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La FFMC a participé à la concertation sur le deux roues motorisé (parfois appelé Grenelle de la moto) lancée à l’initiative de la DSCR le 5 juin 2009. Dans un souci de transparence, et afin de rendre compte auprès de ses adhérents et plus largement auprès du monde motard des discussions qui interviennent dans les différentes thématiques (formation, infrastructures, réglementations, etc...), la FFMC a mis en place ce blog qui a été alimenté au fur et à mesure des réunions. Le 31 mars 2011, la FFMC n'a pas souhaité poursuivre les débats de plus en plus fermés. Les mesures répressives annoncées par le gouvernement le 11 mai 2011 lui ont donné raison. Pour autant, la FFMC continue d'alimenter le blog pour faire partager ses travaux et ses analyses sur la sécurité routière.

jeudi 8 octobre 2009

Réunion du 1er octobre du groupe de travail « infrastructures » de la concertation 2RM

La liste des organismes représentés est disponible en fin de ce compte rendu.

Etaient invités à cette réunion du groupe de travail spéciale « règles de circulation » deux experts ‘es-qualité’ : Jean Francois Durand de la Direction Régionale de l’Equipement d’Ile de France pour parler des remontées de files, et François Rambaud du CERTU au sujet des voies de bus.

mm195.pngCirculation inter files  : Jean Francois Durand DREIF/PST 

Lien vers le PDF de la présentation Point de situation : la définition de remontées de files se heurte à une grande diversité de pratiques, de la circulation entre les files sur les voies rapides urbaines embouteillées à la remontées de files à l’arrêt à un feu en ville. Une étude des vitesses pratiquées est présentée. Elle pointe l’importance de conserver un différentiel de vitesse suffisamment faible pour permettre une détectabilité suffisante par les autres usagers. Des relevés étant intervenus sur le périphérique et les autoroutes franciliennes. (voir graphique) montre que les 2RM remontent les files avec, en moyenne, un différentiel de 30km/h mais avec une forte dispersion : en effet on relève aussi des différentiels de vitesse à 65 km. Au delà de la vitesse, un problème constaté est celui des distances de sécurité non respectées.

L’exposé se poursuit sur une étude de l’accidentalité. ¼ des accidents graves se produisent avec des véhicules qui coupent la trajectoire du 2RM. 1/3 des accidents graves interviennent après ralentissement ou obstacle.

Facteurs accident les plus souvent relevés :
- Détectabilité insuffisante des 2RM.
- Route large et rectiligne (encourage une plus grande prise de risque ?).
- Absence de voie dédiée au tourne à gauche.
- Caractère inattendu de la remontées de file (masque à la visibilité, piéton ne s’attendant pas a voir arriver un 2RM à cet endroit).
- Inexpérience du 2RM.
- Excès de confiance (itinéraire connu).
- Visibilité réduite (météo, nuit).
- 2RM à contresens (en ville).
- Indiscipline relative du piéton.

47% des accidents ont lieu en intersection !

La FFMC a quant à elle rappelé que la circulation inter file était autorisée dans le code de la route en Autriche, et aux Pays Bas, et officiellement reconnue en Belgique, et faisait l’objet d’une large tolérance dans la plupart des pays européens. Elle conteste le recours abusif à la procédure de PV à la volée, où des motards sont verbalisés ‘en masse’ pour circulation entre les files, sans prendre en compte les circonstances. A contrario, la Préfecture de Police de Paris indique faire preuve de discernement dans l'application de la verbalisation.

Le groupe propose de définir plus précisément les règles de bon sens pour la pratique de la circulation entre les files. La FFMC a communiqué sa position sur le sujet et soumis un document intitulé « conseils pratiques pour la circulation entre les files » qui semble avoir recueilli l’assentiment général et

Les conditions de l'expérimentation doivent encore être précisées dans la mesure où la pratique de la circulation est déjà généralisée en Ile de France.

Le représentant de la Préfecture de Police de Paris propose de matérialiser des cheminements 2RM en interfiles (par exemple sous forme de pointillés , mais pas sous forme d'un marquage de voie).

2RM dans les voies de bus : François Rambaud (CERTU) (Lien vers le pdf de la présentation) arton4998-85b16.jpgFrancois Rambaud rappelle que l’objectif de la politique des transports est de favoriser les transports en commun, notamment par la création de site propre pour leur circulation. Ces sites propres, ou voies de bus, restent néanmoins ouverts à d’autres usagers, Taxi, Cyclistes, Véhicules d'intervention, … mais actuellement uniquement dans l’objectif d’aider les modes « doux » (les vélos, quoi…) Pour Francois Rambaud, ouvrir aux 2RM les voies de bus en ville poserait de sérieux problèmes de sécurité, et de qualité de service (notamment régularité, mais aussi confort – plus de coups de frein). De plus les Transport en Commun ont des phases de feux spécifiques, des itinéraires contraints, ce qui n'est pas le cas des autres usagers (trajectoires multiples en sortie). En revanche, il souligne qu’en interurbain (voies rapides urbaines), l’ouverture de voies de bus aux covoiturage et aux 2RM peut s’étudier comme par exemple en Espagne (Madrid).

A ce sujet, la FFMC, forte des informations transmises par la FEMA (Federation of European Motorcyclists Associations) rappelle que la circulation des 2RM dans toutes les voies de bus est autorisée en Norvège et en Grèce, est autorisée sous forme partielle dans plusieurs autres pays (Suède, Autriche, Espagne, Italie) et fait l’objet d’expérimentation en Grande Bretagne et en Suisse. En Grande Bretagne, l’ouverture des voies de bus aux 2RM s’est réalisée dans le cadre d’une politique volontariste en faveur de la sécurité des 2RM, et a donné d’excellents résultats (baisse de l’accidentalité malgré une hausse du trafic).

Thierry Lemaitre, de la RATP, témoigne en tant que conducteur de bus mais aussi motard. Il indique que la tolérance vis à vis des 2RM dans les voies de bus en vigueur il y a plus de 10 ans n’est plus possible dans la situation actuelle d’explosion du nombre de pratiquants de 2RM. La multiplicité des usagers à prendre en compte pour le conducteur d’un bus complique sa tâche de conduite, le problème des angles morts étant par ailleurs méconnu des autres usagers, ainsi que l’ont montré plusieurs accidents de « vélib » à Paris.

Vent debout contre l’ouverture des voies de bus aux motards, des organismes dont le GART ou l’UTP multiplient alors les arguments contre cette éventualité, dont le risque accru pour les 2RM eux mêmes, s’appuyant sur les vitesses excessives pratiquées par certains 2RM , incompatibles avec les vitesses commerciales des TC (20kmh en moyenne), le risque pénal, l’excès de confiance et le sentiment de véhicule prioritaire que cela confèrerait aux conducteurs de 2RM, et signale le risque posé par les 2RM qui remontent à contresens les files de bus comme par exemple sur le boulevard Saint Michel. Enfin, les associations de cyclistes sont fortement opposées à l'ouverture des Voies de bus aux 2RM.arton69-4dc54.png

Paradoxalement, l'élargissement des VB a contraint la circulation dans les autres voies.

L’étude de l’accidentologie dénombre peu d'accidents 2RM avec TC, mais plutôt des problèmes de cisaillement de voies avec d’autres usagers lorsque par exemple lors d’un tourne à droite, la circulation « normale » croise la voie de bus. Les autres usagers ne s’attendent pas à trouver un deux roues à cet endroit là.

A noter que selon la Mairie Paris les 2RM constituent désormais 16% du trafic Paris intra muros.

Face à ce raz de marée, la FFMC reconnaît que la possibilité d'ouverture des VB aux 2RM doit sans doute s'accompagner de règles particulières, mais rappelle que l'exemple de Londres montre que c’est possible. Un représentant des assureurs rappelle aussi que la question centrale ici devrait être le bonus de « sécurité » pour les 2RM. De ce point de vue justement, la préfecture de Police signale de gros problèmes lors de ce qu’il appelle avec humour « l'expérimentation illégale permanente » pratiquées quotidiennement par de nombreux 2RM parisiens boulevard de Sébastopol au niveau du carrefour République.

Pour le représentant de la Mutuelle des Motards, en colère, si on se contente de juger sur des comportements transgressifs pour conclure à l'impossibilité de faire évoluer les comportements et attitudes, c'est désespérant…

En conclusion, sur les remontées de file, on peut construire le cadre d'une expérimentation qui pourrait devenir réglementation, mais du côté des voies de bus, c’est pas gagné, on en est à peine à étudier la faisabilité d'une expérimentation…

La prochaine réunion programmée le 6 octobre prochain abordera le « partage de la voirie » du point de vue des aménagements, infrastructures,

Etaient présents des représentants des organismes suivantes RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens), GART (Groupement des autorités responsables de transport ) , GEMA (Groupement des Entreprises Mutualistes d’Assurance), PR (Prévention Routière), SER (Syndicat des Equipementiers de la Route), CERTU (Centre d'études sur les réseaux de transport et l'urbanisme), DSCR (Direction de la Sécurité Routière), Marilou, PP (Préfecture de Police de Paris), UTP (Union des Transports Publics et Ferroviaires), FNCRM (Fédération Nationale du Commerce et de la Réparation du Cycle et du Motocycle), FFMC (Fédération Française des Motards en Colère ), FFM (Fédération Française de Motocyclisme)

lundi 5 octobre 2009

Concertation 2RM : Les masques tombent

0images.jpg Lors de la dernière réunion plénière de la concertation sur le deux roues motorisé (2RM) du 22 septembre dernier, les participants ont pu sentir l’atmosphère se rafraichir très nettement. L’été indien parisien se poursuivait au dehors mais autour de la table des discussions, c’était glacial.

Bien que Madame Mérli ait promis au départ de cette concertation que la parole serait libre de tout tabou et que cette concertation prendrait le temps qu’il faudrait pour améliorer le sort des usagers de 2RM, d’un seul coup, il y a urgence. Les chiffres ne sont pas bons, il faut agir et vite.

Alors bien sur, la formation, l’éducation, les discussions, tout ça c’est très bien mais c’est pas ça qui fera baisser l’accidentalité dans les 3 mois qui viennent.

Assez discuté. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est une mesure bling-bling bien flashy et à effet rapide s’il vous plait.

A voir les mines dépitées autour de la table, certains y ont cru, à la concertation. Quant à nous, nous étions dubitatifs au départ, nous ne sommes pas pris par surprise. Nous connaissons la valeur de nos propositions et nous saurons quoi faire de notre travail. Pas de problème. D’autant moins que les présents à cette concertation qui ne connaissaient pas la FFMC savent maintenant qui nous sommes.

Nous ne sommes pas encore à la fin de la pièce et pourtant, comme dans la Comédia del arte, les masques tombent.

Tous maintenant voient le vrai visage de cette concertation : sous le masque aimable de l’échange et de la discussion, les grimaces politiciennes, et l’attrait de l’effet d’annonce.

France Wolf

jeudi 1 octobre 2009

Le retour du bâton à la sécurité routière

Compte-rendu des débats de la 3è réunion plénière de la concertation sur les 2RM organisée par la DSCR '' carotte_baton.jpg

Alors qu’elle affirmait lors de la première réunion vouloir prendre le temps d’une concertation, et de se « comprendre », Michele Merli veut maintenant des résultats, et vite ! Elle demande des propositions ! A se demander si elle a lu celles de la FFMC et si elle se rend compte du boulot effectué dans les différents groupes de travail qui étudient la centaine de propositions émanent du « rapport Guyot » et des participants à ce processus de concertation.''

Explication : La rencontre s’est ouverte par l’exposé des chiffres des tués en moto… et ils ne sont pas « bons », selon Louis Fernique, tout nouveau secrétaire général de l’Observatoire interministériel de la Sécurité routière (ONISR) qui vient d’être nommé en remplacement de Jean Chapelon. Il affirme que la situation « continue de se dégrader ». Pour le premier semestre 2009, 435 personnes circulant en 2RM ont perdu la vie dans un accident de circulation, soit 22% du total des tués sur la route, contre 19% en 2008. Monsieur Fernique (qui nous précise être motard lui aussi) prend tout de même en compte la part croissante des 2RM en circulation et reconnaît qu’un gros travail reste à mener pour affiner les données en fonction des différentes catégories de véhicule. Reste que la présentation des chiffres est biaisée puisqu‘en réalité, le nombre de tués à moto est globalement en baisse depuis 2002. S’il n’est pas question de s’en contenter, il faudrait déjà s’accorder sur ce constat, sinon on ne risque pas de se comprendre…

Michele Merli entonne à nouveau son leitmotiv du « Res-pect-des-règles », le slogan préféré de la patronne de la DSCR, et ce que l’assemblée rassemblant une cinquantaine de personnes aura le plus entendu lors de la troisième réunion plénière qui s’est tenue le 23 septembre 2009.

dialogue-de-sourd.pngRevenant sur les tous derniers spots de sécurité routière diffusés proclament à la télévision « qu’un accident n’arrive jamais par accident, Mme Merli insiste : Y’a toujours un manquement à la règle ! Notre objectif, c’est de passer en dessous de la barre des 3 000 morts par an ! » Voilà, c’est reparti : alors que nous sommes tous rassemblés pour y réfléchir, Madame la délégué nous rappelle que la sécurité routière à la sauce gouvernementale est avant tout une affaire de chiffres en direction de l’opinion publique. Elle veut des « propositions concrètes, et ce dans les deux mois à venir ». La FFMC, représentée par Philippe Leduncq du Bureau national, répond que « des propositions concrètes», non seulement les Motards en colère en formulent depuis trente ans, mais qu’en plus ils agissent en les mettant en œuvre (formation des conducteurs, assurance, incitation à un équipement de sécurité, prévention en direction des jeunes, etc…), soulignant au passage que nous attendons toujours des pouvoirs publics qu’ils actionnent enfin les leviers dont ils disposent, par exemple en ce qui concerne la fiscalité sur les équipements corporels. Forcément, un tel échange fait monter la température, surtout que jusqu’à présent, cette concertation se déroulait sur un mode plutôt consensuel, d’autant plus que madame Merli nous avait assuré, eu égard à l’importance des enjeux, que « ça prendra le temps que ça prendra, que ce temps serait celui du dialogue où chacun s’exprimerait sans tabou ». __Mais chassez le naturel, il revient au galop ! __ Tiens, la question des équipements du conducteur, par exemple : c’est un sujet bien discuté dans le groupe de travail consacré, ce qui donne lieu à un petit rapport d’étape lors de la réunion, et ce, comme pour les autres thèmes qui composent l’ensemble des réflexions (Infrastructure, véhicule, formation, etc…)… De fait, tous les participants (associations d’usagers, FFM, assureurs, pompiers, fabricants) sont d’accord pour souligner l’importance du port d’un équipement adapté pour circuler en 2RM et la nécessité d’inciter les usagers à s’en convaincre. Et que propose Michèle Merli ? De rendre obligatoire un équipement « minimum », c’est-à-dire imaginer une nouvelle réglementation, produire du décret et faire peut-être voter de nouvelles lois pour rendre « obligatoire » ce qui n’est qu’une question de bon sens relative à la formation des conducteurs et à l’information des usagers en général. Cela n’a d’ailleurs fait à ce jour l’objet d’aucune campagne d’information, ce qui serait quand même un préalable indispensable. 0a_Mad_Max_2.jpg Et si on lui parle de coût, si on oppose à Madame Merli le fait que notre demande d’incitation, notamment fiscale, au port d’un équipement adapté est resté lettre morte, Madame la Préfète s’emporte et dit « quand on voit ce que les motards dépensent pour leurs engins, je ne vois pas pourquoi ils n’en dépenseraient pas pour leur sécurité »… Autrement dit, nous sommes bien les victimes consentantes de la sinistralité dont nous sommes évidemment les premiers responsables ! Et dire qu’il y a encore des gens pour nous demander pourquoi nous nous appelons « les Motards en colère »… La Prévention routière, la Fédération française des société des assurances (FFSA) et la MATMUT se déclarent favorables à l’obligation d’une tenue « à minima » pour circuler en 2RM… Mais il est vrai que ces organismes n’ont pas pour première vocation de représenter les usagers des 2RM. La FFMC bataille en demandant de ne pas en rajouter dans le « mille-feuilles » de réglementation tandis que la FFM souligne que des normes existent déjà. Avec plus de recul, un représentant du CERTU observe qu’il « faudrait d’abord engager une étude sur la question avant de vouloir apporter des solutions ».

Nous avons aussi parlé de la formation des conducteurs et surtout de l’accès à la conduite des plus jeunes. Là encore, madame Merli semble contrariée que l'ensemble du groupe de travail « formation-noviciat » se soit prononcé en faveur du maintien de l’accès à la conduite dès l’âge de 14 ans (voir compte rendu), contrairement à la suggestion du rapport Guyot de relever cet âge à 16 ans. Le Brevet de Sécurité routière (BSR) deviendrait un permis à part entière (dit permis AM), dans le cadre de la troisième directive européenne d’ici 2013. Un vrai permis ? A points, donc ! Oui, c’est notamment ce que demande la FFSA. Et pan sur les jeunes ! La conduite sans permis risque d’exploser… Est-ce vraiment la solution ? La FFMC n’est toujours pas convaincue de la pertinence du système de permis à points, surtout en ces temps d’automatisation des sanctions. __ Du coté des infrastructures, le représentant du CERTU est revenu sur la dernière réunion du groupe de travail, notamment à propos des glissières et des supports fragilisés__ (voir le compte rendu). La FFMC a alors contré Michèle Merli en observant qu'alors qu'elle parlait d’obligation à propos de l'équipement des conducteurs, elle se contentait de recommandations concernant les infrastructures. Et l'ambiance est remontée de quelques degrés… Alors en guise d'apaisement, la déléguée interministérielle à la Sécurité routière a évoqué l'idée de rajouter des panneaux au bord des routes pour signaler les endroits dangereux. Louable intention, mais justement, les ingénieurs de ses services travaillent précisément (en lien avec la FFMC, rappelons-le) à limiter les obstacles qui pullulent le long de nos routes. Décidément, nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde.

La dernière intervention aura été celle d'un chercheur de l'Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité (INRETS) travaillant justement sur la problématique de la connaissance des accidents. Qu'a t-il dit ? Que la recherche n'en était qu'à ses débuts, que le comportement du conducteur d'un 2RM était encore très méconnu (scientifiquement parlant) alors qu'on étudiait celui des automobilistes depuis déjà plus de quinze ans et par conséquent, toutes les réglementations censées apporter des réponses à la sécurité des motocyclistes et des cyclomotoristes ne s'appuyait que sur du vide !

968793542_small.jpg Bref, un peu d’amertume pour les représentants des usagers 2RM qui estiment au contraire de Mme la déléguée interministérielle à la Sécurité routière, que les groupes de travail ont bien bossé, qu’ils avaient même trouvé un certain consensus dans plusieurs domaines, notamment celui des protections individuelles, de l'âge d’accès à la conduite d'un cyclo, et des modalités de la directive européenne sur le permis de conduire... Quant à la réglementation existante (sur les plaques d'immatriculation par exemple), l'ensemble des participants semble admettre qu’il suffit de l’appliquer. Mais était-ce trop consensuel au goût de Mme Merli ?

A quoi va bien pouvoir servir notre expérience d'usagers dans cette concertation si au final il n'en est pas tenu compte ?

A l'issue de cette rencontre « plénière », une chose est sûre : du côté du « Pouvoir », on a ressorti la gomme à effacer le sourire.

mardi 15 septembre 2009

2ème réunion du Groupe de travail "formation-noviciat".

Compte-rendu de la deuxième réunion de Groupe de Travail 2RM à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) consacré au thème Formation et noviciat__ qui s’est tenue le mercredi 9 septembre 2009 en rassemblant une trentaine de personnes. __

Le groupe est piloté par Jean-Pierre Fougère (adjoint au sous-directeur de l’Education routière à la DSCR).

En ouverture de la rencontre, Jean-Pierre Fougère est revenu sur les débats de la dernière réunion plénière du 8 juillet 2009 pour rappeler le message de l’Education nationale précisant que cette institution n’avait pas vocation à s’engager directement dans l’éducation routière, mais qu’elle en laissait la délégation aux associations et aux écoles de conduite. L’ordre du jour de la réunion étant consacré au « milieu scolaire », Mme Danielle Rapoport, psycho-sociologue est venue présenter une étude portant sur l’adolescent, la conduite et le cyclomoteur. Elle a été invitée à nous faire part de ses travaux par le biais de la FFSA qui l’a déjà sollicité par le passé, mais sa venue dans cette concertation sur le 2RM est une proposition de la FFMC. En effet, une des mesures du Rapport Guyot (N° 21) propose « d’évaluer l’intérêt de rejoindre le standard européen sur l’âge d’accès à la conduite d’un 2 RM », c’est-à-dire de relever la limite d’âge pour conduite un cyclo de 14 à 16 ans.

leperiljeunehaut612.jpg A contre-pied des raccourcis hâtifs qui émaillent le Rapport Guyot, l'étude de Mme Rapoport a démontré qu'un adolescent de 14 ans est plus facile à encadrer par ses parents qu'un jeune de seize ans. Selon les travaux de la psycho-sociologue, laquelle recoupe ses observations par des expertises, à 14 ans, un jeune a encore « peur » et il est donc plus perméable à des conseils de prudence que trois ans plus tard. De plus, à 17 ans, le jeune est plus autonome, avec un rayon de déplacements plus étendus et il est aussi plus sensible aux phénomènes d'émulations entre jeunes de son âge. La psycho-sociologue a rappelé que la prise de risques fait naturellement partie du processus normal de l'évolution d'un ado, mais que ces risques sont forcément plus dangereux à 17 ans qu'à 14 ans... Bref, son exposé a également démontré (ce que confirme le Rapport Guyot), que plus la durée de l'acquisition de l'expérience nécessaire à la conduite d'un véhicule (un cyclomoteur en l'occurrence) était étendue dans le temps, meilleur serait l'apprentissage. Fait rare au sein de ces réunions de concertation rassemblant des spécialistes de la Sécurité routière issus de plusieurs secteurs professionnels, la fin de l'exposé de Danielle Rapoport a été salué par des applaudissements, ce qui témoigne de l'adhésion de la majorité des participants aux thèses exposées. Alors, l'âge d'accès à la conduite d'un cyclo peut-elle rester fixée à 14 ans ou va t-elle être relevée à 17 ans au seul motif d'une harmonisation européenne ? La raison l'emportera t-elle sur la technocratie, ce réflexe pavlovien si souvent observé chez nos décideurs politiques ? En réponse à cette question (posée de façon plus... nuancée par la FFMC), Jean-Pierre Fougère s'est montré rassurant en rappelant que les états de l'UE restaient souverains en matière de réglementation et que la France avait jusqu'à présent maintenu l'âge d'accès à la conduite d'un cyclo dès 14 ans.

La suite des débats a porté sur le contenu de la formation des jeunes : deux professionnels de l'éducation routière ont exposé la situation actuelle, pointé les carences et formulé des propositions. La majorité de l'assemblée a reconnu l'inadéquation de l'épreuve du Brevet de Sécurité Routière (BSR) obligatoire pour conduire un cyclo, mais peu efficient en matière de formation à la conduite. En gros, tout jeune circulant sur un cyclo est tenu de justifier l'obtention de ce sésame, mais dans les faits, beaucoup se moquent de quelle façon il a été obtenu, à commencer par de nombreux parents qu'il faudrait donc davantage impliquer dans le suivi et le contrôle de leurs enfants, et ce d’autant plus que jeunes et parents confondent l’Attestation Scolaire de Sécurité Routière (ASSR) obligatoire dans le cursus scolaire et le BSR.

conduite accompagnéeEn vertu de la future troisième directive européenne concernant l'éducation routière des jeunes, Jean-Pierre Fougère a confirmé que le BSR allait disparaître pour être remplacé par un véritable permis de conduire, dit AM... et qu'il s'agirait d'un permis à points inscrit aux fichiers des permis de conduire ! La FFMC a exprimé son désaccord sur le principe du permis à points au motif que le système débouche sur de nombreux retraits de permis, pas forcément chez les conducteurs les plus dangereux mais sur ceux qui commettent plusieurs petites infractions en série... en revanche, les conducteurs réellement dangereux qui se retrouvent sans permis continuent à conduire hors du champs légal... et social sans qu'une réponse à ce problème n'ait vraiment été trouvée jusqu'à présent. Au terme de quatre heures riches en échanges, la rencontre a été clôturée par une dernière intervention de Georges Ascione, détaché de l'Education nationale auprès de la DSCR. Il a confirmé que les alternatives à l'éducation routière resteraient à l'initiative des associations œuvrant dans ce domaine, en les invitant à déposer une demande d'agrément auprès du ministère de l'Education nationale pour pouvoir intervenir en milieu scolaire... c'est précisément ce qu'à fait la FFMC pour faire reconnaître son programme Education routière de la jeunesse et 2-roues motorisés (ERJ2RM). Nous attendons d'ici la fin de l'année la notification de décision, mais cela confirme que la FFMC ne fait pas que discuter : elle agit, et les copains bénévoles des fédés locales qui interviennent depuis déjà un bon moment dans les collèges peuvent en témoigner.

Le groupe de travail « Formation et noviciat » se retrouvera le 2 octobre.

Etaient présents : FFMC, AFDM, AMDM, FFM, Association Marilou, MAAF, MACIF, MATMUT, GEMA, UNIC et UNIDEC (Syndicat d’enseignants à la conduite), ECF, réseau CER, FFSA, FNCRM (Fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et motocycle, CNPA, Certu (Centre d’études réseaux transports urbanisme) CETE (Centre d’études techniques de l’Equipement), DSCR, Police Nationale (chargé du BSR + escadron motocycliste), Education nationale.

lundi 14 septembre 2009

Deuxième réunion du groupe "infrastructures"

Compte-rendu de la deuxième réunion de Groupe de Travail 2RM à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) consacré au thème Infrastructures et partage de l’espace public qui s’est tenue le mardi 1er septembre 2009 en rassemblant 28 personnes.

Le thème de cette réunion était consacré aux équipements placés au bord des routes. D’entrée, Eric Krajka, ex Monsieur Moto du 93 (actuellement en fonction au Conseil-général de la Seine-Saint-Denis) s’est exprimé au titre de son mandat à la FFM : il a attaqué bille en tête pour dénoncer, photos à l’appui, des piquets implantés sur un passage piéton d’une commune du 93, piquets métalliques biseautés au profil particulièrement agressifs. ffmc13_04-c513c.jpg Pour la FFMC, nous en avons profité pour enfoncer le clou, arguant que les réunions et les réflexions sur la protection des usagers vulnérables, c’est bien, mais pendant qu’on en cause avec les techniciens du Ministère des transports, preuve en est que des municipalités aux agents mal formés ou mal informés continuent à faire un peu n’importe quoi sur le terrain… Et toc !

Des fonctionnaires de la Seine-Maritime et de l’Allier, spécialistes en voiries et aménagements routiers ont ensuite exposés un nouveau dispositif « fusible », également nommés « support fragilisés ». Il s’agit d’un système permettant à un poteau de se coucher à la suite d’un choc avec un véhicule (VL ou PL) sans générer de sur-accident (longues explications sur les angles d’impact). Le système est déjà utilisé dans les pays scandinaves, mais pas encore chez nous en raison de l’absence légale d’homologation. Néanmoins, les techniciens du 76 et du 03 sont déjà en train de les concevoir, de les faire tester, voire même d’en installer. Et la sécurité des motards, dans tout ça ? Et bien les spécialistes des infrastructures routières nous ont répondu que l’utilisation de ces « dispositifs fusibles » permettent de se passer des glissières de sécurité, sachant que la première fonction de ces glissières que nous dénonçons depuis des décennies consiste justement à éviter que des véhicules (toujours non moto) n’aillent s’enrouler autour de ces poteaux… Mouais…

ffmc_barriere.jpg Nous avons repris la main pour dénoncer l’insuffisance des écrans de protection (doublement des rails) sur l’ensemble du réseau routier. Un représentant du syndicat des équipements de la route à précisé que sur 12 000 km de routes nationales « non concédés » (c’est-à-dire non passées sous la responsabilité des conseil généraux), le doublement des rails ne concerne que 475 km du réseau. Nous avons aussi déploré la prolifération des poteaux en tous genres au bord des routes. Là-dessus, les fonctionnaires chargés des aménagements routiers dénoncent « le sandwich réglementaire » qui permet aux différents services administratifs de « marquer leur territoire en implantant leurs propres équipements ». Puis, nous avons discuté des notions de « partage de la route » en revenant sur le problème de la circulation inter-files, insistant sur les nuances entre « circuler à vitesse raisonnable entre les files » des voiries type « rapides » inter-urbaines quand elles sont congestionnées et « remonter des files » en ville dans le cas d’une circulation arrêtée. La question de « la tolérance » sur cette pratique est donc revenue à l’ordre du jour, ce qui a permis à la FFMC de préciser qu’il ne s’agissait plus de discuter d’une tolérance, mais bien de réfléchir à l’aménagement et à l’évolution du Code de la route.

La prochaine réunion du groupe « infrastructures et partage de la route » se réunira le 1er octobre et portera sur les règles de circulation (notamment circulation interfiles).




Etaient présents : FFMC, FFM, AMDM, GEMA, Axa-Club 14, FNCRM (Fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et motocycle, La Prévention routière, Setra, Certu (Centre d’études réseaux transports urbanisme) CETE (Centre d’études techniques de l’Equipement) de Lyon et de l’Allier et de la Seine-Maritime, le Syndicat des équipement de la route, Préfecture de police (Paris), La Prévention Routière, CG 92, CG 03, la Ville de Paris, Société française des autoroute, ministère de l’Ecologie et de l’aménagement du territoire, DSCR.

2eme réunion du groupe "Causes & Conséquences de l'accident"

images.jpeg La deuxième réunion de Groupe de Travail 2RM à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) consacré au thème « Mieux connaître les causes et les conséquences de l’accident » s’est tenue le lundi 7 septembre 2009, et rassemblait quatorze participants.

Suite à la première réunion de ce groupe (tenue le 29 juin), Jean Chapelon, secrétaire général de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière et pilote de ce groupe de travail, remet aux participant un récapitulatif des mesures à discuter, reclassées par priorités. Il distribue également une étude rédigée par Pierre Van-Elslande, de l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets), département « mécanismes d’accidents » : cette étude de 48 pages est intitulée « Les 2RM dans la littérature » et elle compile en sept chapitres les problématiques d’accidents des 2RM à partir de divers rapports de recherche. Monsieur Chapelon justifie sa démarche à la suite de la dernière réunion plénière de la concertation 2RM au cours de laquelle la carence d’information en matière d’accidentologie des 2RM a été notifiée : il se déclare favorable aux recherches menées par l’Inrets.

Ceci fait, les débats s’engagent en reprenant point par point la classification des questions à traiter. Hervé Gicquel, (Club 14) regrette que les statistiques en accidentologie soient en partie basées sur l’évaluation du parc de 2RM alors que cette évaluation numérique est justement mal connue. Les participants sont assez d’accord avec cette remarque, Monsieur Chapelon déplorant même que certains départements français ne connaissent pas leurs propres données du trafic.

Concernant les causes des accidents, nous abordons la question des informations relevées lors de l’établissement des procès verbaux d’accidents par les forces de l’ordre. Christophe Ramond de la Prévention Routière estime que les agents ont une lecture des faits davantage basée sur le Code de la route que sur les circonstances de la circulation au moment de l’accident. pinot_simple_flic_1984_reference.jpg Gilles Terrien, expert en accidents pour l’association Solidarité Motards Accidentés (SMA) ajoute que ces PV sont souvent emprunts d’interprétation : la FFMC, se fondant sur le travail mené par sa commission juridique, appuie là-dessus en évoquant les systématiques « défaut de maîtrise du véhicule et vitesse estimée excessive » mentionnés à charge contre le motard accidenté dans les PV. Les représentants des assureurs argumentent que ça complique le suivi judiciaire des dossiers d’indemnisations. Jean Paul Peters, de l’Acem, témoigne qu’aux Pays-bas, une fiche synoptique est systématiquement rédigée en même temps que le PV, cette fiche étant alors immédiatement consultable, au bénéfice des études statistiques.

La question portant sur l’état du véhicule est aussi mise en débat. Hervé Gicquel dit ne pas avoir connaissance d’études sur ce sujet. Pierre Bonal (Mutuelle des Motards) indique que selon les chiffres de la Mutuelle, sur 600 accidents mortels, 60 % concerne des véhicules de moins de cinq ans, ce que dit aussi le Rapport Guyot (base de la concertation) et ce que confirme également Jean Chapelon. Se référant d’ailleurs à une étude menée en Norvège, le secrétaire général de l’ONISR témoigne de la non corrélation accident/contrôle technique, la cause des accidents étant principalement relative aux comportements des conducteurs (selon les Norvégiens). Reste la question du débridage, problématique au cœur des questions portant sur la nécessité (ou pas) d’un CT.vachealait.jpg Bien justement, la FFMC cite le rapport Guyot où il est écrit (p. 107) que « ce n’est pas le CT qui fera sensiblement baisser le débridage ». Et toc ! Néanmoins, Club 14, favorable au CT moto souligne que la question doit être posée concernant les nouveaux pratiquants automobilistes qui passent au scooter urbain pour des motifs utilitaires : il apparaît que ces utilisateurs portent assez peu d’attention à l’état de leur véhicule, n’ayant pas d’affect particulier pour l’objet et étant par ailleurs complètement ignorants et désintéressés par les aspects mécaniques. Jean Péchinot (FFSA) ne dit trop rien cette fois-ci, mais lors de la dernière réunion de ce groupe de travail, il avait argumenté en faveur d’un CT pour les scooters des urbains et les cyclomoteurs qui focalisent les problèmes de débridage. A la FFMC, nous sommes évidemment opposés au CT pour tous les 2RM… mais nous sentons bien qu’il s’agit d’une question récurrente, transversale à plusieurs groupes de travail de cette concertation… ce fichu CT nous pend au nez !

Françoise Hardy (chargée de Sécurité routière à la préfecture de police de Paris) a souligné, chiffres à l’appui, l’importance des accidents liés à l’alcool et aux stupéfiants (essentiellement le cannabis). Mme Hardy assure que les contrôles sont une priorité des forces de l’ordre dans son secteur, c’est-à-dire Paris.

Le groupe de travail a également débattu des questions portant sur les conséquences des accidents, sur l’aspect sanitaire du devenir des blessés graves (chiffres en augmentation), l’incidence des handicaps pour les victimes, leurs proches et toutes les questions sociales qui en découlent. Les assureurs estiment qu’affiner cette connaissance leur permettrait de mieux élaborer leur protocoles de prévention.

L’ambiance de travail a été cordiale, les participants commencent à se connaître et les préjugés que l’on sentait latents précédemment s’estompent davantage. Au cours de cette réunion, le représentant d’Axa Club 14 s’est dans l’ensemble rallié aux arguments de la FFMC, laquelle apparaît toujours comme l’interlocuteur essentiel représentant les usagers 2RM.

Le groupe de travail « Mieux connaître les causes et les conséquences de l’accident » se retrouvera le 1er octobre.

Organisations présentes : FFMC, SMA, Club 14, Prévention routière, AMDM, FFSA (Fédération française des Sté d’assurances), Generalli assurances, GEMA, MACIF, ACEM (association des constructeurs européens de motocycles), FNCRM (Fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et motocycle), Mairie de Paris, Cete (Lyon), la préfecture de police de Paris, DSCR, ONISR.

mercredi 22 juillet 2009

Réunion plénière du 7 juillet 2009

C’est à nouveau dans une salle regroupant près d’une cinquantaine de personnes concernées par la sécurité routière des deux-roues motorisés (2RM) que s’est tenue la deuxième réunion plénière des Etats généraux du 2RM organisée par la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR).

Associations des usagers du 2RM (FFMC et structures du mouvement –AFDM, SMA, fédé-loisirs, Moto-club « Les casques d’argent » des Pompiers de Paris, Club 14), représentants d‘associations d’usagers de la route (automobilistes), Fédération française de motocyclisme (FFM), assureurs (Mutuelle des Motards, GEMA, FFSA, entre autres), représentants des collectivités territoriales, préfecture de police de Paris, associations de victimes d’accidents, techniciens territoriaux, fonctionnaires du Certu et de la DSCR, divers chargés de mission en Sécurité routière, Monsieur Moto de Paris, des policiers… voilà ce qui composait l’assemblée présidée par Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière. Elle était entourée des cadres de ses services (dont les pilotes désignés des cinq groupes de travail de la concertation).

Michèle Merli a commencé par une bonne nouvelle : la préfecture de police de Paris serait désormais favorable à une expérimentation de la tolérance de la circulation inter-files… tout en précisant qu’en tant qu’ancienne préfète, elle ne peut discuter d’une quelconque tolérance en tant que telle, mais de règles ! Le RE-PECT-DES-RE-GLES ! police_francaise_01.jpg Elle y tient aux règles, elle nous le rappelle en préambule et en conclusion de chaque rencontre, un peu comme si elle voulait bien nous faire comprendre que si les motards respectaient les règles, entendez donc par là qu’elle considère d’entrée de jeu que nous ne les respectons pas, il n’y aurait pas tous ces morts sur la route, tous ces drames et le cortège de misère qui va avec. Voilà, le décor est planté, on peut continuer…

L’ordre du jour de cette deuxième séance plénière était consacré aux premières réunions des cinq groupes de travail qui se sont tenues pour examiner les propositions censées améliorer la sécurité routière des 2RM. Rappelons que les « propositions » présentées par les pouvoirs publics sont les 74 mesures du rapport Guyot qui constitue la base de la concertation organisée par la DSCR. Lors de la tenue des cinq premières réunions des groupes de travail, la FFMC, l’AFDM et la FFM ont expliqué leurs mesures qu’ils ont souhaité faire ajouter aux listes préétablies. Il y a aussi quelques propositions présentées par l’association Club 14 qui se revendique forte de… 500 000 adhérents ! En fait, ces « adhérents » sont avant tout les titulaires d’un contrat d’assurance moto à AXA. Les participants savent bien (ou commencent à comprendre), que la formation des motards, l’assurance des motards, les interventions de motards dans les collèges, la préconisation d’un équipement adapté, le dialogue avec les pouvoirs publics, les remarques et les recommandations sur les dangers des infrastructures, c’est essentiellement la FFMC et ses adhérents qui en sont les principaux acteurs… mais madame Merli semble donner beaucoup d’importance au Club 14. Au point de demander lors de cette réunion plénière pourquoi la proposition de Club 14 portant sur le rapport âge d’accès au permis B / puissance des motos a été écarté des discussions. Encore une fois, il faut re-expliquer que cette proposition n’a pas lieu d’être puisqu’elle se réfère à une législation effective depuis 1996.

Bref, la réunion reprend son cours, chaque responsable d’un des cinq groupes de travail revient dans les grandes lignes sur ce qui s’est dit… Vous qui suivez ce blog et qui avez lu les comptes-rendus des réunions en question, vous aurez compris qu’il ne s’est pour l’instant pas dit grand-chose puisqu’il s’agissait avant tout de faire connaissance et de valider ou de rejeter les fameuses propositions, non quant à leur contenu, mais plutôt sur leur justification au sein des débats. Le contenu viendra plus tard… du moins on l’espère à la FFMC.

En attendant, la question de la sensibilisation des jeunes à la sécurité routière au sein des programmes scolaires a été un peu discutée, tout comme la question du travail en réseau avec les collectivité territoriales pour adapter les infrastructures routières aux spécificités des usagers des 2RM, ou encore le besoin de recherche scientifique quant aux causes des accidents… et ce tant les carences en ce domaine semblent enfin évidentes aux principaux acteurs de la sécurité routière. IMG_2297_copy.JPGReprenant la conduite des débats, Michèle Merli s’est déclarée intéressée par ces programmes de recherche, demandant même à en être davantage informée. Nous lui avons gentiment dit que nous nous tenions à sa disposition quant à nos analyses d’une part, et d’autre part, nous avons rappelé qu’outre le rapport Guyot qui a le mérité de s’être penché sur la question, il y avait aussi les rapports Maids, Rider et les travaux de l’Inrets… études d’autant plus intéressantes que toutes convergent à établir que le problème numéro un de l’accidentalité des motards, c’est moins le manque de respect des règles que celui de la coexistence des 2RM avec les autres usagers dans un trafic pensé par et pour l’automobile depuis des années.

C’est toujours intéressant à discuter dans la mesure où ces questions sont au cœur de nos revendications depuis longtemps, mais ça donne un peu l’impression d’enfoncer, encore et toujours, des portes ouvertes sans que cela ne débouche finalement sur des solutions durables et pérennes. Enfin, on verra ça à la rentrée. D’ici là, passez de bonne vacances et restez prudent sur la route : plus que le radar qui vous surveille, le danger vient aussi de nos propres excès de confiance au guidon vis-à-vis des usagers non-motards qui diront après vous avoir coupé la route qu’ils ne vous ont pas vu arriver.

vendredi 10 juillet 2009

Billet d’humeur

Les Etats Généraux du 2 roues motorisés réunissant autour de la table de concertation plus d’associations de victimes et d’institutionnels que de représentants des usagers en question, je me pose la question : nous sommes quoi pour le monde qui nous entoure ?

La réponse est claire si on s’en tient à cette première réunion : des victimes (qu’il faut aider malgré elles). Des contribuables aussi, laissés pour compte depuis si longtemps qu’avant de mettre en place ces états généraux, il a fallu qu’un préfet se fende d’un rapport sur lequel s’appuyer parce que rien n’existait de spécifique. Enfin rien… la FFMC est là depuis 30 ans, loin d’être démunie, elle a créée elle-même les outils nécessaires à sa survie et à celle de ses adhérents et heureusement on dirait parce que autant les analyses et solutions compilées par le Préfet Guyot sont porteuses et surtout ont l’immense mérite d’exister, autant la hiérarchisation de leur mise en application est désespérante, le volet répressif prenant toute la place au détriment des mesures pédagogiques... Mais c’est toujours le cas quand le résultat est plus important que la solution. Et encore plus quand on veut des résultats, et vite.

Si la FFMC tient à ce "Grenelle", elle est également très consciente que l’essor et le développement des 2 roues motorisé ces dernières années feront de ces usagers fragiles les victimes expiatoires d’une politique de l'autruche qui consisterait à dire que la FFMC a raison de proposer ce qu’elle propose, mais que le gouvernement et la DSCR feront autrement, puisque ça a marché pour les voitures !

France

Compte-rendu de la première réunion du Groupe "Formation & noviciat"

Compte-rendu de la première réunion de Groupe de Travail 2RM à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) consacré au thème Formation et noviciat qui s’est tenue le mercredi 1er juillet 2009 en rassemblant une trentaine de personnes. thumb_un_bebe_motard.jpg

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lundi 6 juillet 2009

Première réunion du groupe "Infrastructure et partage de l'espace public"

Compte-rendu de la première réunion de Groupe de Travail 2RM à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) consacré au thème Infrastructures et partage de l’espace public qui s’est tenue le mercredi 30 juin 2009 en rassemblant 22 personnes.

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vendredi 3 juillet 2009

Première réunion du groupe "Cause & Conséquences de l'accident"

Compte-rendu de la première réunion de Groupe de Travail consacré au thème « Mieux connaître les causes et les conséquences de l’accident » dans le cadre de la "concertation sur la sécurité des deux roues motorisés (2RM)" qui s’est tenue le lundi 29 juin 2009 à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR)

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mardi 30 juin 2009

Première réunion du groupe "l'usager, les règles et l'équipement

detectabilite-ptit.jpg Voici un compte-rendu de la première réunion de Groupe de Travail consacré au thème "usagers, règles, équipements" qui s’est tenue le vendredi 26 juin 2009.

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vendredi 26 juin 2009

Première réunion du groupe "véhicule"

La première réunion du sous-groupe 'véhicule" dans le cadre de la concertation sur la sécurité des 2RM à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) s’est tenue le mercredi 17 juin 2009.

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Première Réunion plénière de la concertation sur la sécurité des deux roues motorisés

La défense 05/06/2009

La voici lancée , cette fameuse « concertation sur le deux roues motorisé » promise à la FFMC après le fiasco gouvernemental de la « procédure VE » (voir cet article). C’est avec circonspection que nous l’abordons. La liste des invités ou la représentation des associations de motards se trouvent diluée dans un aréopage de représentants de l’Etat, des Ministères (intérieur, finances, éducation nationale, Santé, justice, écologie) , des collectivités locales (communes, départements), des professionnels du 2RM des organismes publics ayant trait à la sécurité routière, des associations de victimes de la route.

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