De retour d'une soirée (un peu arrosée je dois l'avouer, c'est pour cela que je rentrais à pied), pas très loin de République, vers 3:00 du matin, j'ai pu assister au spectacle étonnant des forces de police de la Préfecture parisienne en train de travailler.

Il s'agissait d'un contrôle d'alcoolémie. S'il ne faut jamais compter sur moi pour se féliciter de quelque mesure de répression, je dois néanmoins reconnaître que je préfère voir des contrôle d'alcoolémie les vendredi et samedi soir que des contrôles de vitesse sur des routes peu accidentogènes. Il faut dire que la probabilité d'être contrôlé à l'alcoolémie est beaucoup plus faible que celle de subir un contrôle de vitesse, alors que le risque d'accident n'est pas du tout le même. Un contrôle d'alcoolémie coûtant tout simplement beaucoup plus cher à organiser.

En observant pendant 5 minutes les policiers faire leurs contrôles, je me suis rendu compte que le contrôle était systématique, mais uniquement pour les deux-roues motorisés, scooters et motos. Alors qu'une petite dizaine de scootards et motards étaient contrôlés, pas un seul automobiliste ne l'a été. Pire, un automobiliste (alcoolisé ?) ayant eu un comportement très étrange à l'approche du contrôle et s'étant arrêté bien après le feu rouge n'a pas été contrôlé.

J'ai l'impression en voyant de tels comportements, totalement indignes de nos forces de l'ordre et aussi stigmatisants vis à vis d'une partie de la population qu'une vraie chasse aux sorcières anti-deux roues est en tain de s'organiser en France et en particulier à Paris (et je ne serai pas surpris que l'on nous sorte un de ces jours que xx% des conducteurs contrôlés positifs sont des motards et scootards). Des représailles ?

Alors oui, je suis furieux et je vais aller manifester le samedi 23 octobre à 14:00 au Château de Vincennes. Et j'espère que ce ne sera pas un gentillet petit défilé dans Paris. La coupe est pleine, et j'ai envie d'exprimer, de manière maintenant virulente, ma colère.