Selon l'AFP, l'Elysée devrait très prochainement confier la sécurité routière au Ministère de l'Intérieur. Brice Hortefeux a pré-annoncé l'élargissement de son domaine de compétence vendredi dernier.

Nous sommes aujourd'hui à un virage. Nous étions quelques uns à prévenir avec la FFMC dès 2003 avec la mise en oeuvre d'une politique de sécurité routière "tout répressif" et le contrôle sanction automatisé de l'inefficacité à long terme d'une telle politique.

Nous arguions alors des mauvais résultats à long terme obtenus par certains pays comme l’Angleterre et de la nécessité d’une politique beaucoup plus globale (éducation dès le plus jeune âge, formation, infrastructures, …). Nous n’avons à l’époque été que très peu écouté, la presse s’étant en particulier focalisé uniquement sur les bons résultats, à court terme forcément, et que j’attribue à l’effet « communication » et de la nouveauté

Le présent et les mauvais chiffres enregistrés ces derniers mois nous donnent hélas raison.

La logique voudrait alors que les ministres en charge de la politique de sécurité routière (transport et intérieure principalement) se remettent radicalement en cause et abandonnent enfin une politique ultra-répressive qui a montré ses limites et son inefficacité.

Confier la sécurité routière au Ministère de l’Intérieur, c’est l’assurance de la fin de toutes les initiatives qui pouvaient conduire à une amélioration de la sécurité routière de tous, et en particulier des plus vulnérables. Si le Ministère de l’Intérieur savait faire autre chose que de la répression, ça se saurait.

Leur politique nous a mené droit dans le mur. Actuellement, ils sont en train de faire marche arrière pour reprendre de l’élan et s’y jeter encore plus fort.