• Jour 1 (06/01/2012) :

- Gare de Valence (et oui ça traine pas). Le TGV arrive en gare avec deux fois moins de voitures que prévues. Cependant il est à l'heure ! Et oui, à la SNCF aussi faut choisir ses options...

- Aéroport de Madrid. Départ pour Buenos Aires prévu à 23h55...mais a fortiori l'embarquement se fera à 01h30 pour un décollage à 02h00. Pendant l'attente, pas la peine d'espérer savoir la durée de celle-ci et après l'embarquement aucune explication de la cause du retard. M'est avis qu'Air Europa et la SNCF sont aussi compétentes en ce qui concerne la communication !

  • Jour 7 (hééé ouais, presqu'une semaine...) :

- L'après-midi on décide de bouger en centre ville histoire d'aller au Jardín Botánico de Buenos Aires. Finalement, après quelques détours et 2 bonnes heures de marche, on entre dans le parc 20 minutes avant sa fermeture...Mais cet aprem aura quand même permis à Tonio et Alex de faire une procuration pour l'élection présidentielle.

  • Jour 8 :

- Vendredi 13 sa mèèèèère ! Seule ombre au tableau de l'échec, un petit commerçant nous a offert une glace, faute de monnaie...

  • Jour 24 :

- Vamos a la Feria de Mataderos, un marché artisanal avec de la musique et une piste de danse. Ce marché prend place tous les dimanches, de quoi passer un morceau d'aprem' sympa...Ben ouais sauf que pas de marché aujourd'hui ! Résultat, un aller-retour en taxi "vite fait bien fait".

  • Jour 25 :

- On galère un max pour retirer "beaucoup" d'argent, histoire de payer nos motos en liquide. Au bout de et quelques, on trouve une solution pour disposer de 4000 € (hé ouais, 4000, ça s'invente pas!), soit environ 22500 Pesos. Mercredi, on effectue les virements de nos comptes sur un compte de la banque argentine. A savoir que l'argent passe par un compte situé en Angleterre. Le banquier argentin nous signale que lundi matin notre argent sera disponible au guichet...
(Sur l'air de Lundi matin l’empereur…) : Lundi matin, Tonio, Pichot et "l'argentin", vont bien droit à la banque pour retirer l'butin. Le banquier pas ici, la secrétaire leur dit : "ce n'est pas possible, car transfert invalide".
Et voila, échec !! En gros, le virement est effectué mais nulle part n'apparaissent nos n° de passeports et il est donc impossible de disposer de notre argent. A noter qu'à aucun moment, lors des virements, ont été demandés ces numéros...C'est ballot que les banques n'aient pas les mêmes exigences de sécurité.

  • Jour 27 :

-Face à l'échec croissant avec la banque argentine, Pichot s'oriente vers un virement par Western Union. Ses parents le font de France, en n'oubliant pas, préventivement, d'indiquer le numéro de son passeport. Plus tard, Pichot se pointe à l'agence Western Union du Walmart voisin afin de récupérer son argent. Ben oui sauf que la guichetière veut pas lui filer parce que dans le transfert ne figure que son premier prénom, et pas les suivants (qui servent à quoi sans déconner !!) qui sont écrits sur le passeport. On explique à la fille qu'en France on ne s'en sert pas et que ce n'est pas important, le refus est catégorique. B..... de m.... !!! Il faudra rectifier ça par l'intermédiaire de l'agence qui a initié le transfert en France. Boaf, ça ne fait qu'un ou deux jours de perdus en plus...

  • Jour 35 :

-Bonne journée d'échecs multiples et variés. On va essayer de synthétiser et faire claire, mais c'est pas facile !! Et pis on peut pas tout tout mettre pasqu'il y aura bientôt de quoi écrire un livre à l'allure ou ça va...
Aujourd'hui on doit se rendre à Berazategui pour aller chercher la carte grise de la moto de Pichot et payer une taxe afin de transférer l'immatriculation de la moto de province en capitale. L'itinéraire annonce une cinquantaine de bornes, donc environ une heure de trajet.
150 kilomètres et deux bonnes heures plus tard, on est rendu ! Premier échec.
On s'attaque maintenant au gros morceau de la journée, faire les papiers. La récupération de la carte grise (ici on l'appelle la cedula verde) se fait rapidement et sans encombre. On nous donne l'adresse pour aller payer la patente (taxe d'immatriculation). Une fois dans le bâtiment, on fait la queue puis on s'occupe de nous. On nous file deux papiers, un ressemblant à une facture où figure clairement un montant à payer et l'autre, une simple feuille A4 blanche avec, en haut à droite, un tampon. Évidemment, pour s'affranchir de la taxe il faut aller dans un autre bâtiment administratif, sinon c'est trop simple ! On s'casse, et dans l'autre endroit, y'a un paquet de monde ! A l'accueil du service qui nous concerne, on prend la facture et on nous remet un papier qui nous donne le droit d'aller payer à un guichet. On se tape une autre queue, bien plus colossale. Mais il est déjà 13h ici, et nous sommes jeudi donc on a rendez-vous téléphonique pour l'émission radio en direct en France. Hop, Tonio s'en va trouver un locutorio pour appeler. Pichot attend patiemment que vienne son tour puis paye. Youpi, il a maintenant le droit de retourner au premier endroit pour espérer obtenir son papier. Le gars prend tous les papiers qui lui faut puis va rédiger le document. 10 minutes après il revient et explique à Pichot (qui maîtrise supeeeer bien l'espagnol, surtout administratif !) qu'il n'a pas réglé toutes les taxes. Et ouais, au milieu du tampon apposé sur la feuille blanche est gribouillé une somme. Et allééé, Pichot vient de gagner le droit de refaire un aller retour pour payer. Ca lui prendra encore une petite heure. Deuxième échec. Finalement il obtiendra un papier attestant qu'il s'est affranchi de la taxe et que la moto peut changer de lieu d'immatriculation. Il gagne aussi le droit d'aller terminer ce transfert à Buenos Aires car ce n'est pas automatique.
Il est à peu près 15h et on voudrait passer récupérer nos attestation d'assurance et surtout nos autorisations de sortie du territoire. L'assurance est dans le centre de Buenos Aires et ferme à 17h, donc pas de temps à perdre. Le retour est rapide et efficace. Une personne de l'assurance nous appelle. Tous les papiers de Tonio sont prêts, mais pour Pichot...rien ! On leur explique qu'on a fait les démarches le même jour au même moment et qu'on aimerait quitter l'Argentine dans deux jours. La dame nous demande d'attendre une minute et revient...presque qu'une demie-heure plus tard, en nous annonçant qu'il y a du avoir un problème avec le système informatique et qu'on ne peut rien avoir. Elle nous dit qu'elle nous envoie l'autorisation par mail d'ici le lendemain. Troisième et dernier échec de la journée...

  • Jour 36 :

Vous avez trouvé le pâté ci-dessus difficilement compréhensible et indigeste ?? Alors vous allez pleurer si vous lisez ce qui va suivre. Pardon d'avance mais c'est vraiment pas facile de simplifier les choses...
-La veille, en rentrant on cherche où se situe le bâtiment administratif qu'on nous a indiqué pour finaliser la transferencia mais on ne trouve rien. On cherche un peu sur internet mais ici c'est peine perdue pour avoir des infos fiables. A la maison, on nous indique un autre lieu où il semblerait qu'ils s'occupent de ce qu'il nous faut.
Au final, on ne sait pas à quoi s'en tenir...Donc le lendemain matin on passe quelques coups de fil, mais même avec le téléphone c'est compliqué de parler à quelqu'un. Enfin bref, après une demie-heure une heure de perdue, on se retrouve avec trois versions différentes, toutes issues de personnels administratifs...
Basta, il est déjà 11h, on prend la moto et on se casse à l'adresse la plus proche et potentiellement la plus juste, direction le C.G.P. (Centro de Gestion y Participacion). Et hop, comme de par hasard, le service qu'on cherche a changé d'adresse ! On y va et là on se retrouve dans une grande salle remplie de monde. Après un passage par l'accueil on obtient un numéro de passage : le 224. Un coup d’œil au panneau d'affichage...numéro 120 ! Et on nous dit qu'il passe environ 20 numéros par heure. Bon, on se dit qu'on à autre chose à foutre que poireauter 5h ici. On revient dans l'aprem, environ 4h plus tard et on en est au numéro 334...Bah merde alors !! Obligé de reprendre un ticket, numéro 412 ! Bon c'est pas grave on a une course à faire dans le coin, ça occupera un peu et on sera de retour à temps. Effectivement le timing est bon mais on a encore pas mal de temps à rester assis. Au bout d'un moment, des gens en attente se lèvent et se regroupent. Ça discute et on va donc s'informer, histoire de savoir ce qu'il se passe et si ça nous concerne. Il s'avère qu'il vient d'y avoir un bug et que le service informatique des motos est h.s. pour l'instant. Une file plus ou moins anarchique se forme et puis au bout d'un moment les gens recommencent à aller aux guichets, dans l'ordre des numéros. On pense donc que c'est réglé.
Vient notre tour. On explique notre cas mais la dame en face de nous nous informe que l'informatique n'est pas revenu et qu'elle ne peut rien pour nous...On lui demande tout de même si le papier obtenu la veille est bien le bon pour finir la démarche. Elle nous donne la liste des documents à fournir, qui est bien différente de celle visible sur internet, et apparait un document dont on n'a JAMAIS entendu parler : l'historique du véhicule. On se renseigne histoire de savoir où aller le chercher et pis on part, presque zen !
Et pour finir parfaitement cette journée de m...., l'assurance n'a pas donné signe de vie et on n'a donc pas l'autorisation de quitter le territoire, mais de toute façon c'était déjà l'échec.
Heureusement que les billets de ferry sont changeables sans surcoût.

-Bon ben ça fait à peu près...plusieurs heures que Pichot écrit un article pour expliquer comment acheter une moto en Argentine (ouais il est pas très rapide) et pis y s'dit "tient, j'vais faire un petit enregistrement". Pis quand il clique sur enregistrer ben la page s'actualise, lui demande de se connecter à l'administration du blog et constat d'échec : rien, rien rien et rien sur son article...Et après on s'étonnera qu'il déteste l'administratif !!

  • Jour 38 :

-Pour décompresser et avoir l'impression que notre aventure commence, on a décidé de partir camper au bord du Tigre, pas très loin de Buenos Aires, mais déjà à la campagne. En fin de matinée, après une sympathique soirée, on plie tout et on s'apprête à mettre les voiles. Tonio sort sa moto et tient c'est bizarre, elle est difficile à bouger...Forcément, un clou s'est fiché dans son pneu arrière et lui a percé la chambre à air...Bon bah voilà, le programme de la journée vient de changer. Étant donné qu'on n'a pas amené de quoi palier à cette avarie on doit trouver une solution. Finalement on réussira à faire réparer la chambre sans trop de difficultés (la ville la plus proche était à 15 bornes), mais ça fait toujours un échec de plus !

  • Jour 39 :

-Debout 7h et sur le pied de guerre à 7h30, Tonio et Pichot sont prêts à en découdre une dernière fois (pensaient-ils) avec l'administration. Une grosse journée s'annonce.
D'abord, aller chercher l'historique de la moto. ensuite aller au C.G.P. pour terminer le transfert d'immatriculation. Enfin, aller voir où en est l'assurance.
Pour l'historique il aura fallu faire quatre endroits (on passe les détails sinon ça va encore prendre des lignes et des lignes), rien que ça ! Et en plus, on doit attendre deux ou trois jours (annoncés, donc en vrai le pire reste à craindre...) pour un truc dont on nous avait dit que c'était immédiat ! Mais bon, plus rien ne nous étonne. Au moins, le programme de la journée (et de la semaine) vient de s'alléger. Inutile d'aller perdre notre temps au C.G.P. sans l'historique. On va donc à l'assurance. Bon, confirmation d'échec, le cas Pichot s'est à fortiori perdu dans les abîmes de leur système informatique. Encore une fois ils s'excusent de la gêne occasionnée. C'est sur que ça nous réconforte beaucoup...

  • Jour 42 (le grand départ !) :

-Km 90 : Tonio a coupé le moteur de sa meule à un passage à niveau. Cette dernière ne redémarre pas. En effet la batterie s'est vidée de son électrolyte...Tant pis on rentre à Buenos Aires pour essayer de solutionner les problèmes électriques de cette moto.

-Km 95 : La moto de Tonio est sanglée à celle de Pierre, qui traine donc tout le monde. Des chiens sauvages nous traversent sous le nez et font violemment chuter Tonio. Echec majeur dont les détails sont ici.

  • Jour 124 (le nouveau grand départ !) / Km 300 :

- On a roulé toute la journée, il fait désormais nuit et on est au milieu de nulle part. Il y a un bug électrique; le poste puis les phares se coupent juste avant que la voiture ne cesse de fonctionner. ECHEC ! On jette un oeil au moteur : de l'huile coule à partir du 3ème cylindre et le radiateur semble avoir perdu pas mal de liquide...une douce mais tenace odeur de merde flotte dans l'air...
A fortiori le joint de culasse est mort, uééééé !

  • Km 945 :

- La fin de la bouteille de rouge s'est vidée dans l'évier de la caravane et le pinard finit sa course sur le matelas et son drap blanc !

  • Km 968 :

- Contrôle des denrées alimentaires. On pensait qu'il était plus loin. On se fait confisquer les fruits. Ben avant ça on va s'en enfiler quelques uns ! Et préventif avant le prochain contrôle, dans 140 bornes, on va manger quelques légumes et la viande, histoire de...

  • Km 1064 :

- En repartant de Carmen de Patagonia, la caisse faiblit dans une montée puis s'arrête...et ne veut plus repartir. La batterie est OK, le démarreur aussi. Les liquides sont bons et la pompe à essence semble fonctionner. Mais put... qu'est-ce qui va pas cette fois ?!
Après intervention d'un mécano il s'avère que c'est un coup des vis platinées. Lautaro nous avait prévenus qu'elles étaient en fin de vie, on a donc les pièces de rechange (vis + condensateur). Ah bah ouais mais nan, le vendeur nous a filé des vis de Chevrolet...échec dans l'échec !
Après avoir acheté les bonnes vis et tout changé, la caisse marche très bien. Pourvu qu'ça dure !

  • Km 1673 :

- On veut acheter une chaîne et un cadenas pour fermer l'arrière de la caravane. On prend 1,50 m de chaîne...échec, il en fallait 20 cm de plus...

  • Km 2085 :

- On est à Comodoro Rivadavia. Ce matin on veut amener la Ford chez un garagiste pour vérifier et régler quelques trucs. Mais à fortiori elle ne démarre même pas. Comme d'hab on essaye de voir d'oú ça vient et on pense que le coupaple est le carbu. Alors on le démonte un peu, le nettoie, le vide de son essence (p'têt qu'il est noyé à force d'essayer de démarrer). On serre déjà les fesses à l'idée du prix que pourrait nous coûter ce genre de pièce dans cette ville (riche car ici il y a du pétrôle). Le garagiste le plus proche s'est avéré être un conard qui s'en tapait de notre cas et qui, selon ses dires, ne s'occupait pas des Falcon. Au final c'est une connaissance d'un parent d'un agent de la municipalité qui viendra voir la voiture. Il identifie et règle le problème en quelques minutes. And the winner is...enfin are : les vis platinées, one more time ! A fortiori elles s'étaient déréglées car l'axe avait bougé. Le mécano s'est barré sans dire au-revoir et sans demander d'argent. Y'a des gens comme ça, !..

  • Km 2094 :

- Dans la nuit, Tonio se lève pour aller pisser et oublie de refermer la fenêtre en revenant...Aaah, c'est donc pour ça qu'il fait aussi froid dans la casa bonita !!

  • Km 2100 :

- En partant de C. Rivadavia Tonio regarde dans le rétro et dit : « La moto est tombée. » Nan, c'est une blague ?! Ah ben non, c'est bel et bien l'échec ! La meule est couchée sur le pont de la caravane. Une fois arrêtés on constate que la béquille s'est pétée en deux. Heureusement, les sangles ont tenu et ont du retenir la moto dans sa chute car aucun de nous deux n'a senti la moindre secousse suspecte.
L'échec force 4000 est tout de même évité car si le deux roues s'était retrouvé sur la chaussée au milieu de la circulation...

  • Km 2255 :

- On veut faire le point sur cette boîte de vitesses qui nous joue des tours. Régulièrement, la 2 et la 3 refusent de passer. On cherche donc un garagiste à Caleta Olivia. Le premier qui regarde la voiture nous annonce 1500 pesos pour démonter la boîte et voir s'il y a un soucis...Non merci monsieur ! On finit chez un gars qui répare des caisses au black et qui en prépare pour des courses. Un type bien sympa et honnête qui nous explique que le problème vient surtout...de nous ! Désolé.

  • Km 2995 :

- Nous sommes en Terre de Feu, partagée entre l'Argentine et le Chili. Il nous faut donc passer la frontière. Etant donné que tous nos papiers sont en règles, ca devrait être assez rapide. Ben ca va nous prendre deux heures ! Et encore, on peut s'estimer "heureux" pasque normalement on aurait dû faire demi-tour sans passer par la case Ushuaia. L'explication ? Et bien, c'est très simple : étant étrangers on n'est pas censés pouvoir acheter de véhicules en Argentine et on n'a absolument pas le droit de sortir du pays avec...Evidement personne ne nous a dit ca à Buenos Aires. A fortiori c'est une loi que seuls les douaniers connaissent (ils font cependant partie du même organisme que les agents de Buenos Aires : l'A.F.I.P.).
"Exceptionnelement", la chef de la douane argentine va nous signer un papier nous autorisant à aller jusqu'à Ushuaia, en prenant sur elle la responsabilité que l'on revienne sur le territoire argentin avec les véhicules. En même temps, on n'a pas trop le choix, pasqu'à part avec un bateau, on peut pas aller plus au sud et sauf si on veut vivre en Terre de Feu, on est obligés de remonter...Par contre le passage dans tous les autres pays au programme s'annonce plus que compliqué.

  • Km 3045 :

- On arrive à Punta Delgada, où il faut prendre un ferry pour aller plus avant en Terre de Feu. Premier constat d'échec : La plaque supérieure de la porte arrière de la casita s'est fait la malle...Pourquoi, comment ?? On peut sûrement remercier tous les matériaux de merde et le vent, qui soufflait sauvagement. En tout cas maintenant on est à la merci de la première intempérie et le froid va rentrer bien droit. Deuxième échec : on pensait payer la traversée 185 pesos (après renseignements téléphoniques pris auprès de la compagnie), mais désormais on nous annonce 370 ! Et oui, on compte double avec la casita...

  • Km 3305 :

- On s'casse de Tolhuin pour aller à Ushuaïa. Au bout de 10-15 bornes la caisse n'accélère plus et avance à peine mieux qu'au pas. On met des cartons au radiateur mais ce n'est pas le froid le responsable. Du coup on fait demi tour en espérant trouver un mécano en ville. Finalement, en regardant une nouvelle fois le moteur, il s'avère qu'un écrou reliant l'accélérateur au carbu s'est fait la malle, rompant la liaison la plupart du temps. A fortiori les pistes et toutes les vibrations qu'elles entrainent font sortir beaucoup de vis et d'écrous et si on fait pas gaffe on risque de semer des pièces un peu partout.
On a perdu juste assez de temps pour ne pas pouvoir repartir, la nuit va tomber dans moins de deux heures et la route sera coupée.

  • Km 3518 :

- On veut quitter Ushuaia demain, avant la prochaine tempête de neige (il y en a déjà 1m et la route est souvent coupée). Sauf que la lumiêre intérieure de la caisse est restée allumée presque 24 heures et a vidé la batterie "toute neuve". On change de batterie mais l'autre n'est pas assez chargée pour démarrer la bagnole...échec ! Bon bah on va attendre demain pour trouver quelqu'un avec des câbles pour qu'ca reparte.

  • Km 3909 :

- Ca y est, le premier pneu crevé ! Quelques kilomètres après être sortis de cent bornes de piste.

  • Km 4170 :

- On s'arrête à l'Y.P.F. d'Esperanza dans le but d'acheter une chambre à air afin de remettre la roue d'origine à la place de celle de secours.
En descendant de voiture on s'apercoit que l'autre pneu avant est à plat ! On va à la gomeria, pas de chambre à air...Et m.... ! Heureusement, le pneu qui vient de nous lâcher peut être réparé en rustinant la chambre à air. Et à fortiori l'autre peut être monté en tubeless, car les jantes sont adaptées. On s'casse deux heures et demie plus tard. Ca parait cher payé pour cette "simple" manoeuvre mais échec oblige, on a mis et quelques pour virer la roue de secours à cause qu'on l'avait fixée avec les écrous de la jante d'origine et qu'on n'aurait pas dû...L'un d'entre eux ne s'en remettra pas (par chance on en avait un supplémentaire) et la jante de la roue de secours va garder des traces indélibiles (c'est donc pour ca qu'y avait cinq écrous qui trainait avec elle...Ben ouais mais quand on sait pas !).
Un p'tit dernier échec pour la route ? Allé, d'accord ! Avant de reprendre la route on vide un bidon d'essence dans le réservoir histoire de pas s'arrêter avant El Calafate. Sauf qu'on s'casse sans remettre le bouchon, posé sur la caravane avec toutes les clés de Pichot dessus...On s'en rend compte assez rapidement et tout est gentillement resté à sa place. Pfiouuuu c'est pas passé loin !

  • Km 4320 (14/06) :

- On arrive à El Calafate. Pour une fois on a envie de se caler au camping pour avoir des douches chaudes et l'électricité. Ben nan, les deux campings sont fermés, dont un juste pendant le mois de juin...

  • Km 855 de la moto :

- Il gèle (même dans la casita) mais on veut aller au glacier Perito Moreno en meule, distant de 80 km d'El Calafate. Après avoir passé et quelque à déssangler et préparer la Falcon, on s'casse.
1er arrêt km 23, y'a comme qui dirait une odeur de brûlé. Une fois la source non identifiée (boaf, ca doit être un peu d'huile qu'a giclé sur le moteur...) on se remet en route. On commence à peine à prendre de l'altitude (et 30 km de route sinueuse annoncée !!) que des plaques de verglas apparaissent. Dispersées tout d'abord, mais suffisantes pour faire monter la vigilance et le doute, ca s'empire rapidement.
Voyant une voiture des gardes du parc, on stoppe pour quérir des infos. La sentence est immédiate et sans appel : neige et verglas sur 30 bornes, seule une voiture avec des chaînes ou pneus cloutés peut passer.

  • Même kilométrage de la voiture, l'aprem même de l'échec ci-dessus (15/06) :

- Tiens si on payait l'assurance de la caisse et de la caravane pour juin-juillet ? Faut juste imprimer une facture disponible sur le net et aller régler dans un pago facil (un endroit où on peut payer ses factures). Sauf que la page internet dit qu'on n'existe pas...Et au téléphone on nous annonce que ca fait 15 jours (pour la voiture, un peu moins pour la caravane) qu'on n'est plus assurés et qu'il faut se rendre à Buenos Aires si on veut de nouveau s'assurer avec la compagnie La Nueva, toutes les agences étant dans la capitale...
C'est pas comme si on avait passé quatre fois la douane et essuyé une demie douzaine de contrôles policiers...sans encombre ! Hé ouais, sur le papier on est toujours assurés. Champions !

  • Mêmes km (16/06) :

- Nouveau constat d'échec pneu (jamais 2 sans 3). L'avant droit est encore à plat. On pense les changer vite fait, sauf que le cric manque de 1 ou 2 cm pour lever suffisament la caisse. Et sur le bitume, difficile de gagner cet espace en creusant sous la roue ! Après de multiples tentatives et une bonne perte de temps, le cric se tord. Youpi, c'est au moins la deuxième fois qu'il sert ! Du coup faut gonfler le pneu pour se trainer jusqu'à une gomeria. Et ouais mais le gonfleur, qui fête sa troisième utilisation, flanche lui aussi. Put... d'chinois !! Après une réparation sommaire mais efficace, il remplira son office et permettra au tas de feraille de ralier l'atelier.

  • Mêmes km (17/06) :

- On ne s'est pas servi de la voiture ces derniers jours, et avant de remettre les voiles on voudrait l'assurer, histoire d'être sereins au moins de ce côté là. Il y a quatre assurances à El Calafate...Quatre échecs ! Caisse trop vieille pour trois et trop moche (en plus d'être vieille) pour une compagnie. Ben va falloir serrer les fesses...

  • Km 952 moto :

- Aujourd'hui il fait beau et relativement bon. Y'a un lac à environ 35 km d'El Chalten et apparemment le coin est plaisant. Allez on descend la meule et c'est parti ! Bon on perd encore du temps pour arriver à gonfler le pneu avant (gonfleur de m...., il faudra qu'on utilise le joker bombe anti-crevaison) mais on s'casse dans l'aprem.
Très vite (au bout de 30 m) arrive la première difficulté : sortir du sentier très boueux (cet aprem ca dégèle) pour rejoindre la route. En prenant par les côtés, dans l'herbe, ca passe. A nous la piste maintenant ! Oui mais dès qu'on arrive dans les endroits à l'ombre, le verglas est là. Facilement évitables au début, les plaques se font ensuite de plus en plus épaisses et larges, jusqu'à recouvrir toute la piste sur plusieurs centimètres et sur quelques dizaines de mètres. A chaque fois c'est "jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien"...jusqu'au moment où ca va plus, que le pneu arrière se fait la malle et que terminus, tout le monde descend ! Les motards, Boule et la moto n'ont rien. Et en bonus, Tonio était en train de filmer !
Comme on est un peu c...téméraires ! on décide de continuer, ce foutu lac ne doit plus être très loin. Mais 7 bornes, 20 minutes et quelques plaques plus tard, on se rend à l'évidence. A cette allure, même si on arrive au lac (encore à 5-7 km de là), on va finir le retour de nuit, et ca ce n'est pas concevable. La témér...connerie a ses limites !

  • Km 4688 (El Chalten) :

- On est posés à côté de bâtiments appartenant au gouvernement (et donc publics à priori) dont un où il y a des toilettes avec des douches et un autre comportant une cuisine et un réfectoire. Hier, après une rando en montagne bien physique, le garde nous a autorisé l'accès aux douches et aujourd'hui on profite de la cuisine et du réfectoire. Dans la journée, le garde passe plusieurs fois sans poser d'objection. Mais le soir venu, alors qu'on s'est allumé un feu dans un abri voisin pour faire griller des choris (saucisses) et qu'on s'apprête à passer une soirée tranquille au chaud, cet imbécile nous dit de partir et nous signale qu'il va appeler la police, alors que nous n'opposons aucune résistance.
Très vite, les flics débarquent afin de s'assurer qu'on quitte les lieux...de nuit avec le chemin verglacé...et la moto qui n'est pas sur la caravane ! On pensait au moins pouvoir rester sur le parking mais non. Bah pas l'choix, faut s'casser. Evidemment, les deux véhicules vont se retrouver bloqués dans la glace. On dégagera la moto facilement mais la Ford nécessitera l'intervention du 4x4 des flics et un certain temps...et aussi quelques morceaux ! Pas besoin de dire ce qu'on pense de ce &¿%@¡# de garde !
Echec supplémentaire constaté le lendemain soir; dans la bataille on a aussi perdu un mousqueton permettant de relier la caravane à la voiture et le seul cadenas qui fonctionnait encore, empêchant quiconque d'un peu culotté d'embarquer la caravane quand on n'est pas proches du convoi.

  • Km 4968 (22/06) :

- On pensait juste passer faire le plein à Gobernador Gregores, sauf que a pus essence...faut attendre demain aprem.

  • Km pô mieux (23/06) :

- And again and again...2 pneus à plat ce matin avec supplément batterie vide ! Hier, pendant qu'on roulait, on s'est apercu que la tension baissait et donc que la batterie, en plus de ne pas se charger, avait du prendre le relai de l'alternateur.
Les pneus (un de la casita, l'autre de la caisse) seront vite remis en état de rouler mais pour régler le problème électrique il faudra attendre demain. On en profite pour "réparer" une chaine défectueuse (qualité chinoise), faire régler les vis platinées qui faisaient hoqueter la voiture depuis leur remplacement, la veille, et changer toutes les bougies, qui tiraient une sale gueule.

  • Km les mêmes (24/06) :

- Go mécano pour voir c'qui s'passe. A fortiori il a pas l'air très sûr de lui...Il pense que ca vient du régulateur. Sauf qu'on peut pas en acheter un nouveau pasque non monsieur, le magasin il est fermé ! Enfin, les magasins sont fermés. Vive le dimanche ! Et ben on va encore perdre un jour dans ce bled de m.... avec rien n'à foutre.
Parce que l'échec n'attend pas, on va perdre la deuxième batterie aujourd'hui. Un gars qu'on a rencontré et qui nous a filé des coups de main et un peu de matos vient nous proposer d'installer le thermostat afin que la voiture chauffe un poil plus. A la fin de l'opération, on perd du liquide de refroidissement (à priori juste un collier de serrage à changer) et la batterie a fini par suffisament se vider pour qu'on ne puisse plus démarrer.
Echec, quand tu nous colles...

  • Km pareil, encore et toujours (25/06) :

- Aujourd'hui plus de neige mais un put... de vent !! En rafale et de face, il vous empêche de marcher.
Ainsi, vent + un tas de palettes + une Ford Falcon garée à côté = des bonnes rayures sur le capot, UNIQUE partie de la carrosserie qui était nickelle...

  • Km 5980 (28/06) :

- Dans la montagne située à côté de la ville El Bolson, le propriétaire d'une ferme est disposé à nous accueuillir, bien qu'il n'y ait pas grande activité en cette période. Pas grave, il pourra toujours nous expliquer ce qu'il fait et à force de discussions, il en ressortira bien quelque chose de constructif.
Sauf que c'est drôlement paumé par ici et qu'on ne trouvera jamais la ferme... On aura seulement une brève communication téléphonique pendant laquelle il nous dira qu'étant donnée la météo (pluie, pluie, pluie...) il ne sortait pas de chez lui et ne faisait rien du tout. Supeeeer !

  • Km 5993 (30/06) :

- En cherchant la ferme, on a atterri dans une brasserie artisanale où nous resterons quelques jours. Malheureusement en ce moment point de bière mais les deux jeunes qui louent l'endroit (bien stylé et calé dans un coin de paradis) sont forts sympathiques. Ce samedi, Juan fête ses 33 ans et nous allons donc faire les courses pour célébrer l'évènement.
Sur le chemin du retour, dans une montée... bien prononcée et bien boueuse, la Falcon se retrouve posée dans le caniveau. Il nous faudra une bonne dose d'efforts et un soupçon d'acrobatie pour dégager le tas de boue du tas de boue.

  • Km 1096 moto (02/07) :

- On veut se faire une sortie moto dans un parc naturel. On s'habille bien pasqu'il fait pas chaud et on met les voiles. Les paysages et la route sont sympas, on a hâte de découvrir le parc, qui est apparemment magnifique. On galère un peu pour trouver les routes, et surtout les pistes, y menant à cause des indications argentines, toujours aussi existantes... Mais bon, au bout de 100 km, on se retrouve nez à nez avec un chemin complètement enneigé. Ok c'est bon, on n'a pas envie de tenter le diable, on va se la rentrer tranquillou et profiter du temps qu'on a pour aller voir un ou deux lacs qui sont plus ou moins sur notre itinéraire.

  • Km 6862 (11/07) :

- Waouh, plus d'un mois et presque 1000 bornes sans échec voiture ! Incroyable, à moins qu'on en ait oublié... Toujours est-il qu'on a l'intention d'aller faire un truc bien cool aujourd'hui : se baigner dans une source d'eau chaude alors qu'il pince et que l'endroit est probablement enneigé. Après s'être renseignés auprès de plusieurs personnes (il vaut mieux car presque tout le temps la qualité des infos qu'on vous donne est très médiocre), on décide qu'il est plus sage de prendre la voiture pour mettre toutes les chances de notre côté afin d'arriver jusqu'au but. On part donc confiants de Chos Malal et un peu deçus de laisser la moto.
La déception est d'autant plus grande quand on constate que la route est vraiment propice pour se faire plaiz' en deux roues et que la neige et la boue qu'on nous avaient annoncées sont aux abonnés absents... pendant la plus grande partie du trajet, mais font leur apparition à quelques dizaines de kilomètres de l'objectif. Bon, au moins on ne regrette plus d'avoir la bagnole et les chaines ! Sauf que ça va pas suffir ! On est sur un chemin étroit et assez chaotique, régulièrement traversé par des cours d'eau parfois assez profonds et à 10 km d'Aguas Calientes, où se trouvent les sources, fini, plus de traces !! Impossible de continuer. Les seules "véhicules" qui sont allés plus avant sont des chevaux et des ânes... Put... de bordel de m...., on voulait vraiment se payer un bon bain chaud en zlip ! Pfff, les bières vont avoir un goût amer...

  • Km 7051(12/07) :

- On se dirige vers Barrancas; au bout d'un moment, la caisse se met à chauffer, nous obligeant à faire un arrêt. En même temps ça monte sec et il ne fait plus très froid, mais quand même... On se boit un maté le temps qu'elle refroidisse puis on vire le thermostat. Résultat... RIEN, aucun changement ! Des signes indiquent un joint de culasse en train de mourir, ça pue... Echec à suivre ?!

  • Km 1223 moto (14/07, Cocorico) :

- Nous sommes à Barda Blancas et avons l'intention d'aller faire un tour en moto histoire de profiter de très beaux paysages. Mais à fortiori la météo en a décidé autrement. Le ciel est complètement gris et il est très probable qu'il pleuve là où on veut se rendre. Tant pis, on va en profiter pour amener la caisse chez un mécano voir si on peut avoir un diagnostic sur le fait qu'elle chauffe anormalement. Et pour ne pas avoir descendu la moto pour rien, Pierre va la prendre pour faire les 60 bornes jusqu'à Malargüe. Sauf que rapidement le mauvais temps se confirme et bientôt, alors qu'il roule sur la piste, la neige et le verglas se joignent à la partie. Il manque de se vautrer 2-3 fois avant d'apercevoir avec soulagement la Ford Falcon, qui était partie devant, garée sur le bord de la piste. C'est vraiment rare, mais là il est bien content de descendre de moto !

  • Km 8986 (23/07) :

- Malgré avoir modifié certains règlages, changé quelques pièces sur les conseils et avec l'aide de mécanos, ce satané tas de feraille continue de chauffer ! Si bien qu'une fois de plus on se retrouve arrêtés sur le bord de la route, tout prêt de Salta. On commence à être habitués... Mais aujourd'hui, Tonio, frappé d'une inspiration divine, semble avoir envie d'innover et alors que l'eau du circuit de chauff... euh, de refroidissement, pardon, est encore à une température élevée, il ouvre le bouchon du radiateur. Ou plutôt il commence à le faire avant que la pression finisse le travail et fasse valdinguer le bouchon et laisse jaillir l'eau tel un geyser. Et bien sûr, au passage arroser Tonio, qui se brûle légèrement le bras et le dos. Là, on n'est pas passé loin d'un échec force 4000 !..

  • Km 9020, le même jour :

- Avant d'entrer dans Salta on s'est arrêtés dans un office de tourisme pour avoir des adresses de campings. And again, les informations sont magiques, tout comme les indications, et on va GALERER pour trouver un foutu camping. Au final, au bout de presque 2 heures et alors qu'on allait abandonner et s'casser, on a vu un panneau indiquant le camping municipal, que la dame de l'office ne nous avait pas indiqué... Evidemment, avant d'y arriver on a dû demander encore à quelques personnes pasqu'avec un seul panneau, faut être sacrément balèze pour deviner où il est...

Maintenant, petite session d'échecs péru/bolivo/brésilien, ça change un peu !

  • 04/08, Arequipa :

- Tonio a passé une super nuit dans un bus dont les fenêtres ne fermaient pas. Du coup il arrive à Arequipa un peu malade. Ajoutez à cela un solide apéro et une bonne soirée arrosée, vous retrouvez le bonhomme qui se réveille au milieu de la nuit complètement desséché, et qui, la tête dans le pâté, se met à boire 1 litre d'eau direct au robinet, comme ça, sans complexe. Héhé, sauf qu'ici c'est le Pérou et que par conséquent vaut mieux éviter ce genre de choses... Sinon, en plus de la crève, vous chi.. en spray. Et voilà, 3 jours au lit rythmés par des passages fréquents aux toilettes pour Tonio. Yeeahh !!

  • 08/08, Machu Picchu :

- Alors que Romu et Pierre visitent les ruines, ce dernier se rend soudain compte qu'il lui manque son portefeuille. Par habitude, il l'a mis dans la poche intérieure du blouson de moto. Sauf qu'aujourd'hui ce n'est pas son blouson qu'il porte et ladite poche ne ferme pas. Ainsi, lors de l'ascension de la montagne du Machu Picchu et alors qu'il tenait le blouson sur un bras, le portefeuille a dû choir... Après l'avoir mentionné à l'accueil, il attend en espérant qu'un gentil touriste l'aura ramassé et remis tel quel au poste de contrôle à l'entrée du sentier d'accès à la montagne. Il est assez confiant, naïf diront certains, et pense que son accessoire va refaire surface. Bingo ! l'objet a été retrouvé par un chilien. Ah ouais, mais à fortiori c'est un chilien qui a l'intention de passer un peu de temps au Pérou et en Argentine puisqu'il a empoché les 300 soles et 200 pesos argentins, soit un total de 140 € environ. Ca fait (très) chère la journée mais l'essentiel est que tous les papiers et la carte bleue soient là.
- Plus tard le même jour, les 2 compères sont un peu pressés par le temps car ils doivent rendre la moto de location à 19h30 à Cusco. Ils optent donc pour un retour sur Hydroelectrico en train. Sauf que a pu billets ! Du coup, c'est parti pour 2 heures de marche et un échec évident pour respecter les délais.

  • 13/08, Arequipa :

- L'ascension du Misti s'est bien passée, les amis sont contents de ne pas avoir abandonné à cause du mal aigu des montagnes. Sauf que le matin du dernier jour, pour la redescente, Pierre constate que ses intestins commencent à être joueurs. Oh mais oui, ça prend le chemin d'une courante ! Ainsi, pendant tout le trajet il fera des arrêts réguliers histoire de protéger son slip et soulager son mal de ventre. Mais c'est tenable, le pire sera à venir, une fois rentré en ville et la maison regagnée.
Et pis quelques heures plus tard, c'est Romu qui va connaitre le même sort. Et voilà, 3 sur 3. A plusieurs jours d'intervalles, on aura tous pourri les toilettes de cette maison ! Et pas que...

  • 31/08, entre Bolivie et Argentine :

- A fortiori Pierre a mangé un truc pas net à Santa Cruz et va passer une journée à vomir. Dont 2 fois dans le bus, ni vu ni connu ! Enfin, sauf pour la personne qui a vidé la poubelle...

  • 25/08, Bolivie :

- On veut aller visiter le Pantanal, mais grâce aux infos de différents offices de tourisme, on a perdu plusieurs jours en s'arrêtant dans 2 ou 3 villes "inutiles". En fait, il faut aller au Brésil. On va donc à la frontière sauf que le samedi elle ferme à midi. On y est à -5, -10, mais c'est déjà fermé. Eh ouais, les douaniers boliviens, des gros bosseurs !..
Le lendemain matin, on s'y pointe bien tôt. Au passage on évite l'échec d'arriver à 5-6 h du mat' comme nous l'avaient conseillé un douanier bolivien et un guide brésilien rencontrés la veille au soir; d'après eux il y aurait plein de monde. Il y a du monde, certes, mais pas des cars entier, comme ils nous l'avaient annoncé. Enfin bref, une fois le bureau ouvert ça avance bien et les tampons sont vite faits bien faits. Par contre, les douanier brésiliens sont en grève et en 3 heures, la queue a avancé de moins de 2 mètres... A ce rythme, on est sûrs de pas pouvoir passer avant la fermeture de la frontière. Du coup, blasés à l'idée de perdre encore un jour dans une ville où y'a rien à faire, on demande, "au cas où", si on a besoin du tampon d'entrée au Brésil pour aller à Corumbá. Et il s'avère que NON !! Et pas la peine d'espérer trouver une quelconque info ou que les douaniers vous demandent votre destination, préventivement. Bon bah, ça fait juste plus d'un jour de perdu dans c'te ville sans intérêt !

Retour en Argentine, et donc à l'échec qui pique le portefeuille, grâce à la Super Falcon, by Ford !

  • Km 9371 (07/09) :

- On doit rallier Tafi del Valle, après avoir visité les ruines de Quilmes. Comme à l'accoutumée, la bagnole se met à chauffer et on doit s'arrêter au moins 20 minutes toutes les 5 minutes. Aujourd'hui, elle bat tous ses records et notre moyenne est plus que ridicule. Pour couronner le tout, un col nous sépare de notre destination... Mais bon, au moment de l'entamer, la nuit est tombée et la fraicheur aussi. Si bien qu'avec le capot entre-ouvert, l'eau reste à une température acceptable. Mais quand l'échec a décidé de vous coller, il vous colle et pis c'est tout. En effet, le col "du Petit Enfer", qui porte bien son nom, ne va pas être une mince affaire. Beaucoup de circulation, et principalement des camions, une route étroite et défoncée, et ça n'en finit pas de monter, descendre, monter... jusqu'à 3050 m d'altutude. Et lorsqu'enfin (!) on arrive au sommet et qu'on trouve du bitume tout neuf, un épais brouillard fait son apparition et la route, nouvelle donc, ne possède pas de bandes blanches ni à gauche, ni à droite, ni au milieu... enfin bref, même la descente sera horrible, avec un supplément "gros trous non signalés" (à croire qu'ils se sont servis ici pour faire le reste de la route) sur les derniers kilomètres. Ainsi, pour nous, ce passage fut vraiment l'enfer !

  • Km 9634 (11/09) :

- On a envie d'aller poser les cannes dans un lac artificiel près de Rio Hondo. On va tourner pendant 3 heures sur la piste, évidemment pasque sinon c'est moins drôle et ça déssoude pas la caravane, sans jamais atteindre cette étendue d'eau de 330 km2, uééééé !

  • Km 9753 (14/09) :

- Nous sommes à Santiago del Estero, capitale de la province du même nom, on en profite donc pour amener la voiture chez un mécano à cause d'un bruit loin d'être rassurant venant de l'embrayage nous semble t-il. Il nous annonce 500 pesos pour démonter et remonter la boite de vitesses, d'où vient le problème selon lui. En plus, il faut la faire vérifier par un atelier spécialisé. Opération facturée 500 pesos également. A ceci il faudra ajouter les pièces de rechange, que le garagiste estime à 200 pesos environ. Bon, ca commence à chiffrer... Sauf qu'une fois la boite entièrement demontée, le constat est sévère et bien amer. Une pièce de la carcasse est complètement usée ainsi que quelques pignons et arbres. Et hop, coup des pièces : 1800 pesos !!! Ouaiiiiis ! En encore, on peut s'estimer "heureux" que le spécialiste ait pu nous fournir une carcasse d'occas', dispo de suite et bien moins cher qu'une neuve. Au final on s'en sort pour 2600 pesos. Aïe aïe aïe !
Et petit échec "gratuit" dans la foulée : une fois la boite remise en état, le mécano spécialisé doit la ramener au garage où est restée la voiture afin que le garagiste la remonte et qu'on récupère notre chère bagnole. On se donne donc rendez-vous vers 20h45. Pierre arrive à 21 h et tout est fermé, aucun signe de vie. Boaf, ça fait jamais que 4-5 km de marche de plus pour aujourd'hui. Le lendemain, le garagiste nous explique qu'il a fermé pasqu'il avait envie d'aller boire l'apéro. A fortiori, vu sa tête et étant donnée l'odeur d'alcool qui émane du bonhomme, on le croit sur parole !

  • 15/09 :

- Pierre veut sélectionner des photos qui serviront à mettre le blog à jour. Mais l'écran de l'ordi beug et n'est pas décidé à re-fonctionner. Pas grave, ça laisse le temps d'aller faire des courses. Mais au moment même d'entrer dans le supermarché, une coupure d'électricité surgit dans une bonne partie de la ville. Et voilà, les magasins ne laissent plus rentrer de clients et il faudra presqu'une heure à Pierre pour trouver un établissement qui ne soit pas frappé par cet put... de panne. Y'a des soirs, comme ça...

  • Km 10111 (18/05) :

- Constat d'échec. On a essuyé une averse de grêlons un peu plus tôt dans la journée, et elle a laissé sa trace... En effet, un grêlon a pété le plastique de la caravane et fait un trou de la taille d'un oeuf. D'la balle !