Traveler                       Le matin je me réveille tôt et je suis un peu tendue, il faut rentrer par le chemin le plus court et mon voyage va bientôt s'achever. Bien charger la moto, mettre un peu d'huile 15w dans le moteur et vers 9:30 heures j'y vais ; le temps est chaud et ensoleillé. Il y a beaucoup de circulation pour la fête des moutons ; tout le monde visite sa famille; une heure des bouchons jusqu'à la sortie de la ville ou la route monte dans la montagne vers Marrakech. Puis après deux heures d'embouteillage dans un village, le moteur chauffe et je cale. La batterie est vide … sortir les bagages mettre le câble et après peu de temps, je trouve un chauffeur aimable qui me redémarre (pour un petit bakchich bien sûr). Je continue traversant la montagne et là encore je passe de paysages magnifiques beaucoup trop vite. Près de Chichaoua, d'un coup ma botte gauche est mouillée et la réponse au gaz est mauvaise.

Comme je viens de passer un village, je ne veux pas retourner en arrière. J'avance comme je peux énervé parce que je veux prendre le paquebot à Tanger demain. Ma vitesse se réduit à 30 km/h et un contrôle visuel me montre que la durite de retour du gasoil est percée et "donne" un refroidissement liquide supplémentaire au moteur. Pour finir, j'approche un village avec garage (j'ai senti les heures passer; en réalité peut être après 45 min). Je m'arrête, explique mon problème, une mobylette devient donneuse d'organes, et après 15 minutes le problème est réglé. D'un coup, j'entends un « Monsieur, Monsieur » et je me rends compte que je suis au même village ou à l'aller des jeunes m'ont « assiégés ». L'un d'eux m'organise le démarrage aux câbles et ensuite vient la surprise : Il me dit qu'il sait ou se trouvent mes gants.... un jeune voulait piquer le propriétaire du magasin d'à coté il a vu et pris les gants dans son magasin. Je le ramène la-bas et il est fier comme un roi de pouvoir rouler dans le side-car.

Malheureusement le magasin est fermé à cause des fêtes et il me propose de revenir la semaine prochaine - la conception de temps est plutôt africaine. Je ramène le garçon au village et peu après je prends l'autoroute direction Tanger. Ici aussi on voit que les fêtes sont proches, les coffres de beaucoup de voitures sont bloqués entr'ouvert avec des bouts de papier pour laisser respirer les animaux vivants qui sont dedans et sur les toits des camionnettes, on voit des clôtures fabriqués a main pour pouvoir transporter plus d'animaux. De temps en temps je dois éviter des animaux morts tombés du camion au sens propre du mot. La brume arrive et pour économiser ma batterie, je ne veux pas rouler en phare, tout simplement je décide de m'arrêter à la station de service de Settat ou je pose ma natte de sol isolante à coté de la bécane. Ma première nuit sous les étoiles dans désert, je l'avait imaginé plus romantique.

Photos du jour

A +

                                           Arno