Cet aphorisme d’Albert Camus (La Peste) trouve une nouvelle fois sa légitimité dans la toute nouvelle communication de la Sécurité Routière spécialement dirigée à notre encontre, nous les usagers de la route circulant en deux-roues motorisé.

Il se trouve que depuis des années les mêmes arguments, souvent chiffrés ça fait plus sérieux, sont utilisés à l’envie dans toute communication des politiques ou techniciens en charge de la Sécurité Routière…vous les connaissez par cœur les fameux « 1% de vitesse en moins = 4% de tués en moins » ou bien « les motards représentent 2% de la circulation mais 18% des tués » et depuis quelques temps « 27 fois plus de risque d’être tué en moto qu’en voiture »…

Ça faisait longtemps que la Sécurité Routière n’avait pas sortie de spot débile ou de message stigmatisant pour la population des motards. Ça paraissait cohérent avec notre participation au CNSR. Finalement le retour du soleil les a démangé, ils n’ont pas pu résister, pas pu patienter (allergie printanière probablement). L’attirail de la motophobie primaire est de nouveau affiché.

Je ne reviendrai pas sur l’évidence qu’il suffirait de ne plus rouler pour qu’il n’y ait plus d’accident et donc plus aucun mort sur les routes. Je ferai juste deux commentaires. Il est aujourd’hui évident (sauf pour la Sécurité Routière) que la population des deux-roues motorisé représente largement plus de 2% du trafic et que donc il faudrait cesser de martyriser les motards avec ce qui est devenu un scandaleux mensonge. Comparer le risque de mortalité moto/voiture à autant de sens que comparer le risque de noyade entre un marin pêcheur et un alpiniste.

Nous sommes indignés par ces manipulations comme nous sommes indignés par la politique du chiffre autour de la vitesse et des radars, par la stigmatisation de la catégorie d’usagers que nous représentons, par la discrimination à l’encontre des conducteurs de véhicules à deux ou trois roues motorisé, comme nous serons indignés demain par les différentes nouvelles obligations que l’on tentera de nous imposer alors même que personne ni aucune étude sérieuse n’auront été en mesure de prouver leur pertinence et leur efficacité.

Patrick