L’avis de la FFMC sur les réponses de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République et candidat de l’Union pour la Majorité Présidentielle, au questionnaire commun FFMC-FFM-Codever envoyé le 22 février.

In extremis, le 3 avril, Monsieur Sarkozy a répondu à toutes les question du questionnaire, sans jamais dire oui ou non, mais en argumentant chacune de ses réponses au fil d’un courrier d’un peu plus de trois pages.

Mobilité individuelle et sécurité routière Monsieur Sarkozy se félicite de sa politique de sécurité routière, domaine qu’il entend maintenir sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur. Il justifie toutes ses mesures, notamment la question de l’obligation de dispositifs rétro-réfléchissants pour lesquels il prône « une politique pédagogique ». Il maintient également son projet de contrôle-technique des cyclomoteurs au motif de lutte contre le débridage, évoquant le nombre de victimes décédées dans cette catégorie.

Sport moto A la question des circuits, Monsieur Sarkozy s’engage à faire le bilan des structures existantes et à étudier la possibilité d’en aménager d’autres. Il reconnaît le sport moto, « dans le respect des exigences environnementales ». Quant à la jurisprudence dans les questions de responsabilités engageant les fédérations sportives, il propose une concertation entre les professionnels et les assureurs pour s’adapter sans pénaliser la pratique sportive.

Loisirs verts (accès aux chemins ouverts à la circulation) Ni pour ni contre, Monsieur Sarkozy cite la biodiversité, cet équilibre où « chacun puisse trouver sa place », prenant en compte les pratiquants qui participent à l’entretien de ces espaces… Pour la question des dispositifs illégaux et dangereux barrant des chemins ouverts à la circulation, monsieur Sarkozy souhaite qu’une loi soit inscrite à l’ordre du jour de la prochaine législature.

L’avis de la FFMC Sans surprise, Monsieur Sarkozy est content de lui et rien, ni dans ses réponses ni dans son programme ou ses multiples déclarations en tant que président ou en tant que candidat, ne nous permet de penser qu’il écoutera davantage les conducteurs de 2RM qui ont pourtant largement manifesté contre sa politique routière. Il a l’avantage de tenir, en tant que président actuel et ancien ministre de l’Intérieur, tous les pouvoirs dans ces domaines pour continuer dans cette voie et aussi de faire des promesses pour l’avenir, cette fois en tant que candidat. Ces promesses qui sont aussi ses projets sont d’ores et déjà annoncées : brassard obligatoire dès 2013 (ou deux points en moins !), LAVIA, (limiteur s’adaptant à la vitesse autorisée implanté dès la fabrication dans les véhicules), contrôles techniques des 2RM, fichiers administratifs des conducteurs contestant leurs PV… bref, on ne va pas vers la rigolade ! En tant que candidat, il a en revanche l’inconvénient d’un programme qui ressemble à son bilan… Et ce bilan, nous le connaissons, il est au bord des routes, dans des boîtes grises qui prennent des photos. Quant à son bilan de « sécurité routière » stricto-sensu, il n’est pas si fameux que ça : le nombre annuel de tués est en quasi-stagnation alors que les outils de coercition connaissent un développement exponentiel d’une ampleur encore jamais vue sous la 5eme République.

Les réponses de Nicolas Sarkozy