Etapes 8, 9 & 10 : Chos Malal, Malargüe (Région des volcans) et Ischigualasto (Vallée de la lune)
Par billy le lundi 23 juillet 2012, 22:20 - Roadbook - Lien permanent
Changement radical de paysage et de climat !

On est sortis de Bariloche, toujours en suivant la route 40 direction nord, puis d'un coup, c'est le Far West !
En quelques kilomètres on est passés des grandes forêts froides et humides de 20 m de haut au désert sec et ensoleillé. La route nous dégoute : bitume presque parfait, ça tourne, ça monte, ça descend, les paysages sont dignes d'un film avec au loin les hauts sommets enneigés, et à côté de nous un fleuve turquoise et des falaises ocres. Put@&% mais pourquoi on n'est pas en moto ?
En arrivant à Chos Malal, à la frontière de la Patagonie, y'a comme un air de printemps... Au petit matin il fait 5 degrés ! On se dit que les deux mois enneigés que l'on vient de passer sont derrière nous, et que l'on peut à coup sûr déssangler la moto. On décide d'aller à "aguas calientes" (eaux chaudes), un patelin situé au pied d'un volcan, dans le but d'aller faire trempette dans une source chaude. Par précaution on demande à plusieurs personnes l'état de la route pour s'y rendre en moto. Après un appel radio les flics nous disent que c'est ok. Pareil pour d'autres sources d'informations. Ce sont les deux gars de la station essence qui nous ont mis un gros doute, on les a écoutés, on a pris la voiture et on a eu raison ! Bien que les 100 premiers kilomètres étaient parfaits pour la moto, les 10 derniers nous ont laissés pour le moins stupéfaits : en effet la route s'est très rapidement retrouvée fermée par... notre amie la neige ! A part les vaches et les chevaux, aucun moyen de transport n'est passé par là depuis longtemps, et même avec les chaînes la couche de 20 cm aurait eu raison de nous, pour longtemps ! Double échec, demi-tour, merci au revoir !
On continue plus au nord dans la région des volcans, à Malargüe. On sort à peine de Chos Malal que la Ford Falcon se met à chauffer comme une dingue et sans raison aucune ! Après quelques heures de grosse inquiétude et de recherche tout laisse à penser que c'est le joint de culasse qui veut à nouveau nous pourrir le voyage. Mais on a des doutes, donc pas de précipitation, on décide de ne pas le changer et de rouler tranquille, il fait alors 25 degrès avec un gros soleil. Le lendemain, après 3 heures de prépataratifs pour aller visiter les deux réserves naturelles du coin en deux roues, le ciel a une drôle de couleur et il fait beaucoup plus frais... tiens donc... On se dit qu'il vaut mieux repousser la sortie et s'occuper de la voiture. 20 km plus loin, une neige gelée se met à tomber... on est maudits ! 2 jours plus tard le soleil est de nouveau de la partie et cette fois est bien la bonne. Les réserves naturelles de la lagune Llancanelo et de Payunia sont magnifiques, nous sommes dans un paradis volcanique ! On a juste failli se perdre en rentrant de nuit par une piste sur laquelle il n'y avait que nous.
Le jour suivant on se remet en route, on décide d'abandonner la route 40 et de remonter plus à l'est, car la partie qui suit est complétement défoncée et monte relativement haut en altitude. Avec une voiture qui continue de chauffer et qui ne supporte pas la piste c'eut été une mauvaise idée. On tombe une nouvelle fois la meule pour aller visiter le Parc Provincial de Ischigualasto ( vallée de la lune ). Arrivés sur place, certains cactus font bien 3 m de haut. On constate avec dégoût que les touristes sont traités comme du bétail, obligés de partir avec un véhicule personnel au nombre de 30 par groupe, dans la poussière, et faut suivre le guide, car il n'y a qu'une seule route et des fois qu'on s'perdre !.. on fait la gueule... on s'était préparés à l'aventure avec réserve de nourriture, bidons d'essence et tout le tralala, du coup notre style fait un peu décalé par rapport aux autres gens (pour changer...) ! Mais bon on a réussi à bénéficier du tarif spécial argentins et on a laissé le groupe partir devant afin d'être tranquilles... bah quoi ? Le soleil tappe et la température monte rapidement, on entre dans le parc et ça fait : wow ! woooowwwww ! oh merde ! regarde ça ! hallucinant ! On s'en est mis tellement plein les yeux que les 40 km du parc ont duré plus de 3 heures... C'est tout simplement un énorme bazar de roches de toutes les formes et de toutes les couleurs. A voir absolument !

Commentaires