On s’casse, c’est 2 gars, 2 vieux trails, 1 continent, 20 000km, 1 durée indéterminée, 1 année d’économies et 1 grosse dose de motivation !

Le projet ne se résume pas à un coup de tête, mais il est le fruit d’une mûre réflexion !

  • Raison n°1 :

Parce qu’on adore faire qu’un avec nos bécanes et voir le paysage défiler, comme le résume si bien ce petit extrait d’un Joe Bar, légèrement adapté pour l’occasion :

"Pour nous, la vraie vie ne commence que lorsque la clef entre dans le contacteur et que dans l'air flotte un doux parfum d'arsouille. Lorsqu'enfin, chevauchant son splendide destrier, le citoyen modèle se transforme en chevalier noir, lorsque son engin surgit de l'horizon telle une flèche d'argent propulsée par son arbalète, fusionnant avec lui en une osmose idéale, lorsque l'homme et la machine ne forment plus qu'une entité sublime faite d'acier, de cuir et de fureur, véritable comète traçant des courbes incandescentes dans l'obscurité, en ces instants furtifs où l'esprit et la matière se trouvent réconciliés, où l'initié échappe à la gravité, et conçoit le mouvement comme l'essence même de la vie. Alors, de toute évidence, la moto mérite qu'on l'élève au rang des arts majeurs. Il est des signes qui ne trompent pas, des indices que la mémoire reconnaît et que le cœur affectionne, des bruits évocateurs, des odeurs adorées et attendues, comme celle des pins à l'ombrage généreux, ou celle de l'herbe fraîchement coupée. Tous ces sons indicibles, ces parfums furtifs forment l'empreinte discrète d'une époque qui semble échapper au temps, comme une petite voix d'enfant qui murmure, ON S'CASSE!!"

  • Raison n°2 :

Parce qu’on est bien trop jeunes et encore assez cons pour profiter pleinement de la vie, qu’on préfère découvrir le monde maintenant plutôt qu’avec des cheveux gris, une cane, et la moitié d’une retraite. Et puis peut-être aussi parce qu’on a envie de faire un break avec le monde moderne et sophistiqué, où tout va si vite et où l’on a parfois du mal à trouver sa place. Peut-être qu’alors c’est le moment de retourner aux sources et d’aller rencontrer la Patchamama, terre nourricière que l’Homme soit disant civilisé ne respecte plus.

  • Raison n°3 :

Parce qu’on a un projet professionnel, qui pour l’instant n’est que personnel (et oui on va pas se la couler douce non plus !). Grâce au WWOOF (réseau international de fermes biologiques aux activités variées), nous ferons des étapes où nous serons logés et nourris en échange de notre travail (une belle manière de raisonner autrement que par l’argent, de faire des pauses bien méritées et de découvrir les cultures locales). L’objectif est de réaliser l’inventaire des pratiques agricoles durables de ces fermes, en lien direct avec nos études et notre sensibilité écologique.