Première réunion du groupe "Cause & Conséquences de l'accident"
Par FFMC nationale le vendredi 3 juillet 2009, 11:06 - Causes et conséquences de l'accident - Lien permanent
Compte-rendu de la première réunion de Groupe de Travail consacré au thème « Mieux connaître les causes et les conséquences de l’accident » dans le cadre de la "concertation sur la sécurité des deux roues motorisés (2RM)" qui s’est tenue le lundi 29 juin 2009 à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR)
Organisations présentes : FFMC, SMA, FFM, AMDM, FFSA (Fédération française des Sté d’assurances), Générali assurances, GEMA, MACIF, Mutuelles ACASSF, Crédit Mutuel, Association Marylou, ACEM (association des constructeurs européens de motocycles), FNCRM (Fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et motocycle), Prévention routière, Préfecture de Police de Paris.
La FFMC était représentée par Marc Bertrand (chargé de mission SR), Denis Berger (adhérent fédé PPC, « notre » spécialiste en décryptage des statistiques officielles). Carole Pergaud et Gilles Terrien (expert en accidentologie) étaient présent au titre de SMA (Solidarité Motards Accidentés)
Ce groupe est piloté par Jean Chapelon, secrétaire général de l’Observatoire interministériel de la Sécurité routière.
En ouverture de la réunion, M. Chapelon a invité les 17 participants à faire un tour de table pour se présenter et formuler des commentaires quant aux 20 propositions écrites (voir lien).
La FFMC a indiqué que les propositions qu’elle avait fait parvenir à la DSCR dès avril , puis à nouveau début juin n’avaient pas été reportées au document remis aux participants (Jean Chapelon nous a alors invité à les faire connaître). Idem pour la FFM qui a également regretté que la liste des participants annoncés ne soit pas communiquée… un p’tit problème de transmission ? Passées ces mises au point, les participants ont tour à tour commenté les différentes propositions, lesquelles n’étaient donc que celles issues du Rapport Guyot.
A l’exception de Pierre Bonal qui représentait la Mutuelle des Motards, les représentants des assurances (FFSA et ACASSF) se déclarent assez favorables avec les propositions Guyot concernant l’idée d’instaurer un contrôle technique, plus particulièrement eu égard à l’état de délabrement des cyclos et scooters 125 cm3 dont ils se font l’écho. Ils sont également d’accord pour pointer le manque de données générales sur les causes des accidents et les données concernant les 2RM. Les assureurs souhaiteraient disposer de données plus fiables et plus précises sur l’énumération du parc, du trafic et des types de permis délivrés, manques également exprimés dans le Rapport Guyot qui s’accommode pourtant de ces imprécisions pour formuler diagnostic et propositions.
Responsable de la Sécurité routière à la préfecture de Paris, Françoise Hardy a fait état de chiffres démontrant que la préoccupation majeure concernait la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiant, ce qui concernait 10 victimes décédées sur 51 cas d’accidents mortels à Paris. Elle regrette également que des médecins ne soient présents à la réunion. Selon madame Hardy, la première cause des accidents reste la vitesse.
Denis Berger a rebondi sur cette dernière affirmation pour contester les méthodes statistiques employées. Jean-Luc Calbaux (motard représentant l’Association Marylou) est revenu sur le problème de l’alcool pour exprimer une demande de fermeté accrue et souhaitant une amélioration des mentalités sur ce point. Ses arguments sont ceux des associations de défense des victimes de la route… pour autant, il dénonce la sur-abondance de textes réglementaires (pas ou mal appliqués, selon l’association qu’il représente) et rappelle que la FFMC se bat depuis 30 ans pour une meilleure sécurité routière.
La FFMC est revenue sur ce qui lui paraît fondamental en matière de prévention et de compréhension des accidents : le manque de détectabilité des 2RM de la part des automobilistes, une donnée essentielle et aujourd’hui reconnue et établie par toutes les études récentes (Maids, Inrets et Rapport Guyot). La FFMC souhaite donc que l’on aborde le présent groupe de travail en réfléchissant là-dessus.
Pour sa part, Jean Chapelon a témoigné ne pas être tout à fait d’accord avec certaines analyses et propositions du rapport Guyot, notamment ce qui concerne les carences en matière de statistiques et de connaissance des accidents.
Les points portant sur le besoin de connaissances dans les accidents contre des obstacles fixes, la recherche sur les matériaux employés pour les infrastructures routières et les données concernant les 2RM (n° 10, 12, 17, 18) ont été jugés comme pouvant être traités par le groupe de travail chargé des « Infrastructures et partage de l’espace public ». Les propositions sur les gilets « air-bag » (n°1) et le renforcement de la veille accidentologique (n°9) sont renvoyées au groupe « l’usager, les règles et les équipements ».

Le groupe de travail « Mieux connaître les causes et les conséquences de l’accident » se retrouvera le 7 septembre. Il n’a pas été désigné de rapporteur pour la suite des travaux du groupe.
Récapitulatif des différentes propositions étudiées : (les propositions de la FFM et de la FFMC ont été rajoutées)

Commentaires
C'est leeeeennt ! c'est mou ! A ce rythme la, c'est pas gagné ! Merci de nous rendre compte de ces réunions qui sont, malgré tout, très importantes pour notre avenir de motards.
notamment ce qui concerne les carences en matière de statistiques et de connaissance des accidents.
C'est la VITESSSSEEEEUUU, faut suivre les gars (et les filles) !
Bon courage !
Stef
sortez déjà les 125cc et en dessous des statistiques et vous verez que la moto reste un moyen sur de ce deplacer en prennant du plaisir .
ou alors un vrai permis pour l'accés au 125 avec questions moto et plateau même aved le permis B ....
Il semblerait que l'accroissement de l'accidentologie soit en rapport avec l'augmentation du nombre de 2RM, dû lui-même à la décision de nombreux automobilistes de se mettre à l'abri des ennuis de circulation qui affectent les grandes agglomérations (on doit pouvoir le prouver par les statistiques, lieu des accidents concernant des 2 roues, type de 2 roues en cause, etc...). Au lieu de parler le langage de la répression, nos instances dirigeantes feraient mieux d'appliquer celui de la formation et de l'information. Quelle solution coûte moins cher? (en espèces sonantes et non en vie humaines, je parle!) Comme vous l'avez si bien expliqué dans Moto Magazine, il est plus facile de réprimer, cela coûte moins cher donc cela rapporte plus (amendes) et surtout... il faut des résultats: M Sarkozy n'a plus que deux ans et demi et de moins en moins de crédit (double sens!)