Le Frédéblog

Motomag.com

Pratique et défense du deux-roues par un passionné, mais aussi balades et voyages, anecdotes insolites, quelques réflexions en vrac, bref, un blog motard !

Balades et voyages

En France, en Europe et dans le monde, d'un jour à un mois, quelques évasions à bécane.

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 2 mai 2013

Carnet de voyage Autriche-Hongrie-Slovaquie en ligne

Il s’est fait attendre plus de huit mois, entre le peu de temps disponible et le grand nombre de photos à trier dans les villes un peu trop photogéniques, mais ça y est ! Le carnet de voyage de la balade à moto de l’été dernier est officiellement en ligne. Il était temps, le prochain départ se rapproche… Au menu de ce nouveau site : est de la France, sud de l’Allemagne, Liechtenstein, Autriche, Slovénie, Croatie, Hongrie, Slovaquie, retour en Autriche, back to France. A découvrir étape par étape ici : http://www.zarkass.com/voyages/autrichehongrieslovaquie.htm

A noter que vous pouvez également retrouver le passage dans le Tyrol autrichien dans le n° 296 de Moto Magazine et le n°5 d’Overland Magazine

autriche-krimmlerwasserfalle.jpg

autriche-grosseglockner3.jpg

hongrie-budapestparlement.jpg

Et si ça vous tente, les autres voyages sont toujours accessibles sur mon site perso : http://www.zarkass.com/voyages.htm

A noter aussi, quelques nouvelles galeries photos de ma chère passagère (Italie, France) : http://www.zarkass.com/liliane/photosdiverses.htm

Bonnes balades !

mardi 30 avril 2013

Overland 5 : nouveau format, nouvelles destinations

Avis aux passionnés de voyage à moto, ou juste aux amateurs de belles photos et récits captivants, le très beau "bookazine" (livre-magazine) anglais Overland vient de publier son numéro 5. Vous y découvrirez des textes et superbes images de Bolivie, du Mexique et du Canada, mais aussi un article sur comment voyager en Afrique, une exploration des Hébrides, de la Russie, et l'une des plus belles routes d'Autriche (tiens, cet article-là est de votre serviteur ;-) ). Sans oublier une galerie photos du Sultanat d'Oman, un passage mouvementé au Pakistan, la critique littéraire des livres de voyage à moto, etc. En bonus, la couverture se déplie de part et d'autre pour de magnifiques photos panoramiques, du genre qu'on est jaloux de ne pas avoir faites... Bref, à ne pas manquer. A lire en ligne ou à commander ici : www.overlandmag.com

Overland5.jpg

vendredi 19 avril 2013

Parce qu’il n’y a (quand même) pas que la moto pour voyager

On a beau adorer le voyage à moto + camping ou chambres d’hôtes, d’autres modes de transport et hébergement se défendent. Ainsi, certains de nos plus beaux voyages ont été en camping-car, notamment celui-ci. Mais le « camper » de base reste limité aux routes goudronnées et pistes roulantes en poussant un peu, alors que le monde mérite un peu plus de capacité de franchissement, de désensablement ou de motricité. Pour cela, il existe des 4x4 pick-up munis d’une cabine plus ou moins basiques, mais tant qu’à faire de dormir dans son véhicule et d’y vivre plusieurs semaines – voire mois – d’affilée, autant qu’il soit spacieux et confortable.

C’est là que les véhicules spécialisés entrent en jeu… L’un d’eux est l’EarthCruiser, d’un constructeur australien. Basé sur un châssis de Mistubishi Fuso 4x4, il est vraiment conçu pour l’autonomie et le voyage indépendant. Non seulement c’est un vrai tout-terrain surélevé, mais il est conçu pour se « replier » suffisamment (le toit de la partie habitation se rétracte) pour rester compact, stable sur piste… et même pour entrer pile-poil dans un container pour passer d’un continent à l’autre à coût minimal ! Niveau ressources, plein d’astuces : une gestion intelligente de l’énergie (complétée par des panneaux solaires sur le toit), le chauffage et la cuisson qui marchent au bête diesel comme le réservoir pour ne pas tomber en rade de bouteilles au milieu de nulle part, et même une pompe à eau capable de puiser directement dans un lac ou une rivière… et de la rendre potable ! Bien sûr, comme tous ces engins, il est possible de monter un support à l’arrière pour trimballer une moto (style une DR, XT…) pour se balader sur place ou aller en ville. Un vrai rêve de voyageur… mais qui a un prix, à partir de 160.000 Euros, ouch.

Earthcruiser.jpg Pour en savoir plus : www.earthcruiser.com.au

Variante de grand luxe à partir d'un camion-benne.

On peut cependant taper encore la gamme au-dessus. Peut-être un peu moins raffiné technologiquement, un Mercedes Unimog est en revanche encore plus passe-partout, un vrai véhicule de Dakar, capable de traverser tout seul désert ou steppe. Mais là on passe à une taille au-dessus… 9 tonnes, 30 litres aux 100… et je n’ose imaginer le prix.

Site d’un passionné : www.desert-aventure.com

Vous voulez encore plus ? Pas de soucis, tout existe ! Faut juste les moyens. Le plus extrême que je connaisse étant ce monstre, que je soupçonne destiné aux émirs nostalgiques des caravanes du désert, ou peut-être pour les stars en tournage dans le désert. Mais là, objectivement, un peu too much ! Ce n’est plus une moto qu’on peut accrocher derrière, mais un 4x4 ! Admirez l’intérieur sur les galeries du site… oui, c’est techniquement un camping-car, pas une suite du Hilton.

Bon, cela dit, un bon vieux Trafic ou Ducato d’occas’ aménagé, certes pas 4x4, est un bon début… et la différence de prix couvre presque une vie de voyage. Il y a le rêve, et le réalisme. En attendant, on continue sans regret avec la moto et la tente dans le top-case ou le couchsurfing !

vendredi 5 avril 2013

One man caravan : les débuts de l’aventure à moto

Il ne sait pas s’il est le premier et ne prétend pas l’être. Mais quand bien même il serait le deux ou troisième, ça ne retire rien à son aventure… En 1932, Robert Edison Fulton Jr, jeune américain de bonne famille, futur héritier d’un empire industriel, doit rentrer chez lui depuis l’Angleterre. Presque sur un coup de tête, il décide de faire un petit détour en passant par l’Asie… à moto ! Il a déjà un peu roulé chez lui (sur une Indian achetée en pièces détachées pour… 10 dollars), alors pourquoi pas ? Sa Douglas Twin est soigneusement préparée : deuxième réservoir à l’arrière, protection moteur (avec flingue planqué dedans), quelques outils et pièces de rechange, des pneus de voiture particulièrement durables (pas tant de différence à l’époque entre roues de voiture et de moto)... et roule ma poule. En guise de bagage, un appareil photo, une caméra avec pas mal de pellicule d’avance, une brosse à dent, une chemise de rechange, des cartes, c’est tout. Tout ça chargé à l’avant, devant la bulle. Intéressant pour le centre de gravité, moins pour la visibilité et la maniabilité.

fulton-equipment.jpg

Ce drôle d’équipage se lance donc sur les routes d’Europe (vite expédiées, pas drôle, la moto ne surprend déjà plus personne) et arrive bientôt dans des endroits plus fun. Traversée des déserts du Moyen-Orient sans autre route ou repère que les poteaux télégraphiques de temps en temps et une carte imprécise, nuits dans les prisons/hôtels obligatoires, chevauchées avec les tribus sauvages, rencontres dangereuses ou amicales... Robert se met au tas un nombre incalculable de fois, crève, tombe d’un pont pas fini, remonte, repart toujours, arrive en Inde, puis plus loin, fait le tour du monde.

fulton-cover.jpg

Le plus étonnant dans son histoire, écrite dans un style direct et factuel, relativement moderne, est de voir ce qui a changé et ce qui au contraire est resté exactement identique 80 ans plus tard. Bordel administratif aux frontières, soif de découverte, vulnérabilité et sympathie du motard seul en terre inconnue, liberté totale d’être son propre responsable sans rien ni personne pour vous suivre… pas même le recours d’une assistance ou d’une carte bleue ! Le récit est illustré de ses photos et dessins et remet vraiment en perspective la notion de moto d’aventure, dans le bon sens. Car s’il a pu faire ce trajet entre deux guerres, sur son brêlon rustique, avec des moyens aussi limités, pas ou peu d’infrastructures… et en revenir pour raconter son histoire, pourquoi pas nous ? Pas forcément les mêmes pays, les risques ont changé, le monde a rétrécit, mais la passion de la moto et du voyage reste intacte. Dans les années 90, à 80 ans passés, Robert Fulton a restauré sa Douglas et de nouveau roulé avec. Il est décédé à 95 ans en 2004.

Je ne sais pas si son livre a été traduit en français, mais vous le trouverez en VO chez Whitehorse Press par exemple ici. Lecture chaudement recommandé à tous les amateurs.

dimanche 31 mars 2013

L’Eurotunnel comme si vous y étiez

L’occasion d’un week-end en Grande-Bretagne, j’ai récemment expérimenté l’Eurotunnel. J’avais regardé les tarifs à tout hasard, tenté de prendre ma bécane (bah oui, pour aller à une réunion de potes motards…) et plutôt bonne surprise, à seulement 16 Euros par trajet (tarif basse saison) c’était la solution la moins chère, même en y ajoutant l’essence. A noter que c’est exactement le même prix pour une moto et un conducteur que pour une voiture avec jusqu’à neuf personnes à bord. Premier indice.

Un truc intéressant et pas con, c’est la flexibilité des horaires : le billet sélectionné est valable pour une heure donnée, mais tous les trains sont accessibles jusqu’à deux heures avant et après. Cela permet d’embarquer dès qu’on arrive ou de ne pas stresser en cas de retard (voire d’optimiser le prix de la traversée en prenant exprès une tranche horaire moins chère et en arrivant quand même à l’heure qui vous intéresse). En tous cas, c’est bien pratique !

On peut aussi arriver à Calais sans réservation et prendre directement son ticket aux bornes : en effet, c’est considéré et signalé comme un simple péage routier. Si on a réservé, il suffit de taper son code ou d’entrer la CB du paiement pour retirer le coupon… à accrocher au rétroviseur central. Deuxième indice. Vient ensuite le contrôle des papiers (assez précis vers l’Angleterre, beaucoup plus relax pour revenir – c’est censé être l’Europe, mais quand même pas trop), puis la queue pour embarquer. Il faisait beau sur le trajet aller, mais il flottait bien au retour… et il n’y a pas d’alternative à rester arrêté derrière les bagnoles sous le déluge, sans avoir le droit de remonter ni rien pour se mettre à l’abri. Troisième indice.

Eurotunnel-1.jpg

Pour monter à bord, je pensais qu’on montait wagon par wagon, mais non : un seul est ouvert et les voitures rentrent, rentrent… bizarre ! En fait les séparations entre wagons s’ouvrent et le train devient un tunnel, avec un seul point d’accès pour se remplir sur toute la longueur et deux niveaux (un seul pour les trains prenant les camions et bus). Au moment d’entrer cependant, on me fait signe d’arrêter et on me met sur le côté le temps que tout le monde entre. Toujours sous la pluie. Ce n’est qu’en tout dernier qu’on consent à me laisser monter. Quatrième indice.

Eurotunnel-2.jpg

Les consignes sont données par haut-parleur : entrouvrir les fenêtres, serrer le frein à main, engager un rapport. Et moi ? Je cherche des points d’ancrage comme dans un ferry… raté ! Mais comme il n’y a pas non plus de siège et qu’on doit simplement rester avec le véhicule pendant la traversée, ce sera 40 minutes sur la selle, à tenir la bécane à travers les secousses et ballants du train. Ce n’est pas violent, mais quand ça entre en résonance avec le mouvement des suspensions mine de rien, il ne faudrait pas laisser la moto seule, ni sur centrale ni sur latérale, surtout que le sol est souple dans sa partie centrale en tôle. Cinquième indice.

Eurotunnel-3.jpg

Après une petite sieste sur le réservoir, le train émerge à nouveau à l’air libre. Le temps de sortir (de nouveau en dernier) et c’est l’autre pays au-delà de la mer. Les formalités sont déjà faites, la M20 s’ouvre devant, Folkestone est juste à côté, Londres à 1H30. On compte en miles, les motos ne paient pas les péages (!), l’interfiles est officiellement acceptée, et on ne craint même pas les radars ! Rouler à gauche ne pose aucun problème sur autoroute… vu que comme en France tout le monde est scotché au milieu de toute façon. En ville c’est un peu plus délicat, et j’ai planté à peu près toutes mes trajectoires en carrefour, à viser forcément le trottoir de droite, mais ça a été. A part une météo absolument exécrable sur quelques centaines de miles aller et retour, pluie verglaçante à en décoller la vignette d’assurance et les autocollants du top-case, et circulation dense tout du long.

Eurotunnel-4.jpg

Pour la traversée elle-même via l’eurotunnel, je recommande : rapide, souple, pratique, économique. Seul point négatif, et c’est l’objet des « indices » dans le texte : rien n’est prévu pour les motards ! C’est dommage car il s’en faudrait de peu qu’on se sente mieux accueilli, mais là on a un peu l’impression de les embêter plus qu’autre chose, ils nous acceptent mais un peu du bout des doigts sans rien d’adapté pour stabiliser les motos sur le train ou pouvoir se poser. Encore un petit effort et ce sera nickel !

Le site officiel : www.eurotunnel.com

mardi 19 février 2013

Overland #4

Le 4e numéro du magazine Overland est disponible ! Techniquement, c'est plutôt un "bookazine", plus proche du livre d'art, l'art de voyager à moto ;-) Belles photos, textes prenants (en anglais, certes), un objet à collectionner. Cette fois-ci, il vous emmène en pas mal en Afrique, mais aussi en Amérique et en Europe. Vous y lirez aussi la conclusion des aventures d'Eslpeth Beard (qui a voyagé seule à bécane autour du monde dans les années 80), une galerie sur l'Australie, des critiques des derniers livres de voyage, etc. Chaudement recommandé pour les globe-trotteurs ou ceux qui aspirent à l'être... A noter, l'abonnement est maintenant possible pour ne plus en rater un, et une version numérique est disponible.

A commander sur http://overlandmag.com/shop/overland-magazine-issue-4/

overland4.jpg

lundi 5 novembre 2012

Balade moto en bonne compagnie

actingoutlaws1.jpg

Il y a quelques temps, j’avais mentionné dans un billet le projet "Acting Outlaws", la balade moto des actrices Tricia Helfer et Katee Sackhoff (Caprica 6 et Starbuck dans l’excellentissime série de science-fiction Battlestar Galactica, nouvelle version), au profit d’associations caritatives. Les deux bombes motardes remettent le couvert, avec non seulement un calendrier sexy où elles se mettent en scène avec leurs bécanes (hey, c’est pas du sexisme, c’est elles qui le font !) mais aussi… un concours à se joindre à elles pour un trip moto ! Bon évidemment, c’est aux US, mais en très charmante compagnie et pour une bonne cause. Suivrez le lien ci-dessous pour plus d'images et une petite vidéo où elles vous expliquent tout ça. http://www.unificationfrance.com/?23629-Curiosite-Le-calendrier-sexy-de

actingoutlaws2.jpg

Pendant que j’y suis, rien à voir avec la moto, mais j’invite tous les fans du Seigneur des Anneaux à mater la nouvelle vidéo de sécurité à l’embarquement, diffusée dans les avions d’Air New Zealand : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cBlRbrB_Gnc

mercredi 5 septembre 2012

Balade Est 5 : Slovaquie et Vienne

Petit pays paisible de montagne et de forêt, oublié des actualités, la Slovaquie dans sa forme actuelle n’a que deux décennies d’existence. Mais ça ne l’empêche pas d’avoir retrouvé assez de racines pour défendre une langue, une culture et identité nettes. On la parcourt avec plaisir, tout tranquillement, alternant villes baroques, petites routes de basse montagne et anciennes églises en bois. slovaquie-paysage.jpg

Le village perché de Vlkolinec (non, il ne manque pas de lettre a priori) a bien du charme, dommage que l’accueil ait été aussi froid. On veut bien admettre que les habitants en aient assez des touristes, mais dans ce cas il ne faut pas faire payer un accès comme à un musée ! C’est cependant une exception, dans l’ensemble les gens sont charmants et semblent plus ouverts aux étrangers qu’en Hongrie. slovaquie-vlkolinec.jpg

Et les châteaux ! N’oublions pas les châteaux, une histoire aussi riche en a parsemé la région, certains en ruines, d’autres tellement restaurés qu’ils n’ont plus vraiment d’intérêt, d’autres encore exceptionnels, qui comptent parmi les plus beaux et intéressants qu’on ait jamais vu, par exemple celui d’Oravski, ci-dessous. Perché sur un éperon rocheux impressionnant (la photo est prise au zoom depuis loin en bas), il rappellera peut-être quelque chose aux plus cinéphiles : c’est là que Nosferatu (le premier et terrifiant film de vampires) a été tourné, et il faut dire que l’endroit s’y prête, même avec une foule de visiteurs et en plein jour. slovaquie-oravski.jpg

Un peu plus au sud, à Bojnice, autre superbe château, qui lui a tout d’un décor de conte de fée, avec son style néo-gothique immaculé. Et pour pimenter la visite, on l'a faite de nuit, éclairés en partie à la bougie, avec interventions de figurants-surprise en fantômes s’amusant à faire hurler les touristes dans le noir. slovaquie-bojnice.jpg

Le temps se gâte un peu, on sort l’équipement de pluie, mais franchement dans l’ensemble on ne peut pas se plaindre de la météo. Par contre, on râle après les panneaux indicateurs… ou plutôt leur absence, ou leur incohérence ! Quand il y en a, ils se contredisent, ou ceux d’un rond-point ne correspondent en rien à la forme réelle des routes. Enfin, ils sont soient tellement avant les carrefours qu'on a oublié les indications, soient pile dessus, trop tard pour tourner. On fait pas mal de petits tours et détours, on rate un truc ou deux qu’on cherchait, mais rien de grave dans l’ensemble, les distances sont assez faibles pour que ça n’ait pas de conséquences trop casse-pied. C’est juste un des points qu’il faudrait revoir ! slovaquie-moto.jpg

Arrivés à Brastislava, nous avons l’excellente surprise de tomber en plein festival folklorique : concerts, danses, démonstrations d’art et d’artisanat locaux, centaines de gens en costumes traditionnels des différentes régions… de quoi transfigurer la visite de cette jeune capitale au petit centre-ville agréable. slovaquie-bratislavacostumes.jpg

Et nous revoici en Autriche, au nord cette fois, à Vienne plus précisément, autrement plus vaste, plus riche… et plus coûteuse ! Après les restos slovaques dont les plats d’échelonnent de 1 à 5 Euros, là c’est une claque. Les musées aussi sont bien chers, les concerts indispensables aussi, ça douille sévère, une raison pour moins regretter de n’avoir que quelques jours à passer dans cette capitale majeure. Ci-dessous, le palais de Schönbrunn. autriche-vienneschonbrunn.jpg

Une ville toute en contraste et dynamique, comme le montre par exemple l’étonnante Hunderwasser Haus ou les divers bâtiments modernes intégrés de façon plutôt harmonieuse aux façades classiques et rococo du célèbre Ring et du centre historique. autriche-viennehwhaus.jpg

autriche-viennecontraste.jpg

Ce sera le dernier billet de cette balade, retour en France dans quelques jours, après encore un passage par Linz et Salzbourg. La suite sera à retrouver sur mon site. D’ici là, très bonne continuation à tous, et à bientôt !

jeudi 30 août 2012

Balade Est 4 : Nord de la Hongrie

C’est sous un temps décidément radieux que nous poursuivons notre petite balade hongroise au nord-ouest, en longeant les frontières autrichienne puis slovaque, au fil des longues boucles du Danube, avec quelques étapes dans de charmantes petites villes ou des sites intéressants. Ci-dessous, le palais de Fertod, appelé le « Versailles hongrois », un titre un peu ronflant mais un joli château quand même. hongrie-fertod.jpg

Un peu plus loin, autre comparaison avec un bâtiment célèbre : le « Vatican hongrois », et là pour le coup, c’est ENORME. Une espèce de basilique complètement démesurée, de plus perchée à 140 mètres sur un promontoire dominant la petite ville d’Esztergom, qui fut jadis une capitale dans l’histoire mouvementée de ce pays. hongrie-esztergom.jpg

Pour redescendre vers la capitale actuelle, nous nous régalons sur les petites routes et chemins de forêt vers Döbögökö. Pas évident de prévoir où et quand on arrivera quelque part, mais les distances restent faibles et c’est très bucolique tout ça. Mais… quel est ce bruit bizarre et cette instabilité de la roue arrière qui semble s’amplifier ? hongrie-dobogoko.jpg

Nous voici à Szentendre, village extrêmement touristique non sans raison, avec ses ruelles pavées, ses maisons colorées et son marché super sympa. hongrie-szentendre.jpg

Les prix ne sont pas spécialement bon marché en Hongrie, en gros on dépense autant que pour se balader dans le reste de l’Europe, et le budget fond plus vite que prévu. Du coup, on se contente souvent d’un pique-nique au pied de la moto. hongrie-picnic.jpg

Exceptés les centres historiques bien restaurés, villes et campagnes sont devenues modernes et ont parfois perdu, hélas, leur cachet d’origine. Pour se consoler, un musée ethnographique en plein air présente des maisons traditionnelles, avec quelques figurants en costume, de quoi s’imaginer pour quelques heures dans la Hongrie romantique des siècles passés. hongrie-skanzen.jpg

Et voici enfin Budapest, ville extraordinaire dont nous aurons bien du mal à trier les photos ! Presque chaque façade mérite un coup d’œil, entre les ornements, les fresques, les statues, les stucs, les mosaïques, les vitraux, les tuiles colorées… Vous en verrez quelques exemples sur le carnet de voyage complet au retour, en attendant il faudra se contenter du Parlement, au bord du beau Danube bleu : hongrie-budapestparlement.jpg

Budapest est une ville thermale réputée, et nous nous offrons une petite trempette aux fameux bains Gellért : hongrie-budapestbains.jpg

Mais après nous être occupés de nous, il faut se pencher sur la moto. Pas de source chaude pour elle, mais quelques heures dans un garage Suzuki sympa et efficace pour changer les roulements arrière fatigués, dont un était si flingué qu’il déstabilisait toute la roue, c’était ça qui me titillait de plus en plus. On en profite pour régler le petit creux à mi-régime de l’injection, et c’est reparti comme sur des roulements à billes ! Nous sommes ce soir à Banska Stiavniska, première étape en Slovaquie. Nous avons un peu raboté l’itinéraire, qui devait initialement nous emmener presque jusqu’à la frontière ukrainienne et revenir via les Hautes Tatras, mais nous préférons prendre notre temps tranquilles qu’accumuler des bornes… Nous sommes déjà au début de la route du retour, ça file vite.

vendredi 24 août 2012

Balade Est 3 : Ljubljana, Zagreb, Pecs et Balaton

La balade se poursuit sans problème, toujours sous un soleil de plomb et des températures exceptionnelles rendant parfois le cuir bien difficile à supporter, mais on ne va pas se plaindre d’avoir beau temps ! Comme je vous disais dans le dernier billet, nous sommes donc passés rapidement par Ljubljana, petite ville mignonette, dont le vieux quartier resté bien « dans son jus » ronronne le long de la rivière, animé par de nombreux restaurants. Pas forcément de quoi y passer un mois cependant, et ça tombe bien car nous ne sommes qu’en transit pour la journée. slovenie-ljubljana.jpg

Continuant vers le sud, nous traversons des paysages agricoles tranquilles, où quelques villages ou châteaux fournissent l’occasion de pauses… et d’hydratation ! Par exemple ci-dessous au bord d’un canal, le charmant petit château d’Otocec, devenu hôtel de luxe. slovenie-otocec.jpg Nous passons peu après la frontière croate pour arriver à Zagreb, une ville très intéressante, avec en fait deux cœurs historiques : la ville haute, avec des restes d’architecture médiévale, et la ville basse, superbe étalage d’immeubles du 19e. croatie-zagrebvillehaute.jpg

croatie-zagrebvillebasse.jpg

Et voilà, le temps de traverser vers l’est une campagne assez monotone avec des champs de maïs à perte d’horizon, et c’est tout pour la Croatie cette fois-ci. Mais nous avons bien l’intention de revenir dans le coin pour un tour plus détaillé des Balkans, le road-book est déjà dans les cartons. Une prochaine fois ! croatie-bye.jpg

Pour l’instant, l’objectif est la Hongrie, où nous voici donc, en commençant par le sud et la belle ville de Pecs. Les invasions turques ont durement marqué la région, et ici il reste par exemple une ancienne mosquée reconvertie telle quelle en église, sans rien modifier à l’architecture ni au décor, c’est original. hongrie-pecs.jpg

Il fait décidément très très chaud dans la grande plaine de Hongrie, près de 40°C, heureusement que nous commençons à remonter vers le nord et l’altitude. En attendant, nous trouvons un peu de fraîcheur au lac Balaton, véritable petite mer intérieure d’eau douce, où nous nous offrons une après-midi de farniente et de baignade dans un camping près de la presqu’ile de Tihany (après une traversée en ferry avec tout plein de motards suédois membres de l’association SMC, la Fédé scandinave que nous connaissons bien). hongrie-balatoncamping.jpg

Les routes ont oublié la perfection autrichienne pour redevenir à la française : revêtements déformés, jointure hasardeuses, un peu de gravier, mais rien que les suspensions du gros trail n’avalent sans broncher. En revanche, on apprécierait un peu plus de directions : les petites routes ne sont pas numérotées, les villages peu indiqués, et plus d’une fois on a raté un monument mineur qu’on cherchait sur le chemin, faute de la moindre indication. A noter aussi qu’ici, plus personne ne parle anglais, au mieux un peu d’allemand, et sinon tout en hongrois, une langue qu’on trouve assez « féline » au sens où à l’écrit, on dirait qu’un chat s’est couché sur le clavier ! ;-) Nous sommes ce soir dans le coin nord-ouest, en tournée dans les villages médiévaux comme Koszeg ou Sopron, avant de nous diriger prochainement vers Budapest.

Un petit mot de GPS pour conclure ce billet… car finalement, après moult hésitations, j’ai fini par opter pour le compromis raisonnable : oui, je m’équipe, mais à minima et sans alimentation par la moto, du coup limité à une heure de batterie par jour, juste le soir pour trouver l’adresse de nos hôtes sans trop galérer dans des villes inconnues. Le reste du temps, c’est carte et boussole, comme d’hab’, et ça marche très bien. On commençait à bien s’habituer, et j’avoue que c’est super pratique quand même, d’autant que j’ai pris un support « SoEasy Rider » qui se scratche où on veut facilement, dans mon cas autour du support de la bulle, au-dessus des compteurs. Mais il nous arrive un truc très con : avant de partir, j’avais bien vérifié trois fois que tous les pays du parcours étaient marqués sur la boîte du Mio pas cher, qu’il marchait bien en entrant les premières adresses du parcours, itou. Et ce n’est qu’une fois en Slovénie, en cherchant l’adresse de notre hôtesse paumée dans un village de banlieue, qu’on s’est rendus compte que si tous les pays sont bien fournis… tous ne sont pas chargés simultanément dans l’appareil, pas la place en mémoire ! Il fallait choisir les bons depuis le DVD… resté évidemment à la maison. Bon, pas bien grave, pour les deux pays qui restent nous n’avons aucun hébergement réservé de toute façon, mais méfiance avant de partir la prochaine fois. gps.jpg

mardi 21 août 2012

Balade Est 2 : Tyrol et Grosseglockner Hochalpenstrasse

Que c’est beau le Tyrol autrichien ! Notre principale surprise : ne pas croiser plus de motos françaises, pour tout dire nous n’en avons pas vu une seule, alors que des bécanes en général, si ! Par centaines, par milliers (de l’Indian au scooter, de la Goldwing à la Monstro, en passant par la dernière hypersport, et des GS en pagaille) parfois presque plus nombreuses que les voitures, et généralement immatriculées en Allemagne, quelques-unes en Italie, et des locales, bien sûr. Faut dire, tout est fait pour les deux-roues : routes superbes, parkings dédiés partout, consignes à casques gratuites, panneaux « Bikers welcome » sur plein de gîtes et de restos… et depuis qu’on a quitté la France, par vu UN SEUL gravillon ou défaut de raccord, les revêtements sont tout simplement parfaits. En prime, des limitations de vitesse cohérentes, pratiquement pas de flics et pas de radar automatique. D’où la question… mais où sont les Français ? On est pourtant à moins d’une journée de route de Mulhouse, et c’est le paradis des motards.

Et que voit-on alors ? Nous, après un passage à la délirante abbaye de Stams, on s’est arrêté à Innsbruck, célèbre pour son tremplin de ski olympique, mais qui offre surtout un très beau centre-ville médiéval et gothique. En prime, pour rester dans le thème « deux-roues », on a assisté par hasard à une parade de centaines de Vespa rutilantes.

autriche-innsbruckvespa.jpg

C’est ensuite une succession de villages typiques, Hall-im-Tirol, Oetz ou encore Alpbach, resplendissants sous le soleil intense avec leurs maisons en bois aux balcons surchargés de fleurs.

autriche-oetz.jpg

autriche-alpbach.jpg

Il est temps d’attaquer les choses sérieuses… les montagnes. Non que ça ait manqué jusqu’ici d’ailleurs, peu de routes étant droites, mais là, on grimpe. Les plus belles routes sont à péage, 6 à 20 € par moto, ça douille, mais c’est un vrai parc d’attraction où les repose-pied servent de feu d’artifice. On surplombe de verdoyantes vallées, saupoudrées de vieux villages, de chutes d’eau, de troupeaux et de pics enneigés.

autriche-krimmlerwasserfalle.jpg

Mais le clou, ça reste bien sûr la Grosseglockner Hochalpenstrasse. Nous nous sommes levés avec le soleil après avoir dormi à son pied pour éviter le gros de la fréquentation (avec un million de visiteurs annuels, cette route est le deuxième « monument » le plus visité du pays), et nous avons eu bien raison. Ce serait vraiment un crime que grimper ça derrière les hordes de camping-cars hollandais ; là nous l’avons eu presque pour nous seuls, à part quelques voitures vite larguées et des dizaines de cyclistes courageux ou masochistes, au choix. J’en parlerai plus en détail dans le site qui suivra, au retour, mais pour le moment je résumerai en disant simplement que j’en avais littéralement des larmes de plaisir : pente assez douce, longues courbes régulières avec une parfaite visibilité, revêtement irréprochable, même des passages à 3 voies !

autriche-grosseglockner1.jpg

Bon il y a aussi des parties optionnelles en pavés, mais qui valent le coup pour les points de vue à couper le souffle sur les montagnes et les glaciers. 40 kilomètres de virages ininterrompus, le panard ultime.

autriche-grosseglockner2.jpg

Malgré une moto chargée à bloc avec l’essentiel du poids sur l’arrière, c’est une bonne mise en application des rappels du stage « Montagne » de l’AFDM 54 ;-) Pour un peu, une fois en haut, on aurait bien refait un aller-retour, mais la circulation de mi-journée devenait un peu trop dense pour être fun, tant pis.

autriche-grosseglockner3.jpg

Nous avons ensuite poursuivi la route vers le sud, avec une escale à Ljubljana en Slovénie, petite ville sympathique, et nous sommes ce soir dans la très chouette capitale de Croatie, Zagreb. Les prochaines nouvelles viendront de Hongrie, mais en attendant j’insiste, amis amateurs de beaux virages, prévoyez une virée dans le Tyrol ! En traversant la Suisse par l’autoroute c’est à seulement 3 heures de l’est de la France, pas plus cher que chez nous, et à ne pas manquer dans une carrière de motard.

vendredi 17 août 2012

Balade Est 1 : la journée aux 11 frontières

Ayai, nous sommes en route ! Après un détour par chez des copains dans les Vosges et en Alsace, avec un bout de route des Crêtes pour se mettre en jambes, journée chargée aujourd'hui : nous avons passé pas moins de 11 postes-frontières. Heureusement, ce sont des frontières européennes modernes où l'on ralentit à peine, et y'a de la triche, ce n'étaient "que" cinq pays : France, Allemagne, Suisse, Autriche, Liechtenstein, avec pas mal de passages entre Suisse et Allemagne vu que nous avons longé le Rhin qui les sépare.

nousmoto.jpg

La bordure sud de l'Allemagne donne l'occasion de voir de bien jolis villages dans des paysages verdoyants noyés de soleil, comme Stein am Rhein, qui semble tout droit sorti d’un conte de fées :

allemagne-village.jpg

Un petit crochet par les chutes du Rhin, ce n’est pas le Niagara mais c’est bien mimi tout de même :

allemagne-rheinfall.jpg

Ensuite, une étape au lac de Constance, véritable petite mer à la fraîcheur agréable, avec une étrange statue qui tourne :

allemagne-constanz.jpg

A suivi un passage pas mal galère, il faut avouer. Pour ne pas payer la vignette suisse, et parce que l’autoroute n’est pas spécialement un objectif prioritaire en balade, nous avons voulu suivre les petites routes le long de la frontière autrichienne pour rejoindre le Liechtenstein. Ca semblait évident sur la carte, mais en fait pas une super idée, car si c’est là aussi très joli, avec des maisons à colombages sur un fond de belles montagnes, c’est urbanisé pratiquement tout du long… du coup, au lieu d’une départementale, c’est en fait une interminable rue, avec ses feux rouges tous les 50 mètres, son trafic dense, et sa moyenne catastrophique. A ce rythme, nous avons mis bien plus longtemps que prévu, mais nous avons fini par arriver à destination. En fait, disposer d'un peu moins de temps ne sera pas bien grave, car c’est petit le Liechtenstein, très petit, toute la population du pays ne remplirait pas le centre-ville d’Avignon. Et comme c’est aussi relativement moderne, sans architecture particulière, ce sera vite vu. Reste une ville bien calme, même en ce vendredi soir, pas désagréable dans son écrin de verdure. Mais les 2 pizzas et une bière dans un snack pour 40 Euros, ouch, heureusement qu’on ne s’y attardera pas ! Ci-dessous, le château de Vaduz, résidence du prince.

liechtenstein-vaduz.jpg

Temps idéal jusqu’ici, tout va bien, seule ombre au tableau un petit souci de réglage de l’injection qui fait ratatouiller le moteur entre 3500 et 4000 tours, pile sur LE régime idéal pour cruiser sur le couple. Du coup je monte un peu les tours, pas bien grave, je verrai à l’occas’ dans une concession Suzuki en Autriche, où nous allons demain. Bonne soirée !

mardi 14 août 2012

Photos de Prague, nouveau départ et un peu de CT

Il était temps de finir ce carnet de voyage, à quelques jours du départ pour une nouvelle balade (pardon pour le retard, j’ai été un peu beaucoup occupé ces derniers temps), mais voici enfin les photos d’un grand week-end à Prague en avril dernier, à découvrir pour ceux que ça intéresse sur mon site perso : http://www.zarkass.com/voyages/prague/introduction.htm

prague1.jpg

prague2.jpg

Dans la même veine, mais à bécane cette fois-ci, je repars cette semaine vers le grand est. Au menu : Autriche, Hongrie et Slovaquie, avec deux-trois détours en chemin. Quelques nouvelles en cours de route si possible, et un nouveau carnet au retour !

En petit bonus avant de partir, voici le véhicule d’un agriculteur de ma vague connaissance, qui produit de délicieux légumes bio et les vend sur le bord de la route en Provence. Principalement utilisé pour aller de sa ferme à l’étal de bric et de broc en bordure de la départementale, peut-être à l’occasion pour aller chercher le pain, difficile d’y voir un danger public, malgré son état et sa conformité toute relative à diverses normes. Je me demande quelle sera la plus-value pour la sécurité routière quand pépé devra aller jusqu’à Carpentras à 20 km/h avec cet engin pour trouver un centre de contrôle technique, et faire une inspection qui coûtera plusieurs fois le prix de la machine. Il lui restera deux solutions : jeter son vieux truc qui lui suffisait largement et claquer 800 € dans un scoot’ chinois pas plus sûr et certainement moins durable, ou plus probablement rouler dans l’illégalité, délinquant de la route en puissance, prêt à venir grossir s’il a la malchance de tomber sur un flic mal luné les quotas croissants de dangereux infractionnistes. Quel beau progrès ! Restez mobilisés, et rendez-vous à la rentrée pour refuser le CT des deux-roues, des actions sont prévues.

vieuxscoot.jpg

Une très bonne fin d’été à tous… je m’en vais voir des pays où le CT des motos est déjà annuel, mais en faisant particulièrement gaffe, car ils ont bien plus d’accidents que d’autres pays où il n’y a pas (encore) de CT.

lundi 23 juillet 2012

Overland #3

Je voulais vous en parler plus tôt, mais le temps file ! Qu’importe, ce genre de magazine ne vieillit pas. Nos amis anglais ont publié le mois dernier le troisième numéro de leur superbe magazine de moto d’aventure, Overland. Récits de voyage étonnants et enivrants, aux quatre coins du monde, en GS, en Enfield, en Africa Twin, en XT660, en KTM 690 ou même… en R1 (oui, toujours Sjaak Lucassen et ses aventures rocambolesques, qui passe en R1 là où des machines de Dakar ont du mal).

Overland3.jpg

Au menu de ce numéro : Chili, Equateur, Indonésie, Ethiopie, Roumanie ou encore Tadjikistan, ainsi que de précieux conseils d’experts du voyage à moto et une sélection de livres et DVD qui font rêver (dont une des premières expéditions à bécane, deux tordus sur une Puch 250 qui sont allés jusqu’en Inde en 1933).

Bon, tout ça est en anglais bien sûr, mais les photos sont magnifiques, et pour voyager, mieux vaut vous mettre à la langue des Triumph !

A commander en édition papier ou digitale sur http://www.overlandmag.com

vendredi 13 juillet 2012

Un bout d'autoroute

Heureusement que la moto est plus que de la numismatie. Imaginez si on devait se faire ou refaire une bécane uniquement à partir de pièces constructeurs, elle nous coûterait dix, cent fois le prix ? Mon stator ayant grillé une bobine, j'ai dû le changer, et pas le choix, je n'avais plus de courant. On se dit bon, une pièce en ferraille, quelques bobines de cuivre, une technologie rentabilisée depuis 50 ans, en comptant la manutention et le port, on va en avoir pour 50 Euros, autant pour la main d'oeuvre et c'est réglé, n'est-ce pas. Bah non, c'est 500 Euros, et ça fait chier. Un sélecteur de rechange, pareil, truc plutôt utile, et qu'on n'a pas toujours le loisirs d'aller chercher dans une casse ou d'occas' sur le Net quand on est en rade... devinez un prix ? 80 Euros. Un bout d'aluminium moulé ! Et encore, c'est une Suzuki moderne, avec des pièces standard. Y'a pas à dire, les constructeurs font vraiment leur beurre sur les pièces. Faut dire, c'est logique : quand on achète une moto, ils doivent être concurrentiels, on a toujours le choix d'aller voir chez le concurrent. Mais une fois qu'on a la moto, qu'il ne manque plus que LA pièce à la con qui l'empêche de rouler, on est captifs. Et là, pan, ça douille sa mère. Grrrr. Rien de nouveau sous le soleil, mais c'est chiant, surtout quand ça tape directement dans le budget commun entretien de la moto / voyage avec la moto. Au moins ma mob' a la bonne idée de me faire ses petites merdes (une panne électrique en 8 ans, ça se pardonne) AVANT de partir, et pas au fin fond du bled, espérons que ça dure.

RoadOfBones.jpg DR
(Photo postée par Pledians sur le forum www.sporthoj.com)

Pour se mettre en jambe et changer un peu d'horizon ceux qui bouffent du périph à longueur de temps, ou de la belle petite départementale près de chez nous, appréciez ce petit bout de balade d'un mec qui se débrouille avec un guidon, sur une autoroute sibérienne.

D'autres photos de cette fameuse "Route des os" en descendant dans ce topic de forum.

Alors, pas si grave les gravillons et les flaques, hein ?

Lire la suite...

lundi 21 mai 2012

To GPS or not to GPS ?

Tellement courant aujourd’hui qu’il est devenu la norme et qu’il sera bientôt rare de voir un tableau de bord ou un guidon qui ne soit illuminé d’une carte dynamique, le GPS pourrait sembler comme une évidence pour ceux qui voyagent un peu à moto. Pour moi ce n’est toujours pas le cas.

cartemoto.jpg

Je me suis souviens nettement de la première fois que je suis monté dans une voiture avec un GPS, c’était au Japon en 1997, le couple qui nous avait pris en stop pour nous emmener à la gare en avait un, de la pure science-fiction ! Plus tard mon père en a eu un intégré à la voiture, un truc encore basique, pas de belle carte en couleur mais des flèches monochromes, une voix synthétique… et pas mal de bugs. Qu’est-ce que j’ai pu me paumer en essayer de le suivre ! Le pire, traumatisant, a été de perdre plusieurs heures à tourner en rond dans la Corrèze complètement verglacée, à prendre des chemins forestiers, arriver dans des patelins où le GPS s’arrêtait en plein milieu, ou se voir demander en boucle "Si possible, faites demi-tour". Et sans carte pour prendre la relève, bien sûr, à quoi bon, on avait la Technologie maintenant ! Et pour découvrir le soir qu’une nouvelle autoroute que le CD ne connaissait pas arrivait à 10 kilomètres de notre destination.

Ah ça m’a vacciné pour un moment. Et même maintenant que les matériels, les logiciels et les cartographies ont beaucoup évolué, je continue de m’en méfier. C’est bien pratique, je ne dis pas le contraire, mais à chaque fois que j’en ai emprunté, j’ai été déçu. Guidage imprécis, trop tardif, itinéraire illogique – ou du moins pas dans MA logique… Du coup je suis encore en cet an de grâce 2012 un adepte convaincu de la carte Michelin avec une boussole de qualité dans la sacoche de réservoir, que ce soit en France ou en vadrouille. Et pour trouver une adresse précise, un plan préparé d’avance avec Google Maps remplace la carte générale et basta.

cartemoto2.jpg

En plus, quand je vois comment beaucoup de mes connaissances utilisent leur GPS avec une confiance aveugle (et légitime, dans l’ensemble ça marche plutôt bien !), ça m’inquiète. Un tel ignore les instructions précises et simples envoyées pour venir chez moi et suit son GPS… jusqu’à l’autre bout du département suite à une erreur de frappe. Un autre va presque rouler dans un champ plutôt que regarder où est réellement l’entrée du lieu souhaité dans la vraie vie. D’autres encore se plantent, en partie pour être entrés trop en confiance dans un virage aveugle… dont la réalité ne correspondait pas au plan. Et je ne parle pas de ces Américains qui sont allés jusqu’à noyer leur bagnole dans un marais à force de vouloir rouler sur une Highway pas encore construite (et qui ont attaqué l’éditeur du GPS, et je crois même gagné). Que dire aussi de tous ces coins sympas, ces découvertes, ces rencontres nées de ne pas savoir où on est, où on va, d’avoir à demander son chemin, n’équilibrent-elles pas les galères et le temps perdu ?

Mais la tentation est là, j’avoue ! Les prix baissent, la fiabilité augmente, et en voyage l’arrivée dans une ville inconnue (surtout quand on ne peut y lire les panneaux ou qu’il n’y en a pas) peut vite être galère. Même en France, les indications sont de plus en plus partielles, pas finies, pas claires, à quoi bon s’embêter en effet puisque tout le monde peut avoir un GPS ? Et puis les alertes radars peuvent avoir leur utilité. Du coup je me tâte entre trois, non, quatre solutions :

  • Prendre un vrai GPS moto, mais ils sont hors de prix par rapport aux autres et il faut que je monte une prise accessoire (pas le plus dur, OK)
  • Prendre un GPS voiture à pas cher, encore que les prix montent vite dès qu’on veut avoir des cartes pour aller un peu plus loin qu’à la boulangerie du coin (Europe 45 pays sinon rien) et le mettre dans la sacoche de réservoir, ou peut-être dans ces housses intelligentes à scratcher sur le guidon, et qui intègrent même une batterie pour tripler l’autonomie de l’appareil sans rien brancher sur la moto (So Easy Rider)
  • Trouver une appli bien pour mon smartphone… sauf que pour le mien, rien de gratuit et le logiciel qui semble bien (Navigon) coûte le prix d’un vrai GPS complet, exorbitant pour un simple logiciel qui sera perdu quand je changerai de téléphone ! Je peux aussi changer de téléphone exprès pour avoir accès aux applis Android, ça me coûte moins cher, mais pas trop convaincu par ce que j’ai vu jusqu’à présent – n’oublions pas qu’il me faut un truc totalement « on board », qui fonctionne sans accès au Net ni même au réseau GSM. Le téléphone lui-même irait dans le Bagster ou une pochette exprès.
  • Rester à l’ancienne avec mes bonnes vieilles cartes, que j’ai de toute façon déjà achetées, et imprimer avant de partir les plans des principales villes du parcours.

Depuis quelques jours je surfe, je me tâte, relis le dossier de Motomag sur la question, et je n’arrive pas à trancher, d’autant que je ne veux pas y consacrer un gros budget. Avis, suggestions ?

mercredi 18 janvier 2012

Carnet de voyage : Ouzbékistan

Ca aura mis bien longtemps, désolé, la même activité assez chargée qui rend mon blog moins actif ces derniers temps a retardé la mise en ligne des carnets de voyage de ma balade de septembre. Vous aviez eu un mot de la rencontre avec Mélusine, un petit aperçu en cours de route, un billet spécial moto, voici maintenant si ça vous intéresse les notes et photos plus détaillées pour l’escale à Riga, le Kirghizstan, et tout frais d’hier l’Ouzbékistan. Pour rappel, ce n’était PAS un voyage à moto, juste à pied, mais n’hésitez pas à en discuter via les commentaires du blog si ça vous inspire !

Riga

Kirghizstan

Ouzbékistan

mardi 20 septembre 2011

Sur la route de la soie… et du coton.

Voici enfin quelques nouvelles, alors que nous sommes presque revenus à la maison, mais Internet s’est fait rare ces derniers temps. De retour en Ouzbékistan, nous avons fait un vol intérieur puis de très longues heures de voiture pour aller tout à l’ouest du pays, au bord de la mer d’Aral. Ou plutôt, à son ancien bord, à Moynaq. Port florissant jusqu’aux années 80, avec toute une industrie de pêche et un environnement agréable, c’est aujourd’hui une ville fantôme disparaissant dans le sable, ce qui reste de la côte se trouvant désormais à 180 kilomètres de là. Ici comme au Kazakhstan voisin, les fleuves alimentant cette mer intérieure ont été détournés dans le désert pour produire du coton au détriment de tout le reste. Un lieu déprimant, avec ses bateaux rouillant sur le fond asséché, une région à l’agonie. Mais en même temps intéressant à voir et étrangement poétique, comme un symbole ultime de la capacité de destruction de l’homme, capable faire disparaître toute une mer en moins de trente ans ! En contrepartie, le pays est couvert de champs de coton, que les étudiants réquisitionnés sont chargés de récolter en ce moment-même.

meraral.jpg

bateauxaral.jpg

En revenant vers l’est, après un passage par Nukus et son étonnant musée où Igor Savitsky avait courageusement réuni des œuvres dissidentes en pleine époque soviétique, on visite les restes évocateurs d’anciennes forteresses dans le désert près d’Urgench, et on dort en yourte à leur pied.

fortdesert.jpg

yourtesdesert.jpg

Enfin, on visite successivement les trois grandes villes de la route de la soie : Khiva, Boukhara et la mythique Samarkand. Les restaurations et reconstructions des années 70 ont été peu subtiles, mais cette débauche de sublimes mosquées, médersas, minarets, tombeaux, dômes et bazars a de quoi émerveiller. Façades aux motifs complexes, dimensions harmonieuses, carreaux couleur de jade et de turquoise, tours aux dimensions impressionnantes, ces bâtiments sont parmi les plus anciens (certains datent du IXème siècle) et les plus beaux du monde musulman.

minaretkhiva.jpg Minaret inachevé à Khiva

facadedome.jpg Façade et dôme de médersa à Boukhara

Registan.jpg La place du Registan à Samarkand

interieur.jpg A l’intérieur du Registan à Samarkand

Pour autant, l’Islam se fait ici très souple. Une expression dit que les nomades n’en ont conservé que ce qu’ils pouvaient emporter dans les sacoches des chevaux, et après les pillages de Gengis Khan, la domination de l’URSS, et la modernisation mondialisée, il en reste un mélange tranquille. L’imam s’envoie son petit verre de vodka après le prêche, pas une seule femme n’est voilée, le pays est l’un des plus propres qu’on ait vu, et si la cuisine n’est certes pas gastronomique car basée sur le gras de mouton et l’huile de coton, ce n’est pas non plus catastrophique. Impression de totale sécurité, population gentille et accueillante, et s’il faut compter une bonne journée de transport entre deux villes tant les infrastructures sont parfois limitées et les routes ensablées, les travaux omniprésents augurent un futur très intéressant à ce pays méconnu.

sallepriere.jpg Prière dans le mausolée de Pahlavon Mahmud, un philosophe, poète… et champion de lutte toutes catégories, vers le 13ème siècle, à Khiva

Tout s’est parfaitement passé, de façon très fluide, et les gens sont particulièrement accueillants. On regrette de n’avoir pas eu le temps, essentiellement pour des raisons administratives, de faire un tour au nord de l’Afghanistan tout proche. Mazar-e-Sharif est à seulement dix kilomètres de la frontière sud et recèle aussi des trésors oubliés tout en étant à présent relativement sûr, mais ce sera pour une prochaine fois. Vous retrouverez les carnets détaillés de ce voyage sur mon site, je vous préviendrai de leur mise en ligne. A très bientôt pour la reprise des billets concernant la moto…

jeudi 8 septembre 2011

Rencontre à la croisée des blogs de Motomag

Les vents portant les voyageurs nous ont été favorables, et c’est avec grand plaisir que nous avons pu rejoindre comme nous l’espérions Mélusine à Bichkek, capitale du Kirghizstan.

melusine.jpg

Et comme nos itinéraires convergeaient, l’une passant à moto par le nord du lac Issyk-Köl, et nous longeant sa rive sud en bus, nous nous sommes à retrouvés à Karakol, tout à l’est. Nous avons visité ensemble cette petite ville, notamment connue pour son « Mal bazari », le plus grand marché aux bestiaux d‘Asie Centrale.

marchekarakol.jpg

gensmarchekarakol.jpg

Après une fort sympathique soirée où l’on a entre autre parlé, quelle surprise, voyages et moto, j’ai même eu l’honneur d’essayer « Shirine », la Crossrunner 800 de Mélusine. Une bécane compacte et bien souple avec son V4 qui change beaucoup des gros trails dont j’ai l’habitude, mais qui jusqu’à présent se sort avec les honneurs de tous les affronts que lui font subir les « routes » du bout du monde. Cet essai a juste permis de révéler une petite fuite d’huile, vite réparée, espérons que ça tienne.

MeluShirine.jpg

Nous aurions très volontiers continué un bout de chemin ensemble, mais Mélusine a atteint l’apogée de son périple et doit commencer à penser au retour, tandis que nous grimpons dans le massif du Tien Shan, d’abord en jeep, puis à cheval. Ces montagnes forment la frontière occidentale de la Chine, alors que nous ne sommes qu’à la longitude de Delhi… c’est quand même super grand la Chine ! (et la Russie…) Cette chaîne commence aussi les contreforts nord de l’Himalaya, et les pics à 6-7000 mètres ne manquent pas. Mais nous ne dépassons guère les 4500 mètres, déjà bien suffisants car nous devons avouer un petit coup de fatigue, rien de grave. Pour consoler un peu nos pauvres derrières endoloris par les selles des chevaux, rien de tel qu’une petite trempette dans une source chaude… suivie pour les plus courageux d’un tour dans la rivière juste à côté qui n’est… comment dire ? pas très chaude, elle. Nous avons beaucoup de chance avec la météo en journée, mais hier encore il a neigé sur les cols. Heureusement que nous sommes en été, l’hiver la moyenne est à -25°C. Mais c’est très beau, avec un net côté alpin. Les bergers montés guident leurs troupeaux dans une sorte de steppe inclinée, c’est un peu la Mongolie avec plus de pentes !

randocheval.jpg

Nous sommes ensuite redescendus sur les rives du lac pour entamer le trajet retour, notre temps au Kirghizstan étant compté. Détour tout de même par la vallée de Chang Ak-Suu, petite randonnée pédestre et nuit sous la yourte chez des fauconniers avec leurs touristiques mais superbes aigles de chasse.

campyourte.jpg

aigle.jpg

Une pause à Cholpon-Ata, ancienne station balnéaire des cadres du Parti, aujourd’hui fréquentée en été par les riches Kazakhs et Russes, et nous voici de retour à Bishkek.

Ce fut bien bref mais très intéressant, et il nous reste l’ouest de l’Ouzbékistan à explorer… à bientôt ! Et n’oubliez pas les manifs pour tous les conducteurs citoyens en France le week-end prochain.

jeudi 1 septembre 2011

Carte postale d’ex-URSS

Aujourd’hui, cela fait pile 20 ans que le bloc soviétique a volé en éclat. A l’ouest et au sud de la Russie, une multitude d’Etats se sont créés, aux langues et aux cultures très variées, distants de milliers de kilomètres, seulement unis par un passé forcé commun. Sans avoir hélas le temps de parcourir tous ces territoires en détail à moto comme ils mériteraient, étant bassement à pied et en transports en commun, je vous envoie tout de même cette petite carte virtuelle en cours de route…

Tout d’abord, escale à Riga, capitale de la Lettonie (en haut à droite, au bord de la Baltique). Une ville très jolie et agréable, avec une histoire mouvementée comme il se doit quand on est née fortin sur un point stratégique, puis membre de la ligue hanséatique, capitale culturelle de l’Europe… avant un long sommeil sous la chape de plomb soviétique, avec son cortège d’acculturation, de massacres etc. Vivant et très bien restauré, son centre historique rivalise aujourd’hui avec les plus belles villes du Benelux, tandis qu’autour, des quartiers entiers de maisons Art Nouveau des années 1900 alignent leurs impressionnantes façades décorées. Un peu à l’extérieur de la ville, le musée ethnographique regroupe comme un village des habitats traditionnels, donnant l’impression de se balader à fois à la campagne et dans le passé. Près de la gare, les anciens hangars à zeppelins de la seconde guerre mondiale sont devenus des marchés très sympas. Mais ce n’était qu’un stop-over de quelques jours, il est déjà temps de reprendre l’avion, direction le sud-est.

RigaPlace.jpg

RigaArtNouveau.jpg

RigaMaison.jpg

L’arrivée à Tashkent, capitale de l’Ouzbékistan, est assez déroutante. Rarement avons-nous débarqué dans un pays en sachant aussi peu à quoi nous attendre. Personne ne le situe précisément sur une carte (entre le Kazakhstan et l’Afghanistan), on n’en entend jamais parler… De fait, la première approche est plutôt bonne ! La ville n’offre certes pas d’attrait particulier comme Samarkand et Boukhara qu’on verra un peu plus tard, mais elle est moderne, d’une propreté à faire pâlir les cités occidentales même dans les quartiers simples, et joyeusement animée – surtout en cette célébration des 20 ans de l’indépendance. En même temps, c’est un télescopage permanent d’ex-soviétisme (Lada hors d’âge, le change d’argent au marché noir qui donne, contre deux billets en dollars, une liasse de « sum » si grosse qu’il faut la tenir à deux mains, 1$=2200 Sum, pratique à trimballer !), de Moyen-Orient (superbes mosquées et médersas aux dômes étincellants), d’Asie (tas de piments et d’épices sur le marché, type physique de bien des gens) et de modernité (tout le monde jusqu’aux petites vendeuses de rue est pendu au téléphone portable, cinémas 3D, mosquée qui se révèle en fait un supermarché vendant de la charcuterie…). Bref, je sens qu’on n’est pas au bout de nos surprises.

TashkentMosquee.jpg

TashkentEpices.jpg

Cependant, avant d’explorer un peu plus l’Ouzbékistan, on part faire un tour à partir de demain dans les steppes du Kirghizstan (entre ici et la Chine). A bientôt, et bien sûr vous retrouverez plus de photos et un journal de voyage détaillé à notre retour.

- page 1 de 3