Le Frédéblog

Motomag.com

mercredi 1 septembre 2010

Alarme moto économique et polyvalente

Avant de partir pour mon prochain voyage à moto, je cherchais à m’équiper d’une alarme, avec deux contraintes principales : pas chère, et qui réagisse au mouvement. En effet, pour le vol de la moto, je fais bien plus confiance à mon bon vieux U attaché à un point fixe, ce qui m’intéresse est simplement de dissuader les gosses de monter dessus ou les curieux de tripoter ce qu’on laisse attaché sur la bécane le temps d’une visite.

J’ai d’abord regardé du côté des vrais accessoires moto, mais n’ai pas trouvé ce qui me convient : les alarmes intégrées coûtent facilement 150 à 300 € plus montage, et il faut taper dans le haut de gamme certifié Stop-Vol/FFMC (http://stopvol.ffmc.fr) pour avoir une sensibilité suffisante pour réagir à un simple contact, sans pour autant se déclencher au moindre coup de vent. On a aussi les bloque-disque avec alarme, en bonne qualité il faut compter 50 à 90 € ; c’est ce que je pensais prendre au départ. Là c’est plus rustique, la sensibilité se règle selon sa position plus ou moins haute sur le disque de frein, mais surtout il faut un mouvement vraiment franc pour le déclencher : bien si quelqu’un déplace la moto, pas suffisant pour dissuader de l’escalader.

Du coup j’ai étendu ma recherche et découvert pas mal de choses, savez-vous par exemple qu’il existe pour quelques euros des alarmes pour vélo, de tous petits boîtiers à fixer sur le cadre ? Mais elles ne se déclenchent qu’après 15 à 20 secondes de mouvement continu, ça laisse le temps d’aller loin avec le cycle ! Après on trouve plein de trucs pour protéger les valises, les portes, sa propre personne... Bizarrement il y a beaucoup plus de choix sur les sites américains, de très nombreuses références ne sont pas ou plus dispo en France, allez savoir pourquoi.

J’en étais à me tâter pour carrément commander les composants indépendants (capteur, buzzer, batterie…) sur les sites d’électronique pour faire moi-même un système sur mesure, mais j’ai enfin trouvé mon bonheur sous la forme d’une alarme pour… ordinateur portable !

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En l’occurrence elle est de marque Targus et se nomme « Defcon 1 » (Nom curieux, qui m’évoque plutôt le niveau d’alerte militaire des USA ou la conférence internationale de hacking, mais bon…) Ce boîtier de la taille d’un téléphone coûte dans les 40 € sur les sites d’électronique ou d’informatique, il inclut un câble rétractable qu’on passe dans l’équipement à sécuriser et qu’on verrouille à côté d’un code à rouleaux. Au moindre mouvement (ajustable selon la façon de le positionner), quelques bips se font entendre, et rien que ça, c’est déjà bien dissuasif pour la plupart des cas. Si le mouvement se poursuit 4 secondes, ça sonne à 105 db, ce n’est pas énorme, mais largement de quoi attirer l’attention. Pour le désactiver, il suffit d’entrer le code et de libérer le câble. Moins high-tech et classe qu’une clé à télécommande, mais tout aussi efficace.

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J’apprécie surtout sa polyvalence par rapport à une alarme classique : quand on visite un site, on laisse casques et blouson attachés sur la selle avec un antivol de vélo. Avec cette alarme passée dedans, un malin essayant de les détacher ou de couper le câble déclenche aussitôt la sirène. On peut aussi s’en servir par exemple pour protéger ses bagages ou même… un ordinateur portable, comme prévu au départ ! (un adaptateur se passe dans le cran de sécurité des appareils informatique, empêchant le vol à l’arrachée.) En cas d'averse ou de vent de sable, comme c'est tout de même un appareil d'intérieur, j'ai prévu un petit sac zip-lock, ça n'étouffe pas le son, et il y a toujours moyen de la protéger dans le galbe des flancs de réservoir par exemple.

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Pas forcément la parade ultime, mais un complément intéressant et abordable pour sécuriser sa moto. Les premiers tests sont concluants, à suivre pour une utilisation régulière dans des situations variées.

Pour : Prix / Polyvalence / Simplicité

Contre : Pas de télécommande à distance / Alarme peu puissante / Probablement pas étanche

PS : ce billet est le dernier avant début octobre, car je vais poser un peu mes roues sur le sol nord-africain. Il ne sera sans doute pas pratique de poster des news régulières de là-bas, du coup je vous proposerai au retour un journal de route quotidien mais différé, ça laissera plus de temps pour arranger tranquillement les photos et faire le site en même temps. En attendant, si vous voulez voir d’autres balades à moto ou pied, visitez mon site perso . A bientôt !

mardi 31 août 2010

Le retour de la jag-bike

Il va falloir prévoir des notes négatives pour « Aspect pratiques » dans les tests de Motomag pour ce genre de moto… heureusement, niveau originalité et style, ça rattrape :



Pendant qu’on y est, une petite compil de bécanes marrantes.


vendredi 27 août 2010

Panneaux mensongers

J’ai fait en début de mois un vaste tour autoroutier en voiture. Double-aïe, mais bon, j’ai des excuses : je n’allais pas prendre la moto avec ma nièce de presque trois ans, et à défaut d’être fun, les autoroutes sont tout de même bien pratique quand on a plusieurs milliers de kilomètres à faire dans la semaine. N’ayant toujours pas de GPS (même si je pense finalement que ça viendra bientôt), je me contente d’une bonne vieille carte en papier, et ait donc logiquement tendance à suivre les panneaux indicateurs sur la route. Erreur !

Quelqu’un aurait-il ou elle l’amabilité de m’expliquer pourquoi, au nom de Saint Piston, les responsables de la signalisation s’acharnent-ils à enduire les usagers d’erreur, en faisant quitter l’autoroute soixante kilomètres trop tôt, pour finir par des petites nationales à deux fois une voie derrière les camions et les tracteurs ? Est-ce un deal avec les maires des petits villages moribonds qui retrouvent du coup un sursaut de trafic ? Est-ce une manigance des nostalgiques du vieux temps qui veulent nous montrer comment c’était avant ? Une tentative absurde pour répartir le trafic sur le réseau secondaire et limiter les bouchons sur les grands axes en en créant sur les petits ?

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On perd des heures à se traîner, à se taper les feux et les ralentisseurs innombrables dans les villages, à se risquer sur un réseau plus accidentogène, à se paumer au gré des panneaux erratiques et incomplets, pour finalement rejoindre à deux kilomètres de sa destination l’autoroute qui arrivait bien jusque là. Ils pourraient au moins indiquer « par la nationale », ou « itinéraire bis », ou ce qu’ils veulent, mais préciser que la l’efficacité demande de rester sur la quatre voies, fût-elle payante !

Tout le monde n’a pas encore un GPS, et quand bien même, je suis convaincu qu’avoir une signalisation vraiment complète, claire et lisible, serait un véritable gain de sécurité routière. Le temps qu’on passe à chercher une direction ou un nom de rue est autant d’attention en moins sur la route, et les demi-tours hasardeux ou marches arrière risquées seraient largement dispensables. Ça, c’est un vrai gisement de sécurité routière, au lieu de multiplier ces saletés de radars flashant à 90 sur une route que seul le nom différencie d’une infrastructure où on roule en sécurité à 130…

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mardi 24 août 2010

Bouchon de compèt' et trucs bizarres

On est déjà content d'être à deux-roues sur le périph' ou dès que ça ralentit un peu, alors imaginez vous... dans le plus grand bouchon du monde ! Une semaine coincé dans la bagnole, à se nourrir hors de prix grâce aux vendeurs opportunistes allant de portière en portière... et je préfère ne pas savoir comme ça se passe niveau hygiène. On dirait de la science-fiction, il y a d'ailleurs un épisode de Dr Who sur ce sujet, et pourtant, ça s'est passé cet été en Chine. Mais ce n'est pas forcément ça qui va faire baisser les ventes de bagnoles.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-En-Chine-le-plus-long-embouteillage-du-monde-_39382-1486087_actu.Htm

http://www.20minutes.fr/article/589231/insolite-un-embouteillage-depuis-dix-jours-20-kilos-a-10-mois-pluie-de-geysers-a-mexico

Pour ceux que ça ne tente pas, il reste la solution du train indien, un peu l'opposé du transport individuel :

trainindien.jpg From http://pictureisunrelated.com/tag/overkill-9000/

Il n'est ni très facile ni prudent de conduire une moto avec des talons hauts. Et si la solution était de conduire... dans un talon ?

trikepourdames.jpg From http://thatwillbuffout.com/

La FFMC défend dans ses statuts les "deux et trois-roues motorisés". Peut-être devrons-nous bientôt préciser aussi les "une-roue motorisé" ?

A voir en action dans cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=0wTfQiGFAKE

From http://thatwillbuffout.com/

samedi 21 août 2010

Une question de moyens... ou de priorités.

Décidément, le gouvernement et les « responsables » politiques n’ont pas les mêmes priorités que nous. Après un élu de Montpellier (Frèche pour ne pas le citer) qui dépense des fortunes en période de crise pour ériger de monumentales statues de « grands hommes » (dont Mao, par exemple !) au lieu - par exemple - de se mettre en conformité avec la loi concernant la création de terrains d’accueil pour les gens du voyage (français pour la plupart !), nous avons découvert dans la presse d’aujourd’hui une opération sidérante.

Figurez-vous que 260.000 dépliants de propagande vont être distribués aux automobilistes aux péages des retours de vacances. Une opération d’une telle envergure, on se dit que c’est au moins pour une grande cause, quelque chose qui en vaille la peine : promouvoir un partage citoyen de la route par exemple, ou lutter contre les maladies orphelines, ou lever enfin des fonds pour le Pakistan ravagé par les inondations, ou inciter à la sauvegarde de l’environnement... Ce ne sont pas les sujets qui manquent. Mais ce serait oublier un peu vite l’époque dans laquelle on vit.

Allez, je vous donne la réponse : Cette com’ de masse distribuée aux barrières de péage (qui sont un des symboles des belles arnaques du public de ces dernières années), c’est pour vanter les mérites et la pertinence de l’HADOPI !

Soit c’est le premier avril tous les jours depuis quelques années, mais j’en doute, soit on atteint sans cesse de nouveaux abîmes de bêtise et de manipulation du public. Hadopi est une hérésie inapplicable, dont le financement est loin d’être réglé, inutile au point que les pays qui avaient mis en place un système similaire sont tous revenus dessus, et qui n’est qu’un cheval de Troie grossier pour imposer d’inadmissibles procédures de contrôles des ordinateurs personnels et d’Internet en général. Bref, une loi chimérique, nuisible, sans avenir. Et pour ça on débloque des budgets, du personnel, du papier, du temps, pour communiquer ? Quand il y a tant à dire, tant à faire sur des sujets reconnus comme importants et prioritaires ?

Je ne m’éternise pas sur la question, ça m’énerve trop, et vous avez compris.

Juste pour conclure sur un autre sujet, les partis de tous bord, y compris d’extrême-droite comme l’UMP, prétendent s’occuper de l’environnement, de leur empreinte carbone, bla bla. Mais après les avions privés, les charters d’expulsion de citoyens européens (1 tonne de carbone par passager), les hélicoptères de surveillance (50 à 150 litres / heure), il ne fallait pas oublier le recours à ces bons vieux et hérétiques avions-bannières sur les bords de plage (30-40 litres aux 100) ! Ca reste une goutte de… pétrole dans le total, mais c’est comme toujours, une question de symbole et de principe.

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Plein d’autres images et leurs sources

jeudi 19 août 2010

Méfaits du gravier, flic équilibriste, et Lego de ouf

Quand on dit que le gravier est un véritable danger quand il n’est pas enrobé… Quel motard ne s’est pas déjà fait une frayeur en arrivant dans un virage consciencieusement tapissé de gravillons par les gentils agents d’entretien et leur direction irresponsable ? D’ailleurs, ça ne concerne pas que nous, pour preuve par exemple cet extrait d’un rallye automobile en Finlande. Les pilotes ne font pas de reconnaissance du parcours, ils se lancent avec leur compétence pour tout guide – un peu comme nous sur la route. Voyez ce que donne un virage traître, même pour des professionnels à quatre roues – très vache de la part des organisateurs en l’occurrence, mais il ne faut pas s’étonner que des motards se plantent quand on arrive (même à basse vitesse) sur des infrastructures similaires et non signalées !




Pendant qu’on est dans les vidéos, voilà un flic (américain on dirait) qui a fait un peu trop de stages AFDM :




Et enfin, pour les amateurs de Lego dont je faisais partie à une époque, voilà une réalisation impressionnante. J’avais fait (sur plans) une voiture à boîte manuelle 4 rapports, ce gars est carrément passé à une Bugatti 7 vitesses séquentielles + marche arrière, le tout motorisé !

vendredi 13 août 2010

Ils généralisent ? Nous aussi, mais à raison !

Brice Hortefeux s’est à nouveau illustré aujourd’hui en stigmatisant une fois de plus les motards et en ne promettant rien moins que des contrôles systématiques des deux-roues. Je ne compare pas directement notre situation à celle des personnes en situation précaire ou aux sans-papiers traqués, pour qui c’est incomparablement pire, mais je constate une même approche généralisante, une même politique basée sur la recherche d’un bouc émissaire pour tout justifier. Remarquez, c’est une méthode éprouvée, utilisée depuis la nuit des temps. Tenez, demandez aux Roms par exemple, ça commençait à faire longtemps qu’on n’avait pas remis ces terribles « voleurs de poules » sur le devant de la scène.

Sur la route les méchants indisciplinés qu’il faut encadrer et surcontrôler car responsables de tous les maux, c’est nous autres motards. Pour les banlieues, ce sont les jeunes, basanés de préférence. En milieu rural, par manque de cités (pas toujours assez d’ « Auvergnats » disponibles pour que le bon peuple se sente menacé), on se rabat donc sur les Roms. Etc., à chaque domaine son bouc émissaire.

Cette expression vient des Juifs de l’antiquité qui, une fois de temps en temps, prenaient un bouc (un vrai, cornes et barbichettes et tout), le chargeaient symboliquement de tous les maux de la cité, et l’exilaient dans le désert. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouc_%C3%A9missaire) C’est plus compliqué de nos jours, mais il faut croire, ou du moins on voudrait nous faire croire, que ça marche toujours.

La loi doit s’appliquer indifféremment à tous, toujours ce fameux bandeau sur les yeux de la justice, mais la présomption d’innocence est l’un des plateaux de sa balance. De quel droit le « gouvernement » actuel va-t-il généraliser, systématiser les contrôles sur une catégorie d’usagers qui paie déjà cher sa vulnérabilité, nous considérant donc tous par principe comme coupables de conduite dangereuse et incivile ? De la même façon que tout Rom (fût-il français depuis bien plus longtemps que le furoncle à talons lui-même), est forcément suspect et à expulser vers un futur pays membre de l’union !

Lisez les articles de la presse étrangère en ligne ou par exemple dans le Courrier International, voyez les réactions outrées suite aux déclarations racistes, xénophobes et anticonstitutionnelles que vomissent quotidiennement nos ministres et –hum– président. La France est démolie dans les rapports de l’ONU, des ONG, des pays qui progressent. Nous étions pratiquement une référence, un modèle – bien que sans illusion – nous sommes devenus la risée du monde, et chutons vertigineusement dans les classements de tous les domaines, à commencer par le respect des droits de l’homme.

Pour en revenir à notre sujet précis de la sécurité routière des deux-roues, je ne vais pas rappeler une fois de plus les chiffres de responsabilité, nos trente ans d’études en matière de sécurité routière, les politiques concluantes menée à l’étranger, etc., de toute façon on prêche dans le désert pour le moment. Alors moi aussi je vais lâcher une généralisation, sauf que celle-ci est largement étayée par des faits : TOUT le gouvernement actuel est incompétent à un point aberrant, sans exception, et la seule chose honorable à faire serait de remettre une démission commune, assortie d’excuses à la nation et au monde. Tous, depuis l’excité sur son marchepied jusqu’au moindre sous-secrétaire d’état ayant accepté de se compromettre avec une bande de fous furieux pareils.

N’y a-t-il pas une clause pour attaquer collectivement l’état pour insulte à la république, démettre de ses fonctions le président pour outrage à son pays et au sens moral ? Dire qu’à défaut, on en a encore pour au moins deux ans à tirer… Pauvre France, tu n’avais vraiment pas besoin de ça… ou alors tu n’as que ce que tu mérites, c’est possible aussi. Mais ce n’est pas pour ça qu’on laissera faire sans réagir.

Lire aussi ce billet du blog de Marco, toujours très en verve : http://www.chezmarco.fr/spip.php?article141

jeudi 12 août 2010

Concept de moto turque : Ostouré

Je viens de tomber sur cette étonnante machine de Mohammad Reza Shojaie, un designer turc, dont je vous traduis quelques infos : elle se nomme Ostouré, ce qui signifie « Légende » en perse) et est censée s’inspirer d’élément traditionnels persans. Surtout, elle est plutôt originale sur le plan technique : deux roues motrices, ce qui n’est pas exceptionnel, mais appliqué ici avec deux différentiels, en fait l’avant et l’arrière sont assez semblables, tant au point de vue propulsion que suspension (monoamortisseur). Entre autres astuces techniques, la place pour le radiateur étant limitée, il y en a en fait trois, dont deux dans les flancs, qui se partagent le refroidissement. Si je comprends bien, le tableau de bord est remplacé par un afficheur tête haute, projeté sur la visière du casque relié en bluetooth. Le casque est aussi sonorisé et climatisé.

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Tout ceci reste a priori très théorique, mais je trouve ces études intéressantes, et le design plutôt sympa. Un doute tout de même sur le confort ou l’agrément de conduite de ce guidon relevé. Sans compter l’absence totale d’aspect pratique, mais n’est-ce pas une part du rêve ?

Plus d’infos et d’autres belles études sur le site de Mohammad R Shojaie : http://www.mr-shojaie.com/

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

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lundi 9 août 2010

Y’a des pervenches qui ont bien de la chance

Franchement, y’a des agents municipaux qui ne mesurent pas la chance qu’ils ont. En tous cas, la chance pour eux (et moi du coup) que je sois calme, pacifique et non violent. Sinon, ça fait longtemps qu’il y en aurait à l’hosto avec moi en taule. Je suis rentré hier soir d’une petite balade en voiture (j’en reparlerai un peu dans un prochain billet) pendant laquelle on a pris de façon particulièrement mesquine deux prunes de stationnement, à si peu de chose près que les agents étaient encore devant la bagnole, l’occasion de se fritter un peu avec. Toujours est-il qu’en se garant en bas de chez moi hier soir pour décharger, on trouve sur la porte un avis de coupure d’eau pour ce matin. Bon, OK.

Ce matin, 7H00, on est réveillé par les hurlements des disqueuses à bitume. Les engins sont devant la porte en train d’éventrer la chaussée. Ah, c’était donc un peu plus qu’une simple coupure. La voiture est bloquée derrière un engin de chantier ; tant pis, on n’en a pas besoin tout de suite, on ira la mettre au parking après. Mais en descendant un peu plus tard, vers 10H, qu’est-ce que c’est-y qu’on trouve sur le pare-brise ? Et oui, une prune ! J’ai rattrapé les agents un peu plus loin dans la rue, faisant de gros efforts pour rester calme et poli, et leur faire admettre que c’était peut-être un peu fort de café que, étant déjà privé de véhicule sans préavis, on prenne une amende en prime. Avez-vous déjà essayé de discuter avec un fanatique religieux ou un robot en cours de programmation ? Ca fait un peu le même effet, avec des arguments ineptes repris en boucle, une totale absence d’écoute et d’empathie, et l’incapacité remarquable à admettre la moindre possibilité d’erreur. Malgré mes efforts, mon ton est monté, celui de l’agent aussi, il a commis la bourde de me pousser physiquement (enfin, d’essayer) pendant que sa petite collègue me menaçait de toutes sortes de choses. Je remercie mon self-control qui m’a permis de me calmer (à peu près) et surtout d’éviter de balancer à cette espèce d’abruti un bon petit mae-geri propulsé (coup de pied de face très puissant) et de l’achever en me servant de sa collègue comme massue molle.

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Une fois de plus je me suis retenu, personne n’a été blessé ni incarcéré (heureusement dans les deux cas), je me suis contenté de partir en laissant filer quelques noms d’oiseaux, et d’aller droit à la mairie. J’y ai été reçu immédiatement, ils ont pris mon PV et ont promis de s’en occuper, on verra ce que ça donne. Mais il m'a semblé évident que si la mairie a si facilement cherché à calmer le jeu, c’est qu’ils ont parfaitement conscience des dérapages et des abus permanents de ces agents. On en voit régulièrement patienter devant une bagnole dont le ticket s’apprête à expirer, un œil sur leur montre, l’autre sur le carnet à souche qui les démange, pour verbaliser à la minute près ces dangereux délinquants qui osent ne pas avoir remis à temps quelques pièces dans les bandits manchots des trottoirs – ceux avec lesquels on perd à tous les coups.

Gandhi disait « œil pour œil et le monde deviendra aveugle ». J’espère continuer à avoir la même foi en non-violence en le respect de l’autre, mais franchement, face à tant de mesquinerie, de bêtise et de soumission aveugle, c’est dur, et j’ai du mérite.

Pour conclure ce coup de gueule, une note sur une station-service (Super U en l’occurrence, mais ça pourrait être n’importe où) qui ne se contente plus d’exiger des deux-roues qu’ils payent avant ou qu’ils enlèvent leur casque : là, il faut carrément laisser ses papiers d’identité à la caisse ! On peut comprendre qu’ils en aient marre de se faire escroquer par certains, mais de quel droit aller à de telles extrémités pour tous les deux-roues ? Ou alors ça s'applique à tous les véhicules, y'a pas de raison...

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Allez si, encore un mot pour ne pas finir que sur du négatif : le pont qui relie La Rochelle à l'Ile de Ré est payant, en haute saison rien moins que 16,50 Euros pour les bagnoles, aller-retour, c'est hors de prix (le Pont de Normandie, autrement plus grand et long, mais certes plus fréquenté, ne coûte "que" 5 Euros). Cependant, il est gratuit pour les piétons et vélos (encore heureux), mais aussi pour les 50cc, et les autres deux-roues, jusqu'aux gros cubes, ne paient que 2 Euros. Sympa pour eux !

mercredi 28 juillet 2010

Humour de fourrière

On connaît trop bien la propension de certaines villes, à commencer bien sûr et hélas par Paris, à avoir l’enlèvement un peu facile, et d’une efficacité redoutable. Cela concerne les motos depuis quelques temps, qui se retrouvent entassées en vrac sur des camions plateaux, et traditionnellement les voitures. Combien de fois n’avons-nous pas retrouvé la bagnole, laissée sans gêner hors d’une place officielle le temps de décharger ou de « livrer » de jeunes enfants (portes non verrouillées, siège bébé bien en vue), avec deux roues mordant sur une zone de livraison un samedi à deux heures du matin, ou encore en se garant précisément où un flic nous demandait de nous mettre quand le quartier était bouclé pour diverses raisons ? Jamais une seule des mises en fourrière qu’on a subies n’a été justifiée le moins du monde.

Par exemple, il existe une rue près du cinéma à Bercy où, chaque mercredi je crois, se tient un marché, le stationnement y est donc interdit par arrêté préfectoral, OK. Sauf que c’est une très longue rue, que le marché ne se tient qu’à son début, uniquement le matin, et que ce fait qui ne coule pas de source est uniquement signalé par de vagues photocopies illisibles agrafées sur quelques arbres à hauteur du marché lui-même. Vous comprendrez qu’on n’apprécie pas franchement de se faire enlever la voiture pendant qu’on est au cinéma, à trois cent mètres du site du marché, et en fin d’après-midi ! Mais la fourrière de Bercy, privatisée comme toutes à Paris, est a proximité, c’est si facile de remplir les dépanneuses… Elles patrouillent en binômes avec les pervenches qui collent le macaron « Enlèvement demandé » pendant que la voiture est montée sur le plateau – je ne serais d’ailleurs pas surpris (sans avoir la moindre preuve) qu’il y ait des deals entre eux sur le dos des automobilistes piégés et littéralement escroqués. Prendre un véhicule en otage, c’est facile, sans risque, et avec le nombre, ça doit finir par rapporter gros.

Outre les débordements quasi systématiques, des fois, ça fait quand même sourire. La photo ci-dessous semble prise en Angleterre, je la trouve particulièrement représentative !

CercueilEnleve.jpg From failblog.org

Pendant qu’on est dans les cercueils, certains en ont une utilisation pragmatique. Faut dire, y’a du volume par rapport à un bête top-case ou même une remorque Wipi

CercueilRemorque.jpg From thereifixedit.com

Et pour finir, un petit tableau de chasse, qui a quand même le bon (?) goût (?) de revendiquer plus de flics que de motards :-P :

CercueilRoadkill.jpg From... je sais plus, sorry !

Sur ce, je m’absente quelques jours, petit tour franco-allemand de visite à la famille et aux amis, reprise des billets mi-août. Bon été à tous !

vendredi 23 juillet 2010

De la gradation médiatique

« La gradation (substantif féminin) est une figure de style consistant en une succession d'expressions énumérées allant par progression croissante (…) Elle est proche de l'hyperbole dans son mode ascendant. » (Wikipedia)

Cette technique si bien maîtrisée par exemple par Victor Hugo, est aussi très en vogue chez les journalistes de la presse généraliste, ou plutôt les « journaleux ». Dernier exemple flagrant en date : le coup de la gamine verbalisée pour un pipi à Lyon, vous avez dû en entendre parler. En soi cette affaire est ahurissante, et j’y crois d’autant plus que moi ou mes proches avons été victimes de PV tout aussi absurdes, véritables petits cacas nerveux de policiers nationaux ou municipaux en manque de reconnaissance de leur autorité ultime et incontestable (usage intempestif de l’avertisseur sonore en klaxonnant une voiture de police banalisée qui pile en pleine rue - mettant tout le monde en danger à commencer par moi qui suivait à moto et ne l’ai esquivée que de justesse, absence de contrôle technique en voiture pour une date dépassée de quelques jours suite à un voyage et en allant le faire, ceinture de sécurité non conforme à une place inutilisée où un enfant s’était amusé à faire un nœud avec, permis de conduire un peu trop usé par les intempéries dans une poche de motard, défaut de casque pour une jugulaire à peine desserrée, etc. etc.). Dans le même genre, on a aussi entendu parler d’une dame âgée verbalisée pour avoir traversé trop lentement un passage piéton après une opération de hanche, et on peut hélas multiplier les exemples à volonté.

On peut aussi, tout simplement, mentionner les milliers de prunes quotidiennes qui s’abattent sur les deux-roues qui circulent ou stationnent sans causer de tort à personne, notamment en région parisienne. Pourtant ces cas ne font pas la une des journaux. Qu’est-ce qui a changé dans « l’affaire de la fillette » ? La lâcheté des municipaux à s’en prendre au père momentanément handicapé d’une enfant de trois ans ne me semble pas pire que s’attaquer à une moto garée dans un petit recoin, dans les deux cas c’est tellement plus facile et sûr que faire quelque chose d’utile ou de s’occuper des véritables délinquants !

Mais ce dont je veux parler aujourd’hui, c’est la réaction des médias. Reprenant à tour de rôle cette info absolument centrale et essentielle pour la vie de notre pays, à leur grande habitude on assiste au concours de gros titres. Le dernier que j’ai vu vient de La Dépêche : « Une enfant écope de 450€ d'amende pour un pipi près d'un arbre ! ». Toujours cette quête débile du sensationnel, du plus gros chiffre, au mépris de toute forme de crédibilité et d’objectivité. Non seulement ce montant est le maximum de la classe d’amende, qu’un juge aurait éventuellement mais heureusement peu probablement pu décider, mais en plus cette affaire a rapidement été étouffée par la mairie qui a fait sauter cet excès de zèle. A quoi bon rapporter ça à un truc énorme et erroné, quand le véritable sujet est ailleurs ?

Il aurait été, de la part de La Dépêche comme de tous les autres journaux, beaucoup plus juste et utile de dénoncer un nouvel exemple parmi tant d’autres des abus de pouvoir quotidiens auxquels sont soumis la population face aux milices assermentées et collecteurs d’impôts à képi. Remarquez, là aussi je fais dans l’hyperbole, quand on sait ce que peuvent être les vraies milices, qui dégainent un flingue avec autant de vitesse et aussi peu de justification que nos cow-boys de centre-ville sortent le carnet à souche. Mais justement, on est déjà tellement tenté de le faire, inutile d’en rajouter. Tout cela me rappelle à chaque fois un sketch des excellents Inconnus. Côte à côte, les journalistes de deux chaînes rapportent une catastrophe, chaque dépêche alourdissant le bilan, et cela tourne à la course à qui annoncera le plus gros chiffre, le plus de victimes, de dégâts, avant de finir en combat de chiffonniers entre les présentateurs. Dérision à part, c’est encore et toujours ce qu’on constate. Et franchement, la presse a mieux à faire, il y a tellement de choses à dire, à dénoncer, mais aussi à célébrer. De grâce Messieurs Mesdames de la presse générale, faites votre boulot correctement, il est trop important !

De même, on a encore constaté ces jours-ci, comme à chaque fois, qu’un braqueur à moto est avant tout un motard : « Un motard a braqué une banque ». S’il s’était enfuit en voiture, il n’aurait été qu’un malfaiteur générique. Cherchez l’erreur… Est-ce Desproges qui disait qu’un sportif français qui gagne est un Français, un sportif français qui perd est un sportif ?

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Allez, une petite blague pour finir : Lassés des querelles entre la France et les États-Unis, Nicolas Sarkozy et Barack Obama décident de régler leur différend en faisant une course de vélo. Et surprise : C'est Sarkozy qui gagne ! Le soir même, Fox News, la très patriotique télé américaine, annonce les résultats comme suit : 'Les USA arrachent une spectaculaire deuxième place. La France se classe avant-dernière.' (http://blague.dumatin.fr/)

lundi 19 juillet 2010

Britten V-1000, des idées et un palmarès

Le Néo-Zélandais John Britten, né en 1950, a toujours été passionné de mécanique, et particulièrement de moto. Commençant par améliorer ses machines de compétition, Ducati au départ, il expérimente des solutions toujours plus innovantes jusqu’à créer la V1000, une machine très originale, produite à une poignée d’exemplaires.

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Equipée d’un V-Twin de 1000 cm3, de nombreuses pièces en carbone ou issues des plus prestigieux catalogues comme Ohlins ou Brembo, elle pèse seulement 138 kg tous pleins faits pour 166 CV et un peu plus de 300 km/h en pointe (une version a même cubé 1100 cm3 pour 171 CV). Mais le plus particulier est sa suspension avant, qui remplace l’habituelle fourche télescopique par deux triangles superposés couplés à un mono-amortisseur. L’amortisseur arrière est lui pris devant le moteur, sur lequel le bras oscillant est fixé.

Cette construction originale a gagné un paquet de prix (notamment le mile Départ Arrêté, quart de mile DA, kilomètre DA, mile lancé…), mais la mort prématurée de son concepteur, à 45 ans des suites d’un cancer, ne lui a pas permis de se développer. Son équipe poursuit des projets, mais aucune production en série n’est prévue à ma connaissance. Les rares modèles de la Britten V-1000 existants sont répartis chez des collectionneurs ou dans des musées, comme celle en photo ci-dessus, prise au Te Papa Tongarewa de Wellington, Nouvelle Zélande.

Quelques liens pour en savoir plus :

http://www.britten.co.nz/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Britten_(moto)

http://en.wikipedia.org/wiki/Britten_V1000

http://www.gaskrank.tv/tv/motorrad-oldtimer/britten-v1000-racing-motorcycl-1836.htm

http://moto.caradisiac.com/Retour-sur-la-Britten-V1000-370

samedi 10 juillet 2010

Reevu : le casque avec rétroviseur intégré

On en entend parler depuis quelques années déjà, il fait surface, puis disparaît pendant des mois… enfin il semble arriver en phase de commercialisation. Je parle du Reevu MSX1, l’aboutissement d’une lignée de prototypes de casques intégrant un rétroviseur.

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Je ne vais pas entrer dans les détails, ne serait-ce que parce que je n’ai pas eu l’occasion de l’essayer moi-même, et Motomag le fera peut-être bientôt. Vous trouverez plus d’info sur le site du constructeur (http://www.reevu.com/) ou encore sur ce test d’un magazine en ligne (http://www.webbikeworld.com/r2/motorcycle-helmet/reevu/), et pas mal d'autres sources, mais voici la traduction de quelques points clés pour les anglophobes :

  • C’est apparemment un bon casque, pas juste un truc au rabais pour la démo technologique : aérations décentes, intérieur démontable, plutôt silencieux, coque solide, visière à dépose rapide…
  • Il a déjà été homologué sous pas mal de normes, notamment de compétition.
  • La rétrovision intégrée est un vrai système optique, pas à base de caméra/écran qu’il faut alimenter en énergie et qui peut tomber en panne. Rien n’est en verre pour autant, c’est prévu pour ne pas poser de danger supplémentaire en cas d’accident.
  • L’angle de vue est ajustable pour s’adapter à la position de conduite de chacun.
  • Le miroir ne semble pas trop mordre sur le champ visuel principal, il est positionné haut, au niveau du front, et utilise la vision périphérique pour donner un aperçu de la circulation derrière.
  • Ils ont intégré d’origine un matériau anti-éblouissement, je suppose comme dans le rétroviseur intérieur des berlines haut-de-gamme.

Il n’y a pas encore d’indication du prix de vente, qu’ils espèrent garder à un niveau raisonnable. En attendant un essai, je me pose tout de même deux questions :

  • Quid du poids ? difficile de croire que l’intégration de tout ce système, fort ingénieux par ailleurs, n’ait pas une influence négative sur le poids et donc le confort et la fatigue.
  • Enfin, et surtout, j’avoue être relativement dubitatif sur son intérêt dans la plupart des cas à moto. En effet, outre le nécessaire apprentissage (pour regarder à son arrière gauche, il faudra tourner la tête vers la droite), je ne pense pas que la majorité des risques en deux-roues viennent de derrière. Les autres véhicules ne restent pas longtemps devant nous, et on n’est pas franchement suivis sur la route… On a tellement de données à traiter à chaque milliseconde venant de tout le champ de vision avant, est-il justifié de « s’encombrer » en plus de l’arrière dans notre cas ? Trop d’information ne tuerait pas l’information ? Cela dit, il y a sans doute un intérêt en compétition et pourquoi pas au quotidien aussi, mais je demande à voir.

Plus d'infos aussi sur YouTube :
Test de WebBikeWorld : http://www.youtube.com/watch?v=VYFla-d1lKA
Vidéo officielle (bien qu'un peu amateur !) : http://www.youtube.com/watch?v=TaMSXgB3PVA
Et bien d'autres, sur ce modèles ou d'autres du même principe.

jeudi 8 juillet 2010

Pas fâché de ne plus y être !

Presque deux ans que j’ai quitté Paris pour vivre en province. Dix-huit mois que je n’y ai pas roulé à moto. Pas une seule fois je n’ai regretté la capitale, à part pour la proximité avec des potes, mais ils sont nombreux à migrer aussi, et j’en ai fait bien d’autres par ici. Et puis la semaine dernière, j’ai eu l’occasion d’y rester quelques jours, et un copain a eu la grande amabilité de me prêter sa bécane car j’avais pas mal de rendez-vous et de courses à y faire, intramuros comme en petite couronne. Et ben… je confirme, je ne regrette rien ! La moto a clairement été un élément déclencheur qui m’a fait partir, marre de me faire pourrir la route et prendre des PV, pas disposé à prendre le métro en y passant 4 fois le temps dans la promiscuité et la chaleur avec des tickets trop chers… Il n’y a pourtant pas de raison que ce soit si galère, et « autrefois », il n’y a pas si longtemps, ça allait plutôt décemment, en tous cas à deux roues. Mais la ville paie le prix de presque une décennie de politique absurde et mal concertée, trop dogmatique pour être efficace. Réduire la place de la voiture à grands coups de dissuasion et de bouchons volontairement générés, c’est peut-être beau sur le papier, mais en pratique, à défaut d’alternative, ça rend la vie impossible. Il faisait chaud, d’accord. Mais en Provence aussi ! La différence c’est qu’avec une circulation aussi déplorable à Paris, on passe plus de temps à l’arrêt – même à moto – ou entre les files à quelques kilomètres/heure qu’à rouler vraiment. Dans ces conditions, pas étonnant que de si nombreux motards renoncent à toute forme d’équipement de sécurité, à part le casque (ils ont déjà facilement tendance à « oublier » quand ça roule !). Même moi j’avoue avoir laissé le blouson dans les valises le temps de certains trajets, dans ces conditions il aurait été dangereux de le porter. Mais en cas de chute, les dégâts sont là quand même…

On le martèle à longueur d’année, les deux-roues sont une solution tout à fait crédible et efficace pour les déplacements urbains. Il « suffirait » que les automobilistes bien formés laissent encore mieux passer entre les files (beaucoup le font déjà, heureusement et merci à eux !) ; que les infrastructures remodelées, au lieu d’être soigneusement calculées pour nous empêcher de passer, facilitent au contraire la fluidité ; que les comportements à risque comme le téléphone au volant soient plus sanctionnés que ceux apportant de la sécurité comme l’interfile ; qu’on puisse stationner où on a besoin (à condition de ne pas gêner) plutôt que tourner comme une voiture… Rien d’impossible, que du très logique. Ainsi, les conducteurs de deux-roues porteraient plus volontiers un minimum de protection, et l’ensemble du trafic, optimisé, gagnerait un peu en fluidité (10% de trafic en moins = 30% de réduction des bouchons, et les deux-roues représentent 15 à 20% du trafic à Paris).

Bref, tout ça pour dire que là, j’ai pris ma dose de Paris pour un moment. Ils ont gagné, je n’y vais plus qu’en train et en métro, mais du coup strictement de façon utilitaire. Pour mes loisirs, mes courses, ma culture, ma vie, ce sera ailleurs, où la ville reste accessible et fidèle à son but.


PS : quand on dit qu’il faut s’équiper quand on roule, même à basse vitesse, même en petite cylindrée, il suffit de voir les gamelles sur les courses cyclistes… nous on n’a pas à pédaler, pas d’excuse pour se découvrir… du moins quand ça roule ! http://www.20minutes.fr/diaporama/1229-1-0-0-Et-la-c-est-la-chute.php

lundi 5 juillet 2010

Moto en Nouvelle-Zélande et campagnes de sécurité routière intelligentes

Loin de la méthode de prévention routière à la française à base de sensationnel sanguinolent, d’infantilisation et de culpabilisation des conducteurs, d’autres pays ont des approches plus intelligentes. C’est le cas de l’excellente campagne anglaise « Think ! », ou encore de ce qui se fait en Nouvelle-Zélande, dont voici quelques exemples.

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La circulation est très modérée et il y a peu de deux-roues, mais la sécurité routière y est prise au sérieux. Le principal danger qu’on a pu constater vient des camions transportant des troncs ou du bétail, qui foncent et vous collent au derrière par principe, doublent en virage… A part cela, beaucoup de voitures tunées et kittées forcent un peu sur les gaz, et on a été surpris de constater que les piétons n’ont PAS la priorité sur les voitures même en ville, c’est rare, mais dans l’ensemble, la conduite (à gauche) y est aisée et semble sûre. Le réseau routier est absolument IMPECCABLE, et quand ce n'est pas le cas pour une raison ou une autre, c'est clairement signalé. Les potelets au bord des routes sont souples et capables de plier même sous un cycliste sans lui faire mal. Jamais vu (en dehors des pistes, bien sûr) de gravillons en liberté, ni même d'aménagement méritant un casque d'âne, c'est dire !

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Les motards roulent généralement bien équipés (mais la météo incite moins qu’en pays chaud à se découvrir), sur des deux-roues de tous types, marques et origines (même vu des Guzzi et une Voxan !). A signaler qu’ils sont soumis à un contrôle technique, dont le justificatif est apposé près de la plaque d’immatriculation.

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Le stationnement des motos est gratuit, elles ont quelques emplacements prévus, sans point d’attache et parfois limité dans le temps comme celui des voitures, mais en arrivant de Singapour, c’est déjà pas mal !

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La seule route à péage du pays est gratuite pour les motos, mais il est précisé qu’ils se gardent la possibilité de revenir sur cette gratuité.

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Bonne surprise, des panneaux sur le bord des routes offrent des messages d’apaisement et de partage, comme « Share with care » (Partagez avec attention), ou encore « Road courtesy costs nothing » (La courtoisie au volant ne coûte rien).

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D’autres font fortement penser aux messages de l’AFDM, notamment pour les virages, rappelant avec des schémas qu’on « ne peut pas battre les lois de la physique », ou que les motards devraient « prévoir leurs trajectoires à l’avance ».

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On n’échappe bien sûr pas à la diabolisation de la vitesse ni aux contrôles, mais les limitations sont raisonnables (100 km/h sur l’immense majorité du réseau, y compris les pistes), indicatives et bien adaptées pour les virages, et pas non plus verbalisées de façon stupide au km/h près comme en France. Notons aussi que les policiers ne sont pas armés, ils sont courtois et serviables...

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Je n’ai roulé en Nouvelle-Zélande qu’en camping-car, un véhicule absolument idéal pour ce pays sublime, mais j’avoue avoir envié les groupes de motards qu’on croisait parfois. Il faut s'attendre à devoir parfois prendre des pistes (faciles et bien damées) ou subir la pluie, et prendre en compte que ça revient bien plus cher de louer une moto qu’un campervan (et qu’il faut ajouter l’hébergement, les repas en restaurant…), mais ce doit être un voyage génial aussi - d'autant que dans certaines régions, on ne sait pas ce qu'est une ligne droite ! Une prochaine fois...

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Le carnet de mon dernier voyage en Nouvelle-Zélande est disponible ici.

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Photos Frédéric J. - Tous droits réservés

vendredi 2 juillet 2010

Essais moto perso suite : RT1200, ElMoto… et AR-Drone

BMW RT1200

Je continue mes petits commentaires persos sur des motos que j’ai l’occasion d’essayer en ce moment. Commençons par la toute dernière mouture de la BMW RT1200, un grand classique. Je l’avais déjà testée à sa sortie, invité par BMW, et mon impression d’alors a été confirmée en tous points par les quelques dizaines de kilomètres que j’ai fait avec en ce début de semaine : très bonne moto, mais qui ne me convient pas. Outre son caractère moteur, adapté à son usage mais un peu mollasson par rapport à ce dont j’ai l’habitude, elle est surtout trop petite pour mes longues quilles ! Genoux incrustés dans le retour du réservoir, tibias en butée contre les angles aigus du carénage, je n’y suis décidément pas à l’aise, alors que j’ai eu aucun soucis de ce type avec les autres grosses routières que j’ai pu essayer, à commencer par les versions 1100 et 1150 de la RT… Dommage ! Mais de toute façon pas assez polyvalente et beaucoup trop chère pour moi.

Détail aussi, pour ouvrir ses valises latérales… on s’y est mis à cinq, tous motards relativement expérimentés, de divers pays, dont plusieurs béhèmistes, en vain ! Pas mal comme système antivol, mais niveau pratique, je ne sais pas. Vive le Monokey de Givi, franchement y’a pas mieux (ou plus probablement, les valoches de la BM en question étaient défectueuses). Pas non plus super convaincu, vu sa réputation, par la souplesse moteur ou la douceur des suspensions en milieu urbain défoncé à basse vitesse, mais ce n’est certes pas son terrain de jeu, et comme était très neuve, disons que ce n’était pas forcément représentatif. Par contre j'ai apprécié que les comodos des clignotants rejoignent enfin le standard, du même côté du guidon.


ELMOTO HR2

Plus original, et pas franchement dans le même style, essai d’une autre « moto » allemande, le scooter électrique « Elmoto ». Cette nouveauté, bientôt importée en France, est intéressante à plus d’un titre. Par son poids (45 kg) et son encombrement, on est plus proche du vélo que du scooter classique. 50 km/h en pointe, dans les 80 km d’autonomie annoncée, plutôt pas moche, il y a du potentiel. La conduite est très facile, le début de la poignée de droite accélérant comme sur un 2RM classique, les deux leviers freins ayant la même fonction que sur un VTT (avant-arrière), un petit tableau de bord affichant proprement la vitesse et le niveau de charge, voilà un engin très maniable et agréable, qui me semble bien adapté malgré son autonomie restreinte à la plupart des usages urbains (rappelons que le trajet moyen effectué en ville ne dépasse pas les 7-8 kilomètres). Malgré quelques tests assez négatifs que j’ai pu lire en ligne, comme quoi il refuserait de démarrer en côte avec un conducteur de 80 kilos, je n’ai pas constaté de problème de ce genre avec mes 120 kilos, mais mon essai n’a certes pas été très exhaustif. On ne se fait pas peur avec l’accélération, le freinage ne risque pas de faire un stoppie, mais pour un usage propre et raisonnable, ça le fait !

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Reste toutefois quelques inconvénients. Au niveau position déjà, les pieds relevés vers l’arrière font une position en grenouille, plus déroutante que gênante à vrai dire. S’il y a un rétroviseur à gauche, l’équipement de base manque surtout de clignotants (légalement optionnels sur un cyclo, mais dont je trouve l’absence bien dommage, ne serait-ce qu’à titre de formation, et parce que contrairement à un vélo, on ne peut pas lâcher la poignée droite en pleine accélération pour signaler avec le bras), et d’un porte-paquet, ou panier, ou garde-boue rigide, ou quoi que soit pour transporter quelque chose autrement qu’en sac à dos pas prudent. Surtout, on est très surpris de ne pas trouver… de pédales ! On est si proches d’un VTT qu’on s’attend à pouvoir donner un coup de jambe pour aider en côte, contribuer au chargement de la batterie… ou être sûr de ne pas tomber en rade au bord de la route. Ce n’est pas la vocation de cet engin, qui n’est pas un e-bike, mais j’aurais trouvé ça pratique. Enfin et surtout, le prix. Avec 4200 Euros à l’achat, une batterie à remplacer en moyenne tous les 18-24 mois qui fait la moitié du coût, l’assurance et l’équipement comparables à un cyclo thermique et le fait que l’électricité n’est quand même pas gratuite, je doute très fort qu’on puisse amortir ce coût dans la durée de vie du produit. Reste la bonne conscience de rouler écolo, et de pouvoir monter cet engin dans un ascenseur comme un vélo. Pas sûr que ça suffise à raquer autant, mais c’est un bon début, qui ouvre sans doute la voie à des véhicules moins chers, plus autonomes, et probablement indispensables à moyen terme. Dernier point, j’aurais apprécié que sur les photos promotionnelles du site, le conducteur porte au moins des gants légers et une veste…

Pour en savoir plus : http://elmoto.com/en


AR-DRONE

Quelques mots pour finir sur ce qui n’est pas un deux-roues, mais qui est bien placé dans le genre « engin de science-fiction » : le quadricoptère ludique « AR-Drone ». On n’embarque pas encore à bord, il pèse quelques centaines de grammes, mais voir ce truc évoluer et le piloter m’a carrément fichu les jetons, tellement on est déjà dans les robots-espions des films de science-fiction. Pour le diriger, un iPhone : contrôle de l’altitude et de la direction avec un curseur, mode accéléromètre où il suffit d’incliner le téléphone pour que le drone fasse pareil, décollage et atterrissage avec un pilote automatique, c’est enfantin.

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Contact. Les quatre rotors électriques se mettent en route dans un bourdonnement relativement discret. On effleure le bouton « décollage », pof, il s’élève et se stabilise à 50 cm du sol, et reste parfaitement stationnaire, attendant les ordres. Du bout du pouce, d’une légère inclinaison du téléphone, il se déplace avec une étonnante aisance et efficacité, presque un peu trop réactif. Franchement si je ne l’avais pas vu et contrôlé moi-même, j’aurais cru à un effet numérique, à un projet du futur. Mais il est là, il vole, il reste sur place, flotte à quelques centimètres de vos visages avec une sorte de présence froide et menaçante… Sans oublier que ses deux caméras, une à l’avant, une dessous, transmettent en temps réel ce qu’il « voit » à l’iPhone. Parfait petit espion, complètement surréaliste, d’autant plus qu’il est déjà commercialisé comme un simple jeu ! Duels aériens, missions diverses mêlant pilotage physique et réalité augmentée, tirs de missiles virtuels sur un adversaire réel… Si on en est déjà à pouvoir acheter pour 300 Euros à la Fnac un joujou d’une telle technologie, où en sont vraiment les applications militaires ? Que nous réservent les flics du futur en matière de violation de vie privée ? Oui je suis parano, mais quand on voit le harcèlement actuel avec les radars basiques et les technologies datant des années 1990, franchement, on peut se poser la question.

Soudain, le drone se stabilise en l’air, puis se pose automatiquement en douceur. Les 12 minutes que dure la batterie sont écoulées. Mais c’est déjà très impressionnant ! A quand une version XXL avec une selle et un guidon ?

Pour en savoir plus : http://ardrone.parrot.com/parrot-ar-drone/fr/

samedi 26 juin 2010

Essais moto perso : Super Tenere et Bonneville

Bien loin de l’objectivité et du professionnalisme des essayeurs de Motomag, j’aime bien essayer quand j’en ai l’occasion de nouvelles motos, qu’elles m’intéressent pour un potentiel achat ou pas, histoire d’avoir un aperçu de ce qui existe, de comprendre d’autres points de vue sur la pratique de la moto… et parfois d’apprécier d’autant plus la mienne, ce qui est la conclusion habituelle ! Je reviens ce matin d’un essai de la nouvelle Yamaha Super Tenere XTZ 1200, que Motomag a testé ici.

Voici mon avis perso sur la bête, qui vaut ce qu’il vaut :

Première approche

Elle fait plus petite que ma V-Strom, la finesse de la tête de fourche y est pour beaucoup, mais ce n’est pas un mal. Le radiateur a disparu sous un flanc, du coup l’avant, derrière la fourche, semble tout vide, on a l’impression qu’il manque un truc. Idem à l’arrière, ça fait tout creux avec un seul pot d’échappement. Ce n’est pas super joli, mais pas grave. De façon générale, je ne la trouve pas très belle, mais moins moche que la GS quand même. Et (je devance Fred), je sais que si j’aime bien ma Strom, c’est loin d’être un avis partagé. De toute façon, l’esthétique, on s’en fout une fois en selle, et je ne prends donc pas beaucoup ça en compte. Montons donc dessus…

En selle

Bonne hauteur, position très agréable (sachant que j’aime bien les gros trails et que je dépasse le mètre quatre-vingt dix). Selle confortable, du moins le temps d’un essai, faudra voir ce que ça donne après quelques heures et surtout avoir l’avis d’une passagère, au moins aussi important pour moi. Mais impression bizarre d’être penché vers l’avant et d’avoir l’outillage appuyé sur le réservoir, pas des plus agréables. Réservoir qui d’ailleurs est échancré un peu comme sur une RT1200, ça doit bien protéger les jambes, mais les longues quilles comme les miennes sont du coup un peu coincées. Pas bien grave pour autant. Bon point pour la prise accessoire et les équipements d’origine, reste à savoir ce qui fait partie du pack de lancement et ce qui disparaîtra de la grande série. Le choix du mode de cartographie et de freinage est bien suffisant, je doute de l’intérêt des 16 modes et quelques de la Multistrada ou de certaines BMW. Là, 2-3 options génériques, c’est déjà pas mal, et j’apprécie de pouvoir débrayer des assistances.

Contact

Impression en roulant agréable. On ne sent absolument pas le poids de la machine, elle est stable et saine, réagit bien, et sans être un foudre de guerre évidemment (elle n’a d’ailleurs pas cette prétention), j’ai trouvé les reprises plutôt franches, bien suffisantes pour ce genre de machine. Il m’aurait fallut plus de temps, faire du duo et aller sur de plus petites routes pour en savoir plus, mais je sais déjà que de toutes les motos que j’ai pu essayer, c’est celle qui me correspond le mieux, et la plus probable candidate à ce jour au remplacement de ma vieillissante V-Strom. A ceci près que cette dernière me donne toujours satisfaction, que je ne désespère pas de voir Suzuki finir par sortir une version de la DL en 1200 mieux équipée et avec un cardan, et surtout que je n’ai pas un rond pour changer de bécane pour le moment.

Mais…

Aucune moto n’étant idéale, il y a quand même des trucs qui me chiffonnent. Parmi eux, le fait que l’espace de rangement sous la selle est ridicule (j’ai l’habitude de pouvoir y ranger une tonne de trucs), elle ne me convainc guère niveau look, et surtout elle est beaucoup trop chère ! Je ne suis pas sûr du tout que son cardan, son freinage avancé et ses deux-trois gadgets justifient qu’elle soit 50% plus coûteuse que ce que j’avais acheté ma V-Strom ! Elle ne semble même pas si bien finie que ça. On verra quand je serai en mesure de renouveler mon parc roulant (enfin, ma moto, quoi), mais la Super Tenere sera certainement dans les finalistes. En théorie la GS 1200 Adventure aussi, mais décidemment, je ne suis vraiment pas motivé pour une BM.



Un mot aussi sur la Triumph Bonneville, toute dernière version, sur laquelle j’ai fait quelques centaines de kilomètres le mois dernier. Déjà, ce n’est absolument pas une moto que j’achèterais, pas assez polyvalente. Cela dit, le temps d’un week-end, je l’ai trouvée plutôt agréable, très douce, forcément un peu molle mais ça va avec sa philosophie. Une bonne bouille aussi, avec un côté rétro marqué (j’aime bien la clé sur le côté du phare), et malgré sa très faible hauteur j’étais plutôt bien installé pour conduire. En résumé, sympa et plaisante, mais j’ai du mal à être objectif avec une moto dépourvue de tout carénage et surtout du moindre aspect pratique, elle n'offre RIEN pour partir ou s'arrêter ! Mais comment faites-vous donc au quotidien, amis motards en sportive ou classique ?

mercredi 23 juin 2010

Parking moto payant : les motards anglais en colère

Une drôle d’idée

La mairie de Westminster, au centre de l’agglomération de Londres, s’est mis en tête voilà déjà deux ans de faire payer le stationnement des deux-roues motorisés. Inutile de dire que ça n’a pas été du goût des motards et scootards anglais ! Ils n’ont pourtant pas spécialement la fibre militante, et ne connaissaient pas jusqu’alors les manifs à moto, la contestation organisée, et la mobilisation de tous contre un projet absurde. En ce sens, Westminster leur a presque rendu service : tous unis vent debout contre la mairie, scooters et motos, petits et gros cubes, cadres, étudiants, retraités comme employés, ont découvert le pouvoir de la solidarité motarde.

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Londres à moto : du plus et du moins

Londres est un endroit plutôt sympa pour les motos : on y remonte les files à volonté, on y circule légalement dans 80% des voies de bus, et le péage urbain dont elles sont exemptées réduit effectivement la circulation automobile dans la journée. En revanche, outre la météo plutôt humide, elles subissent un contrôle technique annuel, une vignette (20 Euros par an), et il n’est pas question de stationner sur les trottoirs. En contrepartie des emplacements sont ménagés un peu partout, de simples carrés peints sur la chaussée sans point d’accroche ni protection, en nombre autrefois suffisant vu le faible nombre de deux-roues dans la capitale anglaise, mais depuis que le péage urbain a multiplié leur nombre par trois en quelques années, motos et scooters s’y entassent comme des sardines, au grand dam de leurs carénages.

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Un risque de contagion

C’est dans le contexte que Westminster a brusquement décidé de faire payer les deux-roues pour ces stationnements ultra-basiques, et de façon particulièrement discriminatoire. Pour régler, pas d’autre choix que disposer d’une carte de crédit et d’un téléphone portable. On envoie un SMS à la société privée qui gère ce marché, sous peine de retrouver collé sur sa bécane un petit mot soigneusement emballé sous plastique, avec le même PV que les voitures : 60 livres (72 Euros) pour un règlement sous deux semaines, 120 livres au-delà. Sympa, non ? Il ne fait aucun doute qu’il devait s’agir d’une ville-pilote, mais – outre que les coûts de fonctionnement très élevés font que ce n’est absolument pas rentable – la réaction farouche et de plus en plus massive des motards et scootards a fait réfléchir les autres municipalités. Les autres projets sont gelés pour le moment, et tous les yeux sont tournés vers le bras de fer à Westminster. De son issue dépendra peut-être la contamination de cette pratique au reste de Londres, de l’Angleterre… de l’Europe ? Procès sous haute tension demain, à suivre.

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Vers une Fédération Anglaise des Motards en Colère ?

Tout a commencé avec une poignée de motards exprimant poliment leur désaccord en réunion de quartier. Deux ans de mépris plus tard ils sont plusieurs milliers à se mobiliser, notamment grâce au charismatique et très impliqué Warren Janogly, et avec le support de diverses associations, pour des actions très régulières : blocage-éclair du centre-ville à l’heure de pointe, siège de la mairie empêchant les employés d’y entrer, démonstration de force tout autour des 150 kilomètres du « périph’ », procès devant les plus hautes autorités… Au-delà de ce problème particulier, il s’agit – exactement comme en France – de faire prendre conscience aux pouvoirs publics que les motards (et les scootards, dans le cas de Londres) ne se laissent pas manipuler et racketter comme les automobilistes. Que les Anglais traditionnellement si flegmatiques – ce n’est pas qu’un cliché ! – en soient à descendre en masse dans la rue, à grand renforts de klaxons et de rupteurs, en est le meilleur exemple. Et ils parlent déjà de pérenniser le mouvement pour s’attaquer aux autres problèmes et être prêts à réagir au quart de tour si une nouvelle ville a la mauvaise idée de se frotter à eux. Ils ont pour cela l’amitié et le soutien de la FFMC, qui était d'ailleurs représentée à leur action du 19 juin.

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Pour plus d’informations :

Site officiel du mouvement : http://www.notobikeparkingtax.com

Blog franco-anglais : http://www.ukfrancebikers.com

Transcript du discours FFMC sur place : http://forum.notobikeparkingtax.com/discuss/frederic-jeorge-ffmc-19th-june-2010-speech-transcript/

Article de Motomag : http://www.motomag.com/Parking-motos-payant-a-Londres-la.html

dimanche 20 juin 2010

(Petite) discrimination aérienne

Devant faire un passage à Londres et y emprunter une moto, j’ai découvert une nouvelle discrimination, certes mineure et peu courante, envers les motards. En effet, la compagnie low-cost Easy Jet limite très fortement tous les coûts, cela va des escaliers non mécaniques dans une aérogare en tôle, qui est à peine plus qu’un hangar, au fait que toutes les boissons et restaurations à bord soient payantes en supplément, ou encore que les passagers n’aient pas de place attribuée. Mais bon, tout cela passe encore, on demande à payer moins cher, il faut bien le justifier, ne serait-ce qu’en apparence. Là où je tique plus, outre que ce sont les hôtesses qui se tapent le ménage, qu’il y ait eu des retards d’une heure sur un vol d’1H40 à l’aller comme au retour, et que l’amabilité aussi soit en option (du moins côté France), c’est au niveau des bagages : chaque valise en soute est payante, et on ne peut emporter qu’un seul sac en cabine, ceci incluant même les sacs à main, sacoche d’ordinateur portable… et les housses de casque ! J’ai eu beau leur expliquer qu’un casque, tout comme le blouson, est un élément de sécurité indispensable, que j’en avais besoin et n’allais certainement pas le mettre en soute vu comment les bagages sont traités (et que je n’allais pas non plus mettre mon ordinateur en soute, non mais oh !), rien à faire.

J’ai donc dû le laisser avec ma moto et me faire le week-end avec un casque de prêt deux tailles trop petit où je pouvais à peine glisser mes lunettes (merci à Louis pour m’en avoir passé un autre). C’est d’autant plus rageant que certains passagers ont embarqué avec des sacs plus volumineux que les miens réunis, et que l’avion n’était même pas plein…

Lors d’un précédent voyage vers le Danemark (pour récupérer ma bécane en panne là-bas), j’avais une « vraie » compagnie aérienne et j’ai pu embarquer avec deux casques sans que ça pose de problème… La réduction des coûts à tout prix justifie-t-elle de priver les motards de leur principal équipement de sécurité, surtout que ce ne doit pas être une situation si courante ?

Je fais un courrier à Easy Jet pour ce petit problème et je vous tiendrai au courant si j’obtiens une réponse.

EDIT : la réponse (enfin, si on peut appeler ça une réponse) d'Easy-Jet :

Cher Monsieur , Merci de nous avoir contactés. Nous sommes désolés d’apprendre que nos conditions générales de vente ne vous conviennent pas. easyJet est une compagnie à petits prix, ce qui entraîne certaines restrictions, notamment celles d’opérer uniquement des vols directs et d’être non-remboursable. Avant de finaliser une réservation, il vous est demandé de cocher la case confirmant que vous avez lu, compris et accepté nos conditions de transport. Nos procédures s’appliquent à tous les passagers sans exception. Nous ne pouvons donc pas répondre favorablement à votre demande. Nous vous remercions de nous avoir tenus informés et espérons que ces renseignements vous seront utiles. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à nous contacter via le lien 'Aide' sur notre site internet www.easyjet.com. Sincères Salutations,

jeudi 10 juin 2010

LA solution pour le parking

Mais voilà LA solution pour se garer en ville ! Elle nous vient de Pékin, et si la démonstration est faite avec une voiture, elle est parfaitement applicable pour les motos. Je vous laisse juge :

http://www.youtube.com/watch?v=LvLu9Nfd_SU

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