Le blog de don diego de la vega

Motomag.com

Billets de voyage, coups de gueule et actus écrits par Bernardo, fidèle compagnon de Don Diego de la Vega. Sourd, muet mais pas manchot !

dimanche 20 février 2011

Carte postale du Chili

Hormis le climat humide et les volcans actifs, le Chili propose au motard un autre attrait : la fameuse carretera austral (Ruta 7 pour les intimes).


Bien que cette route soit sortie de terre par la volonté d'un dictateur,il n'en reste pas moins que c'est un itinéraire extraordinaire pour voyager, surtout à moto. Cette route est au Chili ce que la non moins célèbre Ruta 40 est à l'Argentine : une légende transmise de bouche à oreille de voyageur. Très peu revêtue, traversant des paysages étonnant et variés, plus sauvage que son alter ego argentine, la carretera austral a été pensée pour relier le Nord au Sud de ce pays étiré sur + de 4000 kms. Le chantier a été initié en 1976 et les derniers kms sur un total de plus de 1200 ont été ouverts en 2000...

Nous y gouterons à partir du Lago Yelcho et sur plusieurs centaines de kms, jusqu'à rejoindre les eaux du pacifique à Puyuhuapi . Une halte réparatrice et "séchante" sera improvisée à Puerto Cisnès à l'hospedaje "Bella Vista" qui mérite bien sa place dans les guides. 
Végétation luxuriante, montagnes , lacs, fjord, piste parfois  assez technique, temps pluvieux,chiliens accueillants : bref tout les ingrédients pour faire des ces quelques jours un mémorable moment de voyage !!

Plus au Sud encore la carretera nous emmènera jusqu'à Coyhaique, puis à la frontière avec l'Argentine le long du Lago Général Carrerra, qui est le 2eme plus grand du continent. Il est d'ailleurs transfrontalier, changeant de nom en Argentine pour prendre celui de Lago Buenos Aires ...
Pas loin de 700 kms de carretera austral résumée en quelques lignes : mission impossible. Il ne vous reste plus qu'à aller y poser vos roues, histoire de ne pas rester sourd à l"appel des sirènes chiliennes :-)


Bernardo





jeudi 23 décembre 2010

Carte postale d'Argentine

Avec du retard certes, mais conformément aux promesses voici quelques lignes du voyage en Amérique du Sud. Je commencerais par l'Argentine, car je ne peux pas rester sourd (arff !) à l'actualité : en effet l'ex-dictateur Jorge Videla (de 1976 à 1981) vient de prendre perpette ce 23 décembre 2010. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt nos motos.Après avoir étudié la possibilité de faire traverser l'atlantique à nos montures, nous avons finalement pris l'option de louer sur place.Économiquement valable, administrativement plus simple ce choix sera validé par le contact avec un Professionel (avec un grand P) de Buenos Aires. Nous chevaucherons des Honda Transalp dernier cri pendant plus d'un mois ...

Le premier contact avec les routes argentines sera déjà dépaysant,tant par le parc de vieilles bagnoles que par les comportements différents d'ici. Je m'explique ; sur les autoroutes urbaines de Buenos Aires les automobilistes ne font pas grand cas des motos.
A vous de gérer la cohabitation avec des pare-chocs à quelques centimètres de votre garde-boue arrière. Pas d'agressivité, mais pas d'attention non plus.Une fois passé les péages péri-urbains, souvent gratuits pour les motos (un bonheur simple pour le motard français) l'empathie est proportionnelle à la distance qui nous sépare de la capitale.



Dans la Pampa, la bien nommée, les contacts sont chaleureux. On a l'impression d'être une sorte d'espèce protégée, à la fois rare et appréciée. L'image de liberté attachée à la moto n'y est sans doute pas étrangère. Hormis cela la diagonale vers l'ouest et la frontière chilienne ne restera pas dans les mémoires. C'est plat et plutôt monotone.
Le passage au Chili marquera un contraste fort : environnement montagneux voir volcanique et végétation verdoyante.Les abats d'eau que nous essuyons plusieurs jours durant nous en apporterons l'explication...

Bernardo







 









mardi 19 octobre 2010

Et le Che ?

Juste au moment ou les évènements sociaux commence à prendre une tournure intéressante,me voilà sur le départ. Bon d'accord c'est vers un continent qui a aussi une culture de la lutte : ce sera au pays du Che. L'histoire permet de comprendre comment les sociétés se sont construites, et n'en déplaise aux gouvernements de nombreux pays, "démocratiques" ou pas, cela a souvent été plutôt avec des rapports de force que par pure philanthropie. Je vais donc voir de plus prés ce qu'il reste de l'héritage du Che... Si le voyage le permet vous aurez peut-être quelques photos de cette autre Amérique.

Bernardo

samedi 9 octobre 2010

A ma guise ?

Vous avez tous en tête cette campagne de pub télé horripilante : un acteur en fin de course obligé de partager la vedette avec un iguane pas beaucoup plus malin ou une tarte chantilly coiffée d'une cerise pas fraiche elle non plus. Le message ? : je consomme ce que je veux comme je veux, aucune contrainte ne saurait m'entraver dans cet acte individuel. L'idée est à mon sens un peu frileuse, tout comme le concept de cette assurance, puisque c'est de cela dont il s'agit. Payer une assurance après le sinistre, voilà qui serait un vrai progrès : les bons conducteurs cavaliers (qui surgissent dans la nuit au galop) auraient enfin un retour sur leur comportement exemplaire ! Et on pourrait enfin en finir avec les vieux concepts ringards : mutualiser les risques pour faire face ensemble aux coups durs.En y pensant je crois que je vais arrêter de cotiser à la caisse d'assurance maladie des sourds muets amis des justiciers masqués : m'en fout, j'suis jamais malade ! Là où cette pub est la plus perverse c'est en nous présentant une assurance comme un produit consommable. Aux antipodes de l'idée même d'une assurance : on cotise pour un service dont on espère ne jamais avoir besoin.

Comme me le dit parfois Don diego : Bernardo, tu as de la chance d'être sourd, ça t'évites pas mal de conneries ! Et je dois dire que même sans le son, y'a des trucs à voir que j'ai du mal à entendre...

Bernardo, iguanophobe

lundi 4 octobre 2010

Mais ou est passé le sergent Garcia ?

Salut à tous,

Mon mentor (mot à la mode en ce moment) est souvent par monts et par vaux, ridiculisant régulièrement les autorité locales. En attendant son retour il me confie la tâche de vous retranscrire ici quelques bribes de sa vie, au hasard des sujets d'actualité. En ce moment il est un peu tranquille, le sergent Garcia est trop occupé à raccompagner quelques indésirables à la frontière ! Il se dit dans le coin qu'il n'a même pas le temps de recevoir les représentants des motards cavaliers en colère . Du coup don diego est bien énervé, je crois qu'il sera aux manifs du 23 octobre : le sergent Garcia pourrait bien pointer son nez à ce moment là. Il grognera encore d'avoir été ridiculisé de la pointe du silencieux, d'un C qui veut dire Colère !

Bienvenue à tous et à bientôt pour suivre nos aventures.

Bernardo