grosse moto, j’aurais démarré un peu moins comme une limace anémique et je le prenais de plein fouet. Mais peut-être que les voitures m’aurais plus respecté et m’aurais accordé ma priorité, me permettant de tourner avec plus de visibilité ? Allez savoir, la différence entre un accident et un presque-accident tient à tellement de détails, à une telle accumulation de fractions de secondes et de choix miniatures… Ce qui est certain, c’est que s’il m’avait fauché, il était à 100% en tort, mais j’étais à 100% mort, une unité de plus à charge dans les statistiques de ces dangereux motards qui, chacun sait, roulent trop vite et prennent des risques pour le plaisir. Si j’avais eu une plaque format A4, un brassard, une boîte noire sous la selle et un éthylotest dans la poche, ça aurait fait une sacrée différence, bien sûr. Mais bon, un presque-accident de plus, à ajouter à la liste franchement pas si longue de ceux que j’ai vécu, mais auquel je penserai systématiquement dans cette circonstance, encore plus que je ne le faisais déjà. Non seulement il peut y avoir un scoot’ ou un cycliste impatient, mais aussi un poids-lourds frappadingue. Noté. En attendant, pour paraphraser Methos, “Live, grow wiser, ride another day”.

lundi 27 février 2012

Play-moto-bil, en avant la route !

En tant que motards, nous sommes souvent tentés d’offrir aux enfants de nos familles ou copains des jouets en rapport avec la moto, ne serait-ce que pour le clin d’œil. Si les marques proposent des produits dérivés spécifiques hors de prix, l’offre dans les jouets classique n’est pas si vaste, à part les modèles réduits bien fichus mais pas adapté aux très jeunes. La plupart du temps, s’il y a une bécane c’est de police, et bof quoi. Mais récemment, l’incontournable Playmobil a sorti toute une série de motos civiles, à 9-10 Euros chacune. J’en ai offert une ou deux… et m’en suis offert une, j’avoue ;-) Petit tour d’horizon :

  • Le trail routier

Ce bicylindre vertical fait furieusement penser à une TDM à laquelle on aurait greffé une tête de fourche de Diversion. Dommage que le motard fasse une drôle de tête un peu agressive, et surtout que les proportions de la brêle soit un peu sous-dimensionnées, surtout sur l’arrière. Selle monoplace et sans bagages, ça colle peu avec le style de la moto, qui du coup ressemble plus à une 125.

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  • La grosse routière

Là, pas d’hésitation, le gros V-Twin à large pare-brise et garde-boue enveloppant est clairement inspiré d’une Electra Glide. Y’a même la radio et des rétros bas montés sur les pare-carter. Le motard avec son casque bol a une bonne bouille, mais là aussi, l’échelle de la moto est curieuse du fait qu’elle soit mono-place.

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  • Le chopper

Pour le chop’, on se serait attendu à une copie de Harley mais surprise, non ! D’ailleurs… qu’est-ce que ça peut bien être ? Un twin parallèle, une fourche à parallélogramme, deux gros phares comme une Triumph, un guidon « ape-hanger » et des pots à ailettes… Sans oublier bien sûr la déco flamboyante et le gilet de cuir bras nus, un vrai bad boy.

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  • L’enduro

Les styles des véhicules étant plus proches, difficile d’identifier une inspiration précise à ce gros mono, peut-être simplement une bonne vieille DR 600, avec un orange KTM ? Bizarrement, c’est encore elle qui a la selle la plus longue et réaliste. Le conducteur a des bottes, un gilet de stunt (?) et un casque à visière avec lunettes.

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  • La sportive

Elle aussi semble avoir un twin parallèle, comme un vrai constructeur Playmobil rentabilise son moteur ;-) Je ne l’ai pas eu en main, mais pour l’inspiration je suis tenté de proposer une Sprint ST pour la forme de la bulle et le carénage enveloppant, avec un beau jaune pétant de Ducati ST3.

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  • Le roadster

Là, plutôt facile à reconnaître, c’est basé sur le flat twin d’une BMW R1200C, en très dépouillé notamment vers l’arrière. A noter que le conducteur est le seul a être livré avec des gants, je regrette que ce ne soit pas le cas pour tous, symboliquement, ou au moins qu’ils aient les mains noires pour le simuler.

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Il existe aussi une boîte petite à 4 Euros avec un gamin sur un genre de PW50.

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Des jouets sympas et plutôt bien faits, mais pas donnés pour une grosse boîte en carton et trois bouts de plastique. Mais comme on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, c’est un compromis correct.

Pendant qu’on est dans les jouets, je signale aussi cet atelier de mécanique moto, où Manny customise sa bécane en changeant la fourche, ajoute un side-car etc. Un bouton sur le réservoir fait un bruit de gros V-Twin bien reconnaissable, qui démarre, roule un peu… et se crash ! Bonne excuse pour la réparer et la modifier, mais j’avoue que ça me titille. Sur une petite voiture en jouet, on ne mettrait pas un bruit d’accident, alors pourquoi sur la moto ? Décidément, on inculque dès le plus jeune âge l’image de la moto dangereuse et illégale… mais je suis sans doute parano.

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Mais ce qui me débecte particulièrement, ce sont les jouets de policiers avec un radar, chez Playmobil aussi par exemple ! Jouer aux gendarmes et aux voleurs s’est toujours fait, et bien que je sois totalement opposé à offrir des simulations d’armes aux gamins, c’est dans les mœurs. Mais offrir un racketteur des routes en ce moment, c’est du masochisme !

mercredi 4 janvier 2012

A bouffer de préférence avant le…

Premier billet de 2012 sur le mode informatif… Petit tuyau qui circule, et après vérification qui semble vrai et pas un énième hoax. Je transmets, ça peut toujours servir. Les pneus de nos motos (et voitures d’ailleurs) ont une durée de vie limitée. Je ne parle pas de leur usure sur la route, qui va de soit, mais bien de leur longévité dans le temps. On se doute qu’un pneu qui a passé quelques années sur une machine en stockage sans rouler n’est pas au pic de ses performances : séché, déformé, crevassé, il sera loin de ses qualités optimales. Mais il y a plus vicieux : les pneus qui sortent du magasin ont parfois attendu des années avant de passer la caisse. Pas toujours bien emballés, parfois stockés dehors avec d’importantes différences de températures, ils peuvent arriver sur vos jantes bien diminués par rapport à ce que vous êtes en droit d’attendre. Selon les conditions d’entreposage, les effets de l’âge seront plus ou moins marqués, mais ce n’est quand même pas idéal. Bien entendu, le risque est plus important pour une dimension rare, oubliée au fond d’un petit garage peu actif, que pour la dimension la plus répandue dans un gros débit. Mais il existe une façon très simple de vérifier qu’on ne vous a pas refilé un boudin périmé : c’est marqué sur le flanc !

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Bon certes, pas de la façon la plus explicite qui soit, mais il suffit de connaître le code. Sur l’exemple ci-dessus, « 5107 » signifie la 51ème semaine de 2007. 348 indique la 34ème semaine de 1998 (hum, ça commence à sentir le renfermé). Un pneu fabriqué aujourd’hui aura donc le code 0112. En théorie, un pneu ne devrait pas être conservé plus de six ans, mais je suppose que comme les casques, ce n’est pas une limite absolue au jour près. Et j’ai déjà voyagé dans une Chevrolet des 60’s avec encore les pneus à flancs blancs d’origine (mais pas question de performance, et en l’occurrence guère de soucis de sécurité routière non plus - c’était en Syrie il y a quelques années).

Voilà, ça peut toujours être bon à vérifier en récupérant la moto après un changement de train de pneumatiques, en même temps que le bon réglage de la chaine le cas échéant et serrage de tout. Bonne année et à bientôt !

dimanche 6 novembre 2011

Quelques manifestants - Sempé

harley.jpg Une nouvelle pas très neuve puisqu’il date de 1983, mais on vient de m’offrir le bouquin « Quelques manifestants » du brillant Sempé. J’adore ce dessinateur, en quelques traits de traviole qui semblent basiques, il plante tout un décor, une ambiance, la personnalité des personnages, toute une société. Parmi sa série d’albums thématiques, celui des manifestants nous concerne de près. Pas de moto dans cet album-ci (la Fédé naissait à peine à l'époque), mais on s’y reconnaît à chaque page. Avec tendresse et ironie, un dessin fouillé ou une phrase assassine, il croque à la fois la futilité et le courage des engagements, le décalage qu’il peut y avoir entre le contexte et les combats citoyens… ou égoïstes. Une excellente idée cadeau pour vos potes engagés, quel que soit le domaine !

http://www.amazon.fr/Quelques-manifestants-Semp%C3%A9/dp/220725125X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1320617220&sr=8-1

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A noter en ce moment à Paris une expo sur ce grand artiste, qui a aussi collaboré avec le New York Times dans un style différent de ce qu'on connaît habituellement de lui.

mercredi 2 novembre 2011

Aires de repos au repos

Bonjour à tous ! Cela fait bien longtemps que je n’ai pas posté sur mon blog, plus d’un mois, un record depuis sa création même quand j’étais au bout du monde, vous m’en voyez désolé. Très peu de temps dispo en ce moment pour écrire, pourtant j’ai plein de trucs en stock à partager avec vous, je vais essayer de reprendre le rythme dès que possible.

Ces dernières semaines, j’ai pas mal roulé et bougé, en Europe proche ou en France. Rien que cette semaine, Nice, Monaco, Perpignan, Bordeaux, Cognac, La Rochelle, Paris, et d’ici ce week-end il y aura encore Lille, Evreux, Orléans… Ceci explique en partie mon silence online, mais m’a aussi amené à confirmer une constatation latente concernant les aires de repos autoroutières. Car avec tous ces kilomètres en peu de temps et dans des conditions météos par forcément idéales, il y a surtout eu de la 4-voies payantes, pas de gaité de cœur.

Avez-vous remarqué comme moi que les aires de repos non commerciales, c’est-à-dire sans station service ni restaurant, sont de plus en plus souvent fermées ? Sur mes parcours en ce moment, cela concernait la majorité d’entre elles. Bien sûr, on avance l’excuse de travaux d’entretien, mais… toutes en même temps, sur des réseaux différents, d’un bout à l’autre du pays ?

Avec un peu de paranoïa et une absence radicale de confiance dans les sociétés d’autoroutes qui ont prouvé leur manque total d'intérêt pour quoi que ce soit d’autre que leurs profits, je me demande si ce n’est pas une occasion de plus de faire à la fois des économies et du commerce supplémentaire. En effet, en s’arrêtant sur une aire avec juste des toilettes et un carré de verdure, on dépense moins qu’en étant tenté par un Bounty, un sandwich ou un DVD en pseudo-promo. Cela signifie qu’au lieu d’une aire tous les 20 kilomètres, il faut maintenant attendre 60 kilomètres pour faire une pause, ce n’est pas négligeable. Pour nous autres motards condamnés à passer toutes les deux heures en station-service pour faire le plein de toute façon, ça ne change pas grand-chose, mais pour les automobilistes, dont la principale cause d’accident sur l’autoroute est la somnolence, et qui peuvent rouler jusqu’à 1000 bornes sur un plein de mazout, c’est une nuance qui compte.

Mais bon, tant qu’ils restent bien sagement scotchés au milieu à 115, en train de pioncer ou de téléphoner, on s’en fiche, ils ne sont pas – quelle horreur ! – en grand excès de vitesse (à 133 km/h comme je me suis fait flashé plusieurs fois, heureusement la plupart par l’avant), donc le reste on s’en fiche. La sécurité routière dans tout ça ? Mais rien à battre ma bonne dame, ce sont les affreux rouleurs qu’il faut sanctionner, surtout s’ils n’ont que deux roues.

vendredi 23 septembre 2011

Au pays des villes sans moto

Les grandes villes d’Ouzbékistan, comme la capitale Tashkent ou l’ancienne Samarkand, sont vastes et modernes, avec d’interminables avenues larges comme des fleuves, dignes héritages de l’époque soviétique. Bordées de superbes monuments restaurés, de maisons russes ou d’immeubles modernes, elles permettent une circulation aisée et fluide aux véhicules qui les parcourent, dont les marques sont réparties selon l’âge : pour tout ce qui date d’avant 1991 - donc avant la chute de l’URSS (et il en reste pas mal), c’est Lada, Trabant, Izhmash et anciens véhicules militaires ; de 1992 au début des années 2000, ce sont les grosses berlines allemandes en trois-ou quatrièmes mains venues d’Europe, idem pour les bus et les poids-lourds, hérités d’Occident avec encore leurs peintures publicitaires d’origine. Enfin, les véhicules modernes sont japonais et surtout Chevrolet, la marque américaine semble aujourd’hui posséder un quasi-monopole, des micro-citadines aux belles berlines et 4x4. Il manque cependant quelque chose, un silence bruyant, une absence qui se remarque, du moins pour mon œil restant toujours plus ou moins à leur affut… mais où sont les deux-roues motorisés ? Pas UN SEUL en vue ! Quelques triporteurs utilitaires en cherchant bien, mais pas une moto, pas un scooter. Certes, la circulation est fluide, il fait très chaud l’été, très froid l’hiver, mais tout de même… En fait, ils sont carrément interdits, à part ceux des très rares touristes. Peur du terrorisme dit-on, je ne sais pas si c’est vrai. Toujours est-il qu’alors que la conduite est plutôt saine, les chaussées certes assez défoncées mais tout à fait circulables en deux-roues, et que ce serait une solution simple et économique, y’a pas. Et ça fait bizarre, surtout un militant de leur défense comme moi !

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Du coup à la campagne aussi on en voit très peu, il n’y a aucun gros cube, juste quelques flat-twin Oural, et surtout des mono Izhmash où l’on roule à trois ou quatre en tout-terrain.

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Le plus souvent, elles sont attelées, non à un panier de side-car, mais à un simple plateau de bois avec une roue très suspendue à droite. Bien pratique et modulable pour trimballer au choix un énorme fagot de bois, quelques moutons, un déménagement, la petite famille…

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Pratique, mais utilitaire. Malgré tous les progrès déjà faits en Asie Centrale, la moto passion reste un concept inconnu. Avant que naisse la Fédération Ouzbèke des Motards en Colère, il va falloir développer un peu le parc. Et après, il y aura du boulot, pas de soucis ;-)

Ah si, j’allais oublier, ils ont un autre type de trois-roues, mais je doute qu’il entre dans notre cadre habituel. Je les appelle les « trike-teurs » : peut-être par économie, la plupart des tracteurs n’ont en effet qu’une seule roue à l’avant, et d’après les photos anciennes ils semblent être en service depuis les années 30…

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