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Le bloc-note de la FFMC 84

La boite à idée des motards en colère du Vaucluse. Par Moto Magazine

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jeudi 30 août 2012

La FFMC 84 vous invite à la "Faites de la Moto" en Avignon

Et si la moto, c'était aussi la fête!

La FFMC 84 vous donne rendez-vous le samedi 1er septembre 2012, de 10 heures à 18 heures, sur la place Pie, au cœur d'Avignon, pour fêter la moto.

Face au renchérissement du prix des carburants et aux difficultés de plus en plus grandes pour circuler et stationner en ville, nous sommes de plus en plus nombreux à choisir, pour nos déplacements quotidiens, un deux-roues motorisé (2RM), ne serait-ce que pour nous rendre à notre travail.

De plus, dans une région comme la nôtre où le soleil ne se fait pas prier pour briller de nombreux jours dans l'année, il faut bien reconnaître qu'il est assez plaisant de circuler sans être enfermé dans une boite, aussi confortable soit-elle!

De fait, le parc des 2RM est en augmentation constante depuis plusieurs années, surtout depuis le rétablissement de l'équivalence permis B/125 cm3. Cela ne va évidemment pas sans poser de problèmes, notamment au niveau de la compétence des conducteurs car, même si on entend parfois que «la bécane c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas», le moins que l'on puisse dire c'est que ça ne s'improvise pas non plus. D'ailleurs, si cela était aussi évident que certains se plaisent à le dire, le permis A, le permis moto, ne serait pas si techniquement difficile.

Mais les faits sont là.

Et il y en a pour tous les goûts. Du cyclo de 49,9 cm3 au roadster survitaminé, en passant par la petite 125 plan-plan, on en trouve de toutes les formes et de tous les cubages. Du reste, le succès croissant des scooters, et même des maxi-scooters à deux ou trois roues, démontre que le public n'a pas renoncé au confort. Mais quel que soit le 2RM que l'on conduit, les problèmes restent les mêmes pour tous: infrastructures inadaptées et parfois dangereuses, état des chaussées, indigence des emplacements réservés pour le stationnement, etc. Ce à quoi il faut ajouter la grande méconnaissance que nos élus et les pouvoirs publics ont des problématiques liées au 2RM, vus la plupart du temps sous l'angle de nuisances plus que comme un moyen de faciliter la vie de chacun. D'où une politique de sécurité routière bâtie autour d'une répression qui vire parfois à l'absurde ou à l'obsession, faisant de tout conducteur de 2RM un délinquant en puissance. On exagère à peine.

Pour la FFMC, née en 1980 en réponse à la politique extrêmement motophobe des gouvernants d'alors, les 2RM et leurs utilisateurs ne ressemblent pas au tableau qu'ils nous dépeignent encore 30 ans après, comme si rien ou presque n'avait changé, et dont ils sont d'ailleurs en partie responsables en raison de leur refus d'admettre ses spécificités ou d'accorder à la formation et à la prévention l'importance que justifient à nos yeux les enjeux. D'abord, pour nous, si les raisons d'utiliser ce type de véhicule sont aussi multiples que leurs utilisateurs eux-mêmes, tous évoluent dans un même contexte et ont les mêmes problèmes. Pour nous, un cadre, deux roues et un moteur font une moto. Nous n'avons que faire des différences de formes. C'est pourquoi, depuis trente ans, la FFMC défend pied à pied et promeut la moto et ses utilisateurs en faisant des propositions basées sur l'expérience de ses militants et l'expertise, aujourd'hui reconnue, des structures qu'elle a créées.

Mais surtout, le 2RM est un véhicule atypique qui sait être aussi bien un moyen de transport utilitaire qu'un vecteur de plaisirs. Pour certains, il est un mode de vie pleinement assumé, voire une véritable passion, pour d'autres il n'est qu'un moyen commode d'aller d'un point à un autre sans perdre de temps dans les embouteillages ou dans des transports en commun souvent contraignants et, dans certains endroits, surpeuplés, inconfortables ou inadaptés.

C'est pourquoi, nous pensons qu'il faut célébrer la moto sous toutes ses formes.

Ce sera ce samedi 1er septembre, de 10 heures à 18 heures sur la place Pie, en plein centre d'Avignon.

Que vous en soyez un adepte ou pas, nous vous parlerons de son utilisation, de ses évolutions et de ce qui constitue le cœur de nos revendications et de nos réalisations. Mais, aussi, nous vous écouterons parler de votre 2RM, de votre moto à vous car, vous aussi, avez sûrement des choses à en dire.

Et pour ceux qui ne partagent pas notre goût, nous les rassurons: nous sommes également prêts à discuter avec eux de leurs réserves, voire de leurs griefs, en espérant que, en fin de compte, ils nous connaîtront et nous comprendront mieux.

Alors, le 1er septembre, prenez un peu de temps pour venir rencontrer des motards et discuter avec nous! Vous serez les bienvenus.

samedi 25 juin 2011

Electeurs !

Chaude, l'actu motarde ces dernières semaines !

80.000 motards dans les rues (près de 1000 en Vaucluse) : même au bon vieux temps de la vignette giscardienne, on n'est pas sûr d'en avoir vu autant se mobiliser. Et chose nouvelle, les automobilistes se sont mis de la partie, eux aussi. Mieux, une Union des Usagers de la Route (UUR) a vu le jour. Une grande première. Du jamais vu. Espérons que c'est là l'expression de la prise de conscience par ces mêmes usagers d'une évidence : la sécurité routière, si elle nous concerne tous, ne peut pas se faire sans nous, voire, contre nous. Espérons aussi que ces bataillons de mécontents qui entrent dans l'action sauront prolonger la dynamique et rejoindre les associations (comme, au hasard, la FFMC mais aussi la Ligue de Défense des Conducteurs ou 40M d'automobilistes et d'autres encore) qui bataillent pied à pied contre le gouvernement et ses supplétifs pour une autre politique de sécurité routière.

Affaire à suivre donc !

Il faut dire que le gouvernement s'est surpassé lors du dernier Comité Interministériel de la Sécurité Routière (CISR), au point de semer le trouble au sein même de sa propre majorité. Ceci ajouté à cela, on a assisté à une belle pagaille, pour ne pas dire cacophonie, dans les cercles du pouvoir. Vous avez tous les détails à portée de souris sur le site de Moto Magazine.

De quoi ébranler quelques certitudes chez ceux qui pensent que les motards ne sont que des cancres bruyants, indisciplinés et isolés tandis que les autres ne sont que des moutons silencieux, inoffensifs et faciles à tondre. Petit démenti par la "vox populi". La majorité dite "silencieuse" a commencé à dire son ras-le-bol aux côtés de la minorité casquée. Surprise !

Or, certaines élections approchant, tout cela fait un peu tâche, évidemment.

Mais nous ne sommes pas dupes.

Ni de la volonté des uns de montrer qu'ils agissent à bon compte, espérant rafler la mise un peu plus tard en se donnant le beau rôle : celui de ceux qui savent être impopulaires pour le bien commun. "Voyez le courage nous avons eu !" s'écrieront-ils le moment venu, béats d'admiration pour eux-mêmes, relayés par leurs habituels thuriféraires.

Ni du positionnement de ceux qui craignent aujourd'hui pour leur réélection. Après tout, voilà bien quelques années qu'ils empilent les lois, toutes plus répressives les une que les autres. C'est bien le moins qu'ils puissent faire que de s'inquiéter du rejet des derniers excès, lequel est certainement la conséquence d'un contexte plus général auquel ils ont participé.

Pas dupes, non plus, de l'intérêt soudain de certains qui espèrent se faire une virginité républicaine et sociale en récupérant tous les mécontentements actuels. Mais ne grattez surtout pas le vernis encore frais : les vieux oripeaux de l'exclusion risqueraient de réapparaître.

Ni du silence des autres. De ceux qui se ravissent de voir ce gouvernement et son grand patron s'enfoncer toujours plus dans l'impopularité. Ils ont pourtant cédé aux mêmes sirènes démagogiques lorsqu'ils étaient au pouvoir. Et rien ne dit, surtout pas eux, qu'ils changeront quoi que ce soit à ce dont ils hériteront s'ils y revenaient.

Alors, tous pourris ? Ce serait sans doute trop simpliste. Chacun jugera selon ses convictions.

Toutefois, puisque l'un des slogans de la manifestation du 18 juin était : "2012, on vote. Réfléchissez !", il serait bon de rappeler que cela ne s'adresse pas seulement à ceux qui sont en charge des responsabilités aujourd'hui. Aussi vrai que la sécurité routière n'est pas une problématique déconnectée des réalités sociétales, ceux qui vont briguer nos suffrages doivent comprendre que nous ne nous contenterons pas de réponses évasives. Une autre politique de sécurité routière est possible qui peut emporter l'adhésion de nos concitoyens si elle mise davantage sur la prévention et la formation ainsi que sur la volonté de vivre ensemble et de partager la route. Que des trucs pas très spectaculaires, c'est vrai. Plutôt un long travail de fond, un investissement sur le long terme. N'est-il pas temps d'y venir ?

A bon entendeur...

Marco84