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Présidentielles 2012 : le blog de la FFMC

Ce blog vise à informer les motards de l'analyse par la FFMC, des programmes politiques des principaux candidats à l'élection présidentielle ainsi que des réponses qu'ils apporteront à une série de questions sur la moto élaborées en partenariat avec la FFM et le Codever Par ffmc2012

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lundi 11 juin 2012

Les candidats à la députation peu motivés par la sécurité des motards

A la veille du premier tour des élections législatives, 19 antennes (sur 83) ont transmis au SN le résultat de leur travail de terrain. Premier constat : le taux de retour est faible. Entre 15 et 20 % des candidats sollicités ont renvoyé le questionnaire transmis par l’antenne ou librement exprimé leurs positions dans un courrier. Trois profils se distinguent : D’abord, les candidats qui ne connaissent rien du tout à la moto et sont, par principe, prêts à voter n’importe quelle mesure, du moment qu’elle leur est présentée comme pouvant réduire l’insécurité routière. Ceux-là sont pour tout : le contrôle technique, les brassards rétro-réfléchissants et les plaques d’immatriculation plus grandes. Il y a ensuite, les candidats qui sont eux-mêmes motards ou proches de motards (conjoints, enfants). Ils connaissent bien ce monde-là et savent que les mesures telles que le contrôle technique, le brassard fluo ou les plaques d’immatriculation plus grandes ne sont pas de nature à améliorer le sort des usagers de 2RM. Enfin, il y a les « entre deux », qui ne pratiquent pas le deux-roues mais semblent connaitre nos actions. Ils sont sensibles aux arguments (de bon sens !) que nous développons à propos du brassard ou des plaques. En revanche, ils restent persuadés que le contrôle technique peut amener de bonnes choses. Ce sujet fait d’ailleurs l’objet d’un large consensus chez les candidats, qui y voient non seulement un gage de sécurité mais aussi et surtout une égalité de traitement par rapport aux automobilistes. Dans ces sphères, l’enjeu n’est alors plus de savoir si la mesure sera efficace mais quel message elle fera passer aux électeurs. Politiquement, il leur est plus facile et plus favorable d’annoncer que les motards, souvent perçus comme des usagers « impunis », seront eux aussi soumis à un contrôle technique, que de légitimer, avec les meilleurs arguments du monde, la persistance d’une différence de traitement … En revanche, ils ont conscience que la mesure sera difficile à mettre en œuvre. Ils se sont alors laissés convaincre que la pilule passerait mieux si le contrôle était assuré par les professionnels du secteur (réparateurs et concessionnaires), qui ont dû mener un lobbying efficace pour en arriver là. La bonne surprise vient d’un autre consensus, plus favorable aux usagers cette fois, à propos du tarif des autoroutes. Il semblerait qu’il y ait un ras le bol général contre les hausses de tarifs qui détournent les usagers de ces axes pourtant plus favorables à leur sécurité.

Sur les 66 réponses reçues, le très bon côtoie le service minimum. Les promesses de « large concertation » permettent de bien répondre aux questions sans trop se mouiller. Seul un candidat, député sortant, a mentionné l’existence depuis 2009 d’une concertation nationale sur le deux-roues motorisé. Un autre a reconnu que les sujets sur lesquels nous lui demandions de se positionner relevaient du pouvoir réglementaire (le gouvernement) et non de la compétence législative. Même si, dans leur nombre, ces résultats sont décevants, les réponses que nous avons reçues nous ont permis de collecter de précieux renseignements non seulement sur ceux qui seront peut-être à la manœuvre dans quelques semaines, mais aussi sur ceux qui occupent d’autres responsabilités. Les aspirants-députés sont, bien souvent, impliqués dans le fonctionnement d’autres institutions : conseil municipal, conseil général, etc. Ils peuvent alors, à ce titre, être des contacts intéressants pour faire évoluer les infrastructures routières locales ou promouvoir des formations ERJ. Sachons donc tirer profit de ces périodes favorables à la prise de contacts, pour poser de nouveaux jalons.

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vendredi 6 avril 2012

La FFMC publie son analyse des réponses apportées par les candidats à l'élection présidentielle

En février dernier, les trois instances françaises majeures de la moto et des loisirs motorisés, la Fédération Française de Motocyclisme (FFM), la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) et le Collectif de Défense des Loisirs Verts (CODEVER) ont interrogé les principaux candidats à l’élection présidentielle pour connaître leur position sur le motocyclisme en général.

La totalité des candidats interrogés (François Bayrou, François Hollande, Eva Joly, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Sarkozy) ont répondu à l’exception de François Bayrou, qui a toutefois pris la peine d'écrire à la FFMC.

Les 10 questions posées portaient sur 3 thèmes :
- MOBILITÉ ET SÉCURITÉ ROUTIÈRE
- SPORT MOTO
- LOISIRS VERTS

La FFMC publie sur son "Blog des présidentielles 2012", son analyse des réponses apportées par chacun des candidats :
Eva Joly
Marine Le Pen
François Bayrou
François Hollande
Jean Luc Mélenchon
Nicolas Sarkozy

Dernière minute (20-04-2012) : Nicolas Dupont Aignan nous écrit : Voir ici le billet consacré à sa réponse

Bonne lecture.

La réponse de Nicolas Dupon Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle en tant que représentant de son parti politique « Debout la République », a écrit à la FFMC via un courriel envoyé le 11 avril.

Monsieur Dupont-Aignan nous transmet son point de vue sur les questions qui nous préoccupent car il dit avoir été « interpellé par certains sympathisants de la FFMC étonnés qu’il n’ait pas répondu » au questionnaire que le collectif FFMC-FFM-Codever a envoyé le 22 février aux « principaux candidats » à l’élection présidentielle, soit trois semaines avant la date limite de dépôts des 500 parrainages des candidats déclarés.

Nous publions donc le contenu de son courriel où il se déclare favorable à la gratuité des autoroutes, contre les politiques de culpabilisation des conducteurs qu’il estime « raisonnables dans leur très grande majorité », contre le port obligatoire d’un brassard rétro-réfléchissant et pour une TVA réduite pour « certains équipements obligatoires »… (rappelons que seul le casque est obligatoire, NDR). Monsieur Dupont-Aignan évoque également le « partage de la route » au nom de « nouvelles habitudes dans les grandes agglomérations, notamment en Île-de-France ». Veut-il parler du débat en cours sur la question d’une reconnaissance légale de la pratique de la circulation des 2RM en interfile dans les embouteillages ? Il souligne en tout cas « qu’il s’oppose à de nouvelles mesures liberticides » et dénonce les « moyens de répression technologiques qui ignorent la notion de responsabilité individuelle des conducteurs… »

Nous avons téléchargé sa brochure de campagne déclinées en 37 propositions et nous avons tapé les mots-clés « sécurité routière, mobilité, deux-roues motorisés, carburant, entretien des routes, infrastructures routières » et la recherche ne donne aucun résultat. Le mot « radar » renvoie à la 19è proposition, au chapitre des autoroutes où il annonce « je supprimerai dans le même temps tous les radars situés dans des zones non dangereuses pour les placer dans des endroits moins rémunérateurs mais réellement accidentogènes, et j’interdirai la vente d’alcool sur les autoroutes. » Pour autant, les thèmes de sécurité routière n’apparaissent pas sur son site Internet de campagne et sur son blog ou une recherche avec les mêmes mots clé n’a rien donné.

Ses 37 propositions : http://www.debout-la-republique.fr /sites/default/files/brochure_37_propositions_web.pdf#utm_source=projet0212&utm_medium=site&utm_campaign=dldirect&utm_content=page

Nicolas Dupont-Aignan est maire de Yerres dans l’Essonne et député divers-droite de ce même département. Il s’inscrit dans le mouvement « souverainiste » et se il déclare le candidat de la sortie de l’Euro et pour un retour au Franc intégré au sein d’un Euro transformé en monnaie commune.

Le courriel de Nicolas Dupont Aignan

jeudi 5 avril 2012

Les réponses de Nicolas Sarkozy

L’avis de la FFMC sur les réponses de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République et candidat de l’Union pour la Majorité Présidentielle, au questionnaire commun FFMC-FFM-Codever envoyé le 22 février.

In extremis, le 3 avril, Monsieur Sarkozy a répondu à toutes les question du questionnaire, sans jamais dire oui ou non, mais en argumentant chacune de ses réponses au fil d’un courrier d’un peu plus de trois pages.

Mobilité individuelle et sécurité routière Monsieur Sarkozy se félicite de sa politique de sécurité routière, domaine qu’il entend maintenir sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur. Il justifie toutes ses mesures, notamment la question de l’obligation de dispositifs rétro-réfléchissants pour lesquels il prône « une politique pédagogique ». Il maintient également son projet de contrôle-technique des cyclomoteurs au motif de lutte contre le débridage, évoquant le nombre de victimes décédées dans cette catégorie.

Sport moto A la question des circuits, Monsieur Sarkozy s’engage à faire le bilan des structures existantes et à étudier la possibilité d’en aménager d’autres. Il reconnaît le sport moto, « dans le respect des exigences environnementales ». Quant à la jurisprudence dans les questions de responsabilités engageant les fédérations sportives, il propose une concertation entre les professionnels et les assureurs pour s’adapter sans pénaliser la pratique sportive.

Loisirs verts (accès aux chemins ouverts à la circulation) Ni pour ni contre, Monsieur Sarkozy cite la biodiversité, cet équilibre où « chacun puisse trouver sa place », prenant en compte les pratiquants qui participent à l’entretien de ces espaces… Pour la question des dispositifs illégaux et dangereux barrant des chemins ouverts à la circulation, monsieur Sarkozy souhaite qu’une loi soit inscrite à l’ordre du jour de la prochaine législature.

L’avis de la FFMC Sans surprise, Monsieur Sarkozy est content de lui et rien, ni dans ses réponses ni dans son programme ou ses multiples déclarations en tant que président ou en tant que candidat, ne nous permet de penser qu’il écoutera davantage les conducteurs de 2RM qui ont pourtant largement manifesté contre sa politique routière. Il a l’avantage de tenir, en tant que président actuel et ancien ministre de l’Intérieur, tous les pouvoirs dans ces domaines pour continuer dans cette voie et aussi de faire des promesses pour l’avenir, cette fois en tant que candidat. Ces promesses qui sont aussi ses projets sont d’ores et déjà annoncées : brassard obligatoire dès 2013 (ou deux points en moins !), LAVIA, (limiteur s’adaptant à la vitesse autorisée implanté dès la fabrication dans les véhicules), contrôles techniques des 2RM, fichiers administratifs des conducteurs contestant leurs PV… bref, on ne va pas vers la rigolade ! En tant que candidat, il a en revanche l’inconvénient d’un programme qui ressemble à son bilan… Et ce bilan, nous le connaissons, il est au bord des routes, dans des boîtes grises qui prennent des photos. Quant à son bilan de « sécurité routière » stricto-sensu, il n’est pas si fameux que ça : le nombre annuel de tués est en quasi-stagnation alors que les outils de coercition connaissent un développement exponentiel d’une ampleur encore jamais vue sous la 5eme République.

Les réponses de Nicolas Sarkozy

Les réponses de Marine Le Pen

L’avis de la FFMC sur les réponses de Madame Marine Le Pen, candidate du Front National, au questionnaire commun FFMC-FFM-Codever envoyé le 22 février.

Nous avons reçu les réponses de Madame Le Pen à notre questionnaire le 2 avril.

Mobilité individuelle et sécurité routière Marine Le Pen a répondu favorablement à toutes les questions. Elle promet même de supprimer le permis à points !

Sport moto Là encore, c’est oui partout… Sur la question des circuits, comme il est question d’investissements publics, elle s’en remet également aux structures privées. Sur le problème de l’évolution de la jurisprudence sur la responsabilité civile des sportifs, elle propose de discuter avec les « partie-prenantes » de ce dossier.

Loisirs verts (accès aux chemins ouverts à la circulation) Les réponses sont à nouveau de nature à rassurer les randonneurs motorisés. Madame Le Pen parle de « pragmatisme », de « concertation sous l’égide des pouvoirs publics »…

L’avis de la FFMC Les promesses de la candidate du Front National sont tellement plaisantes à lire qu’on ne sait plus quoi dire pour faire les motards « en colère »… La seule différence avec le Père Noël, c’est que l’élection présidentielle a lieu tous les cinq ans alors que le 25 décembre revient chaque année ! Cet avis ne s’exprime que dans les limites où nous ne considérons ses réponses à ce questionnaire que dans une optique purement motardo-motardesque et dans la mesure où nos questions ne portaient que sur la pratique de la moto sur la route, en compétition ou en randonnée dans la nature… Reste que sur les questions de société, d’économie et d’approche des libertés publiques, les orientations généralement exprimées par le Front National ne sont pas compatibles avec les valeurs portées par la FFMC et l’ensemble de ses structures.

Les réponses de Marine Le Pen

Les réponses de Jean-Luc Mélenchon

L’avis de la FFMC sur les réponses de Monsieur Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, au questionnaire commun FFMC-FFM-Codever envoyé le 22 février.

C’est la commission « Front de Gauche-Transports » qui a répondu à notre questionnaire par un courrier de cinq pages daté du 30 mars. Le collectif en charge de l’exercice ne s’est pas plié à la forme « question-réponses, oui/non » éventuellement assortie d’un commentaire pour chacune des questions.

Mobilité individuelle et sécurité routière Dès les premières lignes, Le Front de Gauche attaque par une déclaration liminaire et moralisatrice sur le « vivre ensemble » et sur la « dégradation de la planète » où 85% des richesses sont pompées par 20% de la population mondiale… c’est vrai, mais ça ne répond pas vraiment à la question posée. Et la moto ? Ca arrive tout de suite après par la dénonciation de la puissance et des performances, citant carrément une ZZR 1400 de 200 ch ! Super, on croirait entendre la Ligue Contre la Violence Routière. Heureusement, la question de la Sécurité routière revient un peu plus vers nos préoccupations : la politique actuelle est jugée inadaptée et le Front de Gauche prône l’éducation, la dissuasion… et la sanction ! Sanctions envisagées notamment pour ceux qui rouleront en «sandales, tongs, short, etc… » Plus intéressant, la sécurité routière est mise en perspective avec les questions d’accès à l’emploi et au logement et en concertation avec les usagers. Sur la question du brassard obligatoire, il est dit « qu’imposer une tenue spécifique n’est pas la meilleure façon d’obtenir le résultat recherché ». Le Front de Gauche se dit opposé au contrôle technique, privilégiant l’action des professionnels pour « sécuriser le marché de l’occasion ». Pour les questions de mobilité urbaine, le Front de Gauche reconnaît qu’un « deux-roues léger est préférable à une grosse berline » et dénonce la stigmatisation des minorités (parmi lesquels « les motocyclistes ») pour justifier une politique répressive. Là encore, le qualificatif de « léger » pour désigner les 2RM socialement acceptables a comme des relents de procès d’intention envers les grosses motos.

Sport moto Le Front de Gauche refuse catégoriquement l’idée même des sports mécaniques. La formation représentée par Monsieur Mélenchon renvoie sans cesse au « sport commercial » considéré comme inaccessible aux plus modestes, les plus aisés étant de fait considérés comme des pigeons de la société consumériste. Les rédacteurs de la réponse du Front de Gauche ne semblent pas avoir pris la mesure des bienfaits universels des pratiques sportives par le biais des petites structures associatives et de l’éducation aux valeurs de la République… dommage !

Loisirs verts (accès aux chemins ouverts à la circulation) Même son de cloche pour les «loisirs verts » où le Front de Gauche évoque des « hordes d’enduristes déboulant pleins gaz de 2T au milieu d’une famille de marcheurs ».

L’avis de la FFMC Décevant ! Les camarades de Monsieur Mélenchon ne répondent pas vraiment à nos questions… par contre, ils argumentent sur des aspects anxiogènes sur lesquels nous ne les avions pas précisément interpellé et c’est surtout par un cours de politique sociale que nous répond le Front de Gauche. Nous regrettons particulièrement les ressorts caricaturaux et Père Fouettard de leur argumentaire. C’est d’autant plus désolant que les rédacteurs de cette réponse complètement à côté de la plaque sont censés avoir reçu le Manifeste de la FFMC pour la Sécurité routière des 2RM… c’est à se demander si ils l’ont lu ! On se console en sachant que le Front de Gauche se dit, dans son programme général, opposé aux lois liberticides, qu’il promet de mettre un terme au fichage des citoyens et qu’il se situe, comme le Mouvement FFMC tout entier, dans l’Économie sociale et solidaire. Mais en tant que motards militants, à la lecture effarée de leurs réponses, nous avons tout de même un peu de mal à nous situer dans la Révolution citoyenne promise par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Voilà ce qui arrive quand on sort les fusils à tirer dans les coins : on finit toujours pas se mettre une balle dans le pied.. Alors revoyez votre copie, monsieur le député européen… et vite !

Les réponses de Jean-Luc Mélenchon

Les réponses de François Hollande

__L’avis de la FFMC sur les réponses de Monsieur François Hollande, candidat du Parti Socialiste, au questionnaire commun FFMC-FFM-Codever envoyé le 22 février. __

Monsieur Hollande a répondu à notre questionnaire par un courrier d’une page et demi daté 23 mars, sans se plier à la forme « question-réponses, oui/non ».

Mobilité individuelle et sécurité routière Monsieur Hollande rappelle en préambule qu’il est lui-même « (ancien) conducteur de 2RM » et qu’il est à ce titre « particulièrement sensible » à nos questions. Il annonce tout de go que « la Sécurité routière ne doit pas se résumer à de la répression ». Il se déclare très favorable à nos propositions sur la formation et l’éducation routière et à l’ensemble de nos revendications. François Hollande s’appuie sur le Manifeste de la FFMC pour la Sécurité routière des 2RM. Sur la question des obligations d’équipements (le brassard !), il ne s’engage pas clairement à le supprimer, il prône « l’incitation » pour les usagers à s’équiper pour se protéger. De même qu’il ne valide pas l’obligation d’un contrôle technique des cyclomoteurs, préférant un « suivi d’entretien et de conformité » via le réseau des concessionnaires.

Sport moto Monsieur Hollande ne se déclare « pas défavorable à la création de sites dédiés aux sports mécaniques », mais il privilégie l’optimisation des sites existants tant pour la pratique que pour la formation à ces pratiques.

Loisirs verts (accès aux chemins ouverts à la circulation) Sur ce point, le député de la Corrèze souhaite s’engager dans la concertation avec les intéressés, avec le souci de « préserver l’environnement et dans le respect des contraintes sonores ». Il se défend de toute attitude « excessivement rigide qui exclue sans aucune réserve l’activité humaine ».

L’avis de la FFMC Sans surprise, l’approche de Monsieur Hollande est souple, plastique, très orientée sur la discussion. Il ne ferme aucune porte sans pour autant dire « oui » à tout. Il fait clairement référence au Manifeste de la FFMC pour souligner qu’il adhère à nos propositions. A ce stade des promesses électorales, il est le candidat interrogé qui peut apparaître comme le moins angoissant pour les usagers en 2RM, quelles que soient leurs pratiques. Mais nous savons aussi, non seulement à la lecture de son projet présidentiel que par l’action menée par les socialistes là où ils ont des responsabilités, que le 2RM n’est pas pour eux un mode de transport à développer, l’accent étant mis essentiellement sur les transports en commun et une réduction de l’usage des véhicules motorisés individuels. Toutefois, par expérience, nous pensons qu’en cas de difficultés, la discussion reste possible avec la famille politique de Monsieur Hollande.

Les réponses de François Hollande

Les réponses d'Eva Joly

L’avis de la FFMC sur les réponses de Madame Eva Joly, candidate de Europe Écologie-Les Verts, au questionnaire commun FFMC-FFM-Codever envoyé le 22 février.

Madame Joly a répondu très directement et très promptement à notre questionnaire le 7 mars.

Mobilité individuelle et sécurité routière Elle est d’accord pour mieux prendre en compte les deux-roues motorisés dans la circulation, mais elle n’est pas favorable au développement de ce type de transport. C’est logique puisque sa formation politique milite pour une réduction de l’usage des véhicules à moteur, avec le développement des transports en commun. Elle est favorable à un retour de la Sécurité routière au sein du Ministère des transports. Pour autant, les questions de sécurité routière ne semblent pas être un axe d’action politique des écologistes. Elle se dit prête à rediscuter des questions portant sur l’obligation d’un brassard rétro-réfléchissant, mais pas à renoncer à un contrôle-technique éventuel des 2RM, sans être fermée à en rediscuter.

Sport moto Madame Joly se déclare favorable aux circuits à des fins éducatives… mais sa formation politique mène des actions contre les sports mécaniques considérés comme polluants. Madame Joly s’oppose à soutenir les fédérations représentatives des activités sportives motorisée dans la continuité et la pérennisation de leurs activités.

Loisirs verts (accès aux chemins ouverts à la circulation) Madame Joly considère normal de limiter ou interdire l’accès de zones naturelles aux véhicules motorisés, sans répondre clairement à la question de l’accès aux chemins actuellement ouverts à la circulation de tous. Elle reconnaît néanmoins que cette question puisse être débattue en concertation avec tous les ministères concernés.

L’avis de la FFMC Madame Joly a répondu avec sincérité, sans langue de bois ni arrière pensée électorale. Pour les questions concernant particulièrement la FFMC (mobilité, sécurité routière, liberté publiques), nous ne ressentons pas de menaces particulières par rapport à l’état actuel de nos conditions de circulation. Il est clair qu’elle ne souhaite pas les soutenir, mais rien n’indique qu’elle nous attaquera directement. Elle semble sincèrement ouverte à la discussion. La menace est plutôt à considérer sur une politique de réduction drastiques des véhicules à moteur thermique en général, soit par des contraintes axées sur les déplacements, soit par une fiscalité contraignante… voire les deux ! Les questions d’environnement ne nous seront de toute façon pas favorables dans l’avenir… dommage que l’écologiste qu’est madame Joly ne veuille admettre que le 2RM est une alternative à l’automobile pour limiter les nuisances induites par le « tout-voiture » actuel. Par contre, pour le sport, ça craint ! C’est clair, les écologistes ne reconnaissent pas la moto comme un sport : c’est très dogmatique et ça exclut le fait que le sport moto, qu’elle qu’en soit la forme, soit aussi un loisir et un facteur de développement et d’éducation des jeunes. Pour les randonneurs motorisés, c’est couci-couça : Madame Joly semble bien vouloir les considérer comme ayant le droit d’exister, mais la question de la restriction de leurs espaces de circulation dans l’avenir reste posée.

Les réponses d'Eva Joly

La réponse de François Bayrou

L’avis de la FFMC sur l’opinion de Monsieur François Bayrou, candidat du Mouvement démocrate.

Monsieur Bayrou n’a pas répondu au questionnaire commun FFMC-FFM-Codever qui lui a pourtant été transmis dès le 22 février. Très tardivement, le 4 avril alors que nous bouclons nos analyses des réponses des candidats, il nous a adressé un courrier de réponse à l’envoi du Manifeste de la FFMC pour la Sécurité routière. Compte-tenu de ses déclarations, nous regrettons qu’il soit passé à côté du questionnaire, mais par respect pour sa réponse tardive, nous donnons un avis sur son courrier.

Monsieur Bayrou nous rappelle dès le début de sa lettre d’une page qu’il est titulaire du permis moto. Il se déclare très favorable aux propositions de la FFMC dans les domaines de l’éducation routière, tant en milieu scolaire que dans les écoles de conduite (les auto-écoles) où il soutient l’idée d’un module « moto » dans la formation au permis auto.

Concernant l’environnement de circulation et les infrastructures routières, là encore, il relève nos propositions dont il en reconnaît « le bon sens »… ça fait plaisir à lire. Il soutient le rétablissement de l’éclairage nocturne qui a été supprimé sur certaines routes et il estime que la formation des architectes et des urbanistes aux problématiques des 2RM serait « une excellente initiative ».

Nous n’avons pas trouvé dans sa lettre l’ombre d’une stigmatisation des 2RM ni aucune approche moralisatrice des ces questions.

Le courrier de François Bayrou

mercredi 21 mars 2012

Le programme de Nicolas Sarkozy, Président de la République et candidat de l'UMP

Pour ce qui concerne la sécurité routière et les usagers de la route, on connaît déjà le programme de Nicolas Sarkozy, c’est celui de son bilan et il est au bord des routes : toujours plus de radars, démontage des panneaux de signalisation remplacés à grands frais par des panneaux-radars soi-disant « pédagogiques », automatisation et renforcement des contraventions, pénalisation de la modification et la personnalisation des véhicules, rétro-réfléchissants obligatoire pour les motards, interdiction des appareils détecteurs de radars, enfumage des associations dans des pseudo-concertations… c’est non seulement le résultat du Président Nicolas Sarkozy depuis 2007, c’est aussi celui du ministre de l’intérieur qu’il a été de 2002 à 2004 et de 2005 à 2007.

Dans le programme de l’UMP, une recherche par les mots-clés : « routière, sécurité-routière, deux-roues, mobilité, autoroutes, mortalité routière, radar, permis de conduire, vitesse » ne donne aucun résultat. C’est tout de même curieux de la part de politiciens qui ont beaucoup communiqué sur ces questions depuis les cinq dernières années. Bref, bien que le président sortant se targue de ses « progrès » en sécurité routière (trop facile, la courbe de mortalité routière est en baisse quasi continue depuis quarante ans), les motards n’ont jamais autant « dégusté » depuis l’époque de Christian Gérondeau qui voulait carrément interdire les motos, au début des années 1980. D’un autre côté, c’est durant le mandat de Nicolas Sarkozy que la concertation sur la sécurité routière des deux-roues motorisés (2RM) a été mise en place. Hélas, en ce qui nous concerne, cette concertation a surtout débouché sur beaucoup d’effets d’annonce sur des mesures spectacles et stigmatisantes comme le rétro-réfléchissant obligatoire et des plaques d’immatriculation plus grandes.

Récemment interrogé sur la question de la sécurité routière, le président Sarkozy a répondu qu’il ne fallait « pas écouter les usagers ». Il estime que son bilan est bon et qu’il a l’intention de poursuivre sur ses mesures répressives. Pour quels résultats ? Au début de son quinquennat, monsieur Sarkozy avait fixé le cap à atteindre en matière de sécurité routière : passer sous la « barre » des 3 000 morts par an… Pour l’année 2011, le bilan « provisoire » (données non consolidées) est de 3 972 morts… Alors qu’il y a aujourd’hui environ 2580 radars en service (950 millions d’€ de recettes), que plus de dix million de points sont retirés par an, dont presque la moitié pour des infractions mineures (93,2% excès de vitesse relevés automatiquement sont inférieurs à 20 km/h), le nombre de tués sur les routes est en stagnation, particulièrement pour les usagers en 2RM qui ne sont pas responsables, dans 2/3 des cas, des collisions avec les automobilistes dont ils sont toujours les principales et les plus graves victimes. Bref, plus il y a de radars, moins le nombre de tués est en baisse…

Pendant ce temps, les routes se dégradent faute d’entretien, l’État éteint la lumière sur les voies rapides urbaines d’Île-de-France (les plus denses et les plus fréquentées par les 2RM) et Claude Guéant, ministre de l’Intérieur chargé de la sécurité routière, faisant fi de toutes les études scientifiques sur la question, déclare sans rire que téléphoner en conduisant n’est pas plus dangereux que d’avoir une conversation avec un passager… Par contre, à deux mois de sa fin de mandat, le président Sarkozy tente le passage en force pour imposer le LAVIA (Limiteur s’Adaptant à la Vitesse Autorisée) aux conducteurs. Toujours cette manie de traiter les gens comme des enfants pour mieux punir toute la classe, toujours le recours au marteau pilon pour écraser une mouche… comme si la méthode (forte) était plus importante que le résultat.

La politique de Nicolas Sarkozy est également celle de la décentralisation qui fait supporter le coût des infrastructures routières aux collectivités territoriales, lesquelles sont affaiblies par la suppression de la taxe professionnelle, encore une « réforme » venue du palais de l’Élysée… Sans oublier le fichage des citoyens (Edwige, LOPPSI-2) et le projet de contrôle-technique des cyclomoteurs.

En tant que parti politique se réclamant du Gaullisme, l’UMP est compatible avec les statuts de la FFMC. En revanche, les déclarations de certains barons de l’UMP à propos de la délinquance, des origines des gens ou du soutien de la Nation à l’égard des populations en grandes difficultés sont en contradiction avec les valeurs de la FFMC.

http://statique.lemouvementpopulaire.fr/DIVERS/Supp.Mag%2055-Projet_2012_bdf.pdf

mardi 13 mars 2012

Le programme de François Hollande, candidat du Parti Socialiste

Vu qu’il est un utilisateur régulier de scooter, nous pourrions penser que François Hollande est concerné par la mobilité urbaine et les questions de sécurité routière, particulièrement du point de vue des deux-roues motorisés… Hélas, cette question semble ignorée par le candidat à la présidence de la République.

Dans le programme du PS, il n’y a rien de précis sur la sécurité routière ni sur les déplacements en 2RM… c’est d’autant plus dommage que François Hollande roule en scooter régulièrement pour ses déplacements (du moins jusqu’à son entrée en « campagne »), tout comme ses principaux lieutenants… De nombreux élus et responsables socialistes ont aussi recours aux motos-taxis entre les aéroports parisiens et leurs lieux d’activités, mais ça s’arrête là.
Le programme de François Hollande note toutefois que « la mobilité est donc un droit que les pouvoirs publics doivent promouvoir dans un souci de justice sociale et d’égalité territoriale». Ceci dit, sa vision (politique) des transports, c’est surtout celle des transports publics. Quant aux transports motorisés individuels, il s’agit de les limiter au maximum en privilégiant la « mobilité durable »… ça veut dire quoi ? Ça veut dire « modes de transports doux » et « véhicules vertueux » (hybrides et électriques), « co-voiturage » et « diminution de 30% de la consommation du parc des véhicules grand public ». Il est question d’une « tarification multimodale intégrant l’ensemble des modes doux et suffisamment intéressante pour décourager l’usage de véhicules polluants. Un « pass mobilité intermodal », répondant aux usages essentiels que sont trajets domicile-travail, accès aux services publics, départs en vacances et vie familiale, permettra l’accès aux transports en commun à un tarif extrêmement faible et créditera chacun de ses utilisateurs d’un forfait kilométrique correspondant aux besoins identifiés comme vitaux, ainsi que l’achat de carburant à moindre coût lorsqu’il n’existe pas d’alternative à la voiture ». Dans son programme, le PS évoque « la hausse du prix des carburants et le sous-investissement de l’État dans les transports collectifs (qui) limitent ce droit à la mobilité. »
Et les deux-roues motorisés ? Rien, comme dans les programmes des autres candidats.

Reste à savoir si selon les socialistes, les 2RM sont considérés comme des alternatives crédibles à la voiture, mais comme ça n’est pas précisé dans le projet socialiste baptisé « le changement », on ne sait pas.

Plus généralement, on a pu mesurer le conformisme de leurs réflexions sur la question de la sécurité routière à l’occasion de leur communiqué de presse paru après le CISR du 11 mai 2011 rédigé en langue de bois éco-certifié et aussi avec les préjugés sur la moto d’Armand Jung (député PS du bas-Rhin) qui fut président de la mission d’information parlementaire sur la SR qui s’est réunie de juin à octobre 2011. Que dire du député PS Christophe Caresche, président du groupe « Deux-roues » à l’Assemblée nationale qui n’a même jamais répondu à nos sollicitations ?

Bertrand Delanoé, maire PS de Paris mène quant à lui une politique visant à repousser les déplacements motorisés individuels de l’autre coté du périph’. Dans son compte-rendu de mandat rendu public en janvier, sur 58 pages, la question des 2RM n’est pas une seule fois évoquée alors qu’ils représentent 17% des déplacements dans la capitale. Dommage... C'est pourtant à Paris qu'a été signée avec la FFMC une charte du deux roues motorisé reconnaissant, sous conditions, le stationnement sur les trottoirs et la circulation entre les files. Mais pour sa part, Daniel Vaillant, maire PS du 18è arrondissement, ancien ministre de l’Intérieur et mandataire de la campagne de François Hollande a déclaré le 5 décembre 2011 vouloir accentuer la répression à l'encontre des usagers du deux-roues motorisé.

Reste à décrypter les réponses que le Parti Socialiste voudra bien apporter au questionnaire commun (FFMC, FFM, Codever) que nous avons envoyé aux candidats.

Sur les questions de société, lutte contre le racisme, laïcité, Droits de l’Homme, le projet du PS est compatible avec les statuts de la FFMC.

http://www.parti-socialiste.fr/static/projet2012_integrale.pdf

lundi 12 mars 2012

Le programme de François Bayrou, candidat du Mouvement Démocrate (Modem)

Dans le programme du Mouvement démocrate (Modem), rien ne fait référence à la sécurité routière. Nous avons téléchargé le « projet humaniste » porté par François Bayrou (voir lien en bas de cet article) et notre analyse a commencé, comme pour les autres programmes disponibles, en tapant les mots-clés usuels quand on parle de circulation routière et de déplacements individuels en véhicules motorisés… nous n’avons pas trouvé grand-chose de favorable se rapportant stricto-sensu à nos préoccupations de conducteurs.

Le mot-clé « mobilité » est associé à la mobilité sociale des salariés dans le monde de l’entreprise, mais la question du déplacement de ces mêmes salariés pour se rendre au travail n’est pas évoquée. Plus généralement, on y retrouve les mêmes promesses que chez les autres candidats de défendre les « services publics, la laïcité, de dynamiser la société, de favoriser la croissance, de produire français », etc, etc..

Ses positions sur la réduction des dépenses publiques ne nous permettent pas d’espérer une amélioration dans l’entretien des routes et une réduction des frais de transports. A noter tout de même que François Bayrou, devant l’Assemblée nationale en octobre 2005, a dénoncé le premier la privatisation des autoroutes qu’il considère comme « illégitime, illégale et qui spolie les Français»… il a par la suite déposé un recours devant le Conseil d’État (requête rejetée). Pourtant, le mot « autoroutes » n’apparaît pas dans le programme actuel du Modem.

Au chapitre des transports, le Projet humaniste énonce que « le transport dégrade l’environnement » et il se projette déjà dans une ère « post-pétrole ». Par conséquent, il déclare que l’avenir est au vélo et aux véhicules électriques, aux transports en commun pour les déplacements de proximité « tandis que l’avion est réservé aux très grands trajets ». « La possession d’une voiture n’est pas indispensable, l’auto-partage et les taxis collectifs seront généralisés ». Le maillage du territoire et la desserte du monde rural est envisagé via le réseau ferré qui sera également chargé du fret des marchandises. Bref, comme chez la plupart de ses concurrents à l’élection présidentielle, il n’y a rien concernant les deux-roues motorisés… alors que nous sommes quand même 3,5 millions d’usagers.

Plus généralement, le programme présidentiel de monsieur Bayrou s’appuie sur les valeurs de solidarité et de citoyenneté, de développement économique social, écologique « durable », mot à la mode dans cette campagne… La lutte contre le chômage, la précarité et les discriminations, le soutien à la famille, le handicap, l’autonomie des jeunes, le monde associatif, le respect d’une agriculture raisonnée, l’écologie, la paix et le désarmement sont mis en avant, dans une Europe forte. Une large part est accordée à la formation des jeunes (François Bayrou fut ministre de l’Éducation à trois reprises entre 1993 et 1997), mais l’éducation routière et l’accès au permis de conduire n’est pas mentionné dans son projet.

Sur les questions de société, lutte contre le racisme, laïcité, Droits de l’Homme, le projet du Modem est compatible avec les statuts de la FFMC. http://www.mouvementdemocrate.fr/vie-du-modem/telechargement/Le_Projet_Humaniste_6-12.pdf

vendredi 9 mars 2012

Le programme du Front de Gauche représenté par Jean-Luc Mélenchon

Dans le programme de Jean-Luc Mélenchon, porte-drapeau du Front de Gauche, il n’y a rien d’explicite sur la sécurité routière, l’auto, les radars ou les deux-roues motorisés. Dans le projet baptisé « l’Humain d’abord », on ne trouve aucune occurrence en tapant les mots-clés « routière », « sécurité routière », « mobilité ».

Dans le domaine des transports, les intentions portées par Jean-Luc Mélenchon mettent l’accent, comme les autres candidats, sur les transports en commun. Cette question est mise en perspective avec la défense des services publics qui constitue un axe fort du programme politique du Front de Gauche. Il est notamment écrit « nous reconstruirons et développerons nos services publics. La RGPP (révision générale des politiques publiques) qui les démantèle sera abrogée. » Et sur la question des infrastructures routières qui nous intéressent à la FFMC ? Des éléments sur cette question pourraient être contenus dans le chapitre « Organisation du territoire » qui prévoit l’abrogation de la réforme 2010 des collectivités territoriales, domaine où le programme du Front de Gauche proclame que « l’État est le garant de l’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire ». Voilà une piste intéressante pour dénoncer l’interdiction de l’accès du tunnel duplex de l’A 86 aux deux-roues motorisés, un ouvrage exploité par Vinci, donc privé, mais sur le domaine de l’État… Justement, le Front de Gauche se positionne pour la renationalisation des autoroutes qui ont été concédées au privé.

Dans le projet du Front de Gauche, nous n’avons relevé aucune attaque particulière à l’encontre des deux-roues motorisés. Ni « contre » ni « pour » puisque notre mode de déplacement favori n’est pas mentionné. La FFMC se souvient néanmoins qu’en matière de traitement des infractions routières, c’est Jean-Claude Gayssot, ministre communiste des Transports (1997-2002) dans le gouvernement de Lionel Jospin, qui a mis en place le système du « propriétaire-payeur » qui permettra par la suite la mise en place du système « contrôle-sanction-automatisé », pierre angulaire du système « radar » développé ensuite par Nicolas Sarkozy. Sur la question des libertés publiques, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon se positionne contre LOPPSI-2, contre le fichage des citoyens, pour « l’abrogation des lois sécuritaires et liberticides ». Ça, c’est une revendication majeure de la FFMC qui aimerait savoir si ces intentions comprennent également une remise en cause de l’hystérie sécuritaire qui plombe désormais les questions de sécurité routière.

Le Front de Gauche veut rétablir la police de proximité et favoriser l’aide de l’État pour les actions de prévention et d’aide sociale aux collectivités territoriales. Il est également envisagé de doubler l’aide au mouvement associatif. Le Front de Gauche s’engage en faveur des assemblées citoyennes et très fortement pour l’Économie sociale et solidaire. Dans le domaine de la jeunesse, de l’éducation et de l’emploi, on ne trouve rien sur l’éducation routière et sur l’accès au permis de conduire… dommage pour un ancien ministre de l’Enseignement professionnel (2000-2002).

Par tradition politique, les élus de la sensibilité revendiquée par le Front de Gauche sont généralement plus préoccupés par les questions sociales passées au prisme de « l’intérêt général » que par nos problèmes d’usagers de la route. Nous en saurons peut-être plus si Jean-Luc Mélenchon souhaite se saisir de ces questions, mais à l’heure où nous publions ces lignes, nous n’avons pas reçu les réponses à notre questionnaire commun FFMC-FFM-Codever adressé aux candidats fin février.

Le programme du Front de Gauche est compatible avec les statuts de la FFMC.

http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/docs-pg/humain_dabord.pdf

jeudi 8 mars 2012

Le programme d'Eva Joly, candidate d'Europe-écologie Les Verts.

Le programme d’EELV (Europe-écologie Les Verts) contient des menaces contre les déplacements individuels en véhicules motorisés, essentiellement en raison de positionnements dogmatiques : le pétrole, c’est pas bon, les véhicules à moteur, c’est caca et ça va tous nous tuer. Sur la question de la mobilité individuelle des salariés, tout l’argumentaire est orienté vers une plus grande offre de transports en commun et une réduction de l’emprise de l’automobile.

Les Verts souhaitent mettre les transports collectifs à 10 minutes des usagers et ça, c’est plutôt pas mal tant la demande est forte pour tous ceux qui sont contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour aller travailler… Mais comment comptent-ils s’y prendre ? Avec quel budget ? Le programme de madame Joly encourage le « co-voiturage », mais sans envisager les 2RM comme une alternative au « tout-voiture ». Ils demandent une limitation de la place de la voiture en ville et des zones 30 « partagées »… partagées avec quoi ? Avec des 2RM ? On ne sait pas vu qu’il n’y a pas un mot sur les deux-roues motorisés en général et sur les motos en particulier dans leur programme… pas plus que le terme « sécurité routière » quand on effectue une recherche par mot-clé après avoir téléchargé les 99 pages de leur projet présidentiel baptisé « Vivre mieux ».



Dans ce document (voir lien en bas de notre article), EELV préconise une réduction des vitesses des véhicules à moteur de 10 à 20 km/h, un alignement des taxes du gazole sur celles de l'essence et une renégociation de la privatisation des autoroutes. Réduire la pollution et œuvrer pour un environnement de qualité, c’est bien… mais ce serait mieux en s’attaquant aux politiques publiques qui génèrent des atteintes à l’environnement, comme par exemple la spéculation immobilière dans les grandes villes et la destruction des emplois en province qui forcent les salariés à se débrouiller au mieux pour être à l’heure au boulot en ayant recours à leurs véhicules. Mais comme un tel programme est difficile à mettre en œuvre, la FFMC craint qu’entre-temps, la pression soit mise sur l’usager désigné comme un pollueur en puissance alors qu’il n’a pas l’embarras du choix, mais juste le choix de l’embarras.
Pourtant Dominique Voynet, personnalité écologiste, ex-ministre de l’Environnement et maire de Montreuil a déclaré que le 2RM en ville, c’est « malin ». Elle est une des rares maires d’une grande ville à avoir opté pour le 2RM (maxi-scooter et chauffeur) comme véhicule de fonction… comme quoi on peut être « écolo » et reconnaître les avantages du 2RM, mais en attendant, on ne l’a pas entendue dans le débat des présidentielles et il n’y a pas un mot dans le programme d’EELV sur ces questions… Dommage !

Sur un plan plus général, le projet porté par Eva Joly est résolument favorable au respect des personnes, à de meilleures conditions d’accès au logement, à une nourriture saine, à l’émancipation des jeunes… mais pas un mot sur l’accès au permis de conduire. Le volet concernant la sécurité publique, la lutte contre les discriminations et l’argent-roi, l’impôt équitable, le soutien aux associations, l’éducation ou le sport, tout ça nous convient sur le papier… mais qu’en sera t-il de la reconnaissance de la pratique moto comme un sport et un facteur d’émancipation, de l’accès aux chemins ouverts à la circulation en milieu rural ? La Fédération Française de Motocyclisme (FFM) a dû faire casser des interdictions préfectorales prononcées contre la tenue de compétitions moto-TT à cause des zones classées Natura 2000. Quand les écologistes annoncent qu’ils ont l’intention de ne plus subventionner « les compétitions mécaniques les plus polluantes comme la F1 », n’est-on pas là dans des positions dogmatiques ? Les Verts vont-ils aussi supprimer tous les rassemblements sportifs d’envergure au motif de la pollution générée par le déplacement des spectateurs ?

Madame Joly ne semble pas être en position d’être élue, mais des accords PS-EELV sont possibles en cas de victoire de François Hollande. Dans ce cas, comme il sera difficile de toucher à l’industrie et à l’Énergie, les mesures médiatiques prises en direction de la préservation de l’Environnement risquent d’être menées à charge contre les usagers de la route accusés de polluer, plutôt que contre les grands industriels associés aux financiers. On se trompe peut-être, mais nous aimerions bien quelques explications de la part de madame Joly, notamment parce qu’à la FFMC, nous défendons la moto comme une alternative au « tout-voiture » car nous savons bien que les 2RM sont les véhicules à moteur les moins polluants parce qu’ils sont plus mobiles et moins dévoreurs d’énergie, d’espace et de temps.

Nous venons de recevoir les réponses d’Eva Joly au questionnaire commun (FFMC, FFM et Codever), elles confirment notre analyse. Un commentaire de ces réponses fera l’objet d’un prochain article sur ce blog.

Sur les questions de société, lutte contre les discriminations, laïcité, Droits de l’Homme, le projet EELV est compatible avec les statuts de la FFMC.

http://eelv.fr/wp-content/uploads/2011/12/Projet_EELV_OK_adopte_dec2011.pdf

vendredi 2 mars 2012

Le programme de Marine le Pen

Faisant feu de tout bois, la candidate du Front National récupère à son compte l’exaspération des usagers de la route… Nous saisissons donc l’opportunité de son intervention médiatique autour du premier radar installé sur nos routes pour faire le point sur le programme de madame Le Pen.

Parmi les programmes des candidats que nous avons pu consulter courant février (1), seul le programme du Front National consacre quelques lignes au permis à points (en proposant de l’abroger) : « Le permis de conduire à points sera supprimé et les contraventions et délits seront sanctionnés par les peines qui seront intégrées au code pénal. L’annulation ou la suspension du permis de conduire devra être prononcée par le tribunal compétent »… Marine Le Pen veut aussi revoir le traitement des infractions routières : dans son programme, il est question de laisser les juges de décider des retraits de permis et des confiscations des véhicules… on est vraiment tout près de ce qui ce fait déjà actuellement.

A la FFMC, nous ne sommes pas d’accord avec le système du permis à point tel qu’il est exploité actuellement, mais ça ne veut pas dire que nous sommes d’accord avec madame Le Pen. Ce n’est pas le principe du permis à point qui est en cause, c’est l’application qui en est faite qui consiste à punir toute la classe pour des infractions mineures alors qu’il s’agissait au départ de sanctionner les mises en danger avérées de la vie d’autrui. Le 28 février, la candidate du FN vient de déclarer qu’il faudrait rétablir l’éclairage supprimé sur les voies rapides d’Île-de-France et que les assureurs devraient mieux prendre en compte les efforts que font les motards pour porter des équipements de protection… Elle n’a pas trouvée ça toute seule, c’est précisément ce que la FFMC vient de redire dans son Manifeste pour la Sécurité routière publié depuis le 27 février.

Au chapitre sécurité, le FN s’engage à renforcer les pouvoirs des forces de police et vise à criminaliser davantage l’opposition aux forces de l’ordre (renforcement du délit d’outrage) : c’est la porte ouverte à des dérives et bavures policières à partir d’une simple contrôle routier... et les politiques répressives allant toujours en s’amplifiant, qu’en serait-il du droit à manifester ?

Rien ne permet de dire pour l’instant que les responsables du FN s’attaqueront directement aux usagers 2RM, mais leur politique anti-solidarité représente une menace plus grande pour tous. Disons-le clairement : même si l’extrême droite conduite aujourd’hui par madame Le Pen récupère nos revendications d’usagers de la route, le Mouvement FFMC tout entier se situe à l’opposé des thèses du Front National. Voilà, c’est dit !

Par ses positions sur les questions sociétales de manière générale, le programme du FN est totalement incompatible avec les statuts de la FFMC (2).

(1) A la date du 29 février, le programme de Marine Le Pen n’est toujours pas mis en ligne en téléchargement sur son site de campagne. Nous avons donc effectué notre analyse à partir du site Internet http://www.marinelepen2012.fr/le-projet/ et des autres ressources disponibles sur la Toile.

(2) Extrait des statuts de la FFMC, art. 2 : La FFMC rassemble les motards sans discrimination. Elle se prononce contre le racisme et tout ce qui tendrait à instaurer des discriminations, que ce soit l’origine ethnique, le niveau social, les choix politiques ou religieux, l’âge, le sexe ou les préférences sexuelles. http://www.ffmc.asso.fr/IMG/pdf/Statuts2011-2.pdf

mercredi 29 février 2012

Election présidentielle : les questions posées aux candidat(e)s

Nous vous avons annoncé dans notre précédent billet la publication du questionnaire commun envoyé par la FFMC, la FFM et le Codever aux principaux candidat(e)s à l'élection présidentielle.

Voici les questions que nous avons posé. Elles se veulent un échantillon représentatif des préoccupations de chacune des entités, tout en restant dans un format suffisamment court et en nombre suffisamment limité, tout en permettant à nos interlocuteurs de se positionner clairement.

Pour couper court à certains commentaires récurrents, nous sommes conscients des limites de cette démarche, et de l'exercice de langue de bois en chêne massif auquel il peut conduire. Mais nous nous en voudrions (et vous aussi) de ne pas jouer notre rôle de représentants des utilisateurs de deux-roues motorisés auprès de ceux qui se présentent à nos suffrages en cette occasion quinquennale. Bonne lecture !

-THEMATIQUE SECURITE ROUTIERE
Question n°1 : Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à rendre obligatoire la prise en compte du deux roues motorisés (2RM) comme un moyen de transport légitime et à considérer leurs 3,8 millions d’usagers comme des conducteurs à part entière : évolution du Code de la route, intégration des 2RM dans les plans de déplacements urbains, infrastructures routières adaptées en tenant compte des spécificités d’évolution des 2RM et de la vulnérabilité de leurs usagers ?

Question n°2 : La sécurité routière est un sujet transversal à plusieurs ministères (transports, éducation, environnement, travail…). Sa mise sous tutelle de l’Intérieur en 2010 révèle l’aspect répressif de la politique actuellement menée à l’encontre des usagers considérés comme des infractionnistes ou des délinquants potentiels. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à réintégrer la Sécurité Routière au sein du Ministère des Transports ou sous l’égide du Premier Ministre ?

Question n°3 : Le décret du 3 janvier 2012 révèle la méconnaissance des agents de l’État sur l’accidentologie des 2RM et des besoins de leurs utilisateurs en sanctionnant d’une amende de 3eme classe et du retrait de deux points de permis à partir de 2013 le non-port d’un « dispositif rétro réfléchissant », même en plein jour, pour les utilisateurs de motos de plus de 125cm3, alors qu’aucune étude sérieuse ne justifie un tel dispositif qui s’avère inutile, inadapté et discriminant. Si vous êtes élu(e) vous engagez-vous à revoir ce décret en concertation avec les associations d’usagers et à l’avenir à les associer réellement aux décisions qui les concernent ?

Question n°4 : En dépit des études qui montrent l'absence de lien entre défaillance technique du véhicule et accidentalité des deux roues motorisés, le gouvernement a annoncé son intention d'introduire un contrôle technique des cyclomoteurs. Puis cette mesure a été repoussée à deux reprises et semble enterrée. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à enterrer définitivement cette mesure compliquée, coûteuse pour les usagers, et sans effet positif mesurable pour la sécurité routière des 2RM ?

II-THEMATIQUE SPORT MOTO
Question n°1 : Il existe, en France, une demande très forte d'une pratique de la moto visant à exploiter les performances des machines en toute sécurité dans le cadre de structures adaptées (circuits), ce qui est également un élément permettant d’améliorer la sécurité routière. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à favoriser la création de sites dédiés à la pratique des sports mécaniques ?

Question n°2 : Les sports mécaniques et notamment le sport moto sont souvent stigmatisés sur le plan environnemental alors que toutes les études sérieuses réalisées démontrent que l’empreinte carbone de cette activité est extrêmement faible. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à rééquilibrer la relation entre les sports mécaniques et le respect de l’environnement ?

Question n°3 : L’évolution jurisprudentielle en terme de responsabilité civile des sportifs fait peser une lourde menace sur le sport en général et le sport motocycliste en particulier. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à trouver une solution qui permettra aux fédérations sportives de continuer à proposer leur pratique sportive à des coûts raisonnables tout en prenant en compte les problèmes d’indemnisation des victimes ?

III-THEMATIQUE LOISIRS VERTS
Question n°1 : Depuis 30 ans, notre pays se couvre d’une multitude grandissante et interconnectée de zonages protecteurs : Parcs Nationaux, Parcs Naturels Régionaux, Aires Marines Protégées, réserves naturelles, Natura 2000, SCAP, ZICO, ZPS, ENS, ZNIEFF 1 & 2, classement Biotope, trames vertes et bleues, corridors biologiques… Certes, protéger la nature, sauvegarder la biodiversité, préserver les terroirs, sont autant d’objectifs nobles que nous partageons volontiers. Malheureusement, un principe essentiel a été oublié ou exclu : l’homme est au coeur de la biodiversité. Il en résulte une sanctuarisation galopante de nos espaces ruraux avec pour conséquence l’exclusion de nombreuses activités de loisirs verts, notamment motorisées. Si vous êtes élu(e), poursuivrez-vous dans cette voie de la « mise sous cloche » ?

Question n°2 : Depuis décembre 2004, nous avons recensé 28 victimes de chaînes, câbles ou barbelés disposés en travers des chemins : 9 décès et 19 blessés… Deux propositions de loi (la première émanant fin 2010 d’un député PS, la seconde en janvier 2012 d’un député UMP) ont été déposées pour combler le vide juridique qui laisse toute liberté aux propriétaires ou gestionnaires pour clôturer des chemins par des dispositifs dangereux, invisibles ou mal signalés. Cette problématique est juridiquement simple, dépourvue de couleur politique, et dotée d’un enjeu vital (des vies à sauver). Par conséquent, l’adoption d’une nouvelle législation pourrait se faire très rapidement. Il faut simplement lui accorder un créneau dans le calendrier parlementaire… Dans cette optique, seriez-vous prêt à demander à votre gouvernement d’inscrire l’examen d’une telle loi à l’ordre du jour avant la fin de 2012 ?

Question n°3 : Depuis une quinzaine d’années, les politiques de développement du tourisme « vert » font la part belle – nous devrions dire exclusive – aux activités de randonnée non motorisée. De ce fait, les adeptes de la randonnée motorisée subissent discrimination et exclusion. Ceux-ci se voient en effet interdire par principe l’usage de milliers de kilomètres de chemins ruraux. Pourtant, les activités et les impôts de ces citoyens comme les autres contribuent à la sauvegarde de ce patrimoine commun et génèrent une activité économique locale non négligeable. Il nous semble donc primordial qu’à l’avenir la question de l’accès à la nature et du développement du tourisme « vert » ne dépende plus seulement du Ministère de l’Ecologie, mais de tous les ministères concernés : Tourisme, Sport, Agriculture, Aménagement du territoire… Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à suivre cette proposition ?

lundi 20 février 2012

Aux urnes citoyens !!

dessin_MB_vote.jpgAyé, c’est parti, les fauves sont lâchés ! Après quelques semaines d’un insoutenable suspense, le candidat qui manquait s’est enfin déclaré. Soixante jours environ avant de glisser le premier bulletin dans l’urne. C’est en général un grand moment pour chacun d’entre nous qui croyons dur comme la pierre en la victoire de celui que nous avons choisi… ou en la défaite de celui dont nous ne voulons pas !

C’est donc parti… sur un rythme très particulier, comment dire… on a l’impression que ça vole bas. Les premières escarmouches, les premières déclarations nous font penser aux propos que nous tenions dans la cour de l’école primaire. On en est aujourd’hui à savoir qui est le plus menteur, chacun des principaux candidats accusant avec véhémence et sur tous les grands points de son programme, son adversaire principal de mentir. La baleine qui se moque de la taille de l’éléphant. La FFMC va suivre l’affaire, à l’occasion elle essayera de recenser les promesses non tenues du Président sortant lorsqu’il s’intéressait à notre condition de citoyens usagers de la route… nous avons tous en mémoire ses propos concernant les panneaux indicateurs de radars qu’il serait honteux de supprimer !

Comme c’est parti, la FFMC va aussi s’y mettre et voici notre programme à nous les motards citoyens :

La sécurité routière, la bagnole, les deux-roues motorisés, les amendes, les radars, les trajets boulots-dodo quotidiens, les embouteillages… tout le monde en parle, chacun a un avis, nous tous sommes concernés. C’est un sujet récurrent dans tous les médias, pas une semaine sans une info, un sujet, une allusion. La campagne pour les élections de notre prochain Président ne devrait pas y déroger. Certes il est des sujets probablement plus prégnants, plus importants, qui vont remplir les prochains affrontements. Pour en avoir le cœur net et ne pas nous laisser manipuler par des interprétations journalistiques ou par la langue de bois des prétendants, nous avons décidé de passer en revue les programmes des principaux candidats et d’y rechercher les réponses à nos préoccupations. Comment voient-ils la sécurité routière, comment appréhendent-ils les problèmes spécifiques au deux roues motorisés, ont-ils une vision des soucis quotidiens de nos concitoyens dans leur déplacements privés, professionnels ou de loisirs ? Il nous a paru également important de rechercher la vision sociétale des uns et des autres. Ces valeurs qui sont si chères à notre Mouvement, comment sont-elles perçues, comment sont-elles appréhendées et quelles réponses y sont apportées.

Méthode.
Nous avons téléchargé les programmes des candidats disponibles sur Internet et tapé quelques mots-clés dans la case « recherche » de notre ordinateur. Ces mots-clés sont le vocabulaire de base quand on parle de déplacement, circulation et sécurité routière mais la liste n’est pas figée et s’adaptera à la richesse ou à la pauvreté de chaque programme. En priorité ceux sont les mots ou groupes de mots « routière » « sécurité-routière », « radars », « permis de conduire », « accidents de la route » qui sont recherchés, puis en fonction des résultats nous avons sélectionné « moto » ou « deux-roues motorisés » et « usagers de la route ». Puis le mot « transports » et « mobilité », « développement durable » termes à la mode dans la bouche des communiquant politiques, ou encore « Economie Sociale et Solidaire », un concept cher à notre Mouvement et indissociable de notre vision de la société et des libertés individuelles. Ces recherches donnent un premier aperçu, qui est ensuite approfondi par une lecture détaillée.

Calendrier.
Vous serez régulièrement informés de l’avancement de notre analyse et du résultat de nos investigations par des billets réguliers sur ce blog. Dans un second temps nous vous communiquerons la teneur d’un questionnaire que nous adresserons prochainement à tous les candidats. Ce questionnaire est actuellement en phase d’élaboration avec nos partenaires associatifs que sont la FFM et le Codever. Chacune des trois structures participantes rédigera 3 questions et c’est donc un total de 9 questions (plus éventuellement une question transversale) qui seront soumises aux candidats. Enfin nous nous ferons une joie de vous commenter les réponses les plus intéressantes et de vous mentionner les écarts que nous relèverons en regard du programme des candidats.