La FFMC participe à cette concertation dans un esprit d’ouverture avec des propositions pour l’amélioration pérenne de la sécurité des utilisateurs de deux roues motorisés et au delà de l’ensemble des usagers par un partage de la route citoyen et respectueux de tous.

Les 2RM sont parmi les premières victimes des accidents de circulation. Pour autant, nous tentons toujours de conserver le recul nécessaire pour traiter cette question et proposer des solutions avec pragmatisme, dans le souci de réellement améliorer la situation sans tomber dans l’incantation et la multiplication de mesures inadaptées liées à certains comportements délictueux minoritaires mais qui restent sans effet sur la majorité des usagers.

Faut-il rappeler que nous avons déjà participé à certain nombre de tables rondes, concertations, groupe de travail, au niveau national, européen ? Quand les conclusions déjà maintes fois couchées sur le papier seront-elles suivies d’effet ? Nous nous devons en effet de suivre et rappeler les propositions issues du groupe deux roues du CNSR, celles issues de l’atelier de la Commission Economique pour l’Europe tenue à Lillehammer l’année dernière,… afin de ne pas réinventer l’eau chaude.

Nous déplorons qu’au cours des dernières années, le législateur a accumulé des réglementations techniques basées sur des préjugés plutôt que des propositions fondées sur une analyse fine des causes de l’insécurité routière et en concertation avec les usagers. Rappelons que la France est à la fois un des pays ou les prescriptions techniques portant sur les véhicules à deux roues à moteur sont les plus sévères et les plus confuses (interdiction de revente d’un véhicule modifié , limitations de puissance injustifiées, obligations d’immatriculer un véhicule pourtant non autorisé à circuler ?) et en même temps les plus inadaptées puisque, de l’aveu même de l’ONISR, l’accidentalité des motards français serait l’une des moins bonnes en Europe, ce qui reste à démontrer puisque les statistiques ne s’appuient pas sur les mêmes bases de calcul d’un pays à l’autre.

Bref, s’il ressort de nos travaux que « la seule liberté qui demeure est (..) celle de nous adapter à de nouveaux interdits » nous ne pourrons nous associer à leurs conclusions.

D’ici là, nous participerons de manière aussi constructive que possible aux travaux qui démarrent aujourd’hui.

Philippe Leduncq Bureau National