Le Frédéblog

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jeudi 10 mai 2012

Les pannes opportunes

Quand un truc lâche sur sa bécane, c’est rarement très agréable, même si c’est un truc mineur. En plus, roulant en japonaise, on n’a pas l’habitude des pannes ;-) ! Soudain la fidèle monture renâcle, s’arrête, vous laisse désemparé et, pire !, piéton. L’autre jour, en région parisienne, je ralentis à l’approche d’un feu, cherche le point mort… le pied tâtonne, fouille à la recherche de la pédale qu’il connaît pourtant par cœur… Mais que se passe-t-il, mais qu’est ce qu’il se passe ? Incrédule je m’arrête débrayé et me penche… plus de sélecteur :-((

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En fait si, il pendouillait sous la moto sur sa tige, et au cas où j’en ai toujours un de secours avec le bordel sous la selle depuis que j’en ai tordu un (sans tomber, juste en franchissant un passage délicat dans la caillasse), mais le résultat était là… a marche pu la moto ! Vraiment mineur et bénin, surtout en ville : trois kilomètres en première jusqu’à un garage qui me la prend presque sur le champ, y’a franchement plus grave. Ca fait quand même deux heures de perdues, mais après coup, quel coup de bol !

Si je n’avais pas fait cette petite course à ce moment, je partais directement pour une balade de plus de 1500 kilomètres, autoroute puis montagne. Le sélecteur aurait sans doute lâché tout pareil, il était simplement desserré après 65.000 kilomètres de vibrations, de pistes diverses etc., sauf que j’aurais vraiment eu l’air fin sur la bande d’arrêt d’urgence de la A4 ou sur un col perdu dans les Vosges sans les outils pour le remettre en place. « A quelque chose malheur est bon » dit le proverbe, c’est parfois valable pour les pannes. Cette réflexion du jour était sponsorisée par Philosophie Magazine.

mardi 8 mai 2012

La cour de la bourse

J’ai récemment ajouté une carte qui manquait à ma collection d’expériences motardes. Non, ce n’est pas un voyage inédit, l’essai d’une nouvelle machine ou la découverte d’une discipline sportive, mais simplement la visite d’une bourse de motos anciennes. Personnellement, je n’y pine rien en mécanique, surtout ancestrale, ne connais pas le nom de la moitié des marques représentées sans même parler des modèles, et n’ai qu’une connaissance très superficielle bien que bienveillante des motos de collection. J’ai certes eu l’occasion de rouler sur une Jawa de 1968, une Enfield des années 50 ou quelques « young-timers », même eu une CBX 550 du début des années 1980 pendant quelques mois, mais ça reste un milieu que je connais fort peu. Raison de plus pour le découvrir car il est attachant !

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Il y a quelque chose de serein et d’atemporel à voir ces passionnés chiner dans les allées, à la recherche de la pièce improbable, du bout de ressort qui va bien, marchander à un euro près le trésor insignifiant qui est peut-être tout ce qui manque pour redonner vie à une ancêtre émouvante… Il y a des motos bien sûr, entre celles des visiteurs et celles des exposants, un mini salon où le plus ordinaire côtoie le plus le rare, des machines restaurées à la perfection plus rutilantes que neuves, d’autres qui sont des tas de rouille désossés dont on se demande vraiment ce qu’on peut en faire même avec la meilleure volonté du monde, des cyclos, des solex, des sides, des ex-sportives, des pliantes, des trucs bizarres... Mais avant tout bien sûr, il y a les amateurs. Entre les exposants qui connaissent par cœur la moindre référence pour la moindre pièce de chaque modèle de machines dont la production a cessé voilà 50 ans, les chineurs aux prouesses mécaniques méconnues capable de ressusciter des légendes… Respect, les gars.

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Mais tout en admirant leur passion qui fait plaisir à voir, leur retour à l’essence même de la moto, leur appréciation du simple fait de rouler, pas vite, pas loin, mais en bonne compagnie tant mécanique qu’amicale, j’avoue qu’une chose me chiffonne : quand la conversation commence à dériver de la machine elle-même vers l’utilisation qu’on en fait, et donc vers sa défense et ce qu’on fait pour préserver la passion et la liberté, il m’a semblé ressentir chez certains pas mal de défiance et de méconnaissance du monde associatif. Je ne dis pas que TOUS les motards devraient adhérer à la FFMC évidemment (encore que, pourquoi pas ?) mais que des gens aussi passionnés que les collectionneurs, qui attachent tant d’importance à préserver une certaine idée de la moto, ne soient pas plus massivement mobilisés me surprend toujours (indépendamment du fait que les anciennes n’aiment pas forcément rouler au pas dans les manifs, mais il n’y a pas que ça !).

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En fait j’ai l’impression que, comme beaucoup d’autres - c’est loin d’être exclusif aux amateurs d’anciennes ou au seul domaine de la moto - les gens s’attachent plus à trouver les différences que les convergences. Certains par exemple s’appuient sur le dossier emblématique du bridage à 100 ch. pour imaginer que la FFMC ne s’intéresse pas à eux qui dépassent rarement les 50 ch. Pas les mêmes problématiques entre les anciennes et les modernes, pas les mêmes intérêts... Vraiment ? Il ne faut pourtant pas creuser bien loin pour voir que nous sommes bien plus proches que cela. Outre les dossiers concernant particulièrement les anciennes et sur lesquels la Fédé est en pointe, comme le contrôle technique ou les Zapa, tout le reste nous concerne de la même façon, bien qu’à des degrés divers : infrastructures dangereuses, verbalisations abusives, etc. Voir et défendre plus large n’empêche pas de s’occuper AUSSI des thématiques spécifiques, au contraire.

Cela se rapproche de ce qu’on entend par exemple auprès des amateurs de customs et choppers, de trikes, de petites cylindrées, de sportives etc. Pourtant, indépendamment des associations spécialisées et sans s’y substituer, la FFMC rassemble statutairement tous « les usagers des deux et trois-roues motorisés (du cyclo au gros cube) », justement pour réunir, aller au-delà des thématiques spécifiques pour prendre en compte la moto dans toute sa diversité – ce qui n’est pas peu dire (la Fédé défend autant le sauvetage du circuit Carole que la loi Vauzelle contre les câbles tendus dans les chemins, la circulation interfiles, la liberté de modifier sa bécane, d’accéder aux villes avec des motos un peu âgées, etc etc.). Je ne sais pas vous, mais quand je croise une bécane sur la route, je ne me pose pas la question de son âge, sa marque ou son style, je lève la main. Et qu'importe que l’autre réponde ou pas. Et ben pour la défense de la moto, c’est pareil…



En conclusion, une petite blague à laquelle ce genre de situations me fait penser, je vous laisse y méditer. Bonne soirée et à bientôt, quelle que soit votre monture !

L’autre jour, je me baladais. En passant sur un pont, je vois un gars sur le parapet, prêt à se lancer dans le vide. Immédiatement, je me précipite auprès de lui, et je lui crie d’arrêter, de ne pas sauter. « Et pourquoi ne devrais-je pas sauter ? me dit-il alors. - Parce qu’il y a bien trop de formidables choses à vivre, et tellement de gens intéressants avec qui vous avez des choses en commun à rencontrer ! - Comme qui par exemple ? - Eh bien, heu ... vous êtes croyant ou athée ? - Croyant. - Moi aussi ! Vous êtes chrétien ou juif ? - Chrétien. - Moi aussi ! Vous êtes catholique ou protestant ? - Protestant - Moi aussi ! Vous êtes Épiscopalien ou Baptiste ? - Baptiste. - Waow ! Moi aussi ! Vous êtes Baptiste Église de Dieu ou Baptiste Église du Seigneur ? - Baptiste Église de Dieu. - Moi aussi ! Vous êtes Baptiste Église de Dieu Originelle, ou bien Baptiste Église de Dieu Réformée ? - Baptiste Église de Dieu Réformée. - Moi aussi ! Vous êtes Baptiste Église de Dieu Réformée, réforme de 1879, ou Baptiste Église de Dieu Réformée, réforme de 1915 ? - Baptiste Église de Dieu Réformée, réforme de 1915 ! » Alors c’est là que je lui ai dit : « Crève, espèce d’ordure hérétique ! » et je l’ai poussé dans le vide.

vendredi 20 avril 2012

Cinq ans !

Il y a un petit peu moins de cinq ans pile, au soir du second tour de l’élection présidentielle j’envoyais un mail à mes amis et famille hors des frontières, notamment aux Etats-Unis. Un mail super content, enthousiaste. Génial ! disais-je en substance, nous aussi nous allons faire comme les Ricains, nous aussi venons de nous offrir un mini-Bush pour reprendre notre place dans le concert des nations aux côtés de grands hommes et de démocrates convaincu comme Berlusconi, Poutine ou Haider. Et on savait à quoi s’attendre, pas de mauvaise surprise à prévoir, tout était annoncé clairement ou déjà mis en application en tant que ministre de l’intérieur : on ne risquait pas de s’encombrer d’une politique sociale et respectueuse des gens, de gaspiller de l’argent envers ceux qui en ont besoin ou de défendre les acquis d’une autre époque. La morale était sauve, pas d’excuse pour ne pas envoyer des enfants ou des bébés en prison parce que leurs parents n’ont pas de papiers. Plus de perte de temps à contester l’action de la police ou les verbalisations, ils auront forcément raison, bien plus simple ainsi. Les finances iraient bien mieux en taillant à coupes sombres dans des services comme l’Education Nationale ou la santé qui ne servent qu’au bas peuple de toute façon, alors qu’il y a des services privés si compétents. Nos riches et puissants seraient bien protégés, pas d’inquiétude, et on n’aurait plus trop à craindre les médias. Etc. etc. Bref, super heureux, bien que peut-être avec une pointe d’ironie.

Je vivais aux Etats-Unis lorsque « W » a été élu. Le choc, la claque. On a beau s’attendre à tout d’un pays comme ça, il n’y avait tellement pas photo entre un mec comme Al Gore et le parvenu ancien alcoolique dont le principal fait d’armes était d’être le fils d’un autre président… et qui fut d’ailleurs le premier surpris d’être élu, on a plus d’une citation en ce sens (« It's amazing I won. I was running against peace, prosperity and incumbency. » - Quelques autres citations de ce grand penseur ici). D’ailleurs, il a été prouvé depuis que c’est bien Gore qui a été élu, et je ne comprends toujours pas que les malversations dévoilées en Floride n’aient pas fait annuler l’élection. Enfin, si, c’était trop tard, Bush était en poste. Toujours est-il qu’il est indéniable que ça se soit joué à peu de choses. Mais la vraie claque, l’anéantissement, a été la deuxième fois. Certes John Kerry était moins puissant et charismatique que Gore, mais il y avait eu 4 ans pour voir les ravages de la présidence de Bush, tant à l’intérieur des frontières que dans le reste du monde ! Et pourtant, il est repassé. Il y eut à l’époque un vaste mouvement de consternation nommé « Sorry everybody », où la moitié raisonnable des USA s’excusait auprès du monde pour l’autre moitié qui avait été capable de laisser pour quatre ans de plus les rênes du pays et d’une partie du monde dans les mains de cet homme et surtout de toutes les puissances qui se cachaient derrière : http://sorryeverybody.com/gallery/1/

Nous avons donc eu notre mini-Bush, certes dont les dégâts se sont surtout limités à notre propre pays. Il nous manque un Obama pour pouvoir enfin voter POUR quelqu’un au lieu de CONTRE quelqu’un d’autre, mais à défaut, par pitié, ne rempilons pas avec ce gouvernement brutal, égoïste, raciste et suprêmement incompétent. Je ne veux pas avoir à participer à un mouvement nommé « Pardon tout le monde ! » le 7 mai. Le choix n’est pas forcément enthousiasmant, je suis bien d’accord, mais nous avons une responsabilité envers notre société et notre pays, ne les laissons pas se faire à nouveau insulter et endommager plus que nécessaire pour les 5 ans à venir. Alors pour qui vous voulez, mais VOTEZ !

mercredi 4 avril 2012

Me suis-je fait une vacherie ?

Je me suis fait un truc pas très sympa hier : suis allé essayer ma prochaine moto. Ce n’est pas gentil quand on n’a pas le financement ni même, en toute objectivité, le besoin de changer. Mais c’est bien aussi d’avoir une sorte « d’objectif » ou de rêve mécanique, de garder le futur ouvert. Sachant que d’ici à ce que je change vraiment, si ça se trouve, un autre modèle aura emporté mon cœur de motard. Mais d’ici là, mon choix est fait sans l’ombre d’un doute : la Triumph Tiger Explorer 1200.

2012_Tiger_Explorer_12.jpg Photo Triumph

Je savais déjà que j’aimais bien la Tiger. J’ai eu l’occasion d’essayer toutes les versions et générations sorties depuis 1993 (900, 1050, 800…) et toutes étaient sympa, mais il leur manquait un petit quelque chose, outre un cardan qui est une condition sine qua non pour ma future brêle. Avec la 1200 c’est résolu, tout ce que j’attends d’une moto est réuni : 3 cylindres, 1200cc, plus de chaîne, pas trop basse, un peu d’électronique sans excès et débrayable, une gueule plutôt sympa. Je l’avais vue au salon, étais monté dessus mais difficile de juger d’une moto fixée sur support d’exposition. Cette fois, j’ai fait quelques dizaines de kilomètres avec… la banane ! Vraiment bluffé par la souplesse du moteur. Sur voie rapide congestionnée, on monte d’une traite en 6e et on laisse ronronner à 2000 tr/min. Une ouverture ? Suffit d’envoyer du gaz et ça part de façon tout à fait décente. L’humeur est joueuse ? Pas de problème, on reste dans les premiers rapports et hop, c’est une moto différente, qui bondit avec une belle poussée réjouissante. Si le guidon est vraiment très large et ne va pas m’aider à baisser les coudes que j’ai déjà tendance à garder un peu haut, elle est étonnamment fine et très bien équilibrée, et penche avec un naturel déconcertant, même à basse vitesse, on se croirait sur sa petite soeur en 800 – la patate en plus. Bref, elle s’annonce tout aussi polyvalente et agréable que la V-Strom, en nettement plus moderne et encore plus pêchue. Et le 3 est vraiment un compromis idéal entre… le 2 et le 4 cyclindres.

MAIS… car évidemment il y a un mais, quelques petits détails un peu dommage. Pourquoi avoir fait l’économie des warnings ? Je m’en sers souvent, notamment en interfiles ou pour prévenir ceux qui me suivent d’un ralentissement ou d’un radar. Si la belle a un sabot moteur (plastique, métal en option) l’amortisseur arrière est curieusement exposé, une petite feuille de plastique pour dévier les projections n’aurait pas été de trop. OK, elle est essentiellement routière, mais si parfaite pour le voyage que dommage de ne pas le prévoir. Idem pour les équipements optionnels, c’est une moto d’exploration comme son nom l’indique, pourquoi ne proposer qu’un top-case miniature digne d’une 125 ? Et enfin le prix, pas forcément injustifié au regard des équipements et de la motorisation, mais dès qu’on lui met quelques options indispensables (bulle haute, pare-mains, protections moteur et support de bagagerie), mais qui fait quand même assez mal (pas loin de 17.000 Euros).

tiger1200-20-a7311.jpg Photo Motomag

Le coup de grâce, c’est la reprise proposée pour ma bécane… je n’en attendais pas une fortune, elle est en bon état d’ensemble mais pas toute jeune, elle a servi quoi. Mais de là à m’en donner le prix d’un lot d’accessoires, ça fait quand même un peu ch… Enfin, c’est notre sort commun ! Toujours est-il que ce dernier détail achève de me convaincre : puisque ma V-Strom ne vaut plus rien et roule impeccablement, qu’elle peut encore donner autant que ce qu’elle a déjà vécu, elle et moi feront encore un bout de chemin ensemble. Et quand j’aurai assez de sous pour m’offrir l’Explorer de mes rêves, la Strom lui tiendra peut-être encore compagnie dans le garage, à disposition pour les copains. On verra !

mercredi 28 mars 2012

Le temps des mégots et grosse frayeur

Ah le printemps ! Le beau temps, la température juste bien, le temps idéal pour rouler à moto, on apprécie l’équipement de protection sans être engoncé dans trop de couches ni étouffer… Pour les automobilistes, ça correspond aussi au moment où ils roulent vitres ouvertes. Plus besoin de chauffage, pas encore de clim, ils peuvent en profiter pour respirer à pleins poumons le bon air du périph. Cela signifie aussi qu’il est revenu, le temps des mégots ! Que les gens fument au volant, ça les regarde, mais je ne sais pas vous, en tous cas moi ça m’énerve de me prendre cendres et mégots sur la gueule en passant à côté. C’est vraiment trop difficile de mettre les déchets dans le cendrier, ou de jeter un petit coup d’œil à côté voir si un deux-roues ne va pas recevoir une clope encore chaude sur le bide ou dans le casque ? Je rêve du jour où j’arriverai à rattraper la cigarette au vol et à leur balancer dans la caisse, juste pour voir leur réaction. En plus c’est crade les mégots partout, et selon le type de clope, ça met 1 à 12 ans à se dégrader. Pas les clopes naturelles avec juste « tabac » et papier, mais les filtres, sans compter les goudrons et toutes les cochoncetés qu’il y a dedans. Tiens, du coup je lance un petit concours à ceux qui savent tenir un crayon ou une souris : proposez-donc un petit dessin sur le thème « Mon casque, c’est pas ton cendrier », à ajouter aux autocollants sur la bécane !

Et pendant que j’y suis, rien à voir, mais permettez-moi de vous relater un bon exemple de presque-accident, pas plus tard que ce matin. Grand beau temps, je roule avec ma petite 125 et je sors d’une rue secondaire pour rejoindre une grande avenue. J’ai priorité, mais je m’arrête, les gens ne la cédant pas volontiers, surtout face à un petit véhicule pas impressionnant. Un bus arrive et lui freine pour me laisser passer. Merci m’sieur ! Je bondis en avant dans un déferlement de puissance brute (traduire : je tourne la poignée, j’attends plusieurs seconde qu’un filet de gaz daigne arriver au vieux carbu et je démarre en poussant avec les pieds pour aider mes 8 chevaux à quitter la position statique) et m’apprête à tourner à gauche. Je ne l’ai pas entendu, pas senti venir, ne pouvait pas le voir avec le bus… mais je l’ai bien remarqué après. Un camion lancé à fond de train doublait le bus, complètement à contresens. M’attendant comme toujours à un possible scooter tentant un dépassement hasardeux, j’étais prêt et ai freiné sec, mais il a dû passer à quelques centimètres de mon pneu, tandis que le bus le klaxonnait comme un malade. Sans ralentir, il a grillé la priorité suivante à la même allure, fou furieux.

Si j’avais eu la grosse moto, je l’aurais rattrapé pour le pourrir, là aucune chance avec la 125. Mais si j’avais eu la grosse moto, j’aurais démarré un peu moins comme une limace anémique et je le prenais de plein fouet. Mais peut-être que les voitures m’aurais plus respecté et m’aurais accordé ma priorité, me permettant de tourner avec plus de visibilité ? Allez savoir, la différence entre un accident et un presque-accident tient à tellement de détails, à une telle accumulation de fractions de secondes et de choix miniatures… Ce qui est certain, c’est que s’il m’avait fauché, il était à 100% en tort, mais j’étais à 100% mort, une unité de plus à charge dans les statistiques de ces dangereux motards qui, chacun sait, roulent trop vite et prennent des risques pour le plaisir. Si j’avais eu une plaque format A4, un brassard, une boîte noire sous la selle et un éthylotest dans la poche, ça aurait fait une sacrée différence, bien sûr. Mais bon, un presque-accident de plus, à ajouter à la liste franchement pas si longue de ceux que j’ai vécu, mais auquel je penserai systématiquement dans cette circonstance, encore plus que je ne le faisais déjà. Non seulement il peut y avoir un scoot’ ou un cycliste impatient, mais aussi un poids-lourds frappadingue. Noté. En attendant, pour paraphraser Methos, “Live, grow wiser, ride another day”.

lundi 27 février 2012

Play-moto-bil, en avant la route !

En tant que motards, nous sommes souvent tentés d’offrir aux enfants de nos familles ou copains des jouets en rapport avec la moto, ne serait-ce que pour le clin d’œil. Si les marques proposent des produits dérivés spécifiques hors de prix, l’offre dans les jouets classique n’est pas si vaste, à part les modèles réduits bien fichus mais pas adapté aux très jeunes. La plupart du temps, s’il y a une bécane c’est de police, et bof quoi. Mais récemment, l’incontournable Playmobil a sorti toute une série de motos civiles, à 9-10 Euros chacune. J’en ai offert une ou deux… et m’en suis offert une, j’avoue ;-) Petit tour d’horizon :

  • Le trail routier

Ce bicylindre vertical fait furieusement penser à une TDM à laquelle on aurait greffé une tête de fourche de Diversion. Dommage que le motard fasse une drôle de tête un peu agressive, et surtout que les proportions de la brêle soit un peu sous-dimensionnées, surtout sur l’arrière. Selle monoplace et sans bagages, ça colle peu avec le style de la moto, qui du coup ressemble plus à une 125.

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  • La grosse routière

Là, pas d’hésitation, le gros V-Twin à large pare-brise et garde-boue enveloppant est clairement inspiré d’une Electra Glide. Y’a même la radio et des rétros bas montés sur les pare-carter. Le motard avec son casque bol a une bonne bouille, mais là aussi, l’échelle de la moto est curieuse du fait qu’elle soit mono-place.

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  • Le chopper

Pour le chop’, on se serait attendu à une copie de Harley mais surprise, non ! D’ailleurs… qu’est-ce que ça peut bien être ? Un twin parallèle, une fourche à parallélogramme, deux gros phares comme une Triumph, un guidon « ape-hanger » et des pots à ailettes… Sans oublier bien sûr la déco flamboyante et le gilet de cuir bras nus, un vrai bad boy.

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  • L’enduro

Les styles des véhicules étant plus proches, difficile d’identifier une inspiration précise à ce gros mono, peut-être simplement une bonne vieille DR 600, avec un orange KTM ? Bizarrement, c’est encore elle qui a la selle la plus longue et réaliste. Le conducteur a des bottes, un gilet de stunt (?) et un casque à visière avec lunettes.

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  • La sportive

Elle aussi semble avoir un twin parallèle, comme un vrai constructeur Playmobil rentabilise son moteur ;-) Je ne l’ai pas eu en main, mais pour l’inspiration je suis tenté de proposer une Sprint ST pour la forme de la bulle et le carénage enveloppant, avec un beau jaune pétant de Ducati ST3.

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  • Le roadster

Là, plutôt facile à reconnaître, c’est basé sur le flat twin d’une BMW R1200C, en très dépouillé notamment vers l’arrière. A noter que le conducteur est le seul a être livré avec des gants, je regrette que ce ne soit pas le cas pour tous, symboliquement, ou au moins qu’ils aient les mains noires pour le simuler.

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Il existe aussi une boîte petite à 4 Euros avec un gamin sur un genre de PW50.

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Des jouets sympas et plutôt bien faits, mais pas donnés pour une grosse boîte en carton et trois bouts de plastique. Mais comme on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, c’est un compromis correct.

Pendant qu’on est dans les jouets, je signale aussi cet atelier de mécanique moto, où Manny customise sa bécane en changeant la fourche, ajoute un side-car etc. Un bouton sur le réservoir fait un bruit de gros V-Twin bien reconnaissable, qui démarre, roule un peu… et se crash ! Bonne excuse pour la réparer et la modifier, mais j’avoue que ça me titille. Sur une petite voiture en jouet, on ne mettrait pas un bruit d’accident, alors pourquoi sur la moto ? Décidément, on inculque dès le plus jeune âge l’image de la moto dangereuse et illégale… mais je suis sans doute parano.

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Mais ce qui me débecte particulièrement, ce sont les jouets de policiers avec un radar, chez Playmobil aussi par exemple ! Jouer aux gendarmes et aux voleurs s’est toujours fait, et bien que je sois totalement opposé à offrir des simulations d’armes aux gamins, c’est dans les mœurs. Mais offrir un racketteur des routes en ce moment, c’est du masochisme !

lundi 20 février 2012

Une nouvelle génération de spam surréaliste

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Plus fort que les traductions automatiques, mieux que les modes d'emploi chinois... les spams de blogs ! Après les mails, les téléphones et bien sûr les boîtes aux lettres, les messages indésirables se multiplient sur tous les supports, et les blogs n’y échappent pas. C’est une course entre les techniques pour limiter les spams (parfois de plus en plus contraignantes pour les humains qui veulent vraiment écrire un message : triple validation, capcha illisibles…) et les escrocs avides de vendre leurs contrefaçons de viagra ou antidépresseurs, chaussures de sports, super deal financiers avec les veuves de présidents africains, et bien entendu diverses façons créatives de vous agrandir le zguègue.

Concernant les blogs de Motomag, les algorithmes anti-spams sont régulièrement mis à jour par la plateforme pour détecter les mots-clés révélateurs et soumettre à validation les messages suspects. Il y a aussi la possibilité de bloquer carrément les commentaires, mais un peu dommage, ou encore de les soumettre tous à validation, ce qui se défend dans certains cas mais nuit fortement à la réactivité des discussions. En fait une solution simple mais qui n’est toujours pas proposée serait simplement de virer la possibilité d’insérer un lien actif dans les messages, qui rendrait inutile les spams, mais bon…

Pour passer les filtres, les messages publicitaires se déguisent en vrais messages : certains citent des extraits du billet de blog, d’autres font des commentaires bateau du style « C’est bien vrai, j’adore ce que vous écrivez ! », dupliquent un commentaire existant, ou encore génèrent des phrases aléatoire. Du coup, on se retrouve régulièrement avec des dizaines de messages bidons à supprimer. Le dernier lot était tout de même particulier, je vous livre ci-dessous la plus récente série, d’une étonnante poésie surréaliste qu’André Breton ne renierait pas. Un nouveau défi pour les moteurs anti-spam !

  • Eu envie parce que alimentaire végétalien sans problème manger les acheter animaux est naturellement mais je n'aurais enfants de ansmanger au contraire l'ensemble des textes ne chasse pas en manger des cailloux si réaction le livre de mais je ne me et devais le regarder promenez votre chien dans manger sous le regard pas besoin d'humour.
  • Blanc par contre ne noir et le faire arrogant par l'interlocuteur dégoulinant tout.
  • Merci de ne d'un vieux dans le je me dis qu'on pas pour voir cette page.
  • Contribuer au débat démocratique.
  • Et dans laquelle l'estomac se fait raison quid de ce propos et c'est serpents sur boa constrictor qu'un être humain adulte c'est mignon mais c'est de les en priver.
  • Entre être sensible au sort bien certains hommes en que c'est une personne est surdoué ultrasensible fou terme animaux nous donne dans ce cas de très futée.
  • Se doutent ils que de mon païs cliquez des contrôles vétérinaires etc privilégier un peu les la quantité pilules et la recherche de ses le crane et détruis germées etc.
  • Temps de respecter l'animal être question des modalités vis tes rêves!
  • Sans aucun doute cerise on at : le les surfaces agricoles et distance des cochons animal.
  • Les experts recommande jardinnt que etre il pese combien je suis de jardinpvenue végétarienne les animaux ne sont et gagner de jardin l'argent tuer un chien de jardin fumer dans les restaurants suis contre la chasse quoi quoi jamais eu d'une en gros ellebesoin sur le criminel j'ai gouvernement sur les règles de jardin comprendre le corps relaient de jardinrrière les barreaux industriel.
  • Un magazine ce week tuerez de renards et en protéines végétales et ecarter le chien l'isoler n'a pas besoin de plus d'avoir des carences.
  • Considère en aucun cas html le gouvernement chilien de tous bords mènent savoir plus cuisine animaux souffrent même obèses.
  • Pas quoique meme caest régime omnivore s'il est devrait être conscient des vieillesse.
  • Jardin dans le quartier de tuer alors je de la sécrétion de est meubles donc dure pcq de chiens les trois collectionneur de cactées miniatures.
  • Il n'y n'as pas vu le minutes un aliment ou le transport de votre régime carnivore qui me tes pommes et en votre chien aime est l’école vétérinaire de ainsi pas besoin d'humour.
  • Viandes et poissons plus questions financières même voiture si la taille de la des maladies comme le cas.
  • Sondages et nos débats je vais me faire bien d'un vol car dans la manger merveille du terrain d'un ac de un film sur la manger les propos diffamatoires hors automatiquement quasiment toute sa vétérinaire pourra mettre en dans l’assiette mais un médiathèque de blog de donc pas les habitants sort un bon steak de grands confrères de mal surtout!

jeudi 16 février 2012

Moto et arts martiaux, même combat ?

Loin d’être un expert en conduite moto ou en karaté, juste un humble pratiquant enthousiaste des deux, plus j’avance dans leur connaissance, plus je leur trouve de points communs. Bon, pas des grandes révélations non plus hein, juste des convergences intéressantes. Quelques exemples en vrac :

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  • Les deux commencent par un rituel : le salut au maître ou l'enfilage du casque et de l'équipement met en condition, prépare mentalement à se concentrer sur ce qu'on va faire car on est responsable de ses actions et du risque qu'on fait courir à soi-même comme aux autres si on met un coup non maîtrisé (et vu que je fais le double du poids moyen de mes partenaires, j'ai intérêt à faire particulièrement gaffe à ça...)
  • L’importance du regard : qu’on ai les yeux rivés sur son pneu avant ou ses pieds, regarder trop près et trop bas n’est pas bon. Il faut voir haut et large, sans fixer ce qu’on veut éviter, pour optimiser son champ de vision et mieux réagir – que ce soit pour esquiver un obstacle ou parer un coup.
  • Garder les bras souples et détendus, en ne les verrouillant qu’en fin d’action : pour prendre un virage comme pour frapper ou parer, les muscles crispés ne sont pas assez réactifs. Prêt à l’action mais détendu, on a une meilleure réactivité et trajectoire. Sans hésiter à verrouiller en fin de mouvement pour maintenir fermement le guidon sur un freinage ou arrêter un coup puissant. Et baisser les coudes !
  • Garder un centre de gravité aussi neutre que possible : quelle que soit la position de combat ou la moto, en conservant le poids centré on est beaucoup plus réactif. Déhancher pour prendre une courbe comme un pilote n’est efficace que si on connait exactement le virage et celui qui le suit, tout comme prendre le risque de se déstabiliser ou de sauter n’est valable que si on est certain de pouvoir placer l’attaque. Mais quand on n’est pas sur circuit ou en chorégraphie, il faut pouvoir anticiper et réagir vite à l’imprévu… donc centrer les masses et répartir le poids.
  • Porter le poids sur l’avant des pieds : faites le test sur béquille centrale de vous lever sur les repose-pied. Si vous les placez sous les talons, vous serez très peu stable. Mais sous la plante des pieds, l’équilibre revient. Même chose en position de combat.
  • Prévoir une trajectoire trop tôt sans visibilité ne permet pas d’intervenir en cas de surprise, il vaut mieux attendre de voir la sortie du virage pour s’engager, quitte à le faire plus fort à ce moment-là. De la même façon, parer trop tôt un coup téléphoné est la meilleure façon de s’en prendre un autre à découvert, venant d’un autre angle. Là aussi, se tenir prêt et partir plus tard mais plus vite est plus efficace.
  • En cas de glissade ou de perte d’adhérence, il ne faut surtout pas se crisper et bloquer le guidon, mais laisser la moto tranquille pour qu’elle se rétablisse, voire dans certains cas amplifier la dérive en contrebraquant. Un peu comme lorsqu’un adversaire plus puissant physiquement tente un balayage ou un coup circulaire, le parer est délicat et vous risquez non seulement de vous faire mal mais aussi de prendre le pain - alors qu’en accompagnant le mouvement, en reculant pour mieux revenir par exemple, ça passe bien mieux.

Formation 125 avec l'AFDM, ici a Bordeaux.

Avez-vous noté d’autres points de convergence ? Ca ne se limite pas au karaté d’ailleurs, la plupart des arts martiaux partagent ces principes de base. Je précise que mes comparaisons peu éclairées se font avec les méthodes conseillées par l’AFDM, pas ce qu’on fait sur circuit ou en conduite un peu kéké, et connaître la théorie ne veut pas dire tout appliquer à la lettre… en selle comme sur les tatamis !

En conclusion, et au risque de faire de la psycho de magazine, je suis tenté d’extrapoler ces principes plus largement. Ne dit-on pas d’ailleurs que les arts martiaux, notamment le karaté, sont bien plus qu’un sport de combat, mais un état d’esprit, une approche de la vie ? De même, la moto telle que les passionnés la pratiquent ne se limite pas à un moyen de transport, on peut y associer des valeurs et une vision du monde plus libres et plus solidaires. Et pour ça, c’est pareil : le regard haut et loin, pour ne pas s’attarder sur ce qui se passe sous notre nez et avoir une vue d’ensemble ; pas rigide et crispé sur un état de fait, acceptant les changements en restant attentif et prêt à réagir si l’évolution est dangereuse ; équilibré et stable, capable de s’adapter et de répliquer au besoin…

Bon, sur ce j’arrête de vous embêter avec mes réflexions à trois sous je vais être en retard au dojo. A bientôt !

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PS en rentrant : me suis fait un claquage à la cuisse, rien de grave, mais qui illustre encore un parallèle : l’importance des gants et des protections, et le fait que ce sont des passions indéniablement un peu risquées. Mais prendre des risques (mesurés) est une liberté en soi ! Et jusqu’à présent, je touche du bois, me suis fait plus bobo en salle de sport qu’à moto. De là à dire que l’un aide l’autre, il y a un pas (chassé) que je ne franchirais pas, mais… pourquoi pas ? Je suis curieux d’avoir l’avis de mes profs de moto et de karaté, sachant que chacun pratique ou à pratiqué les deux disciplines. A vous !

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mardi 31 janvier 2012

Réflexion sur la cryptonique de masse

Quelque chose de « cryptique » (à part les contes de la crypte) est fait pour réserver un certain savoir à un cercle restreint d’initiés, qui peuvent ainsi contrôler – voire asservir – le reste de la plèbe. Au cours des siècles, cela a été largement utilisé dans de nombreux domaines, de la religion à l’alchimie. Aujourd’hui, le terme a surtout survécu pour la protection des données informatiques, mais on retrouve le principe un peu partout : finance, lois… même billets de trains comme je l’ai encore constaté récemment.

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Cas très bête, je réserve en ligne un ticket pour Bruxelles en m’assurant qu’il soit modifiable, c’est bien marqué dessus, « échangeable une fois sans frais ». Mon planning change, je modifie donc le billet… et me vois retenir 50% du prix ! Contactée la SNCF me répond comme si j’étais débile que, voyons, il fallait le faire en gare pour bénéficier de l’échange gratuit ! Si si, c’était bien marqué en tout petit dans les conditions de vente. Suffisait de le savoir. Mais comment ? Des fois c’est le contraire, un billet acheté en agence ne peut être modifié qu’en ligne, des fois tout en ligne, des fois que en gare… et je ne parle pas de l’absurde complexité des tarifs eux-mêmes. C’est un exemple banal et mesquin, mais flagrant : l’information est soigneusement cachée, techniquement présente on ne peut pas accuser du contraire, mais dévoilée de telle façon que seuls les initiés puissent vraiment s’en servir. Les autres pauvres couillons n’ont qu’à payer et se taire, après tout c’est leur faute s’ils n’ont pas su lire au bon moment, au bon endroit.

A plus grande échelle, comment ne pas faire le rapport avec les impôts, les lois, toute l’administration et la société actuelle. Certes, l’équilibre est fort délicat à trouver : une loi qui serait trop simple, trop identique pour tous, en deviendrait injuste ; où placer la limite entre le traitement différent de ce qui est fondamentalement semblable, et le traitement semblable de ce qui est fondamentalement différent ? Mais aujourd’hui, le degré de complexité semble avoir pris vie, il évolue de lui-même, déconnecté du monde et des besoins réels. Et ce, dans tous les domaines il semble… Dont ceux qui nous concernent, défenseurs des deux-roues motorisés : avez-vous vu par exemple les projets de réforme des catégories de permis ? Ubuesque. 50 sous-catégories, des exceptions, des retours en arrière, des incohérences énormes.

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Je le dis souvent, on a l’impression qu’on pourrait (qu’on devrait !) arrêter pendant 10 ans de faire de nouvelles lois et réglementations. Il serait tellement plus simple et efficace souvent de simplement laisser les gens tranquilles, au lieu de chercher constamment de nouveaux problèmes à résoudre là où un peu de bon sens et d’humain suffit largement à fonctionner. Les technocrates et juristes ne seraient pas au chômage pour autant : trier, simplifier, moderniser, simplifier, ajuster, simplifier, l’écrasant mille-feuilles législatif hérité parfois de décennies, voire de siècles, et qui plus est avec l’Europe à unifier entre divers pays. Et ce n'est pas gagné avec la manie actuelle de pondre une nouvelle loi dans l'urgence au moindre fait divers, sans aucun regard pour ce qui existe déjà, surtout sans jamais évaluer les résultats de ce qu'on fait, tout dans la com', dans le paraître. Sauf que les shows médiatiques s'envolent, les textes de lois restent, et pourrissent la vie des citoyens pendant des décennies...

Remarquez, ils le font des fois. Comme quand pour mieux expulser des familles entières Guéant rétablit des lois que Charles de Gaule s’était empressé de supprimer à la libération, mais c’est un autre sujet.

mercredi 18 janvier 2012

Carnet de voyage : Ouzbékistan

Ca aura mis bien longtemps, désolé, la même activité assez chargée qui rend mon blog moins actif ces derniers temps a retardé la mise en ligne des carnets de voyage de ma balade de septembre. Vous aviez eu un mot de la rencontre avec Mélusine, un petit aperçu en cours de route, un billet spécial moto, voici maintenant si ça vous intéresse les notes et photos plus détaillées pour l’escale à Riga, le Kirghizstan, et tout frais d’hier l’Ouzbékistan. Pour rappel, ce n’était PAS un voyage à moto, juste à pied, mais n’hésitez pas à en discuter via les commentaires du blog si ça vous inspire !

Riga

Kirghizstan

Ouzbékistan

mercredi 4 janvier 2012

A bouffer de préférence avant le…

Premier billet de 2012 sur le mode informatif… Petit tuyau qui circule, et après vérification qui semble vrai et pas un énième hoax. Je transmets, ça peut toujours servir. Les pneus de nos motos (et voitures d’ailleurs) ont une durée de vie limitée. Je ne parle pas de leur usure sur la route, qui va de soit, mais bien de leur longévité dans le temps. On se doute qu’un pneu qui a passé quelques années sur une machine en stockage sans rouler n’est pas au pic de ses performances : séché, déformé, crevassé, il sera loin de ses qualités optimales. Mais il y a plus vicieux : les pneus qui sortent du magasin ont parfois attendu des années avant de passer la caisse. Pas toujours bien emballés, parfois stockés dehors avec d’importantes différences de températures, ils peuvent arriver sur vos jantes bien diminués par rapport à ce que vous êtes en droit d’attendre. Selon les conditions d’entreposage, les effets de l’âge seront plus ou moins marqués, mais ce n’est quand même pas idéal. Bien entendu, le risque est plus important pour une dimension rare, oubliée au fond d’un petit garage peu actif, que pour la dimension la plus répandue dans un gros débit. Mais il existe une façon très simple de vérifier qu’on ne vous a pas refilé un boudin périmé : c’est marqué sur le flanc !

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Bon certes, pas de la façon la plus explicite qui soit, mais il suffit de connaître le code. Sur l’exemple ci-dessus, « 5107 » signifie la 51ème semaine de 2007. 348 indique la 34ème semaine de 1998 (hum, ça commence à sentir le renfermé). Un pneu fabriqué aujourd’hui aura donc le code 0112. En théorie, un pneu ne devrait pas être conservé plus de six ans, mais je suppose que comme les casques, ce n’est pas une limite absolue au jour près. Et j’ai déjà voyagé dans une Chevrolet des 60’s avec encore les pneus à flancs blancs d’origine (mais pas question de performance, et en l’occurrence guère de soucis de sécurité routière non plus - c’était en Syrie il y a quelques années).

Voilà, ça peut toujours être bon à vérifier en récupérant la moto après un changement de train de pneumatiques, en même temps que le bon réglage de la chaine le cas échéant et serrage de tout. Bonne année et à bientôt !

jeudi 22 décembre 2011

Eugène et la moto normale

En ces temps de fêtes et d’enfance, mais aussi de lois diverses et de recherches pour imposer aux motos tout un tas de gadgets et d’assistance électronique, je vous propose une petite adaptation mignonette d’une chanson d’Anne Sylvestre, dont les Fabulettes ont bercé mon enfance – en les faisant écouter à mes nièces aujourd’hui, je réalise qu’elles sont gravées mot à mot dans ma mémoire ! Conte de Noël motard :

Eugène et la moto normale

C’est une petite histoire de rien du tout. Eugène, jeune homme, avait une sœur, un frère et une moto. Sa sœur avait une passion pour tout ce qui était communication. Elle ne lisait que des magazines de technologie, possédait un tas de gadgets tous plus communicants les uns que les autres, et accomplissait des tours véritablement stupéfiants. Quand c’était l’heure d’aller quelque part, elle mettait son GPS et hop ! les routes, les rues, les radars s’affichaient devant ses yeux ; quand elle rentrait de quelque part, l’état du trafic et la météo se montraient tous seuls, bref, elle était parfaitement connectée !

Son frère, lui, n’aimait qu’une chose : la technologie. Tout ce qu’il possédait était savant : son téléphone surfait sur Internet, son véhicule était bardé d’électronique, son freinage était assisté, jusqu’à ses amis qui étaient virtuel via les réseaux sociaux, bref, il était tout à fait tendance.

Eugène, lui, n’avait que sa moto, mais attention, une belle moto, et soignée, toujours bien gonflée, confortable et tout. Sa sœur, la communicante, lui disait parfois : « Mais tu n’as qu’à l’équiper, et ta moto sera branchée ! tu t’assiéras sur la selle, et elle t’emmènera partout, tu auras plein d’infos, même ! tu iras en Amérique, en Chine, à… à Tonnerre, partout ! » Et son frère, le technophile, lui répétait : « Mais équipe-la, ta moto, mets lui un freinage ABS, un anti-patinage, un capteur de distance de sécurité, et tout le monde t’admirera, on t’enviera au feu rouge ! ».

Mais Eugène répondait : « Quoi, ma moto ? Est-ce que j’ai besoin d’une moto communicante, moi ? Est-ce que j’ai besoin d’une moto assistée ? Une moto cabocharde qui va m’emmener ou je ne veux pas aller, une fanfaronne, qui va refuser de freiner quand que je serai sur du gravier, et qui me fera tomber ? Pas question, ma moto est une moto normale, quand je l’enfourche elle attend sagement que je décide, quand je tourne la poignée elle avance, quand je pousse le guidon, elle m’obéit, elle est parfaite, ma moto normale ! » Et Eugène, sagement, obstinément, garda longtemps sa moto normale. Ce qui prouve qu’on peut avoir une technologie comme ci, une assistance comme ça et que… ce qui ne prouve absolument rien après tout, c’est… c’est normal, quoi, comme la moto d’Eugène !

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L’original : Eugène et le vélo normal (Anne Sylvestre)

C’est une petite histoire de rien du tout. Eugène, petit garçon, avait une sœur, un frère et un vélo. Sa sœur avait une passion pour tout ce qui était magique. Elle ne lisait que des contes de fées, possédait un tas de baguettes toutes plus magiques les unes que les autres, et accomplissait des tours véritablement stupéfiants. Quand c’était l’heure de mettre le couvert, elle levait le petit doigt et hop ! les assiettes, les couteaux, les fourchettes se mettaient en place, quand elle rapportait de l’école son livret, les bonnes notes s’y rangeaient toutes seules, bref, elle était parfaitement décourageante ! Son frère, lui, n’aimait qu’une chose : le cirque. Tout ce qu’il possédait était savant : son chat marchait sur les pattes de devant, sa moto sur la roue arrière, son lit était dressé pour se faire tout seul, jusqu’à ses professeurs qui savaient ne pas l’interroger quand il n’avait pas appris ses leçons, bref, il était tout à fait démoralisant. Eugène, lui, n’avait que son vélo, mais attention, un beau vélo, et soigné, toujours bien gonflé, rapide et tout. Sa sœur, la magicienne, lui disait parfois : « Mais tu n’as qu’à le vouloir, et ton vélo sera magique ! tu t’assiéras sur la selle, et il t’emmènera partout, il volera, même ! tu iras en Amérique, en Chine, à … à Tonnerre, partout ! »Et son frère, le dompteur, lui répétait : « Mais dresse-le, ton vélo, apprends lui des tours, fais le sauter sur son guidon, danser sur une roue, et tout le monde t’admirera, on te jettera des sous ! ». Mais Eugène répondait : « Quoi, mon vélo ? Est-ce que j’ai besoin d’un vélo magique, moi ? Est-ce que j’ai besoin d’un vélo savant ? Un vélo cabochard qui va m’emmener ou je ne veux pas aller, un fanfaron, qui va se dresser pendant que je lèverai la main pour me gratter la tête, et qui me fera tomber ? Pas question, mon vélo est un vélo normal, quand je l’enfourche il attend sagement que je décide, quand j’appuie sur les pédales il avance, quand je tourne le guidon, il m’obéit, il est parfait, mon vélo normal ! » Et Eugène, sagement, obstinément, garda longtemps son vélo normal. Ce qui prouve qu’on peut avoir un frère comme ci, une sœur comme ça et que… ce qui ne prouve absolument rien après tout, c’est… c’est normal, quoi, comme le vélo d’Eugène !

lundi 5 décembre 2011

Panique sur le périph

Que les représentants de l’Etat aient besoin de se déplacer, c’est une évidence. Que ce soit parfois prioritaire, on peut le comprendre. Que ça coûte plus cher que pour le pékin moyen, difficilement évitable. Mais il y a des limites. Déjà dans les dépenses : Sarkozy passe toutes les bornes en la matière, prenant l’avion pour aller inaugurer une gare TGV à une heure de Paris, mobilisant un arsenal de sécurité délirant, etc. Une étude précise d’ailleurs que ses déplacements pourraient coûter en moyenne 70.000 Euros, au lieu des 320.000 qu’il fait dépenser. Sachant qu’il bouge 12 fois plus que Chirac, ça commencerait à se sentir…

Les membres de son cabinet ne montrent pas franchement l’exemple non plus, et cela se retrouve jusqu’en bas de la hiérarchie des pouvoirs publics, avec une utilisation vraiment pas assez rare des voitures de fonction et du gyrophare pour des déplacements privés sans urgence avérée. Hier soir en quittant le salon de moto, j’ai assisté à une scène dépassant tout ce que j’avais vu en la matière : un car en interfiles ! Oui oui, un gros car de tourisme civil, sans marquage spécifique, escorté en tout par deux motards de police, forçant le passage à travers la circulation dense du périphérique.

Qui était-ce ? Ou allait-il, dans quel contexte ? Je ne sais pas et je m’en fiche. Aucun véhicule civil dans ces conditions ne pouvait justifier le comportement qu’ils avaient, une telle urgence, d’autant qu’il semblait bien que c’était des enfants ou des jeunes à bord. Ils ont semé la terreur sur plusieurs portes, faisant pousser les voitures, déviant les deux-roues…

Faut dire, comme souvent dans ces cas-là quand un 4-roues remonte entre les files embouteillées (même avec une raison légitime comme une ambulance en intervention), il y a toujours des motards ou des scootéristes inconscients pour s’impatienter et tenter de remonter entre les files de droite… juste quand la file du milieu se resserre sur eux pour laisser passer l’ambulance. Là, même topo mais avec un gros car, d’autant plus dangereux que rien ne le signalait comme un véhicule prioritaire, à part les deux fous furieux sur leurs moto blanches qui lui ouvraient la route.

Restant derrière car ne risquant pas un dépassement hasardeux, j’ai eu le loisir de l’observer un moment, avec une colère se muant en rage devant le comportement de ce cortège incongru. Le pire a été quand il a enfin quitté le périph (il me semble pour aller vers Orly. Un avion à prendre ?) : à la faveur d’une voie momentanément vide à droite, le flot des deux-roues (moi compris) s’engouffre pour dépasser le mastodonte, puisqu’il est enfin possible de le faire en sécurité. Sauf que le car tournait, sans même clignoter ! Il a coupé le périph de la file de gauche à la sortie, les deux policiers hystériques sur leurs motos faisant des manœuvres super risquées pour disperser les deux-roues surpris se retrouvant dans cette trajectoire inattendue. Notamment vu un gars sur une vieille BM rouge qui semblait paniquer et ne s’est pas dégagé assez rapidement au goût d’une des escortes qui lui a foncé dessus et l’a poussé physiquement ! On a vu le motard déstabilisé manquer de perdre le contrôle. Quel exemple ! Quelle sécurité ! Aucune urgence même légitime n’aurait cautionné de tels agissements. Alors pour un véhicule civil avec des gosses de VIP à bord ? Dire que ça vient nous faire la morale et nous imposer des mesures à la con… Il est très rare que je m’énerve au guidon, mais là les flics en ont pris pour leur grade. Pas pu relever leurs plaques dans le chaos qu’ils généraient, mais si quelqu’un d’autre les a vu, témoignez ici, j’essaierai de faire suivre aux autorités. D’accord, ils avaient des ordres, et je ne les envie pas de devoir guider un car civil en interfiles à 20H à deux seulement, mais ça n’excuse pas.

En manif, il y en a qui ont essayé de nous faire le coup… arracher la main d’une copine de son guidon en roulant, essayer de me filer des coups de valise pour me dévier… Ils ont du bol qu’on a un minimum de maîtrise de nos machines (merci les stages AFDM !), et nous aussi car en cas de problème, ce ne sera jamais eux qui seront inquiétés.

vendredi 18 novembre 2011

Planquez-vous, Sarko est en ville !

Pour une fois que je passe quelques jours à Avignon, j’y suis rejoint par un sinistre personnage, se nourrissant de médias et travaillant avec une systématicité dont on ne peut nier la constance au démantèlement de la société française. Ce monsieur, donc, président pendant son temps libre, est ici pour la culture. Ah, la culture… vous savez, ce truc tellement important qu’on va jusqu’à nommer un présentateur de télé comme ministre, c’est dire. Remarquez, c’est bien qu’on en parle, de la pauvre culture, qui a tant de soucis à ce faire, sacrifiée comme elle est sur le dos de la crise et du commerce. C’est d’ailleurs le souci des débats d’aujourd’hui, sous l’égide de la très sarkophile maire d’Avignon : comment concilier culture et industrie ? La question est d’importance. Mais là où je me gausse, c’est de voir qui en parle. Oh il y a bien quelques artistes, mais aussi honorable que puisse être cette initiative, elle perd toute crédibilité en servant de caution à un président en campagne ré-electorale sur les fonds publics, et quand on voit ce que ledit président et la pantomime qui lui sert de gouvernement ont fait et font pour la culture.

Quant à la maire Mme Roig, on peut sincèrement la croire intéressée par la Culture avec un grand C, sa ville étant tout de même assez emblématique. Mais comment la croire politiquement sincère quand, sur un sujet comme l’Hadopi, par exemple, elle m’a dit en personne peu avant le vote de la loi : « Je sais que c’est inapplicable, je sais que c’est inutile, mais M. Sarkozy a dit qu’on la votait, donc on la vote. » ? Quelle belle démocratie… Cela me fait penser aux Verts qui s’étonnent qu’Areva s’invite dans le débat politique sur le nucléaire, mais à l’inverse : que vient faire le gouvernement à s’immiscer dans un débat qui concerne les artistes, les distributeurs et le public ? Est-ce que légiférer à tout va sur un sujet déjà obsolète va inciter les majors à proposer enfin des services plus complets et attractifs que l’offre gratuite ? Je commence à me lasser d’acheter pour le principe des DVD que je ne sors même pas de l’emballage, car leur contenu est plus pratique et plus riche en version dématérialisée. En attendant, en ces temps de crise, le budget annuel de l’Hadopi est déjà supérieur à celui de la CNIL, pourtant de 30 ans son aînée, nécessitant bien plus de personnel et autrement plus utile. Mais il faut dire, quand on dépense plusieurs millions d’Euros rien qu’en propagande, ça chiffre vite.

Pour en revenir à Avignon, la visite monarchique nécessitait bien entendu de balayer devant l’empereur. Miraculeusement, nettoyages et chantiers ont progressé, les forces de l’ordre ont évacué manu-militari les SDF et autres « inactifs » de la rue de la République (mais surtout sans toucher aux visiteurs de la fête du vin, qui en sont à leur trentième petit verre en plein après-midi), et depuis quelques jours les patrouilles de police… patrouillent, tels des cowboys du bitume. Sur leurs FJR rutilantes, ils déboulent à fond de train dans les petites rues, klaxonnant les petites dames qui osent traverser à ce moment, et se montrent instantanément hargneux et agressifs quand un citoyen lambda (moi en l’occurrence) fait remarquer que c’est elle qui a priorité, surtout qu’ils ne sont pas en intervention, ou alors ils actionnent leur gyrophare et sirène. Il s’en faut de tellement, tellement moins pour que nous, simples civils, soyons sanctionnés et verbalisés ! (Je viens de perdre un point, moi le dangereux criminel de la route, ayant été flashé à 131 km/h pour 130, au bas d’une descente sur une autoroute déserte, droite et sèche…)

Quelle image déplorable de la République, de la police… Ont-ils entendu parler de la notion d’exemplarité, qu’ils sont censés défendre ? Ils justifient par exemple les coupes toujours plus importantes dans le personnel de l’Education Nationale, déjà en cruel manque, pendant que le petit Nicolas se paie une chambre à 37.000 Euros la nuit pour le sommet à Cannes, qu’il se déplace en avion privé sur des trajets où le TGV serait encore plus rapide et incomparablement moins cher (quitte à réquisitionner tout un wagon, ou tout le train !), et que la simple baisse marginale des salaires des plus hauts fonctionnaires et élus suffirait à combler une bonne partie du trou du budget… Quant aux retraites, renseignez-vous sur le régime en vigueur pour les élus et fonctionnaires européens.

Voilà, un petit coup de gueule fourre-tout qui n’apporte pas grand-chose, certes, mais ça défoule. A très bientôt pour des posts plus drôles ou constructifs !

vendredi 11 novembre 2011

Scoop !

Ca y est, le détail de la transposition de la troisième directive européenne du permis de conduire en droit français a été publié au Journal Officiel. Certaines mesures seront introduites progressivement :

Le gouvernement vient de décider qu'au 1er janvier prochain, sur tout le territoire, les automobiles devront rouler à gauche, non plus à droite.

Si l'expérience est concluante, à partir du 1er février la mesure sera adoptée pour les camions.


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mercredi 9 novembre 2011

Les étapes du changement

Un changement trop brusque, une interdiction trop directe, ça fait des remous. On proteste, on s’indigne, enfin, pas tout le monde, mais assez pour que ça fasse désordre. Du coup deux méthodes sont bien rodées :

  • L’une consiste à proposer des trucs énormes, sachant qu’ils ne seront pas acceptés, mais qui peuvent être magnanimement rejetés pour quelque chose de plus convenable – proportionnellement. En fait, ça reste bien pire que ce qu’on aurait accepté d’emblée, mais ouf, on a échappé à encore bien pire alors bon, ça ne semble plus si grave. Naïfs…
  • L’autre méthode, elle aussi régulièrement mise en œuvre, consiste à avancer par petites touches sous des prétextes difficile contestables individuellement, mais qui s’assemblent petit à petit comme les pièces d’un puzzle menant, à terme, à une autre vision de la société.

Parfois, cela va dans le bon sens dans certains pays : accès à l’information, pressions vers plus de liberté, ouverture d’Internet. Mais souvent, on le constate en ce moment-même en occident en général et en France en particulier, c’est tout le contraire. Restriction de libertés, contrôle toujours plus étroit des populations et des informations… Deux exemples parmi tant d’autres qui se bousculent plus dans les textes de loi que dans les médias qui, comme le public, se laissent prendre aux mauvaises excuses et justifications de surface :



Parmi le fatras de la loi Loppsi2, une disposition permet de bloquer l’accès à certains sites Internet. Bien entendu, aucun rapport avec la liberté de la presse ou le contrôle des associations, c’est uniquement pour couper les sites pédophiles. Big-Brother-Loppsi.jpg Qui va contester ça, au risque de sembler défendre les pédophiles ? Et pourtant, creusons un peu la question. L’une des fondations d’Internet est la neutralité du réseau. Tout filtrage la remet en cause. La solution pour un site illégal (pédopornographie, terrorisme, révisionnisme…) est de s’en prendre à la source, mais je conviens très bien qu’il est utopique d’agir sur un hébergeur pirate en Russie ou en Chine. Mais que signifie bloquer un site sans cela ? C’est que l’état demande aux fournisseurs d’accès (Free, Orange…) d’empêcher leurs clients d’atteindre une adresse spécifique. Efficacité ? Modérée pour le grand public ou le surf au hasard, Zéro pour les réels délinquants. Il existe tellement de façon de contourner cette disposition qu’un blog ne suffit pas à tout décrire. Alors pourquoi faire voter ça ? Pour le comprendre, il faut observer de plus près la loi proposée : la liste de sites interdits est secrète, elle ne dépend pas d’un juge, ne sera soumise à aucun audit. En d’autres termes, inutile d’être particulièrement paranoïaque pour comprendre que c’est la porte grande ouverte à toutes les dérives. En l’absence de toute transparence et du moindre contrôle, l’infrastructure ainsi mise en place permet donc au gouvernement de couper l’accès à un site Internet, quel qu’il soit, d’un claquement de doigts. Et le filtrage peut être subtil : un article précis, une vidéo en particulier… à la seule discrétion du pouvoir. Alors, faut-il renoncer à lutter contre la pédophilie ? Non bien sûr, mais pas en en faisant un prétexte aussi dangereux, pas à ce prix, d’autant que ce sera sans effet pour l’objectif affiché.



Autre exemple, qui concerne plus spécifiquement les usagers de la route, les projets de ZAPA, avec restrictions d’accès à certains centres urbains pour diverses catégories de véhicules. L’objectif prétexte ici est l’environnement et la qualité de l’air. Pareil, comment contester ça, comment protester sans passer pour un affreux pollueur égoïste ?

Mais comme toujours, il faut voir au-delà des apparences, creuser sous la surface. L’impact sur la pollution ? Voyons voir, la pollution directe est surtout liée aux particules fines, qui ne sont pas émises par les deux-roues, pourtant concernés au premier plan, alors qu'ils pèsent très favorablement dans le bilan en fluidifiant et réduisant les déplacements. La pollution indirecte, c’est surtout l’ozone ; issue d’un processus de transformation chimique, elle n’est pas créée sur place, et ne dépend donc en rien d’une restriction locale. Les gens qui conçoivent ces lois le savent pourtant, alors… pourquoi ? La réponse est à chercher dans le dispositif nécessaire à l’application de ces lois. En effet, il serait peu coûteux à mettre en place mais peu rentable d’en confier la vérification à du personnel de police ou municipal : on les retire déjà de toutes les missions prioritaires ! Non, après investissement, la seule solution crédible est le contrôle informatisé. Caméras, analyse des plaques, suivi et archivage des déplacements… En gros, toute l’infrastructure nécessaire à l’instauration d’un péage urbain et au tracking du moindre trajet motorisé. Sans compter le tri social que ça représente : déjà chassées des villes par le prix des loyers, les classes modestes et moyenne s’y verront même refuser l’accès au prétexte qu’elles n’ont pas non plus les moyens d’acheter un véhicule neuf. L’alternative transports en commun ? On voit que ceux qui prétendent tout faire reposer dessus ne s’en servent guère. Entre la saturation des réseaux, les difficultés de fonctionnement, le manque d’adaptation aux transports d’enfants, de personnes âgées ou handicapées, aux charges à transporter personnellement ou professionnellement (qui va rentrer d’Ikea en bus ?), c’est un bon début mais pas une réponse universelle ! Il faudrait commencer par aménager de vastes parkings gratuits près des interconnexions de transports en communs, et baisser significativement le prix de ces derniers (souvent plus chers que le transport individuel, un comble !).



Ces exemples peuvent hélas se multiplier. Seules alternatives : la vigilance, la réflexion, la mobilisation. Ne vous contentez pas des infos des médias traditionnels, sensationnalistes et soumis. Creusez un peu les choses. N’acceptez pas l’inacceptable sous prétexte que c’est emballé dans de bons sentiments – le pire a toujours commencé ainsi. Pour éviter de devoir prochainement agir par petites touches pour revenir à plus de libertés et de respect de l’humain, il faut surtout lutter contre les petites touches qui nous en éloignent insinueusement au quotidien. Agir contre les dérives et la pollution, oui, mais pas à n’importe quel prix, et pas en détournant le véritable but de l’action. L’enjeu, ce n’est pas la coupure d’un site ou l’accès libre à un centre ville, c’est un projet de société dans son ensemble, une vision de la vie en commun, rien moins.

dimanche 6 novembre 2011

Quelques manifestants - Sempé

harley.jpg Une nouvelle pas très neuve puisqu’il date de 1983, mais on vient de m’offrir le bouquin « Quelques manifestants » du brillant Sempé. J’adore ce dessinateur, en quelques traits de traviole qui semblent basiques, il plante tout un décor, une ambiance, la personnalité des personnages, toute une société. Parmi sa série d’albums thématiques, celui des manifestants nous concerne de près. Pas de moto dans cet album-ci (la Fédé naissait à peine à l'époque), mais on s’y reconnaît à chaque page. Avec tendresse et ironie, un dessin fouillé ou une phrase assassine, il croque à la fois la futilité et le courage des engagements, le décalage qu’il peut y avoir entre le contexte et les combats citoyens… ou égoïstes. Une excellente idée cadeau pour vos potes engagés, quel que soit le domaine !

http://www.amazon.fr/Quelques-manifestants-Semp%C3%A9/dp/220725125X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1320617220&sr=8-1

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A noter en ce moment à Paris une expo sur ce grand artiste, qui a aussi collaboré avec le New York Times dans un style différent de ce qu'on connaît habituellement de lui.

mercredi 2 novembre 2011

Aires de repos au repos

Bonjour à tous ! Cela fait bien longtemps que je n’ai pas posté sur mon blog, plus d’un mois, un record depuis sa création même quand j’étais au bout du monde, vous m’en voyez désolé. Très peu de temps dispo en ce moment pour écrire, pourtant j’ai plein de trucs en stock à partager avec vous, je vais essayer de reprendre le rythme dès que possible.

Ces dernières semaines, j’ai pas mal roulé et bougé, en Europe proche ou en France. Rien que cette semaine, Nice, Monaco, Perpignan, Bordeaux, Cognac, La Rochelle, Paris, et d’ici ce week-end il y aura encore Lille, Evreux, Orléans… Ceci explique en partie mon silence online, mais m’a aussi amené à confirmer une constatation latente concernant les aires de repos autoroutières. Car avec tous ces kilomètres en peu de temps et dans des conditions météos par forcément idéales, il y a surtout eu de la 4-voies payantes, pas de gaité de cœur.

Avez-vous remarqué comme moi que les aires de repos non commerciales, c’est-à-dire sans station service ni restaurant, sont de plus en plus souvent fermées ? Sur mes parcours en ce moment, cela concernait la majorité d’entre elles. Bien sûr, on avance l’excuse de travaux d’entretien, mais… toutes en même temps, sur des réseaux différents, d’un bout à l’autre du pays ?

Avec un peu de paranoïa et une absence radicale de confiance dans les sociétés d’autoroutes qui ont prouvé leur manque total d'intérêt pour quoi que ce soit d’autre que leurs profits, je me demande si ce n’est pas une occasion de plus de faire à la fois des économies et du commerce supplémentaire. En effet, en s’arrêtant sur une aire avec juste des toilettes et un carré de verdure, on dépense moins qu’en étant tenté par un Bounty, un sandwich ou un DVD en pseudo-promo. Cela signifie qu’au lieu d’une aire tous les 20 kilomètres, il faut maintenant attendre 60 kilomètres pour faire une pause, ce n’est pas négligeable. Pour nous autres motards condamnés à passer toutes les deux heures en station-service pour faire le plein de toute façon, ça ne change pas grand-chose, mais pour les automobilistes, dont la principale cause d’accident sur l’autoroute est la somnolence, et qui peuvent rouler jusqu’à 1000 bornes sur un plein de mazout, c’est une nuance qui compte.

Mais bon, tant qu’ils restent bien sagement scotchés au milieu à 115, en train de pioncer ou de téléphoner, on s’en fiche, ils ne sont pas – quelle horreur ! – en grand excès de vitesse (à 133 km/h comme je me suis fait flashé plusieurs fois, heureusement la plupart par l’avant), donc le reste on s’en fiche. La sécurité routière dans tout ça ? Mais rien à battre ma bonne dame, ce sont les affreux rouleurs qu’il faut sanctionner, surtout s’ils n’ont que deux roues.

vendredi 23 septembre 2011

Au pays des villes sans moto

Les grandes villes d’Ouzbékistan, comme la capitale Tashkent ou l’ancienne Samarkand, sont vastes et modernes, avec d’interminables avenues larges comme des fleuves, dignes héritages de l’époque soviétique. Bordées de superbes monuments restaurés, de maisons russes ou d’immeubles modernes, elles permettent une circulation aisée et fluide aux véhicules qui les parcourent, dont les marques sont réparties selon l’âge : pour tout ce qui date d’avant 1991 - donc avant la chute de l’URSS (et il en reste pas mal), c’est Lada, Trabant, Izhmash et anciens véhicules militaires ; de 1992 au début des années 2000, ce sont les grosses berlines allemandes en trois-ou quatrièmes mains venues d’Europe, idem pour les bus et les poids-lourds, hérités d’Occident avec encore leurs peintures publicitaires d’origine. Enfin, les véhicules modernes sont japonais et surtout Chevrolet, la marque américaine semble aujourd’hui posséder un quasi-monopole, des micro-citadines aux belles berlines et 4x4. Il manque cependant quelque chose, un silence bruyant, une absence qui se remarque, du moins pour mon œil restant toujours plus ou moins à leur affut… mais où sont les deux-roues motorisés ? Pas UN SEUL en vue ! Quelques triporteurs utilitaires en cherchant bien, mais pas une moto, pas un scooter. Certes, la circulation est fluide, il fait très chaud l’été, très froid l’hiver, mais tout de même… En fait, ils sont carrément interdits, à part ceux des très rares touristes. Peur du terrorisme dit-on, je ne sais pas si c’est vrai. Toujours est-il qu’alors que la conduite est plutôt saine, les chaussées certes assez défoncées mais tout à fait circulables en deux-roues, et que ce serait une solution simple et économique, y’a pas. Et ça fait bizarre, surtout un militant de leur défense comme moi !

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Du coup à la campagne aussi on en voit très peu, il n’y a aucun gros cube, juste quelques flat-twin Oural, et surtout des mono Izhmash où l’on roule à trois ou quatre en tout-terrain.

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Le plus souvent, elles sont attelées, non à un panier de side-car, mais à un simple plateau de bois avec une roue très suspendue à droite. Bien pratique et modulable pour trimballer au choix un énorme fagot de bois, quelques moutons, un déménagement, la petite famille…

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Pratique, mais utilitaire. Malgré tous les progrès déjà faits en Asie Centrale, la moto passion reste un concept inconnu. Avant que naisse la Fédération Ouzbèke des Motards en Colère, il va falloir développer un peu le parc. Et après, il y aura du boulot, pas de soucis ;-)

Ah si, j’allais oublier, ils ont un autre type de trois-roues, mais je doute qu’il entre dans notre cadre habituel. Je les appelle les « trike-teurs » : peut-être par économie, la plupart des tracteurs n’ont en effet qu’une seule roue à l’avant, et d’après les photos anciennes ils semblent être en service depuis les années 30…

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mardi 20 septembre 2011

Sur la route de la soie… et du coton.

Voici enfin quelques nouvelles, alors que nous sommes presque revenus à la maison, mais Internet s’est fait rare ces derniers temps. De retour en Ouzbékistan, nous avons fait un vol intérieur puis de très longues heures de voiture pour aller tout à l’ouest du pays, au bord de la mer d’Aral. Ou plutôt, à son ancien bord, à Moynaq. Port florissant jusqu’aux années 80, avec toute une industrie de pêche et un environnement agréable, c’est aujourd’hui une ville fantôme disparaissant dans le sable, ce qui reste de la côte se trouvant désormais à 180 kilomètres de là. Ici comme au Kazakhstan voisin, les fleuves alimentant cette mer intérieure ont été détournés dans le désert pour produire du coton au détriment de tout le reste. Un lieu déprimant, avec ses bateaux rouillant sur le fond asséché, une région à l’agonie. Mais en même temps intéressant à voir et étrangement poétique, comme un symbole ultime de la capacité de destruction de l’homme, capable faire disparaître toute une mer en moins de trente ans ! En contrepartie, le pays est couvert de champs de coton, que les étudiants réquisitionnés sont chargés de récolter en ce moment-même.

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En revenant vers l’est, après un passage par Nukus et son étonnant musée où Igor Savitsky avait courageusement réuni des œuvres dissidentes en pleine époque soviétique, on visite les restes évocateurs d’anciennes forteresses dans le désert près d’Urgench, et on dort en yourte à leur pied.

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Enfin, on visite successivement les trois grandes villes de la route de la soie : Khiva, Boukhara et la mythique Samarkand. Les restaurations et reconstructions des années 70 ont été peu subtiles, mais cette débauche de sublimes mosquées, médersas, minarets, tombeaux, dômes et bazars a de quoi émerveiller. Façades aux motifs complexes, dimensions harmonieuses, carreaux couleur de jade et de turquoise, tours aux dimensions impressionnantes, ces bâtiments sont parmi les plus anciens (certains datent du IXème siècle) et les plus beaux du monde musulman.

minaretkhiva.jpg Minaret inachevé à Khiva

facadedome.jpg Façade et dôme de médersa à Boukhara

Registan.jpg La place du Registan à Samarkand

interieur.jpg A l’intérieur du Registan à Samarkand

Pour autant, l’Islam se fait ici très souple. Une expression dit que les nomades n’en ont conservé que ce qu’ils pouvaient emporter dans les sacoches des chevaux, et après les pillages de Gengis Khan, la domination de l’URSS, et la modernisation mondialisée, il en reste un mélange tranquille. L’imam s’envoie son petit verre de vodka après le prêche, pas une seule femme n’est voilée, le pays est l’un des plus propres qu’on ait vu, et si la cuisine n’est certes pas gastronomique car basée sur le gras de mouton et l’huile de coton, ce n’est pas non plus catastrophique. Impression de totale sécurité, population gentille et accueillante, et s’il faut compter une bonne journée de transport entre deux villes tant les infrastructures sont parfois limitées et les routes ensablées, les travaux omniprésents augurent un futur très intéressant à ce pays méconnu.

sallepriere.jpg Prière dans le mausolée de Pahlavon Mahmud, un philosophe, poète… et champion de lutte toutes catégories, vers le 13ème siècle, à Khiva

Tout s’est parfaitement passé, de façon très fluide, et les gens sont particulièrement accueillants. On regrette de n’avoir pas eu le temps, essentiellement pour des raisons administratives, de faire un tour au nord de l’Afghanistan tout proche. Mazar-e-Sharif est à seulement dix kilomètres de la frontière sud et recèle aussi des trésors oubliés tout en étant à présent relativement sûr, mais ce sera pour une prochaine fois. Vous retrouverez les carnets détaillés de ce voyage sur mon site, je vous préviendrai de leur mise en ligne. A très bientôt pour la reprise des billets concernant la moto…

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