Vous avez tous en tête cette campagne de pub télé horripilante : un acteur en fin de course obligé de partager la vedette avec un iguane pas beaucoup plus malin ou une tarte chantilly coiffée d'une cerise pas fraiche elle non plus. Le message ? : je consomme ce que je veux comme je veux, aucune contrainte ne saurait m'entraver dans cet acte individuel. L'idée est à mon sens un peu frileuse, tout comme le concept de cette assurance, puisque c'est de cela dont il s'agit. Payer une assurance après le sinistre, voilà qui serait un vrai progrès : les bons conducteurs cavaliers (qui surgissent dans la nuit au galop) auraient enfin un retour sur leur comportement exemplaire ! Et on pourrait enfin en finir avec les vieux concepts ringards : mutualiser les risques pour faire face ensemble aux coups durs.En y pensant je crois que je vais arrêter de cotiser à la caisse d'assurance maladie des sourds muets amis des justiciers masqués : m'en fout, j'suis jamais malade ! Là où cette pub est la plus perverse c'est en nous présentant une assurance comme un produit consommable. Aux antipodes de l'idée même d'une assurance : on cotise pour un service dont on espère ne jamais avoir besoin.

Comme me le dit parfois Don diego : Bernardo, tu as de la chance d'être sourd, ça t'évites pas mal de conneries ! Et je dois dire que même sans le son, y'a des trucs à voir que j'ai du mal à entendre...

Bernardo, iguanophobe