Etaient présents : FFMC (Eric Thiollier, Marc Bertrand), FFM, AMDM ( Manu Marsetti), GEMA, Club 14, FNCRM (Fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et motocycle, Certu (Centre d’études réseaux transports urbanisme) CETE (Centre d’études techniques de l’Equipement) de Lyon, Préfecture de police (Paris), La Prévention Routière, CG 92, UTP (transports publics), ADF, DSCR.

Le groupe est piloté par Odile Seguin (chef du bureau sécurité de la route et de la circulation à la DSCR).




Après le traditionnel tour de table de présentation, on constate (comme dans le groupe « mieux connaître les causes et conséquences de l'accident » qui s’est réuni la veille), que les propositions formulées le mois dernier par la FFMC et la FFM ne sont parvenues que tardivement jusqu'au pilote du groupe. Si nous étions mauvaises langues, nous dirions que décidément, y’a vraiment un problème de détectabilité des motards !

Mais puisque nous sommes là et bien là, on attaque d’entrée pour rappeler notre attachement à l’idée de « partage de l’espace public ». Et zou, délaissant l’examen un peu formel de la liste des propositions du groupe de travail, le débat s’engage et les interventions s’enchainent dès l’étude de la première proposition sur les supports fragilisés : simple fusible ou absorption de l'énergie cinétique du choc ? Glissières avec lisses basses ou bordures en béton ? Domaine d'emploi réglementaire ou autorisation d'emploi ? Comme il y a beaucoup de non-motards dans la salle (et nous sentons qu’ils ne sont pas très au fait de ces problèmes), nous tendons une bonne grosse perche aux deux fonctionnaires du CERTU et du CETE qui expliquent leur travail, répondent aux questions et noircissent des pages de notes. La FFMC s’exprime en soutien de ces spécialistes des infrastructures, manière de témoigner aux autres participants un peu perdus dans ces domaines que la FFMC est déjà bien engagée dans ces travaux et pour illustrer le fait que les propositions du rapport Guyot en la matière, c’est un peu de l’enfoncement de portes ouvertes. Sur les points relevant de cette thématique, nous mettons en évidence la transversalité des débats d’un groupe de travail à l’autre, notamment celui consacré à « mieux connaître les causes et conséquences de l'accident »… Cette fameuse transversalité qui n’apparaît pas toujours dans le Rapport Guyot dont on rappelle qu’il apparaît justement comme un empilage d’expertises insuffisamment mises en relation les unes par rapport aux autres.

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Toujours sur le thème des infrastructures, nous posons le problème quant aux domaines de compétence : les problèmes sont connus, les solutions identifiées, il manque les moyens et la volonté politique de les mettre en œuvre. Une représentante des collectivités territoriales témoigne l’intérêt qu’il y aurait à communiquer et exploiter plus largement les travaux de recherches et d’analyses du Certu… Ce que plaide la FFMC depuis longtemps, alors forcément, on acquiesce.

Les participants s’accordent à reconnaître qu’en matière d’infrastructures routières adaptées aux 2RM, le surcoût est minime lorsqu'il est pris dès la conception.




Vu que nous avons un peu accaparé l’animation de la réunion sur ces questions, on laisse Mme Seguin reprendre la main pour aborder les questions de partage de l’espace public : circulation inter-files, utilisation des voies de bus, stationnement des 2RM dans les grandes villes…Et paf, cette fois, c’est Manu Marsetti (Mutuelle des Motards) qui argumente en faveur de la FFMC : chiffres à l’appui, il rappelle que le trafic des 2RM est en plein développement et qu’on le veuille ou non, on ne peut plus ignorer que c’est une véritable alternative aux déplacements individuels, particulièrement dans les villes. La mise en avant d’un besoin de « culture du 2RM » dont nous avions parlé lors de notre Assemblée générale est rappelé avec force. Une dame qui représente les transports publics tente de défendre l’usage du vélo et des transports en commun… dans la salle, quelques à-priori habituels papillonnent d’une prise de parole à l’autre, dans le genre « les motos, c’est pas pour les couloirs de bus, les motards sont mal garés, les motards doivent respecter les règles (entendez par là celles auxquelles se sont soumis les automobilistes)… » Nous évoquons les chartes de bonne conduite, le Code de la rue, la sensibilisation prônée par la FFMC...



Ce groupe avait l’air d’être le plus ouvert et c’est peut-être celui où il nous faudra davantage convaincre, tant la notion de partage d’espace public est emprunte de subjectivité.



Finalement, bien en retard sur l’horaire de clôture prévu, la rencontre se termine en revenant à la liste des propositions à étudier. Certaines propositions sont renvoyées au groupe « mieux connaître les causes et conséquences de l'accident ». Celle portant sur » l’ouverture des circuits » a été renvoyée au groupe « Formation ».




3 thèmes sont retenus pour les prochaines réunions de ce groupe de travail :

- infra : recommandations et réglementations

- partage de la voirie et l'espace public

- règles de circulation




Le groupe de travail « infrastructures et partage de l’espace public » se retrouvera le 1er septembre.



Aucun rapporteur n’a été nommé. Madame Seguin nous a indiqué que tous les pilotes des groupes de travail allaient se réunir pour re-lister les propositions à l’étude. En attendant, sa réunion a été celle où la FFMC s’est le plus exprimé… Avec le recul, il n’est pas certain que cela ait finalement été le plus productif et comme le disait Coluche, Odile Seguin pourra dire à sa hiérarchie : « j’ai les noms des meneurs ! »