Et si la moto, c'était aussi la fête!

La FFMC 84 vous donne rendez-vous le samedi 1er septembre 2012, de 10 heures à 18 heures, sur la place Pie, au cœur d'Avignon, pour fêter la moto.

Face au renchérissement du prix des carburants et aux difficultés de plus en plus grandes pour circuler et stationner en ville, nous sommes de plus en plus nombreux à choisir, pour nos déplacements quotidiens, un deux-roues motorisé (2RM), ne serait-ce que pour nous rendre à notre travail.

De plus, dans une région comme la nôtre où le soleil ne se fait pas prier pour briller de nombreux jours dans l'année, il faut bien reconnaître qu'il est assez plaisant de circuler sans être enfermé dans une boite, aussi confortable soit-elle!

De fait, le parc des 2RM est en augmentation constante depuis plusieurs années, surtout depuis le rétablissement de l'équivalence permis B/125 cm3. Cela ne va évidemment pas sans poser de problèmes, notamment au niveau de la compétence des conducteurs car, même si on entend parfois que «la bécane c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas», le moins que l'on puisse dire c'est que ça ne s'improvise pas non plus. D'ailleurs, si cela était aussi évident que certains se plaisent à le dire, le permis A, le permis moto, ne serait pas si techniquement difficile.

Mais les faits sont là.

Et il y en a pour tous les goûts. Du cyclo de 49,9 cm3 au roadster survitaminé, en passant par la petite 125 plan-plan, on en trouve de toutes les formes et de tous les cubages. Du reste, le succès croissant des scooters, et même des maxi-scooters à deux ou trois roues, démontre que le public n'a pas renoncé au confort. Mais quel que soit le 2RM que l'on conduit, les problèmes restent les mêmes pour tous: infrastructures inadaptées et parfois dangereuses, état des chaussées, indigence des emplacements réservés pour le stationnement, etc. Ce à quoi il faut ajouter la grande méconnaissance que nos élus et les pouvoirs publics ont des problématiques liées au 2RM, vus la plupart du temps sous l'angle de nuisances plus que comme un moyen de faciliter la vie de chacun. D'où une politique de sécurité routière bâtie autour d'une répression qui vire parfois à l'absurde ou à l'obsession, faisant de tout conducteur de 2RM un délinquant en puissance. On exagère à peine.

Pour la FFMC, née en 1980 en réponse à la politique extrêmement motophobe des gouvernants d'alors, les 2RM et leurs utilisateurs ne ressemblent pas au tableau qu'ils nous dépeignent encore 30 ans après, comme si rien ou presque n'avait changé, et dont ils sont d'ailleurs en partie responsables en raison de leur refus d'admettre ses spécificités ou d'accorder à la formation et à la prévention l'importance que justifient à nos yeux les enjeux. D'abord, pour nous, si les raisons d'utiliser ce type de véhicule sont aussi multiples que leurs utilisateurs eux-mêmes, tous évoluent dans un même contexte et ont les mêmes problèmes. Pour nous, un cadre, deux roues et un moteur font une moto. Nous n'avons que faire des différences de formes. C'est pourquoi, depuis trente ans, la FFMC défend pied à pied et promeut la moto et ses utilisateurs en faisant des propositions basées sur l'expérience de ses militants et l'expertise, aujourd'hui reconnue, des structures qu'elle a créées.

Mais surtout, le 2RM est un véhicule atypique qui sait être aussi bien un moyen de transport utilitaire qu'un vecteur de plaisirs. Pour certains, il est un mode de vie pleinement assumé, voire une véritable passion, pour d'autres il n'est qu'un moyen commode d'aller d'un point à un autre sans perdre de temps dans les embouteillages ou dans des transports en commun souvent contraignants et, dans certains endroits, surpeuplés, inconfortables ou inadaptés.

C'est pourquoi, nous pensons qu'il faut célébrer la moto sous toutes ses formes.

Ce sera ce samedi 1er septembre, de 10 heures à 18 heures sur la place Pie, en plein centre d'Avignon.

Que vous en soyez un adepte ou pas, nous vous parlerons de son utilisation, de ses évolutions et de ce qui constitue le cœur de nos revendications et de nos réalisations. Mais, aussi, nous vous écouterons parler de votre 2RM, de votre moto à vous car, vous aussi, avez sûrement des choses à en dire.

Et pour ceux qui ne partagent pas notre goût, nous les rassurons: nous sommes également prêts à discuter avec eux de leurs réserves, voire de leurs griefs, en espérant que, en fin de compte, ils nous connaîtront et nous comprendront mieux.

Alors, le 1er septembre, prenez un peu de temps pour venir rencontrer des motards et discuter avec nous! Vous serez les bienvenus.